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Full text of "Bulletin Societe D'Histoire Naturelle de Toulouse (et de Midi Pyrenees)."

BULLETIN 




DE LA 



f r 



SOCIETE 



D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE 



NEUVIEME ANNÉE; — 1874-1875 



PARIS 

SAVY, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

RUE IIÀUTEFEUILLE, 24 




1875 




BULLETIN 



DE LA 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 



DE TOULOUSE. 



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BULLETIN 



DE IK 



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SOCIETE 

D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE 



NEUVIÈME ANNÉE. — TOME IX. 






PARIS 

SAVY, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

RUE HAUTEFEUILLE, 24 
•3874-J875 



o — 



ÉTAT 

DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE. 

25 Février 1875. 

Membres nés. 

M. le Préfet du département de la Haute-Garonne. 

M. le Maire de Toulouse. 

M. le Recteur de l'Académie de Toulouse. 

Membres honoraires. 

MM. 

1 866 D r Clos, Directeur du Jardin des Plantes, 3, Jardin-Royal, Toulouse. 

— E. Dulaurier # , Membre de l'Institut, Professeur à l'Ecole des 

Langues orientales vivantes, 27, rue Nicolo, Paris. 

— D r N. Joly $f, Professeur à la Faculté des sciences, membre 

correspondant de l'Institut, 23, quai de Brienne, Toulouse. 

— D r J.-B. Noulet $s Directeur du Musée d'histoire naturelle, 14, 

rue du Lycée. Toulouse. 

— Lavocat $S Directeur de l'Ecole vétérinaire. Toulouse. 

1868 Daguin $s Professeur à la Faculté des sciences, 44, rue Saint- 
Joseph. Toulouse. 
- D r Léon Soubeyran, Professeur à l'École de pharmacie, 1 7, rue des 
Ecoles. Paris. 

1872 L'abbé D. Dupuy $f, Professeur au Petit-Séminaire, Auch (Gers). 

— Paul de Rouville ^ , Prof, à la Faculté des sciences. Montpellier 

(Hérault). 

1873 Emile Blanchard O. $?, membre de l'Inslitut. Professeur au 

Muséum. Paris. 

Membres titulaires. 

Fondateurs. 

MM. D'Aubuisson (Auguste), 1 , rue du Calvaire. Toulouse. 

Bonnal (Edmond), avocat, 44, rue Saint-Rome. Toulouse» 
Cartailhac (Emile), Conservateur-adjoint du Musée d'histoire 

naturelle, 36 bis, rue Valade. Toulouse. 
Chalande (J. -François), 3, rue Clémence -Isaure. Toulouse. 
Fouque (Charles), 29, rue de la Pomme. Toulouse. 



— G — 

MM. D r Félix Garrigou, 38, rue Valade. Toulouse. 

D r Emile Joly, méd. -major au 7 e batail. de chas. Digne (B.-Alp.). 
Lacroix (Adrien), 20, rue Peyrolières. Toulouse. 
Marquet (Charles), U, rue Saint-Joseph. Toulouse. 
De Montlezun (Armand). Gimont (Gers). 
Pla, Inspecteur des Ecoles primaires, à Carcassonne (Aude). 
Trutat (Eugène), Conservateur du Musée d'histoire naturelle, rue 
des Prêtres, 3. Toulouse. 

MM. 

i«66 Colonel Belleville (Eugène), #», 28, rue Saint-Rome. Toulouse. 

— Bordenaye (Auguste), Chirur. -dentiste, 7, rue St-Rome. Toulouse. 

— Calmels (Henri), propriétaire à Carbonne (H.-G.). 

— D r Gourdon (Jean). Professeur à l'Ecole Vétérinaire. Toulouse. 

— Lassère (Raymond) #, capitaine d'artillerie en ret., 9, rue Mata- 

biau. Toulouse. 

— De Malafosse (Louis), château des Varennes, près Baziège (H.-G.). 

— De Planet (Edmond), Ingénieur civil, 46, rue des Amidonniers. 

Toulouse. 

— Regnault (Félix), 28, rue des Balances. Toulouse. 

— Rozy (Henri), Professeur à la Faculté de Droit, 10, rue Saint- 

Antoine-du-T. Toulouse. 
«867 Comte D'Adhémar (Victor), 5, rue Donne-Coraille. Toulouse. 

— De Constant-Bonneval (Hippolyte), 18, rue des Arts. Toulouse. 

— D r Thomas (Philadelphe). Gaillac (Tarn). 

1868 Gantier (Antoine), Château de Picayne, près Cazères (H.-G.) 

— Comte de Sambucy-Luzençon (Félix), Château de Luzençon près 

St-Georges. (Aveyron). 

1869 Izarn, Commis principal des douanes, 43, allée Lafayette. Toulouse 

1870 Fagot (Paul), notaire à Villefranche-de-Laurag. (Haute-Garonne). 

— Flotte (Léon). Crépy- en- Valois (Oise). 

Chelle (J.-Bernardj, à Montauban (Tarn-et-Garonne). 

— Delevez, Direecteur de l'École normale, à Perpignan (Pyr.-Or.). 

— Desjàrdins (Edouard), Jardinier en chet à l'Ecole vét. Toulouse. 
Guy, Directeur de l'Aquarium Toulousain, 15, rue de Cugnaux. 

Toulouse. 

— De Malafosse (Gaston) , avocat, 1 3 , Grande rue Nazareth. Toulouse. 

— Pujol (Auguste), rédacteur en chef du Journal de Toulouse, 42, 

rue Saint-Rome. Toulouse. 

1871 D r Resseguet (Jules), 3, rue Joutx-Aigues. Toulouse. 

1872 L'abbé Avignon, 22, rue Pharaon, Toulouse. 

— D r Bégué, Inspecteur des Enfants assistés. Albi (Tarn). 

— Bidaud (Louis), Chef des travaux chim. à l'Ecole vét. Toulouse. 



MM. 

1872 Bioche (Alphonse), avocat, 10, rue Taranne. Paris. 

— Du Bourg (Gaston), 6, place Saintes-Scarbes, Toulouse. 

— Castel (Julien), 1 6, rue Montplaisir. Toulouse. 

— Delisle (Fernand), étudiant en médecine, 12, rue Racine. Paris 

— Detroyat (Arnaud), banquier. Bayonne (B.-Pyr.). 

— Esparseil (Marius), Architecte. Carcassonne (Aude). 

— Fontan (Alfred), Receveur de l'enreg. Mazamet (Tarn). 

— Gay (Paul), négociant. Villefranche-de-Lauragais (H. -G.) 

— Gèze (Louis), négociant 17, place d'Assézat. Toulouse. 

— Gourdon (Maurice), propriétaire à Luchon (H. -G.). 

— De Gardenal (Joseph), juge-suppléant à Mirande (Gers). 

— Huttier, inspecteur faisant fonctions d'amen t-voyer en chef. Rue 

Mustapha- Ismaël, 4. Alger. 

— Général de Nansouty (Charles), G ft Bagnères-de-Bigorre (H.-P.). 

— Pougés (Gabriel), Membre du Conseil d'arrond., 5, rue St- Aubin 

Toulouse. 

— Rey-Lescure. Faubourg du Moustier, Montauban (T.-et-G.). 

— De Rivals-Mazères (Alphonse), 50, rue Boulbonne. Toulouse. 

— Rouquet (Baptiste), pharmacien. Villefranche-de-Lauragais (H. -G.) 
De Saint-Simon ((Alfred), 6, rue Tolosane. Toulouse. 

— Seignette (Paul), Principal du Collège. Foix (Ariége). 

— Teulade (Marc), 8, rue Malcousinat. Toulouse. 

1873 Areille de Perbin (Elzéar), 7, r. deGrignan. Marseille (B.-du-R. 

— Acloque (Paul), à la Société métallurgique de l'Ariége, boulevard 

du 2 2 -Septembre, 36, Toulouse. 

— Balansa, botaniste, membre de la Société géographique, r. Riquet. 

3, Toulouse. 

— Baysselance, ingénieur de la marine, rue Saint-Genesse , 64, 

Bordeaux (Gironde). 

— Comte de Bouille, 33, rue Bayard, à Pau (B.-P.). 

— Cazeneuve de Larroche, docteur-médecin, rue du Lycée, 11, à 

Pau (B.-P.) 

— Ghamayou (Adalbert), rue Sainte-Germaine, 35. Toulouse. 

— Ghapelain-Duparc, ancien off. de marine, 11, r. Royer-Collard. 

Paris 

— Gourso, manufacturier, rue des Récollels, 41, à Toulouse. 

— Delvaille, docteur-médecin, à Bayonne (B.-P.). 

— Doumet-Adanson, à Cette (Hérault). 

— Duc (Jules), pharmacien, à Cahors (Lot). 

— Fabre (Georges), garde-gén. des Eaux et forêts, à Mende (Lozère), 

— D r Folie-Desjardins ^ , médecin-major au 2 e génie, à Montpellier 

(Hérault). 



— 8 — 

MM. 

1873 Gavoy (Louis), rue de la Préfecture, 5, à Carcassonne (Aude). 

— Genreau, ingénieur des mines, place du Palais, 17, à Pan 

(Basses-Pyrénées). 

— Gorert, docteur-médecin, à Mont- de-Marsan (Landes). 

— Mazuc, rue des Chapeliers, 14, Toulouse. 

— De Nerville $* , inspecteur général des mines, boulevard Males- 

herbes, 85, Paris. 

— De Raymond-Cahuzac (Georges), r. du Vieux-Raisin, 18, Toulouse. 

— De Senty (Louis), rue Dalayrac, 15, Toulouse. 

— Thore, place Grammont, 10, à Pau (B.-P.) 

— Tissandier (Gaston) , directeur du Laboratoire de chimie de 

l'Union nationale, 3, rue Bleue, à Paris 

— Vaïsse (Louis), docteur -médecin, inspecteur des eaux de Rennes , 

à Quillan (Aude). 

— De la Vieuvillk (Prosper), à Tarascon (Ariége). 

1874 Bastide, négotiant, place Saint-Etienne, 9, Toulouse. 

— L'abbé Bru gui ères (Auguste), curéà Milhars (Tarn). 

— Chalande (Jules), 3, rue Clémence-Isaure, Tonlouse. 

— L'abbé Delherm de Larcenne, professeur au collège de Gimont 

(Gers). 

— Derome (Paul), 13, rue des Salenques, Toulouse. 

— De Gréaux (Laurent), naturaliste, rue Consolât, 126, Marseille 

(Bouches-du -Rhône). 

— Monclar. propriétaire, à Albi (Tarn). 

— Pianet (Sébastien), à Toulouse. 

— Revel (Achille), à Cazères (Haute-Garonne), 

— Rousseau (Théodore), sous-inspecteur des Eaux et Forêts, Square 

Sainte-Cécile, .22, Carcassonne (Aude). 

1875 Ancely ^Georges), 63, rue de la Pomme, Toulouse. 

— Cothonay (Auguste), négociant, 6, rue Sainte-Hélène, Lyon (R). 

— Estelle, avoué au tribunal civil, 13, rue Sainte-Ursule, Toulouse. 

— Farre (Charles), rue des Renforts, 8, Toulouse. 

— Foch (Charles), à Lédar, près Saint-Girons (Ariége). 

— Paquet (René), avocat, rue Gay-Lussac, 26, Paris. 

— Peyronnet (Charles), pharmacien, a Rabastens (Tarn). 

— Pugens (Georges), 'ingénieur des ponts et chaussées, r. Çantegril, 2. 

Toulouse. 

— Tassy, garde-général des Eaux et Forêts, 26, rue du Taur , 

Toulouse. 

— Vimont (Michel), naturaliste), 22, rue Monplaisir, Toulouse. 



— 9 — 

Membres correspondants. 

MM. 

4 866 D r Bleicher, Médecin-major. Oran, Algérie. 
4 867 D' Gàisso. Glermont (Hérault). 

— Fourcade (Charles), naturaliste. Bagnères-de-Luchon (H. -G.) 

— Joly (Arthur), professeur au Lycée de St-Denis (Réunion). 

1868 Aimard, Archiviste, le Puy (Haute-Loire). 

— D r Bras, à Villefranche (Aveyron). 

— Chantre (Ernest;, sous-directeur du Muséum de Lyon, 37, Cours 

Morand. Lyon (Rhône). 

— Desrrochers des Loges, Percepteur. Gannat (Allier). 

— Lalande (Philibert), Receveur des Hospices. Brives (Corrèze). 

— M assenât (Elie), Manufacturier. Brives (Corrèze). 

— Paparel, Percepteur. Mende (Lozère). 

— Poujol (Henri). Meyrueis (Lozère). 

— Hobert, Conservateur du Musée d'hist. nat. le Puy (H. Loire). 

— Comte de Saporta (Gaston). Aix (Bouches-du-Rhône). 

— Valdemar Schmidt , attaché au Musée des antiquités du Nord. 

Copenhague (Danemarck). 

1869 Malinowski, Professeur au Collège. Cahors (Lot). 
1871 Biche, Professeur au Collège. Pézénas (Hérault). 

— Piette (Edouard), Juge de paix. Craonne (Aisne). 

— Chalande (Henri), 3, rue Clérnence-Isaure. Toulouse. 

— De Chapel-d'Espinassoux (Qabriel), avocat, 25, Boulevard de l'Es- 

planade. Montpellier (Hérault). 

— Marquis de Folin (Léopold;, Comm. du port. Bayonne (B.-P.). 

— Pasteur Frossard, Président de la Société Ramond. Bagnères-de- 

Bigorre (H. -P.). 

— Gassies, Conservateur du Musée préhistoriq. Bordeaux (Gironde). 

— Issel (Arthur), Professeur à l'Université. Gênes (Italie). 

— Lacroix (T.), Pharmacien. Mâcon (Saône- et-Loire). 

— Lacroix (Francisque). Id. 

— Linarès. Limeuil (Dordogne). 

— D r De Montesquiou (Louis). Lussac, près Casteljaloux (L.-et-G). 
4 873 Arnaud fils, boulevard d'Arcole, 23, Toulouse. 

— D l Bl.\ndin, rue de Sully, 4, Nantes (L.-lnf.). 

— Berthelot, ingénieur civil, rue de la Charité, 35, Lyon. 

— Abbé Boissonade, professeur de sciences au Petit-Séminaire , 

Mende (Lozère). 

— Cavalié, prof, d'hist. naturelle au collège deSl-Gaudens (H. -G.). 

— Crnus de Fondouce, ingénieur civil, Montpellier. 

— De Courréges (Félix), propriétaire, château de Labernède, près 

Cazères (Haute-Garonne). 



- 10 - 

MM. 
4 873 D r Delas (Adolphe), médecin de la marine. Hôpital militaire, 
Fort de France (Martinique). 

— Germain (Rodolphe) $s vétérinaire au 29 e d'artillerie, à Nouméa 

(Nouvelle-Calédonie). 

— Comte deLiMUR. Vannes (Morbihan). 

— Pothier (Raymond). Dax (Landes). 

— D r Retzius (Gustave) , professeur à l'Institut Karolinien de 

Stockholm. 

— Reverdit (A.), vérificateur de la culture des tabacs, à Montignac- 

sur-Vézère (Dordogne). 

— D r de Rochas (Victor), place de la Nouvelle-Halle, Pau (R.-P.). 

— D r SAUVAGE (Emile), aide-naturaliste au muséum, rue Monge, 2, 

Paris. 

— Triadou (Jean-François), propriétaire, à Pezénas (Hérault). 

— Vaussenat, ingénieur civil, à Bagnères-de-Bigorre (H. -P.) 
1874 Combes, pharmacien, à Fumel (Lot-efGaronne). 

— Jougla (Joseph), conducteur des Ponts et Chaussées, à Foix (A). 

— L'abbé Landesque, à Devillac (Lot). 

— De Larembergue (Henri), à Angles (Tarn). 

— Lemarié, imprimeur-libraire , à Saint-Jean-d'Angély (Char.-Inf.). 

— Lucante, naturaliste, à Lecloure (Gers). 

— Méguelle, chef de section au chemin de fer de P.-L.-M., place 

de la Mairie, à Digne (Basses- Alpes). 

— Molard (Victor), homme de lettres, à Copenhague (Danemarck). 

— Penfold (William), esq. Westminster-bank, 217 Strand. London, 

W. C. 

— Schmidt (François), conducteur principal des Ponts-et-Chaussées, 

à Foix (Ariége). 

— Sers (Eugène), ingénieur civil, à Saint-Germain, près Puylaurens 

(Tarn). 



LISTE 
des Académies et Sociétés savantes 

Avec lesquelles la Société d'Histoire naltirelle est en correspondance. 



Académie des Sciences. — Institut. 

Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. 

Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen (Calvados). 

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermond-Ferrand (Puy-de 

Dôme). 
Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon (Côte-d'Or). 



— 11 — 

Académie du Gard, à Nîmes. 

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon (Rhône). 

Académie des sciences, arts et belles-lettres de Màcon (Saône-et-Loire). 

Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle (Charente-Inf ,. 

Académie des sciences, belles-lettres et arts de la Savoie, à Chambéry. 

Académie des sciences, belles-lettres et arts de la Somme, à Amiens. 

Académie Stanislas, à Nancy (Meurthe). 

Société d'anthropologie, à Paris. 

Société de géographie à Paris. 

Société géologique de France, à Paris. 

Société entomologique, à Paris. 

Société zoologique d'acclimatation, à Paris. 

Association scientifique de France, à Paris. 

Réunion des Officiers, àîParis. 

Société archéologique du midi de la France, à Toulouse. 

Société d'agriculture de la Haute-Garonne, à Toulouse. 

Société de médecine, chirurgie et pharmacie de Toulouse. 

Société scientifique et littéraire d'Alais (Gard). 

Société algérienne de climatologie, à Alger. 

Société d'émulation des arts., sciences et belles-lettres de l'Allier, à Moulins. 

Société centrale d'agriculture, horticulture et acclimatation des Alpes-Maritimes 

à Nice. 
Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes,, à Nice. 
Société d'études scientifiques d'Angers (Maine-et-Loire). 
Société linnéenne d'Angers (Maine et Loire). 

Société des sciences naturelles et historiques de l'Ardèche, à Privas. 
Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, à Rodez. 
Société littéraire, scientifique et artistique d'Apt (Vaucluse). 
Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen (Lol-et-G.). 
Société florimontane d'Annecy (Hte- Savoie). 

Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers (Hérault). 
Société linnéenne de Bordeaux (Gironde). 

Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux (Gironde). 
Société académique de Brest (Finistère). 
Société des sciences et lettres de Blois (Loir-et-Cher). 
Société académique d'archéologie à Beauvais (Oise). 
Société des sciences naturelles et historiques de Cannes (Alpes-Maritimes). 
Société d'histoire naturelle de Colmar (Alsace). 
Société des sciences naturelles de Cherbourg (Manche) 
Société d'agriculture, sciences et arts de Douai (Nord). 
Société d'études scientifiques et archéologiques de Draguignan (Var). 
Société départementale d'archéologie et de statistique de la Drôme, à Valence. 
Société Dunkerquoise pour l'encouragement des lettres, des sciences et des arts 

à Dunkerque (Nord). 
Société académique des Hautes-Pyrénées, à Tarbes. 
Société hâvraise d'études diverses, au Havre (Seine-Inférieure). 



- 12 - 

Société d'émulation du Jura, à Lons-le-Saulnier. 

Société des sciences, de l'agriculture et des arts, à Lille (Nord). 

Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres de la Loire, à 
Saint-Etienne. 

Société académique de la Loire-Inférieure., à Nantes. 

Scciété des éludes littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, à Cahors. 

Société d'agriculture, industrie, sciences et arts de la Lozère, à Mende 

Société d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon (Rhône). 

Société académique de Maine-et-Loire, à Angers. 

Société d'histoire naturelle de Metz (Lorraine). 

Société d'émulation de Montbéliard (Doubs). 

Société pulymathique du Morbihan, à Vannes. 

Société linnéenne de Normandie, à Caen. 

Société nivernaise des sciences, lettres et arts, à Nevers. 

Société d'étude des sciences naturelles à Nîmes (Gard). 

Société d'agriculture, sciences, arts et commerce du Puy (Haute-Loire). 

Société agricole, scientifique et littéraire de Perpignan (Pyrénées Orientales). 

Société des lettres, sciences et arts de Pau (Basses-Pyrénées). 

Société d'agriculture, sciences et arts de Poligny (Jura). 

Société Ramond, à Bagnères-de-Bigorre (Htes-Pyrenées). 

Société académique des sciences, arts, belles-lettres et agriculture de Saint- 
Quentin (Aisne). 

Société des sciences historiques et naturelles de Semur (Côte-d'Or). 

Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, au Mans. 

Société des sciences, agriculture et belles-lettres du Tarn-et-Garonne, à Mon- 
lauban. 

Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de Troyes (Aube). 

Société d'agriculture et d'horticulture de Vaucluse, à Avignon. 

Société d'émulation des Vosges, à Epinal. 

Société des sciences naturelles et médicales, à Versailles (Seine-et-Oise). 

Société des sciences naturelles de Vitry-!e-Français (Marne). 

Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, à Auxerre. 



Société enlomologique de Belgique. 
Sociela italiana di scienze nalurali in Milano. 
Societa dei naturalisa in Modena. 
Société impériale des naturalistes de Moscou. 

Deutsche Gesellschaft fur natur und Volkcrkunde Ostasien's. — Yokohama 
(Japon). 

Journaux et lîevucs. 

Matériaux pour servir à l'histoire primitive et naturelle de l'homme. — Paris 

ei Toulouse. 
Revue scientifique. Paris. 
Revue des sciencea naturelles. Montpellier. 
Revue et Magasin de zoologie. Paris. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIETE D'HISTOIRE NATURELLE 

DE TOULOUSE. 
NEUVIÈME ANNÉE 1874-1875 



Séance de rentrée du iS novembre 18 , î'4. 

Présidence de M. le colonel Belleville. 

La Société a reçu : (1) 

Elude sur les travaux du port de Pernambuco, par Fournier. 

Vie et Œuvres de Peter Christ. 

Projet d'une légende internationale pour les cartes préhis- 
toriques, par M. Ë. Chantre. 

Une lettre de M. le Ministre de l'instruction publique accusant 
réception des numéros du Bulletin. 

M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Huttier, nommé 
à un nouvel emploi à Alger, qui exprime ses regrets d'être forcé 
de se séparer de ses collègues sans pouvoir leur adresser ses adieux. 
Il manifeste en même temps le désir de demeurer membre titulaire. 

M. le docteur Emile Joly écrit pour présenter, comme membre 
correspondant, M. Méguelle, chef de section au service de la Com- 
pagnie P.-L.-M., à Digne (Bâsses-Alpes). M. Méguelle écrit, en 
même temps, pour poser sa candidature. 

(1) Les ouvrages périodiques reçus parla Société ne figurent point au 
Bulletin : une liste des Sociétés correspondantes est imprimée en tête 
du volume. 



— 14 - 

M. c ébastien Pianet, déjà membre correspondant, est admis, 
comme membre titulaire, sur la présentation de MM. Trutat et 
Chamayou. 

Le Président annonce ensuite deux présentations. 

M. ïiiutat met sous les yeux de la Société quelques spécimens 
de photo-micrographie obtenus d'après des clichés américains; 
les plus remarquables représentent des diatomées sous un gros- 
sissement considérable : ïsthmia nervosa, 4,21 5 diamètres ; Pin- 
nularia nobilis, 050 diamètres; Pleurosigma for m osum 1,200 
diam. ; Pleurosigma angulatum, 2,344 diam.; enfin, un frag- 
ment de valve de celte même espèce a atteint le grossissement 
énorme de 19,050 diam., et cependant l'image est encore d'une 
netteté parfaite. Au sujet de cette dernière épreuve, M. Trutat 
rappelle que la nature des stries des Pleurosigma n'a été reconnue 
que sur des épreuves photographiques ; les meilleurs objectifs 
employés avec les oculaires les plus puissants, n'étaient arrivés 
qu'à des interprétations inexactes, et pendant longtemps l'on ne 
connaissait que les trois systèmes de stries des Pleurosigma ; la 
photographie a démontré que l'on n'avait à faire qu'à de fausses 
apparences et que les valves siliceuses des diatomées étaient cou- 
vertes de ponctuations. M. Trutat rappelle également que la pho- 
tographie tend tous les jours à devenir de plus en plus l'auxiliaire 
du naturaliste; en géologie, les relevés photographiques sont d'une 
netteté incontestable: les derniers bulletins du Smithsonian institu- 
/t'on rendent compte des premiers travaux de ce genre exécutés en 
Amérique et déjà plusieurs milliers de clichés ont été produits en 
France. M. Civiale a exécuté quelques remarquables photogra- 
phies géologiques dans les Alpes. Enfin, la Société géologique de 
France a utilisé la gravure photographique pour représenter des 
fossiles. En Angleterre, le Bristish-Museurn a installé un atelier 
de photographie et déjà toutes les séries ethnographiques et pré- 
historiques sont publiées. 

A propos de cette communication, M. Regnault rapporte ce qu'il 
vient de voir dans les Musées de Suède, de Norwège, de Dane- 
marck, de Belgique et d'Allemagne. Les photographies y rempla- 
cent souvent les objets non représentés en nature. Auprès des 
objets trouvés dans les grottes est la reproduction photographique 



— 15 — 

de l'entrée de ces grottes et même des tranchées qui y ont été 
ouvertes. Dans les Congrès anthropologiques, la photographie est 
seule admise comme moyen de représentation. En Allemagne, les 
laboratoires possèdent des appareils de photographie très complets, 
mis à )a disposition des naturalistes. 11 serait à désirer que nos 
établissements scientifiques français entrassent dans la même voie, 
et que la photographie y fût utilisée comme elle l'est ailleurs. 



Séance du 25 novembre. 

Présidence de M. le colonel Belleville. 

La Société a reçu : 

Synopsis of the flora of Colorado, by Thomas Porter. 
Rapport au Ministre de l'instruction publique sur la Collection 
des monuments inédits de l'hisioire de France. 

M. l'abbé Delherm, déjà membre correspondant, est nommé 
membre titulaire, sur sa demande. 

M. Victor Molard, à Copenhague (Danemark), présenté par 
MM. Maurice Gourdon et F. Régnault, et M. Méguelle, chef de 
section au chemin de fer P.-L.-M., à Digne (Basses-Alpes), pré- 
senté par MM. E. Cartailhac et Joly, sont nommés membres 
correspondants. 

Le Président annonce une présentation. 

M. G. de Malafosse rappelle qu'à diverses reprises la Société 
a demandé officiellement qu'une place suffisante fût faite à l'étude 
de la nature dans renseignement secondaire. Une première satis- 
faction vient d'être donnée à ce vœu ; l'histoire naturelle figure 
depuis peu dans les programmes du Baccalauréat ès-lettres. En 
constatant cette heureuse innovation, la Société doit se féliciter 
d'avoir contribué en quelque chose à la faire adopter. 



- 16 - 

Séance du 2 décembre. 

Présidence de M. le colonel Belleville. 

La Société reçoit : 

Deux lettres, do MM. Deschars et Lafïont, membres titulaires, 
qui donnent leur démission. 

iM Achille Revel, propriétaire à Cazères (H. -G.), est admis 
comme membre titulaire, sur la présentation de MM. Belleville et 
Ghamayou. 

M. Edmond Bonnal, secrétaire de la section de géographie, l 
un rapport sur le Gongrès international de géographie qui doit se 
tenir en 1875 à Paris. 

Ce rapport constate que, malgré l'étendue de nos désastres, la 
France n'est point déchue dans l'ordre de l'intelligence. Les puis- 
sances européennes ont reconnu la valeur de l'esprit scientifique 
qui anime notre nation, en acceptant d'envoyer des délégués 
officiels au Congrès, quelques-unes même leurs ambassadeurs en 
personne. 

Le rapporteur analyse les divers documents relatifs au Congrès. 

11 termine en priant la Société Je prendre une part personnelle 
ou collective à cette œuvre de relèvement scientifique et national. 

M. Bonnal ajoute qu'il se propose de faire au Congrès une 
conférence sur le Port de Narbonne. Il exposera et critiquera les 
plans, de concert avec l'ingénieur en chef. 

Le Président invite les membres de la section de Géographie à 
se réunir au plus tôt. 

Le Président donne lecture d'une demande de modification aux 
articles 20, 26, 29 et 83 du règlement déposée sur le bureau et 
signée par plus de dix membres. 

La discussion en est fixée à la prochaine séance. 

M. A. Lacroix dépose sur le bureau la fia de son Catalogue 
des Oiseaux de la Haute-Garonne (1). 

(1) La première partie de ce travail a paru dans le tome VII du 
Bulletin, page 129 ; la seconde, dans le tome VIII, page 41. 



_ ]7 — 

GENRE C. 
CHEVALIER. - TOTANUS ( Bechst.) 

221. — CHEVALIER GRIS. — TOTANUS GRISE US 

(Bechst. ex Briss.). 

Limosa grisea, Briss. Ornith. (4 760), t. 5, p. 267. 

Totanus griseus, fistulans et Glottis, Bechst, Nat, Deuts. (4 809), t. 4, p. 234. 

Totanus glottis, Temm. Man., ^ édit. (4 820), t. 2, p. 659. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 298. 

— Degland, Ornith. Europ, (4 849), t. 2, p. 4 80. 
Totanus griseus, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (4 867), t. 2, p. 24 5, 
Totanus chloropus. Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 4 e série, t. 2, pi. 4 90. 
la Barge aboyeuseet grise, Buff, pi. enl. 876. 

Ce Chevalier est principalement de passage en août et sep- 
tembre; je l'ai quelquefois rencontré au printemps et même 
au commencement de l'été. Il suit constamment les bords de p. G. ne niche pas. 
nos rivières et ruisseaux, est très-difficile à approcher à portée 
de fusil, et ce n'est jamais que par surprise que l'on peut s'en 
emparer. 

Aude. De passage fin avril et dans le courant d'août; 

n'hiverne pas. P. C. ne niche pas. 

Ariége. Passe tous les ans en avril, mai, août et sep- 
tembre. 

Gers. De passage en automne et au printemps. 

Hérault. Arrive en avril, disparaît en mai, repasse en août 
et septembre et reste jusqu'aux gelées. 

Hautes-Pyr. De passage en avril et août, peu en septembre. 

Tarn. De passage en avril, commencement de mai, d'août 

et de septembre. p. q 

Tarn-el-Gar. Plus abondant à son passage d'août qu'à celui du 

printemps. A. C- 

Pyr.-Orient. Arrive en août et septembre; passe une partie 
de l'hiver, tant qu'il ne gèle pas : repasse en 
avril et mai. A. C. 



P. 


C 


p. 


C. 


C. 




A. 


R. 



18 — 



222. - GHEVALIER BRUN. - TOT ANUS FUSCUS. 

(Bechst.). 

Scolopax fusca, Linn. S. IV., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 243. 
Tringa fusca, — p. 252. 

TOTANUS MACULATUS, NATANS ET FUSCUS, Bechst, Nat Deuts (1809), t. 4, p. 203. 

Totanus fuscus, Temm. Man., 2e édit. (1820), t. 2, p. 629. 

— P. Roux, Ornilh. Prov., pi. 293. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 182. 

— Degl. et Gerbe. Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 216. 
Totanus obscurus, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 2, pi. 189. 
la Barge brune, Buff. , PI. enl. 875. 



De passage en automne, en hiver et au mois d'avril ; dans 
ses visites il suit les rivières et cours d'eau, surtout les mares 
un peu étendues et dont les bords sont couverts de limon ; il R. 
s'y enfonce quelquefois jusqu'à la hauteur des cuisses; il nage 
même au besoin. 



ne niche pas. 



Aude. De passage en automne et au printemps ; on en 

trouve très-peu en hiver. 

Ariége. Passe tous les ans en suivant les cours d'eau de 

ce déparlement. 

Gers. Id. id. id. 

Hérault. Assez abondant à son double passage du prin- 
temps et en automne. 

Hautes-Pyr. De passage en automne et au printemps^ toujours 
en petit nombre. 

Tarn. De passage en automne, en avril et mai. 

Tarn-et-Gar. Peu nombreux à son double passage d'automne 
et du printemps. 

Pyr. -Orient. Il arrive en août, passe le mois de septembre , 
disparaît, et repasse en avril. 



R. 


ne niche pas 


P. C. 





P. C. 


— 


A. C. 


— 


T. R. 


_ 


A. R. 


— 



P. G. 



C. 



223. - CHEVALIER GAMBETTE. 

CAUDRIS (Bechst. ex Linn.). 



TOTANUS 



Scolopax calidris , Linn. S. IV., 12e édit. (1766), t. 1, p. 245. 

— Bechst, Mat. Deuts (1809), t. 4, p. 216. 

— Temm. Man., 2e édit. (1820), t. 2, p. 643. 



— 19 — 

Scolopax calidris, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 204, f. 1 et 2. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 187. 

— -Degl. et Gerb, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 218. 

Totanus gambettus, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg, 1 re série, t. 2, pi. 188. 

Chevalier aux pieds rouges, Buff., PI. enl. 827, jeune de l'année en plumage d'au- 
tomne, sous le nom de Chevalier rayé; 845 , adulte 
en été, sous le nom de Gambette. 

Le Chevalier pied rouge est de passage en automne et au 
printemps ; quelques très-rares sujets restent l'été dans les r niche accid 1 . 

mares et ramiers du bord de nos rivières où ils doivent se 
reproduire. 

Aude. De passage en automne et au printemps, quelques 

rares couples se reproduisent l'été dans ce 
département. P. C. niche accid 1 . 

Àriége. De passage seulement en automne et au prin- 
temps. P. C. ne niche pas. 

Gers. On le trouve en août, commencement septembre, 

avril et mai. P.C. — 

Hérault, Sédentaire et de passage en automne et au prin- 
temps. T. Ç. niche régul 1 . 

Hautes-Pyr. De passage en août, septembre, avril et commen- 
cement de mai. P. C. ne niche pas. 

Tarn. Passe dans ce département à la fin de l'été et au 

printemps. p. ç. — 

Tam-et-Gar. De passage fin août, commencement septembre, 

avril et mai. P. C. — 

Pyr. -Orient. De passage en août, septembre, avril et mai ; qnel- 

ques rares couples restent en été. T. C. niche régul 1 . 

224. CHEVALIER SYLVAIN. - TOT ANUS GLAREOLA 

(Temm. ex Linn.). 

Tringa glareola, Linn. S. iV., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 250. 
Totanus glareola, Temm. Man., 2 e édit, (1820), t. 2, p.- 654. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 190. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 223. 
Totanus sylvestrjs, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 2, pi. 187. 

Ce Chevalier est de passage accidentel dans nos environs 
en septembre et octobre et suit de préférence les eaux des 

marais où il se tient caché dans les plantes aquatiques. Il * ne e pas * 

est très-défiant et se laisse difficilement approcher. 



— 20 — 

Aude. De passage régulier en automne et au printemps. T. R. ne niche pas. 

Ariégc De passage régulier en août et au printemps» T. R. — 

Gers. De passage accidentel cl de loin en loin. T. T. R. — 

Hérault. De passage régulier et sédentaire dans ce dépar- 
tement. T. C. niche régul. 

Hautes-Pyr. Observé très- rarement et de loin en loin, tou- 
jours aux passages d'automne. T. T. R. ne niche pas. 

Tarn. De passage irrégulier en automne et au prin- 

temps. T. R. — 

Tam-cl-Gar. Pris plusieurs fois dans ce département aux pas- 
sages du printemps et de l'automne. T. R. — 

Pyr. -Orient. Sédentaire sur quelques points de ce département 
mais principalement de passage au prin- 
temps et en automne. G. niche régul 1 . 

225. — CHEVALIER CUL-BLANC. — TOT ANUS 
OCHROPUS (Temm. ex Linn.). 

Tringa ocrophus, Linn. S. N., 1 2 e édit. '1766), t. 1, p. 250. 
Totanus ocrophus, Temm. Man., 4 e édit. ( 1 8 4 5 ) , p. 420. 

— P. Roux, Omilh. Prov., pi. 296. 

— Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 492. 

— Degl. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 2, p. 225. 
Totanus punctulatus, Dubois, PL col. des Ois. delà Belg., 1 re série, t. 2, pi. 186. 
le Bécasseau cul-blanc, Buff., PI. enl. 843. 

Le Chevalier Cul-blanc arrive vers les premiers jours d'avril; 
quelques-uns disparaissent tandis que d'autres se répandent 
le long des cours d'eau de notredépartemenl, y passent toute 
la belle saison et se réunissent par petites troupes en automne. C. niche régul 1 . 

Un grand nombre émigrent à l'approche de la mauvaise saison, 
pendant que d'autres séjournent tout l'hiver dans nos envi- 
rons. C'est un oiseau craintif et défiant que l'on ne peut tuer 
que par surprise. 

Aude. Plus répandu en été qu'en hiver dans ce dépar- 

tement, C. niche régul 1 . 

Âriége. Sédentaire dans les plaines de ce département et 

le long des cours d'eau. A. C. 

Gers. Sédentaire mais bien plus répandu en automne 

qu'en iouie autre saison. A. C. 

Hérault. On le trouve toute l'année dans ce département. T. C. 






— 21 — 

Hautes-Pur. Passe la belle saison ; une grande partie disparaît 

pendant l'hiver. P. C. niche regul*. 

Tarn. Sédentaire ; un passage a lieu en août et sep- 

tembre. A. C. 

Tam-et-Gar. Bien plus répandu en été et en automne qu'en 

toute autre saison. T. C. — 

Pyr. -Orient. Très-abondant aux deux passages, et sédentaire 

dans ce département. *• G. 

GENRE CI. 
GUIGNËTTE. - ACTÎT1S (Boie). 

226. - GUIGNËTTE VULGAIRE. - ACTITIS 
HYPOLEUCOS (Boie ex Linn.). 

Tringà hypoleucos, Linn. S. IV., 4 2 e éclit. (1766), t, 1, p. 250. 
Actitis hypoleucos, Boie, his (1822), p. 649. 
ÏRiNGà hypoleucos, Temm. Man., 2« édijt. (1820), t. 2, p. 657. 
Totàmjs hypoleucos, P. Roux, Ornitli. Prov., pi. 297, en noces. 

— Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 194. 
Actitis hypoleucos, Degl. et Gerbe, Qrniih. Europ. (1867), t. 2, p. 227. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re sér., t. 2, pi. 185. 
La Guignette, Buff., PL enl. 850, et sous le nom de Petite Alouette de mer. 

Le Chevalier-Guignette arrive dans notre département 
vers les premiers jours d'avril, se répand le long de nos 
ruisseaux et rivières, y passe toute la belle saison, se réunit r - Cè mcne ré g ult » 
en petites bandes en août et nous quitte vers les derniers jours 
de septembre ou au commencement d'octobre. 

Aude. Arrive au printemps; quelques couples restent 

l'été ; un deuxième passage a lieu en août- 
septembre. T - c - lliche ré g« lt - 

Ariége. Arrive au printemps ; un petit nombre restent en 
été ; le départ et passage ont lieu en août- 
septembre. A G - nich e accid*. 

Gers. Arrive en avril; quelques-uns restent l'été et 

disparaissent en août -septembre. A. G, niche réguK 

Hérault. Arrive aux premiers jours du printemps ; une 
partie passe la belle saison; le départ et le 
passage ont lieu en août, septembre et octob. A. Ç. — 



— 22 - 

Hautes- Pyr. Se montre en avril, mai, une partie passe l'été. A. C. niche régul 1 . 

Tarn. Arrive au printemps ; un petit nombre restent 

l'été. Le deuxième passage , qui est très- 
important, a lieu en août-septembre. T. C. — 

Tam-et-Gar. Id. id. id. T. G. niche régul 1 . 

Pyr.-Orien. Deux passages considérables ont lieu en avril, 
mai et surtout en août-septembre ; quelques 
couples restent l'été. T. C. — 

GENRE CH. 

COMBATTANT. ~ M ACHETES (G. Cuv.). 

227. - COMBATTANT ORDINAIRE. - MACHETES 

PUGNAX (G. Guv. ex Linn.). 

Tringa pugnax, Linn. S. AT., 12* édit. 0766), t. 1, p. 247. 
Machetes pugnax, G. Cuvier, Règ. Anim. (1817), t. 1, p. 490. 
Tringa pugnax, Temm. Man., 2* édit. (1820), t. 2, p. 631. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 290 et 292, mâle en noce , 291, femelle 

en mue d'automne. 
Machetes pugnax, Degland, Omilh. Euwp. (184 9), t. 2, p. 201. 

— Degl. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 2, p. 211. 

— Dubois PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 2, pi. 1 80 et 1 80 a. 
le Combattant, Buff., pi enl. 300 et 306, iemelle et jeune sous le nom de Chevalier 

varié-, 305 mâle en noces, sous le nom de Paon de mer. 

Le Combattant est seulement de passage en automne et au mois 
de mars ; nous ne le voyons pas avec ses parures de noces ; ^. ne n j c i ie pas. 

dans ses migrations, il fréquente les prairies submergées et 
suit les petits ruisseaux. 

Aude. De passage en automne et en mars-avril. P.C. ne niche pas. 

Ariége. Id. id. id. A. R. — 

Gers. De passage en septembre, mars et avril. A. R. — 

Hérault. Arrive en automne , quelques sujets passent 
l'hiver ; un passage considérable a lieu en 
mars- avril. T. C. — 

Haules-Pyr. De passage accidentel au printemps et en au- 
tomne. T. R. — 

Tarn. De passage régulier en automne et en mars-avril. P. C — 

Tarn-el-Gar. De passage régulier en automne et au commen- 
cement du printemps. A. R. — 

Pyr.'Orient. Arrive en automne; peu séjournent l'hiver ; un 

deuxième passage a lieu en mars-avril. T. Ç. — 



— 23 — 

GENRE C1II. 
BÉCASSE. - SCOLOPAX (Linn.). 

228. - BÉCASSE ORDINAIRE. — SCOLOPAX 

RUSTICULA (Linn.). 

Scolopàx rusticola, Linn. S. N., 12 e édition (1766), t. 1, p. 243. 

— Temm. Man. 2« édit. (1820), t. 2, p. 675. 
Rusticola vulgaris, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 299. 
Scolopàx rusticola, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2. p. 215. 

— Degland et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 177. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 2, pi. 184. 
la Bécasse , Buff., Pi. enl. 885. 

Les Bécasses arrivent chez nous aux environs de la Tous- 
saint et de préférence pendant la pleine lune, se jettent dans 
les parties humides et les taillis qui bordent les ruisseaux et les j. G. ne niche pas. 
rivières ; séjournent quelques temps ; dès que le froid devient 
intense, elles gagnent les Pyrénées et de là vont en Espagne ; 
repassent en mars et s'arrêtent très-peu à cette époque. 

Aude. De passage en octobre-novembre et mars. C. ne niche pas. 

Ariége. De passage régulier aux environs de la Toussaint» 

repassent en mars. C. — 

Gers. Passent en octobre-novembre et mars. C. — 

Hérault. Arrive fin octobre, commencement de novembre, 

disparaît en décembre pour repasser en mars. C. — 

Hautes-Pyr. De passage en octobre-novembre ; séjourne une 

partie de l'hiver dans les Pyrénées, repasse 

au printemps.. T. C. — 

Tarn. De passage régulier en octobre-novembre et mars. C. — 

Tarn-et-Gar. De passage dans les environs de la Toussaint , 

repasse en mars. C. — 

Pyr, Orient. Arrive fin octobre et novembre, passe une partie 

de l'hiver, repasse en mars. A. C. — 

GENRE CIV. 

BÉCASSINE. - GALLINAGO (Leach). 

229. RÉCASSINE DOUBLE - GALLINAGO MAJOR. 

(Leach ex Gmel.). 

Scolopàx major, Gmel, S. N. (1788) t. 1, p. 661. 

Gallinago major, Leach, Syst. Cal. M. and B. Brit. Mus. (1816), p. 31. 



Scolopax major, remm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 675. 

— P. Roux, Omith. Prov., pi. 300. 

— Degland, Omilh. Europ. (1 849), t. 2, p. 209. 
Gallinago major, De^l. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867;, t. v, p. 181. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 ro série, t. 2, pi. 181. 



La Bécassine double est de passage en automne eî en hiver; 
elle recherche les endroits frais et submergés , pourvus de x. R 
roseaux et osiers, d'où il est assez difficile de la faire lever 



Aude. De passage commencement d'avril et courant de 

septembre. 
Ariége. Passe régulièrement en avril, fin août et courant 

de septembre. 
Gers. De passage en avril, août et septembre. 

Hérault. De passage en avril et septembre. 
Haulcs-Pyr. De passage régulier en avril, août et septembre. 
Tarn. De passage en avril, commencement de mai et 

août-septembre. 
Tam-et-Gar. De passage régulier au printemps et en automne. 
Pyr. -Orient. De passage en automne mais principalement au 
printemps. 



T. R. 


ne niche pas 


T.R. 


ne niche pas 


T. R. 


— 


A. R. 


— 


R. 


— 


T. R. 


— 


A. R. 





A. R. 


— 



A. R. 



230. — BÉCASSINE ORDINAIRE. - GALLINAGO 
SCOLOPACINUS (Bp. ex Litin.). 

Scolopax gallinago, Linn. S. N., 1 2 ( - édit. (1766), t. 1, p. 244 . 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p, 676. 

— P. Roux, Omilh. Prov., pi. 301. 

Gallinago scolopacinus, Brehmii et Sabinii, Bp., B. of Eure (1838), p. 52. 
Scolopax gallinago, Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 2H. 
Gallinago scolopacinus, Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 183. 
Gallinago vulgaris, Dubois, PI. col. des Ois. de laBelg., l rc série, t. 2, pi. 182. 
la Bécassine, Buff.,Pl. enl. 883. 



Cette Bécassine arrive dans les environs de Toulouse vers 
les derniers jours d'octobre et commencement de novembre, 
séjourne pendant tout l'hiver et nous quitte fin mars. Pen- 
dant son séjour, elle se tient dans le plus fourré des plantes 
aquatiques de nos mares et marais. 



C. 



ne niche pas. 



- m — 

Aude. De passage en automne et au printemps, C. ne niche pas. 

Ariege. Arrive dans ce département sur la fin de l'an- 

tomne ; repasse en mars avril. C. — 

Gers. De passage en octobre-novembre, mars-avril. C — 

Hérault. De passage en automne et au printemps; quel- 
ques rares couples sont sédentaires. A. C. niche accid 1 . 
Hautes-Pyr Arrive en automne, un petit nombre passent 

l'hiver-, repasse fin mars. P. C. ne niche pas. 

Tarn. Se montre en automne, séjourne l'hiver, repart 

et passe au commencement du printemps C. — 

Tarn-et-Gar. Arrive en octobre, séjourne l'hiver et repasse 

au printemps. C. — 

Pyr. -Orient. Arrive en octobre et passe l'hiver-, part et repasse 

en mars. T. C. — 



231. - BÉCASSINE OAS.LINULE. - GALLINAGO 
GALL1NULA (Bp. ex Linn.j- 

Scolopax gallinul\ , Linn., S. IV., 12' édit. (1*766), t. 1, p. 244. 

— Temm. Mon., 2l e édil. (1820), t. 2, p. 678. 

Gallinago gâlunula, Bp. B, of Eut. (1838), p. 52. 
Scolopax gallinula , P. Roux, Ornifh. Prow.,.pl. 302. 

— Degland, Ornith. Eur&p. (1849), t. 2, p. 213. 

Gallinago gallinulv, Degl. et Gerbe, Ornith. Eump. (1867), t. 2, p. 185. 
Gallinago minima, Dubois, PI col. des Ois. delà Belg., l re série, t. 2, pi. 183. 
la Bécassine sourde, Buff., PI. enl. 884. 

Cette bécassine, appelée Bécassine sourde, arrive en même 
temps que la précédente, passe une partie de l'hiver dans nos 
environs et nous quit'e fin février, commencement de mars. 
Pendant son séjour dans notre département, elle recherche q ne n i cne Das 

les bois humides et les marais pourvus de roseaux et autres 
plantes aquatiques; il est très-difficile de la faire lever, et elle 
part pour ainsi dire sous les pieds des chasseurs : c'est ce qui 
l'a fait surnommer la sourde. 

Aude. Arrive en automne, repart au printemps. ç_ ne niche pas. 

Ariêge. Arrive en automne et repart en mars-avril. G. 

Gers. Se montre en automne dans tous les lieux frais, 

humides et fourrés de ce département pour 
partir dès les premiers beaux jours. C. — 






— 26 — 

Hérault. Arrive en octobre, passe la mauvaise saison pour 

partir au commencement du printemps. a. C. ne niche pas, 
Hautes-Pyr. Ne se montre que dans la plaine, en automne et 

en hiver, et repart au printemps. P. C. — 

Tarn. Répandue pendant la mauvaise saison dans toute 

la plaine humide de ce département. C. — 

Tarn-ct-Gar. Arrive en octobre, séjourne une grande partie 

de l'hiver, repasse et part au printemps. c. — 

Pyr.-On'enf. Arrive en octobre, séjourne l'hiver, repart et passe 

au printemps. T. C. 



GENRE CV. 
BÉCASSEAU. - TRINGA (Linn.). 

232. - BÉCASSEAU MAUBÈCHE. - TRINGA 

CANUTUS (Linn.) 

TRiNGà Islandica et CANuius, Linn., S. N. 12* édit. (1766), t. 1, p. 250 et 254. 
Tringa cinerea, Temm. Man., 2« édit.. (4 820), t. 2, p. 627. 
Tringa fehruginea, P. Roux, Omith. Prov., pi. 282, en noces; 283, en hiver. 
Tringa canutus, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 219. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 190. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 2, pi. 4 79. 
Maurèche grise et tachetée, Buff., PI. enl. 365, individu en mue sous le nom de 

Maubèche tachetée ; 366, en plumage d'hiver sous 
le nom de Maubèche grise. 

Nous ne voyons cette Maubèche qu'accidentellement et en 
hiver à la suite des grandes pluies et ouragans en mer -, c'est 
le long des rivières, sur les graviers que déposent les cours t. T. R. ne niche pas. 
d'eau que nous la voyons courir -, dès que le beau temps repa- 
raît, ces oiseaux regagnent les côtes maritimes de nos dépar- 
lements voisins. 

Aude. De passage presque régulier sur les côtes de ce 

déparlement. T. R. ne niche pas. 

Hérault. De passage en mai, octobre et novembre. Ç. — 

Tarn. Pris accidentellement dans ce département, le 4 7 

novembre 1869, près Castres. T.T. R. — 

Pyr. -Orient. Arrive en automne, passe l'hiver, repart en mars 

et avril. C. — 



— 27 — 

GENRE CVI. 
PELIDNE. - PELIDNA (G. Guv.). 

233. - PELIDNE COGORLI. - PELIDNA 

SUBARQUATA (Brehm ex Guldenst). 

Scolopax subàrquàta, Guldenst, Nov. Comm. peirop. (1774-1775), t. 19, p. 471. 

Tringa subarquata, Temm. il/an., 2^ édit, (1820), t. 2, p. 609. 

Pelidna subarquata et macrorhynchus , Brehm Hand., Nat. vôg. Deuts (1831), 

p. 657 et 658. 
Tringa surarquata, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 285, f. 1, individu en robe d'été ; 
f. 2, tête du même individu prenant sa robe de noces. 
— Degland, Ornith, Europ. (1849), t. 2, p. 225. 

Pelidna surarquata, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 195. 
Tringa surarquata, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 ,e série, t. 2, pi. 173. 
Alouette de mer, Buff., PI. enl. 851, individu passant au plumage d'hiver. 

Le Bécasseau Cocorli est de passage en automne et au prin- 
temps ; pendant la durée de son séjour , il hante les grands 
cours d'eau. Cependant ce passage n'est pas régulier, et nous j ^ ne n ^ Q Das 
sommes souvent plusieurs années sans en voir; d'autres fois, ' ^ 

on le rencontre plusieurs années de suite. J'ai remarqué que 
I ses visites ont lieu après les grands coups de vent en mer. 

Aude. Plus commun au passage du printemps qu'en 

automne, A. G. ne niche pas. 

Ariége. Observé très-accidentellement dans ce départe- 

ment. T.T.R. — 

Hérault. Rare au passage d'automne, très-abondaDt à celui 

du printemps. A. G. — 

Tarn. De passage tout à-fait accidentel en automne et 

au printemps T.T.R. — 

Tam-et-Gar. Je ne connais que deux captures en octobre 1870 

près Castelsarrasin. T.T.R. — 

Pyr.-Orient. De passage au printemps et en automne ; ne sé- 
journe pas. A. G. — 

234. - PELIDNE CINCLE. - PELIDNA CINCLUS 

(Bp. ex Liïin.). 

Tringa alpina et cinclus, Linn., S. N. 12 e édit. (1766), t. 1, p. 249 et 251 
Tringa variabilis, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 612. 



— r 28 — 



pRUDNA CINCLUS, Bp.. U. of Eut. (1838), p. 50. 

Tringa cinglus, P. Roux, Omit h. Prov., pi. 287 et 288. 

— Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 228. 

Pklidna cixclus, Degl. et Gerte, Omith. Earop. M 867), t. 2, p. 197. 
TfilNGA yariarilis, Dubois, Pi. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 2, pi. 174. 



Ce Cincle est île passage régulier en août, septembre et 



octobre, le long de nos grands cours d'eau -, il recherche les 
grands graviers que déposent les crues des fleuves et rivières; 
le retour a lieu en avril et mai. Il se montre toujours en 
petites bandes de cinq à vingt individus. 

De passage régulier en automne -, une grande 
partie passe l'hiver -, le retour ou second pas- 
sage a lieu en mars-avril. 
De passage annuel en automne et au printemps. 
De passage régulier le long des ruisseaux et ri- 
vières de ce département en automne et au 
printemps. 
Arrive en automne, une grande partie passe 
l'hiver ; le départ et le deuxième passage a 
lieu en mars avril. 
Hautes-Pyr. De passage irreguller mais toujours en automne 

et au printemps. 
Tarn. De passage régulier en automne et en mars-avril. 

Tarn-cl-Gar. De passage tous les ans en automne et au prin- 
temps. 
Pyr. -Orient. De passage en automne et au printemps. 



Aude. 



Ariége. 

Gers. 



Hérault. 



P. C ne niche pas 



T. C. 
P. C. 



C. 



T. G. 

P. G. 

A. C. 

C. 
C. 



ne niche pas. 



235. - A. — PELIDNE BRUNETTE. - PEL1DNA 

TORQUATA (Degl. et Gerbe ex Briss.). 



Cinclus minor et torquatus, Briss., Omith. (1760), t. 5, p. 215 et 216. 

Tring\ schinzii, Temm. Man, 4 e partie (1840), p. 400; 

Tringa cinclus minor, Schleg. Revue (1814), p. 89, 

Tringa torquatus, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2 , p. 230. 

Pelidna torquata, Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 199. 

Tringa schinzii, Dubois, PI. col. des Ois. delà Bclg., \* c série, t. 2, pi. 175. 

le Cincle, Buff., PI. enl. 852. 



Ce Bécasseau passe en août, septembre, avril et mai ; dans 
son passage, il suit tous nos cours d'eau par petites bandes ^ ne n j c h e p as> 

de six à huit individus; dans certaines années il est plus 
abondant que d'autres. 

Aude. De passage régulier en automne et au printemps, 

quelques-uns restent l'hiver. T. G, ne niche pas. 

Ariége. Très-peu répandu à son double passage d'automne 

et du printemps. T. R. — 

Gers. Tous les ans on prend cette espèce en automne et 

au printemps le long des cours d'eau. R» — 

Hérault. Très-répandu pendant la mauvaise saison. T. G. — 

Haules-Pyr. De passage accidentel et de loin en loin en au- 
tomne et au printemps. T. R. 

Tarn. De passage régulier sur le bord des rivières en 

octobre, novembre et mars. R. _ 

Tam-et-Gar. De passage annuel le long des rivières en au- 
tomne et au printemps. P. G. 

Pyr. -Orient. Passe au printemps et en automne. X. C. 



236. - PELIONE TEMMIA. - PELIDNA TEMMINCKI1 

( Boie ex Leisl.). 

Tringa Temminckii, Leisl., Nachtr, zu Bechst, Nat. Deuls(\ 81 1-181 5), t. 1 , p. 65. 

— — Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 622. 
Pelidna Temminckii, Boie, Isis (1826), p. 979. 

Tringa Temminckii, P. Roux. Ornith. Prov., pi. 288, 

— — Degland, Ornith. Europ. (1 849), t. 2, p. 237. 
Pelidna Temminckii, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 20ô. 
Tringa Temminckii, Dubois, PI. col. des Ois.de la Belg., 1 re série., t. 2, pi. 176. 

Ce petit Bécasseau est de passage accidentel en automne et 
au printemps ; il suit, comme ses congénères, les bords des ilVi ' ne mche P as * 
grandes rivières et cours d'eau de notre département. 

T. R. ne niche pas 
Aude. De passage en automne et au printemps. R. — 

Bérault. De passage régulier en automne et au printemps. 
Tam-et-Gar. Je l'ai 'reçu des environs de Moissac en octobre T. T. R. — 

1865. 
Pur. -Orient. De passage régulier en automne et au printemps. A. R. — 



- 30 — 

FAMILLE XXXIV. 

HIMANTOPODIENS — HIMANTOPODINM (Bp.) 



GENRE CVII. 

ECHASSE HIMANTOPUS (Briss.)- 

237. — ECHASSE BLANCHE. — HIMANTOPUS 

CANDIDUS (Bonnat ex Lion.). 

Charadrius himantopus, Linn. S. N., 1 2 e édit. (4 766), t. 4, p. 265. 
Himantopus candidus, Boiinaterre, Tabl., Encyclop. orn. (1791), p. 24. 
Himantopus mklanopterus, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 528. 
Himantopus albicollis, P. Roux, Ornilh. Prov., pi. 339. 
Himantopus melanopterus, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 252. 
Himantopus candidus, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 246. 
Himantopus melanopterus, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re sér, t. 2, pi. 164. 
l'Écoasse, Buff., PI. enl. 78, adulte. 

L'Échasse est de passage non régulier dans notre dépar- 
tement en septemhre, octobre, mars, avril et quelquefois au 
commencement de mai , toujours par bandes plus ou moins 
nombreuses, cependant ne dépassant guère vingt-cinq sujets. ^ ^ niche nas 

Je connais un chasseur qui de deux coups de fusil, en abaltit 
sept sur un vol qui passait aux bords de la Garonne, le 
19 avril 1865, à Portet, 10 kilomètres sud de Toulouse. 

Aude. Arrive en avril ; une partie passe l'été et repart 

en automne. P. C. niche rég'il*. 

Gers, De passage accidentel et de loin en loin au prin- 

temps. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Arrive en avril, passe l'été et repart, en automne. P. C. niche régul 1 . 

Hauics-Pyr. De passage loul-à-fait accidentel au printemps. T. T. R. ne niche pas. 

Tarn. Observé de loin en loin et au printemps. T. T. R. — 

Tamet-Gar. De passage presque régulier au printemps, rare- 
ment en automne. T. R. — 

Pyr. -Orient. Sédentaire sur quelques points de ce département 

pendant toute la belle saison. A. C. niche régul 1 . 



- 31 — 

QUATRIÈME DIVISION. 

ECHASSIERS MACRODACTYLES. - GRALLM MACRODACTYL1 

(Illig.). 

FAMILLE XXXV. 

RALLIDÉS. — RALLIDJE (Leach.,). 

GENRE CVIII. 

RALE. RALLUS (Liim.). 

238, - RALE d'EAU. — RALLUS AQUATICUS (Linn.). 

Rallus aquaticus, Linn., S. N., 12<> édit. (1766), t. 1, p. 262. 

— Temm Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 683. 

— P. Roux, Omith. Prov., pi. 329. 

— Degland , Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 264. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ, (1867), t. 2, p. 251. 

— Dubois, PL col. des Ois. de laBelg., 1 re série, t. 3, pi. 208, 
le Râle d'eau, Buff., PI. enl. 749. 

Le Râle d'Eau est de passage en automne; un grand nom- 
bre hivernent dans les lieux aquatiques de notre départe- p ç u niche accid 1 , 
ment, d'où le chasseur a de grandes difficultés pour le cap- 
turer ; quelques très-rares sujets restent l'été. 

Aude. Sédentaire et de passage en automne et au prin- 

temps. A. C. niche régult. 

Ariége. De passage en automne et au printemps. P. C. ne niche pas. 

\Gers. De passage en automne; une partie hiverne; le 

départ et deuxième passage ont lieu en 
mars-avril. A. C. — 

! Hérault. Sédentaire plutôt que de passage dans les lieux 
marécageux et bien pourvus de plantes 
aquatiques T. C. niche réguP. 

Hautes~Pyr. De passage en automne; une partie reste l'hiver; 
le départ et le deuxième passage ont lieu en 
mars-avril. P. C. ne niche pas. 

Tarn. Arrivent en octobre ; beaucoup passent l'hiver -, 

le retour a lieu au printemps. C. niche accid 1 . 

Tam-etrGar. Niche quelques fois ; le passage a lieu en automne 

et au printemps. C. — 

Pyr.-Oricnt. Sédentairg et très-répandu dans tous les endroits 

bien fournie en plantes aquatiques. T. Ç. niche régul 1 . 



GENRE C1X. 
CREX. - CREX (Bechsl). 



239. - CREX DES PRÉS, 

(Bechst). 



CREX PRATENSIS. 



Crex pratensis, Bechst, Nat. Denis (1809), l. 4, p. 470. 
Galmmla chex, Teinm. Man t , 2 e édit. (18-?0), t. 2, p. 68f. 
Rallls grex, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 32-, f . 1 , et f 2. 
— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 266. 

Crex pratensis, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 
— Dubois, PL col. des Ois. de la Bdg., 1 re série, t. 

le Râle de genêt, Buff. PI. Enl. 750. 



Le Raie de genêt arrive dans nos environs vers les pre- 
miers jours d'avril ; une partie continue sa roule et quelques 
couples se répandent dans nos grandes prairies et champs de 
blé; repart courant septembre et commencement octobre. 
Vers cette dernière époque il y a un passage assez considé- 
rable. Recherche pendant sa migration les lieux les plus 
pourvus en herbes et broussailles, d'où il faut de bons chiens 
pour le faire lever. 



253. 

t, pi, 



210. 



T. C. niche régul 1 . 



Aude. Arrive en mars-avril -, un petit nombre séjourne 

l'été ; un deuxième passage a lieu en sep- 
tembre-octobre. 

Ariége. De passage en août-septembre , mars et avril ; 

quelques très-rares couples restent l'été. 

Gers. De passage au printemps ; quelques sujets reslent 

l'été*; un second passage a lieu en septembre. 

Hérault. Rare ou commun , selon les années, au passage 
d'automne et à celui du printemps. 

Hautes-Pyr. De passage en septembre, mars et avril, 

Tarn. De passage en automne et au printemps ; quel- 

ques sujets restent l'été. 

Tarn+ti-Gar. Sédentaire et de passage en septembre , mars et 
avril ; très-peu passent l'été. 

Pyr. Orient. Arrive fin mars, commencement avril , pour 
repartir fin septembre et octobre. 



T. G. 



A. C 



A. G. 



A. C. 



niche régul 1 . 
niche rarem 1 . 

ne niche pas. 
niche rarem 1 . 






T. G. niche régul 1 . 



33 — 



GENRE CX. 
PORZANE. - PORZANA (Vieill.). 

240. - PORZANE MAîlOUETTE. — PORZANA 
MARUETTA (G. R. Grey ex Briss.). 

Rallus àquaticus minor et maruetta. Briss, Ornith. (1760), t. 5, p. 1 55. 
Gallindla porzana, Lath., inci. (1790), t. 2, p. 772. 
Porzana maruetta, Gray, List. Gem. ofB. (1841), p. 91. 
Rallus porzana, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 330. 

— " Degland, Ornith. Europ. (1 849), t. 2, p. 268. 

Porzana maruetta. Degl.et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 268. 
Porzana maculata, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg. 1 re série, t. 3, pi. 211. 
la Marquette, Buff., PL enl., 751, vieux mâle. 

La Marouette arrive fin août, commencement septembre ; 
une partie hiverne dans nos grandes mares pourvues de plan- 
tes aquatiques -, repart en avril et commencement mai. 

Aude. Sédentaire mais plutôt de passage en mars, avril 

et septembre. 

Ariége. De passage en automne et au printemps; quel- 

ques sujets passent I hiver. 

Gers. De passage en automne, en mars et avril ; peu 

hivernent. 

I Hérault, De passage en automne et au printemps; une 
grande partie passe l'hiver le long des marais 
de ce département. Très-peu restent l'été. 

Hautes-Pyr. De passage en octobre , novembre, mars et avril; 
très-peu hivernent. 

Tarn. Arrive en octobre; quelques sujets passent l'hi- 

ver-, le retour a lieu en mars et avril. 

Tarn-et-Gar. De passage en octobre, mars et avril -, on en ren- 
contre L'hiver. Très-peu restent l'été. 

Pyr. -Orient. Sédentaire toute l'année plutôt que de passage. 



P. 


G. 


ne niche pas. 


c. 




niche régul 1 . 


c. 




ne niche pas. 


G. 




— 


P. 


C. 


niche rarem 1 . 


V. 


C. 


ne niche pas. 


P. 


C. 


— 


P. 


G. 


niche rarem*. 


P. 


G. 


niche régul 1 . 



241. -PORZANE POUSSIN. - 

(Bp. ex Pall.). 



PORZANA MINUTA, 



Rallus minutus, Pall., Voy. (1776), édit. in-4o, t. 3, append. p. 700. 
Gallinula pusilla, Temm. Mon., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 690. 
Rallus peyrOiNsis, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 331, 



- 34 



Porzana MINUTA, Bp , Ucc. Eur. (1842), p. 65. 
Ralmjs pusillus, Degland, Orniih. Europ. (1849), t. 2, p, 270. 
Porzana minuta, Degl. el Gerbe, Omith. Europ. (1867), t, 2, p. 259. 
Porzana pusilla, Dubois, PL col, des Ois. de la Belg. 1™ série, t. 3, pi. 212. 



Le Râle poussin est de passage en automne -, il se répand 
dès son arrivée dans les endroits humides et bien pourvus de 
plantes aquatiques où il puisse se cacher ficilemenl et d'où P. C 
il est très-difficile de le faire lever si l'on n'a de bons chiens; 
aussi le croit-on plus rare qu'il ne l'est dans nos contrées. 

Aude. Sédentaire et de passage en octobre , mars et 

avril. C. 

Ariige. De passage accidentel et toujours en automne et 

au printemps R. 

Gers. De passage très-accidentel et pendant la mauvaise 

saison. R. 

Hérauli. De passage régulier en automne et au printemps, 

peu restent l'été. T. C. 

Uaules-Pyr. Observé très-rarement et toujours pendant les 

passages d'automne et du printemps. T. R. 

Tarn. De passage en automne et au printemps. P. C. 

Tarn-ei-Gar. De passage régulier en mars, avril , octobre et 

novembre. Trés-peu restent l'été. P. C. 

Pyr. -Orient .Sédentaire et de passage dans ce département. C. 



niche 
très-rarement. 



niche régul'. 
ne niche pas. 

uiche rare m 1 , 
ne niche pas. 

niche 
très -rarement, 
niche régul 1 . 



242. - PORZANE DE BAILLON 

BAILLONI1 (Vieill.). 



- PORZANA 



IUllus Bâillon ii, Vieill., N. Dict. (1819), t. 28, p. 548. 

— Temm. Man. ge édit. (1820), 1. 2, p. 692. 

— P. Roux, Omith. Prov., pi. 332, f. i, adulte; f. 2, tête du jeune. 

— Degland, Orith. Europ. (18 49), t. 2, p. 272. 
Porzana Baillonu, Degl. et Gerbe, Orniih. Europ. (1867), t. 2, p. 258. 

— Dubois, PL col. des Ois. delà Belg., l re série, t. 3, pi. 213. 



Le Râle Bâillon est de passage en automne ; dans ses visites 
à notre département , il recherche les grandes mares d'eau 
dormante el les grands viviers ; il aime à se promener sur 
les feuilles de nénuphar-, j'ai vu, fin septembre 1868, cinq 
Râles-Baillon s'amuser sur un grand amas de feuilles de la 
plante citée plus haut; il m'est impossible de décrire la 
manière agile dont ils parcouraient en tous sens cette espèce 



P. G. 

ou 

C 
selon 

les 
années. 



ne sais pas 

qu'il 
ait niché. 



35 



de radean que forment les nénuphars. Je suis resté caché 
près d'une heure ; ils n'ont cessé de se poursuivre et s'amuser 
que lorsque je me suis montré -, ils ont plongé et SQnt allés 
se mettre en dessous des feuilles, d'où ils sortaient la tête 
hors de l'eau en soulevant les dites feuilles. Je me suis caché 
de nouveau, et peu de temps après ils ont recommencé leurs 
amusements. 



Aude. Sédentaire et de passage en automne ; peu au 

printemps. 
De passage en automne, dans les parties basses 

et pourvues d'eau de ce département. . 
De passage en automne, peu au printemps. 
Sédentaire sur quelques points pourvus de marais 
et de plantes aquatiques; il y a un passage en 
automne 
Hautes-Pyr. Très peu observé dans ce département à son 

passage d'automne. 
Tarn. De passage en automne, bien peu au printemps. 

Tarn-et-Gar. De passage et sédentaire sur quelques points , 

notamment aux environs de Grisolles. 
Pyr. -Orient. Sédentaire et de passage dans ce département. 



Ariége. 

Gers. 
Hérault 



P. C. 

ou 
C 

selon 

les 

années. 



R. 



A. C. 

T. T.R. 
P. C. 

G. 
A. C. 



ne sais pas 

qu'il ait 

niché. 



niche régul 1 . 
ne niche pas. 

niche régula 

ne niche pas. 

niche presque 
régulièrement, 
niche régul 1 . 



GENRE CXI. 

GALLINULE. — GALLINULA (Lath.). 



243. - POULE-D'EAU ORDINAIRE. - GALLINULA 

CHLOROPHUS (Briss. ex Linn.). 

Fulica chlorophus, Linn., S. IV., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 258. 
Gallinula chlorophus, Briss, Ornith. (1760), t. 6, p. 3. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 693. 

— P. Roux, Ornith. Prov.. pi. 334. 
Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 275. 

— Degl. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 2, p. 262. 
Galllnula communis , Dubois, PI. col. des Ois. de la Bclg., 4 re série, t. 3, pi. 209. 
la Poule d'eau, Buff., PI. enl., 877. 



La Poule-d'Eau ordinaire est de passage en septembre , 
octobre ; quelques fois, si l'hiver n'est pas trop rigoureux, & 
elle séjourne et repart en avril ou mai ; dans tous les cas, le 



ne niche pas. 






— 36 — 

retour se fait, lorsqu'elle n'hiverne pas, dans les premiers 

jours du printemps. Pendant ses passages ou son séjour, elle ç ne n j c h e ms 

recherche les endroits aquatiques et abondamment pourvus 

de plantes marécageuses. 

Aude. De passage au printemps et en automne ; peu 

sont sédentaires. C. niche irrégul 1 . 

Ariége. De passage en automne et au printemps dans les 

plaines pourvues de marais et plantes aqua- 
tiques, p. c. ne niche pas. 

Gers. De passage régulier en octobre, novembre, mars 

et avril. P. C. — 

Hérault. De passage et sédentaire sur quelques points ma- 
récageux du département. A. C. niche régul 1 . 

Hautes-Pyr. De passage dans les parties marécageuses en au- 
tomne et au printemps. P. G. ne niche pas. 

Tarn. De passage régulièrement en automne et au prin- 
temps, c. 

Tam-et'Gar. De passage et sédentaire dans les environs de 

Grisolles et Verdun. A. G. niche régul 1 . 

Pyr. -Orient. Sédentaire et de passage dans les parties maré- 
cageuses de ce département. T. C. niche régul*. 

GENRE CXII. 

FOULQUE. — FULICA (Linn.). 
244.- FOULQUE NOIRE (1). - FULICA ATRA (Linn.). 

Fulica atra et aterrlna, Linn. S. iV., 1 £ e ëdit. (1766), t. 1, p. 257. 
Fulica atra, Temm. Man. , 1* édit. (1820) , t. 2, p. 206. 

— P. Roux, Ornilh. Prov., pi. 33 6. 

— Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 280. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 268. 

— Dubois, PLcol. des Ois. de la Uclg., 1 re série, t. 3, pi. 218. 
la Foulque ol Macroule, Buft'., Pi. enl. 197. 

La Foulque noire ou Macroule arrive dans les environs de 
Toulouse vers le milieu d'octobre -, une grande partie hiverne 
dans les endroits marécageux, et pourvus abondamment de C. ne niche pas. 

plantes aquatiques; le retour et départ ont lieu dans la 
deuxième moitié du mois de mars. 

(1) Appelée vulgairement Macreuse dans tout le midi de la France. 



— 37 — 

Aude. Sédentaire et de passage dans toutes les parties 

marécageuses du département. T. C. niche régul 1 . 

Ariége. De passage en automne et au printemps. T. R. ne niche pas. 

Gers. Id. id. id. T. R. — 

Hérault. Sédentaire et de passage dans tous les lieux, 
marécageux et bien pourvus de plantes aqua- 
tiques. T. T. C, niche régul 1 . 

Hautes-Pyr. De passage assez restreint en automne -, peu au 

printemps. T. T. R. ne niche pas. 

Tarn. De passage an automne et au printemps. T. R. — 

Tam-et-Gar. De passage régulier en automne et peu au prin- 
temps. A. R. — 

Pyr. -Orient. Sédentaire et de passage dans les lieux bien 

pourvus de plantes aquatiques. T. T. G. niche régul 1 . 

■ CINQUIÈME DIVISION. 

ÉGHASSIERS PALMIPÈDES. - GALLATORES PALMIPEDES. 



FAMILLE XXXVI. 

RÉCURVIROSTR1DÉS. — RECURVIROSTMDM <Bp. • 

GENRE CXIII. 

RÉCURVIROSTRE. - RECURVIROSTRA (Linn.). 

245. - RÉCURVIROSTRE AVOCETTE. 
RECURVIROSTRA AVOCETTA (Linn.). 

Recurvirostra avocetta, Linn. S. iV. Inédit. (1766), t. i, p. 256. 

— Temm. Man, 2 e édit. (1820), t. 2, p. 590. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 33S. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), X, Z, p. 256. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 243. 

— Dubois, PL col. des Ois. de laBelg., 1 re série, t. 3, pi. 215. 
l'Avocette, Buff., PI. enl. 758, adulte; 759, jeune. 

L'Avocette est de passage accidentel dans notre départe- 
ment , ce n'est que de loin en loin qu'on l'a observée et 
toujours en automne et en hiver; je ne connais qu'une cap- T. T. R. ne niche pas. 
ture, le 13 juin 1858, dans les grands ramiers des environs 
de Blagnac près de Toulouse. 



38 



Inde. De passage en automne et au printemps -, quelques 

rares couples restent l'été sur le bord des 

marais salés. 
De passage accidentel et de loin en loin dans ce 

département. 
Capturée très-rarement dans ce département et à 

de longs intervalles. 
Sédentaire sur plusieurs points, principalement 

dans les lieux où se trouvent les étangs salés 

tels que ceux de Vendres. 
De passage accidentel en automne et au printemps 
De passage presque régulier mais en très-petit 

nombre, en automne et au printemps. 
Pyr. -Orient. De passage en mars-avril et en octobre-novembre; 

très-peu restent l'été. 



Ariége. 



Gers 



Hérault. 



Tarn. 
Tarn-et-Gar 



P. G. niche rarem 1 . 
T. T. R. ne niche pas. 



T. T. R 



A. G. 
T. T. R. 

T. R. 

G. 



niche régui*. 
ne niche pas. 



niche rarem 1 . 



FAMILLE XXXV1L 

PHÉNICOPÏÉRIDÉS. — PHOENICOPTERIDJE (Bp.). 

GENRE CXIV. 

PHÉNICOPTÈRE. — PHŒNICOPTERUS (Linn.). 

246. — PHÉNICOPTÈRE FLAMANT. 

PHŒNICOPTERUS ROSEUS (Pall. ex Linn.). 

Phoenicopteruîï ruber, Linn,, S. IV., 1 2 e édit. (1766), t. 1, p. 230. 

PHŒNICOPTERUS ROSEUS, Pall, Zoogr. (1811-1831), t. 2, p. 207. 

Phoenicopterus ruber, Temm. Man., 2 e édit. (4820), t. 2, p. 587. 
PeoENicoPTERus antiquorum, Temm. Man,. 4« part. (18i0), p. 386. 
Phœnicoptebus ruber, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 339, et 340. 
Phoenicopterus roseus, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 259. 

— roseus, Degl. et Gerbe, Ornilh. Eur op. (1867), t. 2, p. 334. 

— roseus, Dubois, PL col. des Ois. del'Eur., 2 e série, t. 2, pi. 153, 
le Flamant, Buff., PI. enl. 63. 



Le Flamant rose a été pris accidentellement et une seule 
fois dans les environs de Pinsaguel , 12 kilomètres de Tou- 
louse, et dans le mois d'avril 1849; depuis je ne connais pas 
de nouvelles captures, mais c'est un oiseau qui devient de plus 
en plus rare. 11 y a 25 ans, il était très-commun à Perpignan 
et dans le département de l'Hérault ; maintenant on ne le 
trouve presque plus dans ces contrées privilégiées par leurs 
belles espèces ornithologiques. 



T.T.R. ne niche pas. 



— 39 — 

Aude. Capturé plusieurs fois clans les parties de ce 

département qui avoisinent la mer. A. R. ne niche pas. 

Hérault. Sédentaire. Très-commun il y a 20 ans ; rare n i c he 

maintenant. R. très-rarement. 

Tarn. Capturé deux sujets adultes en octobre i8ol près 

Castres. T.T R. ne niche pas. 

Pyr.-Orient. Sédentaire sur plusieurs points de ce départe 

ment; de passage dans d'autres. R. niche régul 1 . 



SIXIÈME ORDRE. 

PALMIPÈDES. — NATATORES (lllig.) 
PREMIÈRE DIVISION. 

PALMIPÈDES. - TOTIPALMES. - PALMIPÈDES.— TOTIPALMI 

(G. Guv.). 

FAMILLE XXXVIII. 

PÉLICANIDÉS. — PELECAMDJE (Vig.). 

GENRE CXV. 
PÉLICAN. — PELECANUS (Linn.). 

247. — PÉLICAN BLANC. - PELECANUS 
ONOCROTALUS (Linn.). 

Pelecanus onocrotàlus, Linn. S. N. 12e édit. (1766), t. 1, p. 915. 

— Temm. Man., 2 e édit, '(1820), t. 2, p. 891. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 342, jeune. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 386. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1869), t. 2, p. 342. 
Pelecanus roseus, Dubois, PI. col. des Ois. de VEur., 2 e série, t. 2, pi. 157 et 157 o. 
le Pélican, Buff., PI. enl., 87. 

Le Pélican blanc est de passage accidentel dans notre dépar- 
tement, et ce n'est que de loin en loin que j'ai pu constater 
quelques captures; en 1669, le 17 avril, un vol de huit à 
dix individus fut constaté dans la vallée du Girou près Gari- . . 

dech, 1"5 kilomètres au nord de Toulouse. Deux furent abat- *• 1,K ' ne mclle P as# 
tus. On m'a signalé une nouvelle capture, mais je n'ai pu 
vérifier le fait; toutefois, la personne qui m'a communiqué 
cette prise est un amateur dignede foi. 



— 40 - 

Aude. Une capture a été opérée en avril 186* près 

Limoux. T.T.R. ne niche pas, 

Hérault. Deux sujets ont élé capturés le même jour, en 

mars 1849, près de Pézénas. T. T. U. — 

Pyr. -Orient. Observé une fois, a. ma connaissance, le 87 mars 

1870 , près Saint-Laurent. P. C. — 

GENRE CXVI. 

CORMORAN. — PHALACROCOBAX (Briss.). 

248. - CORMORAN ORDINAIRE. - PHALACROCORAX 

CARBO (Leach ex Linn.). 

Pelecanus carbo, Linn. S. N., 12 édit. (1766), t. 1, p. 216. 
phalacrocorax carbo, Leach, Syst. Cal. M. and B. Brit. Mus. (1816), p. 34. 
Carbo cormoranus, Temm. Man. 2^ édit. (1820), t. 2, p. 894. 
Hydrocorax carbo, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 341, adulte et jeune. 
Phalacrocorax carbo, Degland, Ornith. Eur. (1849), t. g, p. 375. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 352. 

Cormoranus communis, Dubois. PI. col. des Ois. delà Belg., l re série, t. 3, pi. 228. 
le Cormoran, Buff., PI. enl. 927, adulte en été. 



De passage tout-à-fait accidentel -, je ne connais qu'une 
capture très-authentique faite le 12 mai 1869, à la suite de TT - R- ne niche pas. 
grandes pluies et tempêtes : cet oiseau fui lue près de Grenade, 
à 25 kilomètres de Toulouse. 

Aude. Habite en hiver les bords de la mer de ce dépar- 

partement. P. ç. ne niche pas. 

Hérault. On le prend sur le bord de la mer de ce dépar- 
tement et en hiver. Ç # _ 

Tarn. A été capturé accidentellement une seule fois, à. 

ma connaissance aux environs de Castres. T.T.R. 

Tarnet-Gar. Capturé le 12 mars 1871, par M. Filhol de Cas- 

telsarrasin. T.T.R. 

Pyr.-Orienl. En automne, hiver et au printemps, on prend 

cette espace sur les côtes maritimes de ce 

département. P. C. — 



41 — 



DEUXIEME DIVISION 



PALMIPÈDES LONGIPENNES. — PALMIPEDES LONGIPENNES 

(Dumér., 1806). 



FAMILLE XXXIX.. 

LARIDÉS, — IARIBM (Leach). 

GENRE CXVI1. 

LABBE. - STERCORAR1US (Briss.). 

249. - LABBE POMARÏN. - STERCORARIUS 

POMARINUS (Vieill. ex Temm.). 

Lestris parasiticus et pomarinus, Temm. Man., **? édit. (1815), p. 152, jeune. 
Stercorarius pomarinus, Vieil!., N. Dicl. (1819), l. 32, p. 154, et Faune franc. 

(1828), p. 291. 
Lestris pomarinus, Temm. Man., 2 e édil. (1820), t. 2, p. 793. 
Stercoarius pomarinus ; Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 291. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 394. 

Lestris arctica Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 237. 

Je possède dans ma collection un sujet d'âge moyen qui 
me fut donné en chair par un chasseur de Toulouse, le 10 
mars 1854. 

M. Jules Berdoulat a dans sa collection un Stercoraire TTR - ne niche pas. 
pomarin non adulte qu'il prit lui-même avec la main dans 
un fossé près de Muret, à la suite d'un grand orage précédé 
d'ouragan. 

Aude. Très-peu répandu en hiver et au commencement 

du printemps. T. T. R. ne niche pas, 

Gers. Je ne connais qu'une capture, le 1 er mars 1870, 

près de Gimont. T. T.R. 

Hérault Très- peu observé toujours en hiver et les premiers 

jours du printemps. R. 

Tarn-et-Gar. Capturé trois fois à ma connaissance dans ce 

département. T. T. R. 

Pyr.-Orient. Séjourne une bonne partie de l'année sur les 

étangs et les côtes maritimes de ce départe- 

menl - A. R. niche accid'. 



— 42 

GENRE CXVIII. 

GOÉLAND. — LARUS (Linn.). 

A. — GOÉLANDS. — EULAM. 

250 - GOÉLAND ARGENTÉ. - LARUS ARGENT ATUS. 

(Brunn.). 

Luius argentatus, Briinn. Ornith. Bor. (1764), p. 44. 
Larus glaucus, Temm. Lib. Cit. 1* édit. (184 5), p. 493. 
Larus argentatus, Temm. Man. 2 e édit. (1820), t. 2, p. 764. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 306. 

— Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 417. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 241. 
le Goéland cendré, Buff., PI. enl. 253. 

C'est tout-à-fait accidentellement et toujours à la suite des 
grandes tempêtes en mer qu'il nous est permis de voir ce 
magnifique Goéland ; pour ma part, je ne l'ai rencontré que TT - R - ne niche pas, 
deux fois depuis vingt ans -, on m'a signalé d'autres captu- 
res, mais en très-petit nombre. 

Aude. Sédentaire sur les bords de la mer de ce dépar- 

tement. C. niche régul 1 . 

Hérault. Sédentaire le long des côtes et des étangs salés 

de ce département. A. C. — 

Tam-et-Gar. Capturé accidentellement à la suite des ouragans 

en mer et sur les bords de la Garonne. T. T. R. ne niche pas. 

Pyr..Orien. Sédentaire dans les parties du département qui 

bordent la mer. A. C. niche régul 1 



B. — MOUETTES. - LAIU (Briss.). 

251. - GOÉLAND CENDRÉ. - LARUS CANUS 

(Linn.). 

Larus canus, Linn., S. N. 12 e édit. (1766), t. \, p. 224. 

— Temm. Man., 2<= édit. (1820), t. 2, p. 771. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t, 2, p. 313. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 424. 

L\rus cinereus, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg. 1 re série, t. 3, pi. 246. 
Mouette cendrée, Buff., PI. enl., 977; individu en plumage d'hiver. 






— 43 — 



Cette Mouette se montre en automne , en février et mars, 
toujours à la suite du gros temps en mer ; nous la voyons 
mêlée à l'espèce suivante, remonter la Garonne, mais elle est T. R. 
beaucoup plus rare. 



Aude. 



de l'hiver le 



Arrive en octobre, reste une partie 

long des côtes maritimes. 
Gers. Ne se montre qu'à la suite des gros temps en mer. 

Hérault. Se montre en automne, s'arrête l'hiver et devient 

rare au printemps. 
Tarn Capturé quelquefois sur les bords du Tarn. 

Tarn-et-Gar. Observé et capturé quelquefois après les pluies 

prolongées et le mauvais temps..- 
Pyr. -Orient. De passage au printemps, et assez répandu à la 

suite du gros temps en mer. 



T. R. 



A. C. 



ne niche pas. 



ne niche pas. 



252 - GOÉLAND TRI DACTYLE. - LARUS 

TRIDACTYLUS (Linn.). 

Lards tridactylus, Linn., S. IV., 12 e édit. (1766), t. 4, p. 224. 

— Temm. Man., 2* édit. (1820), t. 2, p. 774. 

— Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 316. 
Degl, et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 428. 

— Dubois PU col. des Ois. de la Belg., 1 r e série, t. 3, pi. 245 

la Mouette cendrée, Buff., PL enl. 253, adulte en hiver sous le nom de Mouette 
cendrée -, 387, jeune sous le nom de Mouette cendrée tachetée 

Cette Mouette est la plus commune de toutes celles qui 
nous visitent; nous en avons tous les ans pendant l'hiver, 
et au commencement du printemps. L'année 1873 il y a 
eu un passage considérable pendant le mois de janvier, et il 
ne se passait pas de jours sans que notre marché en fut 
abondamment pourvu. J'ai pu constater tous les âges. C'est 
toujours à la suite du gros temps en mer que nous la voyons 
arriver; dans ses visites elle suit la Garonne et ses affluents. 
H n'est pas rare de voir ces oiseaux se balancer en planant 
au-dessus des eaux du bassin de la Daurade, presque dans l'in- 
térieur de Toulouse, et on dirait qu'ils ne se préoccupent pas 
de la présence des curieux que leur arrivée attire toujours sur 
ce point. Sitôt que le temps se remet au beau les Mouettes 
ne tardent pas à disparaître en redescendant le fleuve et 
reprendre les côtes de l'Océan pour regagner les mers polaires 
où elles se reproduisent. 



T. C. ne niche pas. 



- 44 - 

Aude. De passage en automne, hiver et printemps. T. G. ne niche pas. 

Ariége. Se montre accidentellement dans la plains et le 

long des cours d'eau. T. C. — 

Gers. Se montre tous les ans en plus ou moins grand 

nombre, selon que le temps est calme ou 

agité en mer. T. C. — 

Hérault. Passe l'automne et l'hiver. T. C. — 

Hautes-Pyr. Passe dans la plaine et en petit nombre pendant 

l'hiver. A. R. — 

Tarn. De passage régulier à la suite des gros temps en 

mer. T. C. — 

Tam-et-Gar. Passe tous les ans à différentes époques, selon 

le temps est beau ou dérangé. A. C. — 

Pyr.-Orien. Répandu toute, la mauvaise saison le long des 

côtes maritimes A. C. — 



253. — GOÉLAND RIEUR. — LARUS RID1BUNDUS 

(Linn.). 

Urus ridibundus, Linn., S. N., 12 e édit. (1766), t. 4, p. 224 et 225. 

— Temm., Man. , f édit., (4 820), t. 2, p. 780. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 325. 

— Degl. et Gerbe. Omith. Europ. (4667), t. 2, p. 435. 

— Dubois, PI col. des Ois. de la Belg., l re série, t. 3, pi. 247. 
Petit Goéland, Buff., PI. enl. 969, adulte en hiver. 

Celte Mouette se montre en automne et en hiver comme ses 
congénères. C'est toujours à la suite des tempêtes en mer; 
mais elle est moins abondante que la précédente; je ne l'ai 
vue qu'en robe d'hiver. La dernière que je me suis procurée 
a été prise près Toulouse ( Portet, 10 kilom.) ; elle planait T. R. ne niche pas. 
avec 4 ou 5 autres sur les grands graviers de la Garonne 
près cette localité, et péchait des poissons dans les flaques 
d'eau qu'avait laissées le fleuve en se retirant dans son lit, à 
la suite d'une crue arrivée le 22 janvier 4 873. 

Aude. Sédentaire et assez répandue sur les côtes mari- 

times. A. C. niche régul 1 . 

Ariége. De passage accidentel et à la suite des gros temps 

en mer. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Sédentaire et très-répandue sur les côtes mari- 
times. T. C. niche régul 1 . 



~ 45 — 

Hautes-Pyr. Observée très-rarement le long des étangs et ri- 
vières. T. T. R. ne niche pas. 

Tarn. Observée de loin en loin et toujours à la suite des 

pluies d'automne et du gros temps en mer. T. R. — 

Tarn-et-Gar. On voit cette espèce remonter le Tarn et la Ga- 
ronne à la suite des pluies prolongées et du 
gros temps en mer. T. R. — 

Pyr. -Orient. Sédentaire le long des côtes maritimes de ce dé 

parlement. T. C. niche régul 1 . 

254. - GOÉLAND MÉLANOCÉPHALE. — LARUS 
MELANOCEPHALUS (Natterer). 

Larus melanocephalus, Natterer, in Temm., Man., 2 e édit., (-1820) , t. 2, p. 777, 

et 4« part. (4 840), p. 480. 
Gavia melanocephala, Ch. Bp., B. of Eut. (1838), p. 62. 
Larus melanocephalls, Degland, O'-nith. Europ. (1849), t. 2, p. 324. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 437. 

— Dubois, PL col. des Ois. de l'Ewf, 2 e série, t. 2, pi. 171. 

C'est tout-à-fait accidentellement que cette Mouette nous 
visite. Je ne connais qu'une capture, opérée le 4 8 février 
1867, et à la suite de grandes tempêtes survenues dans la 
Méditérannée. Le chasseur qui me l'apporta me dit qu'il y 
en avait trois ou quatre ensemble qui planaient au-dessus *• * R - ne niene pas. 
delà Garonne, près Piusaguel, 12 kilomètres sud de Tou- 
louse ; mais j'ignore si les autres étaient de la même espèce ; 
c'est cependant probable. 

Aude. Sédentaire le long des côtes maritimes et étangs 

salés. R. niche régul 1 . 

Hérault. Id. id. id. R. — 

Tarn. Je possède un sujet de celte espèce qui m'a été 

envoyé en chair, des environs de Castres. T.T \\. ne niche pas. 

Pyr. -Orient. Sédentaire et assez répandu le long des côtes ma- 
ritimes de ce département. C. niche régul 1 . 

GENRE CXIX. 

STERNE. - STERNA (Linn.). 

255. - STERNE PIERRE-GARIN. - STERNA 
HIRUNDO (Linn.). 

Sterna hirundo, Linn. S. N.. 12eédit. (1766), t. 1, p. 227. 
— Temm. Ma»., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 740. 



— 46 — 

Sterna Hirundo Vieill. Dkt. (1819), t. 32, p. 172, et Faun. franc, (1828), p. 401 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 342. 

— Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 456. 
Sterna yulgaris, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 255. 
l'Hirondelle de mer Pierre-Garin, Buff., PI. enl. 987. 

C'est à la suite des grandes pluie* et du gros temps en mer 
que nous voyons quelques rares sujets de cette espèce, soit à 
la fin de l'été, au commencement de l'automne ou au prin- T. R. ne niche pas. 
temps, au mois de mai ; elle ne reste guère, et dès que le 
beau temps arrive elle disparaît 

Aude. Passe la belle saison dans les parties marécageu- 

ses de ce département. C. niche régul 1 . 

Ariége. De passage accidentel et à la suite du gros temps 

en mer. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Passe toute la belle saison , se reproduit le long 
des côtes et sur les bords graveleux des 
étangs salés. T. C. niche régul*. 

Tarn. De passage accidentel de loin en loin, et comme 

égarée. T. T. R. ne niche pas. 

Tam-ei-Gar. On ne voit cette espèce qu'à la suite des tempêtes 

en mer. T. T. R. — 

Pyr. -Orient. Passe toute la belle saison le long des côtes mari- 
times et étangs salés. T. C. niche régul 1 . 

256. - STERNE NAINE. - STERNA MINUTA 

(Linn.). 

Stehna minuta, Linn., S. N. 12^ édit. (1766), t. 1, p. 228. 

— Temm. Man., 2° édit. (1820), t, %, p. 752. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 348. 

— Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 461. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de la Bclg., 1™ série, t. 3, pi. 256. 
Petite Hirondelle de mer, Buff., PI. enl. 99 6. 

On a capturé, à la suite de grandes pluis, deux petites Hi- 
rondelles de mer sur la Garonne, près Grenade , le 19 mai 
^869. T.T.R. nenichepas. 

Je ne connais pas d'autres prises dans notre département. 

Aude. Passe la belle saison le long des rivières et bords 

de la mer. P. C. niche régul 1 . 

Ariége. De passage accidentel en automne le long des ri- 

vières et ruisseaux. T. T. R. ne niche pas. 



- 47 — 

Gers. De passage accidentel en automne et au prin- 

temps. T . T. R . ne niche pas. 

Hérault. Passe la belle saison indistinctement sur le bord 
des rivières et le long des côtes maritimes 
de ee département. C. niche régul 1 . 

Tarn. De passage irrégulier en automne et au prin- 

temps , toujours en suivant les rivières et 
ruisseaux. T. T. R. ne niche pas. 

Tarn-et-Gar. De passage accidentel en automne et au prin- 
temps, en suivant les cours d'eau. T. T.R. 

Pyr. -Orient. Passe toute la belle saison le long des cours d'eau 
et sur le bord des côtes maritimes de ce 
département. C. niche régul 1 . 

GENRE CXX. 

GUIFETTE. — HYDROCHELIDON (Boie). 

257. - GUIFETTE EPOUVANTAIL. 

HYDROCHELIDON FISSIPES ( G. R. Giay ex Linn.). 

Sterna fissipes, Linn. S. N., 12 e édit. (1760) , t. 1, p. 228. 
Sterna nigrà, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 749. 

— Vieill , Dkt. (1819), t. 32, p. 170, et Faun, franc. (1828), p. 400. 

Hydrochelidon fissipes, G. R. Gray, Gen. of B (1844-184$), t. 3, p. 660. 
Sterna fissipes, Degland, Ornith. Europ. (1849), t e 2, p. 349. 
Hydrochelidon fissipes, Degl. et Gerbe, OrnUh. Europ. (1867), t. 2, p. 465. 
Hydrochelidon nigra, Dubois, PI. col. des Ois. delà Belg., 4 re série, t. 3, pi, 275, 
l'Épouvantail , Buff., PI. enl. 333, adulte sous le nom d'Hirondelle de mer 
appelée V Épouvantait. 924, jeune, sous le nom de Grifette. 

Nous voyons cette Hirondelle fin juillet, août, septembre, 
avril et mai, suivre tous nos grands cours d'eau, principa- 
lement la Garonne, toujours par bandes plus ou moins nom- 
breuses constamment en l'air, ne paraissant pas se reposer PC- niche accid 1 . 
dans la journée, ou du moins très-rarement, et poussant dans 
ses évolutions des cris plaintifs qui s'entendent d'assez loin. 

Aude. Arrive au printemps, repart en automne. X. G. niche régul 1 . 

Ariége. De passage au printemps et en automne; quelques 

couples restent l'été tout le long des cours 

d ' eau - T. R. niche accid 1 . 

Gers. De passage en automne ; peu au printemps. p. C. ne niche pas. 

Hérault. Arrive vers la fin d'avril, passe la belle saison, 

repart en automne. T. C. niche régul 1 . 



— 48 — 

Haulcs-Pyr. De passage irrégulier et en automne -, très-peu 

au printemps. T. 1\. ne niche pas. 

Tarn. De passage régulier en automne, très-peu au 

printemps, P. C. ne niche pas. 

Tam-cl-Gar. Arrive en avril-mai ; quelques rares couples pas- 
sent l'été; repassent en août- septembre. P. C. niche rarem 1 . 

Pyr.-Oricnt. On le voit toute la belle saison le long des ri- 
vières et marais. T. G. niche rëguK 

258, - GUIFETTE LEUCOPTÈRE. 

HYDROCHELIDON LEUCOPTERA (Meissner et Schinz ). 

Sterna lelcoptera, Meiss. et Schinz, Vogel der schweilz, p. $64. 

— Temm. Man., 2* édit. (1820), t. 2, p. 747. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 351. 
Hydrochelidon mgra, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 466. 
Hydrochelidon leucoptera, Dubois , PI. col des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, 

pi. 259. 

Cette Hirondelle est très rare chez nous, et ce n'est qu'acci- 
dentellement que j'ai constaté sa présence ; les trois captures T. T. R. ne niche pas. 
que je connais ont été faites à de longs intervalles et toujours à 
la suite de grandes pluies. 

Aude. Se montre tous les ans sur les étangs et bords des 

rivières, mais principalement au printemps. A. R. niche accid 1 . 

Hérault. Arrive au printemps, peu restent l'été; repasse en 

automn . P. C. niche rarem 1 . 

Tarn-et-Gar. Accidentellement constatée dans ce département. T. t. R. ne niche pas. 

Pyr. -Orient. Elle visite ce département en avril-mai ; très- 
rarement on la revoit au passage d'automne. P. C. niche rarem 1 . 



259. - GUIFETTE HYBRIDE. - HYDROCHELIDON 

HVRRIDA (G. R. Gray ex Pallas). 

Sterna hyrrida, Pa 1 1. Zoorjr. (1811-1831), t. 2, p. 338. 
Sterna leucopareia, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 746. 
Hydrochelidon hybuida, G. R. Gray. Gen. oj B. (1841-1846), t. 3, p. 660. 
Sterna iiybrida. Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 353. 
Hydrochelidon hybrida. Degl. et Gerbe, Ormilh. Europ. V 1367), t. 2, p. 4G8. 
Hydrochelidon cinerëa, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 rc série, t. 3, pi. 258. 



— 49 — 

Cette Hirondelle de mer, appelée Sterne Moustac, est plus 
rare chez nous que la précédente, et je ne connais qu'une x T R. ne niche pas. 
capture opérée l'année dernière, le 16 avril 1878, près Bra- 

queville, 8 kilomètres sud de Toulouse. 

niche 

Aude. De passage tout à fait accidentel et au printemps. T. R. trés-accid 1 . 

Héruutt De passage régulier au printemps ; très-peu passent 

l'été. P. G. niche rarem 1 . 
Pyr.-Orient. Se montre presque tous les ans et toujours en niche tout à fait 

petit nombre. R. accidentellement.. 



TROISIEME DIVISION. 

PALMIPÈDES LAMELLIROSTRES. — PALMIPEDES 
LAMELLIROSTRES (G. Guv.). 

FAMILLE XL. 

ANATIDÉS. — ANATIDJE (Leach). 

GENRE CXXI. 

CYGNE. - CYGNUS (Linn.). 
260. CYGNE SAUVAGE. — CYGNUS FERUS (Ray.).. 

Cygnus férus, Ray, Syn. Av. v 1713), p. 136. 

Anas cygnus, Ternm. Man. y 2« édit. (1820), t. 2, p. 828. 

Cygnus musicus, Temrn. etLib. cit., 4 e part. (1840), p. 526. 

Cygnus férus, P. Roux, Omith. Prov., pi. 365 -, 1, adulte; 2, tête de jeune. 

— Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2. p. 410. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 473. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, p. 299.. 

Nous ne voyons pas le Cygne sauvage tous les ans, et ce R. ou 

n'est que pendant les hivers très-rigoureux qu'il nous visite ; T. R. 

pendant le mois de décembre 1871 et le mois de janvier sui- s y on ne niche pas 

vant on en a capturé un certain nombre dans nos environs. h; vers 

Aude. De passage en décembre et janvier pendant les 

hivers rigoureux. R.ouC. ne niche pas. 

Ariége. Id. id. id. — 

Gers. Id. id. id. — 

Hérault. De passage pendant l'hiver, mais plus ou moins 

abondant, selon l'intensité du froid. — 



— 50 — 

Hauks-Pyr. De passage tout à fait accidentel, même pendant 

les hivers très-rigoureux. T. R. ne niche pas. 

Tarn. De passage toutes les fois que l'hiver est très- 

rigoureux. R.ouC. — 

Tarn-et-Gar. De passage quand les hivers sont rigoureux. _ 

Pyr.-Orien. On ne voit celte espèce que pendant les hivers 

rigoureux. — — 

261. - CYGNE DE BEWICK. - CYGNUS MINOR 

(Keys et Blas. ex Pall.). 

Cygnus OLOR B. minor, Pall., Zoogr. (1 81 1-1 83 i), t. 2, p. 214. 
Cygnus minor, Keys et Blas , Wirbtllh (1840), p. 82. 
Cygnus bewickii. Temm. Man, 4 e partie (1840), p. 527. 
Cygnus minor, Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 412. 

— - Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 8, p. 474. 

Cygnus islandicus, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., l r e série., t. 3, pi. 298. 

Ce Cygne, beaucoup plus rare que l'espèce précédente, a ce- 
pendant été pris et à ma connaissance, en 1 869, 1 870 et 1 871 , 
en décembre et janvier. Je possède un magnifique mâle adulte, 
pris près de Saint-Martin-du-Touch, 6 kilom. de Toulouse; 
de plus, j'ai aussi un jeune mâle pris le lendemain ; tous 
deux furent capturés les 1 4 et 1 5 décembre de l'année citée. 
J'ai pu voir et en chair un autre sujet de cette espèce, pris le 
9 janvier 4 871 ; il était adulte. Comme peu d'ornithologistes 
sont au courant de la différence du Cygne de Bewick avec le ' ' ' ne nicne P a s 
Cygne sauvage, je ferai mon possible pour donner les deux 
espèces en dessin colorié à la fin de ce catalogue. 

Je donnerai aussi la figure du jeune, qui est plus petit que 
le Cygnus minor, et qui pourrait être un jeune du Cygne 
américain ; je laisse aux personnes plus autorisées que moj 
le soin de juger s'il faut rapporter ce sujet à l'une ou à l'autre 
espèce ; pour ma part, je pencherais fort pour le Cygne amé- 
ricain. 

Aude. De passage tout à fait accidentel, même dans les 

hivers très-rigoureux. T> T R . ne n i c h e pas# 

Hérault. Observé rarement et pendant les hivers rigou- 
reux. T. T.R. 

Haules-Pyr. Un sujet adulte a été capturé près de Tarbes, le 

21 décembre 1871. T. T.R. 

Tarn^i-Gar. Deux sujets adultes ont été tués près Caslelsar- 

rasin, le 19 décembre 1871. T. T.R. — 



— 51 — 

262. - CYGNE TUBERCULE. - CYGNUS OLOR 

(Vieill ex Gmel.). 

Anas olor, Gmfel, Syst. (1788) t. 1, p. 801. 
Cygnus olor, Vieill., Dict. (1817), t. 9, p. 37. 
Anas olor, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 830. 
Cygnus olor, P. Roux, Ornilh. Prov., pi. 364. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 414. 

Cygnus mansuetus, Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 478. 
Cygnus turerculirostris, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 300. 
le Cygne, Buff., PI. enl., 913. 

Deux captures ont été faites dans les environs de Toulouse; 
l'une remonte à l'hiver 1860, et elle eût lieu au-dessous de 
la grande chaussée du moulin du Bazacle; la deuxième, beau- -j- T R ne niche pas 
coup plus récente, fut opérée, le 27 décembre 1870, dans la ., 

partie de la Garonne qui est entre la grande chaussée du a lélat 
moulin du Château et les ramiers de Braqueville. sauvage. sauvage. 

C'est à cette espèce que se rattachent les Cygnes que nous 
élevons pour l'ornement des pièces d'eau, parcs et jardins 
publics. 

Aude. De passage très-accidentel et pendant les hivers 

les plus rigoureux. T. T. R. ne niche pas. 

Ariége. Un sujet l'ut tué près de Pamiers, pendant l'hiver 

de 187i. T.T.R. — 

Hérault. Observé de loin en loin pendant les hivers rigou- 
reux. T. R. — 

Tarn-et-Gar. A été pris près de Montauban pendant l'hiver 

1870-1871. T.T.R. — 

GENRE CXXII. 

OIE. - ANSER (Barrère). 

263. - OIE CENDRÉE. - ANSER CINEREUS (Meyer). 

Anser cinereus, Mey. Tasch. Deuts. (1810), t. 2, p. 552. 
Anas anser férus, Temm. il/an., l re édit. (1815), p. 526. 

— Temm. Man., 2e édit. (1820), t. 2, p. 818. 
Anser cinereus, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 358 et 359. 
Anser férus, Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 393. 
Anser cinereus, Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 479. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 297. 



c. 




T. 


R. 


11. 




T. 


Ç- 


T. 


R. 


T. 


R. 



— 52 

L'Oie cendrée nous visite tous les hivers en plus ou moins 
grand nombre -, elle aime dans son séjour nos grands champs 
ensemencés de blé ou d'avoine dont elle broute les jeunes 
pousses; elle nous quitte dès le mois de février et courant p q ne n i c h e pas 
mars, selon la température. 

Cette espèce est la principale souche, sinon l'unique, de 
notre Oie domestique. 

Aude. Arrive en novembre -, une grande partie passe 

l'hiver dans les prairies humides de ce dé- 
partement, qu'elle abandonne au printemps. C. ne niche pas. 

Ariége. De passage à la fin de l'automne et en hiver. 

Gers. De passage régulier à la fin de l'automne et de 

l'hiver. 

Hérault. Passe l'hiver dans les prairies et champs de blé. 

Hautes-Pyr. De passage irrégulier en novembre, décembre et 
mars. 

Tarn. De passage annuel pendant l'automne et l'hiver. 

Tarn-et-Gar. De passage régulier, plus ou moins nombreux , 

selon les années. T. R. 

Pyr. -Orient. Pendant les mois de novembre et décembre arrive 

en grandes bandes. T. C. 



264. — OIE SAUVAGE. - ANSER SYLVESTRIS (Briss.). 

Anser sylvestris, Briss. Ornith. (1760), t. 6, p. 265. 
Anser seGetum, Temm,, Man., 2 e édil. (1820), t. 2, p. 820. 

— Temm., Lib. cit., 4e part. (1840), p. 617. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 360. 

Anser sylvestris, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2 , p. 394. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1 867), t. 2, p. 481 . 
Anser segetum, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., l re série, t. 3, pi. 296. 
l'Oie sauvage, Bull, PI. enl. 9 85. 

Cette espèce est nommée aussi Oie des moissons et Oie vul- 
gaire-, elle nous visite comme la précédente, aux mêmes épo- £ ne n i cne p as , 
ques; est plus commune que l'Oie cendrée. 

Aude. Ce n'est que pendant l'hiver que cette espèce 

visite ce département. C. ne niche pas. 

Ariége. On voit celte espèce de passage pendant l'hiver. P.C. — 

Gers. De passage en hiver. P. C. — 

Hérault. Passe pendant l'hiver lorsqu'il est assez rigoureux. T. R. — 



— 53 — 

Hautes* Pyr. De passage en hiver , mais toujours en petit 

nombre. T. R. ne niche pas. 

Tarn. De passage tous les ans pendant l'hiver. R. — 

Tam-et-Gar. De passage régulier pendant tout l'hiver. P. C. — 

Pyr. -Orient. Arrive en novembre, passe l'hiver dans ce dépar- 
tement, repart au printemps. C. — 

265. - OIE A FRONT BLANC. - ANSER ALBIFRONS 

(Bechst. ex Gmel.). 

Anas albifrons, Gmel., Syst. Nai. (17 88), t. 1, 509. 
Anser albifrons, Bechst., Nat. Deuts (1809), t. 4, p. 898. 
Anas albifrons, Temm., Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 821. 
Anser médius, Temm., Lib. cit. (1840), 4 e part., p. 518. 
Anser albifrons, P. Roux, Ornith. Prov,, pi. 266. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 397. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 483. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 294. 

L'Oie à front blanc est nommée aussi Oie rieuse. Cette 
espèce ne nous visite pas tous les ans ; c'est toujours dans les 
hivers très- rigoureux que nous pouvons nous procurer quel- 
ques rares sujets : peu d'adultes, presque toujours des jeunes. T. T. R. ne niche pas. 
Elle suit assez les plantations de colza au bord de nos rivières 
et ruisseaux ; nous quitte dès le mois de mars pour regagner 
le nord de l'Europe. 

Aude. Il faut des froids bien rigoureux pour qu'elle 

visite ce département. T. T. R ne niche pas. 

Gers. Observée pendant les hivers rigoureux de 

1870-71 et 1871-72. T. R. — 

Hérault. Visite presque annuellement les marais de ce 
département, mais n'est abondante que lors- 
que Phiver est rigoureux. T. R. — 

Tarn. Capturée en décembre 1871 près Albi. T.T.R. — 

Pyr.-Orient Ne se montre abondante que pendant les hivers 

rigoureux. R. — 

GENRE CXXI1I. 

BERNACHE. - BERN1CLA. — (Stephens). 

266. - BERNACHE NONNETTE. - BERNICLA 

LEUCOPSIS (Boie ex Bechst). 

Anser leucopsis, Bechst., Nàt. Deuts. (1809), t. 4, p. 921. 
Anas leucopsis, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p, 823. 



— 54 — 

Bernicla leucopsis, Boie, Isis (1822), p. 563. 
Anser erythropus, P. Roux, Omilh. Prov., pi. 36 2. 

— Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 402. 

Bernicla leucopsis, Degl. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 2, p. 488. 
Anser leucopsis, Dubois, PL col. des Ois. de laBelg., 1 re série, t. 3, pi. 293. 
l'Oie bernache, Buff.,Pl. enl. 855. 

Ce n'est que pendant les hivers rigoureux que nous voyons 
quelques rares sujets de cette espèce ; j'ai pu constater deux 
captures opérées pendant l'hiver 1870-1871. On m'a assuré t. T. R. ne niche pas. 
églement qu'il en avait été tué une en 1860, mais je n'ai pu 
contrôler le fait. 

Aude. De passage très-accidentel pendant les hivers ri- 

goureux. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Ce n'est que pendant les hivers très-rigourenx 

que l'on rencontre quelques rares sujets. T. T. R. — 

Tam-et-Gar. Capturée le 23 décembre 1871 près Montauban ; 

elle fait partie de ma collection. T. T. R. — 

Pyr. -Orient. On ne voit cette espèce que pendant les hivers 

les plus rigoureux. T.T.R. — 

267. - BERNACHE GRAVANT. - BERN1CLA 

BRENTA (Steph. ex Briss.). 

Brenta, Briss., Omilh. (1760), t. 6, p. 304. 

Anser hernicla, Temm., Man. 2e édit. (1820), t. 2, p. 824. 

Bernicla rrenta, Steph., Gen. Zool. (1824), t. 12, p. 49. 

Anser bernicla, Temm., lib. cit. &° part. (1840), p. 522. 

Anser torquatus, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 363. 

Anser bernicla, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2. p. 404. 

Bernicla brenta, Degland et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 489. 

Anser torquatus, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg. y * re série, t. 3, pi. 292. 

l'Oie cravat, Buff., PI. enl. 342, fig. mol. col. 

Cette espèce est la plus rare de toutes celles qui nous visi- 
tent, et c'est toujours, comme la précédente, par les hivers 
les plus rigoureux qu'on la voit. Je ne connais qu'une capture T. T. R. ne niche pas. 
très-authentique ; elle a été faite il y a près de 20 ans. 

Hérault. Je ne puis constater qu'une capture en hiver 

1871, le 7 décembre, près Pézônas. T.T R. ne niche pas. 

Tarn. Capturée pendant les derniers jours de décembre 

4 871, près Lavaur. T.T.R. — 

Pyr.-Orient. Se montre seulement pendant les hivers très- 
rigoureux. T. T. R. — 



- 55 — 

GENRE CXXIV. 
SOUGHET. — SPATULA (Boie). 

268. - SOUCHET COMMUN. - SPATULA CLYPEATA 

(Degl. et Gésier ex linn.): 

Anas clypeatà, Linn., S. N. 12* édit. (1766), t. 4, p. 200. 
— Temm. Man., 2* édit. . (1820), t. 2, p. 842. 

Anas spatula, Boie, Isis (1822), p. 565. 
Anas clypeatà, Degland, Omiih. Europ. (1849), t. 2, p. 423. 
Spatula clypeatà, Degl. et Gerbe, Omiih. Europ. (1867), t. 2, p. 503. 
Rhynchaspis spatulata, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 276. 
le Souchet, Buff., PI. enl. 971, mâle adulte-, 972, femelle. 

Le Canard Souchet est de passage dès les premiers froids, 
repasse en mars et commencement d'avril. Il fréquente, dans 
ses visites à notre département, les bords de nos rivières et P. C. ne niche pas. 
; ruisseaux, et se repose dans les mares et flaques d'eau au 
milieu de nos ramiers. 

Aude. Passe une grande partie de l'hiver dans les 

marais. 

Ariége. De passage irrégulier en hiver. 

Gers. De passage pendant l'hiver; s'arrête peu. 

Hérault. Répandu pendant tout l'hiver sur les marais 
pourvus de plantes aquatiques. 

Hautes-Pyr. De passage tout-à fait accidentel et pendant 
l'hiver. 

Tarn. De passage presque régulier pendant l'hiver. 

Tam-et'Gar. De passage régulier en novembre, décembre et 
mars. 

Pyr. -Orient. Arrive en novembre, séjourne tout l'hiver, dis- 
paraît en mars. 

GENRE CXXV. 
CANARD. - ANAS (Linn.). 

269. - CANARD SAUVAGE. - ANAS BOSCH AS (4) 

(Linn.). 

Anas boschas, Linn. S. N., 12 e édition (1766), t. 1, p. 205. 
— Temm. M an., 2 e édit, (1820). 

(1) Les caractères essentiels qui servent à distinguer le Canard sauvage, anas Boschat 



Ç- 


ne 


niche pas. 


R. 




— 


T. R. 




— 


A. G. 







T. T. R. 




— 


T. R. 




— 


P. G. 




___ 



— 56 — 

— Degland, Ornith, Europ. (1849), t. 2, p. 4:^ô. 

— Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 506. 
Anas fera, Dubois, Pi. col. des Ois. de la Belg., 1" 1 série, t. 3, pi. 270. 
le Canard sauvage, Buff., PI. enl. 776, mâle; 777, femelle. 

Le Canard sauvage est de passage annuel et régulier ; plus 
ou moins abondant selon les hivers , il arrive vers les pre- 
miers jours d'octobre, mais ce ne sont que les avant-coureurs ; 
le fort du passage a lieu vers le 15 novembre et se continue 
jusqu'au 15 décembre. Quelques sujets restent tout l'hiver ; le T c ne niche 
retour a lieu, si l'hiver est doux, au commencement de mars-, ' 
s'il est rigoureux, ils repassent fin mars, même en avril. Dans" 
ses passages chez nous, ce canard hante les rivières et ruisseaux 
et surtout les eaux tranquilles et abritées de l'intérieur de nos 
ramiers (2). 

(connu vulgairement par nos chasseurs sous le nom de Canard col-vert), du Canard domesti- 
que sont les suivants : 

Canard sauvage. Canard domestique. 

Couleur de la tête et du cou d'un vert Couleur de la tête et du cou d'un vert 

métallique, foncé et peu brillant. 

Corps élancé. Corps massif et lourd. 

Bec petit, resserré à la base et de forme Bec gros et robuste, aussi large à la base 

bombée. qu'au bout et de forme presque plate. 

Pattes et cuisses petites et fines. Pattes et cuisses grosses et robustes. 

Poitrine et ventre zébrés finement dans Poitrine et côtés du ventre zébrés; absence 

toute son étendue. complète de zébrure sous le ventre. 

(2) Ce canard offre de nombreuses variétés et souvent des métis que l'on rencontre à l'état sau- 
vage. Je possède un mâle complètement blanc II fut capturé le 14 novembre 1872 sur les 
étangs situés entre Narbonneel La Nouvelle (Aude). Je possède également un hybride, mâle du 
canard sauvage, anas Boschas et du Filet acuticaude, Dafila acula ; tout me porte à croire que 
le père était le canard sauvage. Cet oiseau a été capturé sur les marais de Grisolles (Tarn-et- 
Garonne) le 17 décembre 1868. 

Il est tellement singulier que je crois être agréable aux amateurs en leur donnant la descrip- 
tion de ce canard extraordinaire. 

« Tête et cou d'un gris de souris suivis d'un collier blanc d'argent très-étroit en forme de 
bague; haut de la poitrine d'un roux marron vif; grandes plumes des ailes d'un blanc pur, 
petites et moyennes couvertures d'un roux très-clair, miroir couleur li las pâle; dessus du dos 
blanc, légèrement gris; ventre blanc, légèrement teinté de rose et très-finement zébré de brun 
presque effacé; sus-caudale violet, gris-clair; queue blanc sale; pieds iou^e-rose très-pâle ; 
bec gris, vineux. La for -ne générale est assez élancée, le cou est long et mince comme celui du 
Cninird pilet. 



T. C. 


niche régul 1 . 


P. C. 


ne niche pas 


T. C. 


— 


T. C 


niche accid 1 . 


T. T. G. 


niche régul 1 . 



— 57 — 

Aude. De passage en hiver et au printemps ; quelques 

couples restent l'été et se reproduisent sur 
les étangs. T. C. niche régul 1 . 

Ariége. . De passage en automne , hiver et printemps. T. G. ne niche pas. 

Gers. De passage régulier pendant toute la mauvaise 

saison. T. C. — 

Hérault. Arrive à la fin de l'automne , passe l'hiver une 
partie, repart au printemps tandis que d'au- 
tres restent l'été et se reproduisent dans les 
étangs de ce département. 

Hautes-Pyr. De passage régulier, toujours en hiver et en petit 
nombre. 

Tarn. De passage régulier à la fin de l'automne et au 

printemps. 

Tarn-et-Gar. De passage en novembre, janvier et février ; 
quelques très-rares couples restent quelque- 
fois en été. 

Pyr.-Orient. Sédentaire et de passage pendant la mauvaise 
saison . 

GENRE CXXVI. 
CHIPE AU. — CHAULELASMUS (G. R. Gray). 

270. — CHIPE AU BRUYANT. - CHAULELASMUS 

STREPERA (G. R. Gray ex Linn.). 

Anas strepera, Linn. S. N., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 200. 
— Temra. Man., 2 e édit. (1 820), t. 2, p. 837. 

Chaulelasmus strepera, G. R. Gray, List. Gen. of B. (1840), p. 74. 
Anas strepera, Degland, Omith. Europ. (1 849), t. 2, p. 430. 
Chaulelasmus strepera, Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 510. 
Anas strepera, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re sér. } t. 3, pi. 271. 
le Chipeau ou Ridenne, Buff., PI. enl. 7 58 

Ce Canard, appelé aussi Ridenne, est de passage dans les 
hivers froids et rigoureux en décembre et janvier -, il suit T.T. R. ne niche pas. 
nos cours d'eau ; il ne séjourne pas ; il repasse en mars. 

Aude. Habite ce département pendant tout l'hiver. P. C. ne niche pas. 

Ariége. De passage accidentel et à la fin de l'automne. T. T.R, — 

Gers. De passage presque régulier pendant l'hiver. T. R. — 

Hérault. Arrive en novembre, passe l'hiver et disparaît 

au printemps. P. C. — 



— 58 - 

Hautes-Pyr. Très-rarement observa aux passages de fin d'au- 
tomne. T. T. R. ne niche pas. 

Tarn. Passe assez régulièrement pendant l'hiver, T. T. R. — 

Tarn-et-Gar. De passage non régulier en hiver. T.T.R. — 

Pyr. -Orient. Arrive à la fin de l'automne, séjourne toute la 

mauvaise saison et disparaît au printemps. P. C. — 

GENRE CXXVII. 

MARÈQUE. - MARECA (Steph.) 

271. — MARÈQUE PÉNÉLOPE. — MARECA 

PENELOPE (Selby ex (Linn.). 

Anas penelope, Linn., S. A r . 12 e édit. (1766), t. 1, p. 202. 
— Temm. Man., 2e édit. (1820), t. 2, p. 837. 

Mareca penelope, Selby, Brit. Omith. (4 833% t. 2, p. 324. 
Anas penelope, Degland, Omith. Eurap. (1849), t. 2, p. 431. 
Mareca penelope, Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 512. 
Anas fistularis, Dubois PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 273. 
le Canard siffleur, Buff., pi enl. 825, mâle adulte. 

Ce canard arrive dès le mois d'octobre, séjourne pour ainsi 
dire tout l'hiver dans les ramiers de notre département, sur- 
tout des environs de Toulouse ; il nous quitte dans le courant T. C. ne niche pas. 
de février ; c'est un des Canards les plus communs de ceux 
qui nous visitent. 

Aude. De passage régulier en novembre , passe l'hiver 

sur les étangs des bords de la mer. T. T. C. ne niche pas. 

Ariége. De passage régulier en automne -, un petit nom- 
bre reparaissent au retour du printemps. A. C. — - 

Gers. De passage régulier pendant la mauvaise saison 

disparaît au printemps. A. C. 

Hérault. Arrive fin octobre et courant novembre ; reste 
toute la mauvaise saison sur les étangs ; repart 
aux premiers beaux jours. T. T. C. — 

Hautes-Pyr. De passage en hiver, mais toujours en très-petit 

nombre. R. 

Tarn. De passage régulier pendant les mois de novem- 
bre, décembre et mars. T. C. 

Tarn-et-Gar. De passage régulier pendant la mauvaise saison. T. C. 

Pyi.*Orient. Passe tout l'hiver dans les marais des côtes ma- 
ritimes; disparaît dès les premiers beaux 
jours. T. T. C. — 



— 59 — 

GENRE CXXVIII. 
P1LET. — DAFILA (Léach.). 

272. - PILET ACUTICAUDE. — DAFILA ACUTA 

(Eyton ex Linn.) 

Anas acutà, Linn. S. N., 12 e édit. '1766), t. 1, p. 202. 
— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 838. 

Dafila acuta, Eyton, Rar. Brit. B. (1836), p ^0. 
Anas acuta, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 428. 
Dafila acuta, Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 515. 
Anas caudacuta, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 272. 
le Canard a longue queue, Buff., PI. enl. 954, mâle adulte. 

Bien que ce Canard descende tous les ans dans le midi de 
la France, il ne passe pas toujours dans notre département 
et nous sommes souvent une et même deux années de suite 
sans en voir un seul, et, lorsque nous le rencontrons dans 
nos environs, c'est toujours en petit nombre. Aussi est-il T. R. ne niche pas. 
considéré comme une rareté par nos chasseurs et amateurs ; 
dans ses passages, il fréquente les mêmes lieux que les espè- 
ces précédentes. C'est habituellement vers le milieu de 
novembre qu'il se montre. 

Aude. De passage en novembre , février et mars ; un 

petit nombre restent l'hiver. c ne niche pas# 

Ariége. De passage accidentel et de loin en loin pendant 

l'hiver. T. R. — 

Gers. De passage tout-à-fait accidentel pendant l'hiver. t.T.R. 

Hérault. Deux passages importants ont lieu en novembre, 

février et mars ; peu restent l'hiver. T. C. — 

Hautes-Pyr. Observé très-rarement sur les étangs. T.T.R. — 

Tarn. Passe tous les hivers et quelquefois au commen- 

cement du printemps. A. R. — 

Tarn-et-Gar. De passage régulier pendant l'hiver. P. C. _ 

P%r. -Orient. Très-abondant aux deux passages d'automne et 
du printemps -, une partie séjourne l'hiver 
sur les marais des côles maritimes. T. T. C. — 

GENRE CXXIX. 

SARCELLE. — QUERQUEDULA (Steph).) 

273. - SARCELLE D'ÉTÉ. - QUERQUEDULA 

CIRCIA (Steph. ex Linn.). 

Anas querquedula et circia, Linn. S. N., 12* édit. (1766), t. 1, p. 203. 
Anas querquedula, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p, 844. 



— GO — 

Querquedula circia, Steph., fa Shaw. Gen. Zool. (1824), t. 12, p. 143. 
Anas querquedula, Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 436. 
Querquedula circia, Degl. et Gerbe. Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 518. 
Anas glaucoptera, Dubois, PI. col. des Ois. de la Bclg., 1 re série, t. 3, pi. 274. 
la Sarcelle d'été, Buff. , PI. enl. 946, mâle adulte. 

Cette Sarcelle est sédentaire et de passage-, il reste quelques 
rares couples en été qui se reproduisent dans les endroits 

abondammentpourvusderoseauxetdeplantesaquatiques.il p ~ niche presque 
y a 20 ans elle se reproduisait dans les grands ramiers du régulièrement, 

moulin du Château et de Braqueville. Un passage a lieu en 
août et septembre ; le retour s'opère en mars et avril. 

Aude. De passage en mars et à la fin d'août : quelques 

rares couples restent l'été. C. niche accid 1 . 

Ariége. De passage surtout fin août ; très-peu reviennent 

au printemps. R. ne niche pas. 

Gers. De passage à la fin de l'été, très-peu au prin- 

temps; ce n'est que très-rarement qu'on la 
voit tout l'été, 

Hérault. De passage régulier au commencement de l'au- 
tomne ; moins abondante au printemps; il 
reste quelques couples en élé dans les parties 
retirées et désertes du déparlement.. 

Hautes-Pyr. Fréquente très-peu ce déparlement à son passage 
de fin de l'été. 

Tarn. De passage surtout fin août, beaucoup plus rare 

au printemps ; on rencontre quelques rares 
couples en été dans . les parties les plus dé- 
sertes. 

Tarn-et-Gar. De passage fin août ; quelques couples passent 

l'été dans les endroits marécageux et déserts. 
Pyr.-Orient. De passage fin de l'été et au commencement du 

printemps 

274. - SARCELLE SARGELLINE. — QUERQUEDULA 

CRECCA (Steph. ex (Linn.). 

Anas crecca, Linn. S. N. y 12 e édit.(1766), t. 1, p. 204. 

— Tcmm. Man., 2« édit. (1820), t. 2, p. 846. 

Querquedula crecca, Steph., In Shaw. Gen. Zool, (1824), t. 12 p. 146. 
Anas crecca, Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 438. 
Querquedula crecca, Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 521 
Anas crecca, Dubois, PI. col. des Ois. de la Delg., 1 e série, t. 3, pi. 273. 
la Petite Sarcelle, Buff, pi. enl. 9 47. 



P. 


G. 


niche accid 1 . 


T. 


C. 


niche régul 1 . 


T. 


R. 


ne niche pas. 


P. 


C. 


niche accid 1 . 


R. 




— 


T. 


C. 


niche accid 1 . 



— 61 — 

Cette Sarcelle arrive par bandes de dix à trente individus 
vers les premiers jours d'octobre ; hiverne pendant toute la 
mauvaise saison, recherche les endroits tranquilles du bord A. C. ne niche pas-, 
des rivières où l'eau est peu courante ; un second passage a 
lieu en février et mars. 

Aude. Sédentaire dans les parties marécageuses ; plus 

commune en hiver qu'en toute autre saison T. 0, niche régul 1 . 

Ariége. De passage pendant l'hiver et par petites bandes. G. ne niche pas. 

Gers. De passage pendant toute la mauvaise saison. C4. — 

Hérault. Sédentaire toute l'année dans les lieux maréca- 
geux ; plus commune l'hiver. T. T. C. niche régul 1 . 

Tarn-et-Gar. De passage en automne et en hiver; très-peu au 

Printemps. P. c. ne niche pas. 

Tarn. De passage en automne et en hiver G. — 

Tarn-et-Gar. De passage en automne et pendant toute la mau- 
vaise saison. A. C. — 

Pyr. -Orient. Sédentaire toute l'année; il en arrive en au- 
tomne qui passent l'hiver et se joignent à 
celles qui n'émigrent pas. T. T. C. niche régul 1 . 

GENRE CXXX. 

FULIGULE. :.- FULIGULA (Steph.). 

275. - FULIGULE MORILLON. - FULIGULA 

CRISTATA (1) (Steph. ex Linn.). 

Anàs fuligula; Linn. S. IV., 12e édit. (1766), t. 1, p. 207. 
— Temm. Man., 2* édit. (1820), t. 2, p. 873. 

Fuligula ciustata, Steph., In Shaw, Gen. Zool. (1824), t. 12, p. 190. 
Anas fuligula, P. Roux, Omith. Prov., pi. 375 et 376. 
Fuligula cristata, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 457. 

(1) Tous les auteurs ont décrit, le mâle adulte comme ayant la tête et le haut du cou d'un 
noir à reflets violets. J'ai deux mâles capturés dans les environs de Toulouse, les 20 et 23 
décembre 1874 ; ils offrent une grande différence quant à la coloration de la tête et du cou, 
qui sont d'un beau vert brillant ; ce vert est aussi beau que celui que présente la tête du 
Canard sauvage Anas Boschas, mâle très-adulte ; la huppe est longue et noire, tout le reste du 
corps est comme le Morillon ordinaire. Je ne sais à quoi attribuer cette grande différence. 
Serait-ce l'âge ou une variété? Toujours est-il que ni Degland,, ni Degland et Gerbe, auteurs 
des ouvrages ornithologiques les plus récents, ne donnent pas cette livrée et semblent ne pas la 
connaître. On pourrait nommer ce Morillon Variété à tête verte. 



— 62 — 

Fuligula cristata, Degl. et Gerb, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 633. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg, 1 re série, t. 3, pi. 280. 

le Morillon, Buff., PI. enl. 1001, mâle adulte. 

De passage vers la fin de l'automne et commencement de 
l'hiver ; quelques sujets restent presque toute la mauvaise 
saison. 11 repasse fin février et courant mars; dans son pas- p. c. ne niche pas. 
sage et séjour , il fréquente les eaux courantes et qui ne 
gèlent pas. 

Aude. Très-commun en hiver sur les marais. A. G. ne niche pas. 

Ariége. De passage pendant toute la mauvaise saison. C. — 

Gers. De passage régulier pendant l'hiver. C. — 

Hérault. Arrive en masse en octobre, novembre et décem- 
bre ; se répand sur les étangs et mares de ce 
département et y passe toute la mauvaise 
saison. 

Hautes-Pyr. De passage irrégulier et non annuel. 

Tarn. De passage régulier pendant toute la mauvaise 

saison . 

Tam-el-Gar. De passage pendant tout l'hiver. 

Pyr. -Orient. Très-répandu sur les étangs pendant tout l'hiver. 

276. - FULIGULE MILOUINAN. - FULIGULA 

MARILA (Steph. ex Linn.). 

Anas marila, Linn. S. iV., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 196. 

— Temm. Man., 2 e édit, (1820), t. 2, p. 865. 
Fuligula marila, Steph., In Shaw. Gen. Zool. (1824), t. 12, p. 198. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 453. 

— Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 536. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 281. 
le Milouinan, Buff., PI. enl. 1002, mâle. 

De passage dans les hivers rigoureux , mais toujours en 
petit nombre. Dans son passage, il fréquente les eaux vives T •> . . 

et qui ne gèlent pas; dès que les glaces commencent à se * ' ne mené pas. 
produire il disparaît et descend plus au midi. 

Aude. De passage régulier en automne et hiver, peu au 

printemps. P. C. ne niche pas. 

Ariége. De passage accidentel et de loin en loin. T.T. R. — 

Gers. De passage presque régulier pendant la mauvaise 

saison. T. R. — 



T.T. C. 
R- 


C. 

A. Ç. 
T.T. C. 



— 63 - 

Hérault. Passe tout l'hiver dans les cours d'eau et étangs 

salés A. G. ne niche pas. 

Tarn. Capturé rarement et seulement pendant l'hiver. T. T. R — 

Tarn-et-Gar. De passage annuel en remontant les deux rivières 

qui traversent ce département. T. R. — 

Pyr.-Orienl. Arrive en hiver, séjourne sur les marais et re- 
part au printemps. 



A. C. 



277. - FULIGULE MILOUIN. - -FULIGULA FERINA 

(Steph. ex Linn.). 

Anas, ferina, Linn., S. N., 12< édit. (1766), t. 1, p. 196. 

— Temm. Man., 2 e édit. (18 20), t. 2, p. 86 5. 
FULIGULA FERINA, Steph., In Shaw. Gen. Zool. (1824), t. 12, p. 193. 
Anas ferina, P. Roux, Ornilh. Prov., pi. 371 et 372. 

Fuligula ferina, Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 2, p. 455. 

— Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 538. 

Fuligula erythrocephala, Dubois, PL col. des Ois. delà Belg., l re série, t. 3,' pi. 278. 
le Milouin, Buff. PI. Enl. 803, mâle. 

De passage en hiver; dès que les eaux gèlent dans le nord, 
I il descend dans nos contrées : il nous quitte toutes les fois 
| que nos hivers sont assez rigoureux pour geler nos rivières; R. ne niche pas. 

, dans cette circonstance il descend plus au midi et repasse fin 
février, et commencement de mars. 

Aude. Arrive pendant l'automne et séjourne tout l'hiver 

dans les parties marécageuses et les étangs 
salés. A- C. ne niche pas. 

Ariége. De passage non régulier et pendant l'hiver. T. R. — 

Gers. De passage presque régulier en automne et en 

hiver; suit tous les cours d'eau. R. — 

Hérault. Arrive en grandes bandes en automne dans les 
étangs, qu'il ne quitte qu'à l'arrivée du 
printemps. T.T.C. — 

Hautes-Pyr. Observé très-rarement et pendant la mauvaise 

saison. T. T. R. — 

Tarn. De passage en automne et en hiver ; très-peu au 

printemps. T. R. — 

Tarn-et-Gar. De passage régulier en octobre, novembre et dé- 
cembre ; très-peu au printemps. R. — 

Pyro-Orient. Arrive par grandes bandes en automne, y passe 
l'hiver et disparaît dès les premiers beaux 
jours. T. T.C. — 



- 64 — 

278. - FULIGULE NYROCA. - FULIGULA NYROCA 

(Steph. ex Guldenst.). 

Anas nyroca, Guldenst, Nov. Comm. pelrop. (17G9-1770), t. 14, p. 403. 
Anas LEUCOPnTiiALMOs, Temm Man., 2« édit. (1820), t. 2, p. 876. 
FOLIGCLA NYROCA, Steph , In Shaw. Gen. Zool. (1824), t. 12, p. 201. 
Anas nyroca, P. Roux, Omilh. Prov., pi. 377 et 37K. 
Fuligola nyroca, Degland , Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 459. 

— Degl. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 2, p. 540. 

Foligula leucopbtualma, Dubois, PL col. des Ois. delaBelg., 1 ,e série, t. 3, pi. 279, 
la Sarcelle d'Egypte, Bul'f., PI. enl. 1000, mâle. 

Ce Canard, appelé aussi Morillon à iris blanc, est de pas- 
sage accidentel dans notre département, et c'est toujours dans T. R. ne niche pas. 
les hivers rigoureux que nous en voyons quelques-uns. 

Aude. Arrive en octobre, passe l'hiver, repart en février- 

mars. P. C ne niche pas. 

Hérault. Arrive tous les ans de bonne heure en automne, 
séjourne l'hiver sur les étangs du départe- 
ment, qu'il quitte dès les premiers beaux 
jours. C. — 

Tarn. De passage en octobre-novembre , toujours en 

petit nombre. T. T.R. — 

Tarn-et-Gar. Passe annuellement en octobre-novembre toujours 

en petit nombre. T. R. — 

Pyr.-Orient. Arrive de bonne heure en automne; il passe 

l'hiver. C. — 

GENRE CXXXL 
GARROT. - CLANGULA (Flem.). 

279. - GARROT VULGAIRE. — CLANGULA 

GLAUCION (Brehm. ex Linn.). 

Anas clangula et glalcion, Linn. S. N., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 201. 

Anas clangula, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 870. 

Clangula leucomelas , peregrina , et glaucion, Brehm. Hand. , Nat. vôg. Deuts- 

(1831), p. 927 et 929. 
Anas clangula, P. Roux, Omith. Prov., pi. 37 3 et 374. 

— Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 443. 

Clangula glaucion, Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 542. 
Fuligula clangula , Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 rc sér, t. 3, pi. 285. 
le Garrot, Buff., PI. enl. 302, mâle adulte. 



— 65 — 

Le Canard-garrot est de passage irrégulier et en hiver, mais 
jamais en grand nombre -, nous le voyons arriver fin octobre; j r ne n i c h e pas. 
il ne séjourne pas, et descend plus au midi ; il repasse fin 
février et commencement de mars. 

Aude. De passage régulier en automne ; quelques sujets 

restent l'hiver. P. G. ne niche pas. 

Ariége. De passage tout-à-fait accidentel pendant l'hiver. T.T.R. — 

Gers. Observé et capturé très- rarement. T.T.R. — 

Hérault. Arrive tous les ans en automne ; une grande par- 
tie passe l'hiver sur les étangs. A. C. — 

Tarn. De passage non régulier et pendant l'hiver. T.T.R. — 

Tarn-et-Gar. Se montre lous les ans en très-petit nombre à 

son passage d'automne X. R. 

Pyr. -Orient. Arrive en automne, passe l'hiver dans ce dépar- 
tement, qu'il abandonne aux premiers beaux 
jours. C. — 

GENRE CXXXII. 
MACREUSE. - 01 DEMI A (Flem.). 

280. — MACREUSE ORDINAIRE. - 0IDEM1A 

NIGRA (Flem. ex Linn.). 

Anàs migra, Linn. S. N.. 12 e édit. (1766), t. 1, p. 196. 

— Temm. Man., 2? édit. (1820), t. 2, p. 856. 

Oidemia nigra, Flem., Brit. Anim. (1828), p. 119. 
Anas nigra, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 369 et 370. 
Fuligula nigra, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 470. 
Oidemia nigra, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 560. 
Fuligula nigra , Dubois, PL col. des Ois. de la Bety., 1 rt ' série, t. 3, pi. 282. 
la Macreuse, Buff., PI. enl. 978, mâle. 

Ce Canard est de passage irrégulier dans le commencement 
d'octobre -, il s'arrête peu ou pas du tout, et repasse en mars t. R. ne niche pas. 
ou au commencement d'avril. 

Aude. De passage pendant l'hiver, mais toujours en 

petit nombre. T. R. ne niche pas. 

Ariége. Observé très-rarement et pendant l'hiver. T.T.R. — 
Sers. Je neconnais qu'une capture près Gimont, le 

21 décembre 1871. T.T.R. — 
lêrault. Se montre tous les hivers sur les étangs et marais, 

mais toujours en petit nombre. R. — • 



— 66 — 

Tarn. Accidentellement observé pendant la mauvaise 

saison. T. T. R. ne niche pas. 

Tam-et-Gar. De passage presque régulier et en hiver. 
Pyr.-Orient. De passage tous les ans en automne, il ne T. T. R. — 

séjourne pas. R. — 

281. - MACREUSE BRUNE. - OIDEMIA FUSCA 

(Flem. ex Linn). 

Anas fusca , Linn. S. N. 12* édit. (1766), t. 1, p. 196. 
— Temm. Alan., 2« édit. (1820), t. 2, p. 854. 

Oidemia fusca, Flem. Phil. of Zool. (1822), t. 2, p. 260. 
Anas fusca, P. Roux, Ornilh. Prou., pi. 368; 1, jeune; 2, tête d'adulte. 
Fuligula fusca, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 472. 
Oidemia fusca, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 562. 
Fuligula lugubris, Dubois, Pi. col. des Ois. de laBelg., 1 re série, t. 3, pi. 285. 
la Double Macreuse, Buff., PI. enl., 956, mâle adulte; 1007, jeune mâle sous 
le nom de Canard brun. 

Cette Macreuse (nommée aussi Double Macreuse,) ne se 
montre dans notre département que lorsque des tempêtes ou 
des ouragans sur mer l'obligent à abandonner ses parages favo- T T K h 

ris; mais dès que le temps revient au beau, elle regagne ' ^ 

les bords de l'Océan ou de la Méditérannée. 

Aude. Observée très-rarement pendant ses passages 

d'automne. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Se montre tous les ans au passage d'automne , 

mais toujours en petit nombre, R. — 

Tarn-et-Gar. Je l'ai reçue une fois en décembre 1 854, des en- 
virons de Moissac. T.TR. — 

Pyr.-Orient. De passage en automne et au printemps ; un 
petit nombre séjournent l'hiver et toujours 
sur les bords de la mer. P. C. — 

GENRE CXXXIII. 

HARLE — MERGUS (Linn.). 

282. - HARLE BIÈVRE. - MERGUS MERGANSER 

(Linn.). 

Mergus merganser, Linn. 5. IV., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 208 et 209. 
— Temm. Man. 2« édit. (1820), t. 2, p. 881. 



- 67 — 

Mergus castor, Keys. et Blas., Die*. Wirbelt (1840) p. 88. 
Mergus merganser, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 352 et 353. 

— • Degland, Orith. Europ. (1849), t. 2, p. 478. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 569. 
Mergus major, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., l re série, t. 3, pi. 268. 
le Harle, Buff., PI. enl. 951, mâle adulte; 953, femelle. 

Le Harle Bièvre , grand Harle ou Harle commun, est de T. R. 

passage pendant les hivers très-rigoureux ; nous ne le voyons ou G. 

guère lorsqu'il passe que dans les derniers jours de décembre s ^ on ne niche pas. 

et janvier, et dès que la température s'adoucit il nous quitte h j verg> 
et remonte vers le nord 

Aude. Ce n'est que pendant les hivers rigoureux que 

cette espèce se montre abondante. R. ne niche pas. 

Ariége. De passage accidentel et pendant les hivers ri- 

goureux. T. T. R. — 

Hérault. Se montre régulièrement, en hiver, sur les étangs 
et marais ; est plus ou moins commun 
selon les froids. P. C. — 

Tam-et-Gar. Très -peu observé et pendant les hivers rigoureux. T. T. R. — 

Pyr. -Orient. Se rencontre tous les ans et pendant la saison 
froide; plus ou moins commun selon les 
hivers. P. C. — 

283. — HARLE HUPPÉ. - MERGUS SERRATOR 

(Linn.). 

Mergus serrator, Linn. S. N., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 208. 

— Temm. Man. , 2« édit. (1820) , t. 2, p. 884. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 354. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 480. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 570. 
Mergus cristatus, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 267. 
le Harle huppé, Buff., PI. enl. 207 , mâle. 

Le Harle huppé est de passage régulier tous les hivers, T. R. 

mais est plus ou moins abondant selon que le froid est plus ou , 
ou moins rigoureux ; nous ne le voyons que pendant les j es ne nicn<3 P as » 

mois de décembre, janvier et quelquefois en février. hivers. 

Aude. De passage pendant les hivers rigoureux. R. ne niche pas. 

Ariége. De passage accidentel et de loin en loin pen îant 

les hivers rigoureux. T. T. R. — 



— 68 — 

Gers. De passage accidentel pendant les hivers très- 

rigoureux. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Arrive durant l'automne et l'hiver ; plus ou moins 

abondant selon la saison froide. R. — 

Tarn. On le voit tous les ans pendant les plus grands 

froids le long des rivières et marais. T. R. — 

Tarn-et-Gar. De passage régulier pendant l'kuver lorsqu'il est 

rigoureux. T. R. — 

Pyr. -Orient. Arrive en automne, passe l'hiver sur les étangs 
de ce département, qu'il quitte dès les pre- 
miers beaux jours. P. C. — 

284. — HARLE PIETTE. - MERGUS ALBELLUS 

(Linn.). 

Mergus albellus, Linn. S. N. 1 '2 e édit. (1766), t. '., p. 209. 

— Temm. Man., & édit. (1820), t. 2, p. 887. 
Mergellus albellus, Selby, Types of Birds (1840). 

Mergus albellus, P. Roux, Ornith. Prov , pi. 355 et 356. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 483. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 573. 

-— Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 266. 

Harle piette, Buff.^ PI. enl. 449 et 450. 



T. R 






Le Harle Piette est de passage pendant les hivers très- 
rigoureux , en novembre, décembre et janvier ; rarement ou ne niche pas. 
j'ai rencontré l'adulte, et n'ai vu que des jeunes ou des femelles . 

Aude. Arrive en novembre, décembre, passe toute la 

mauvaise saison sur les marais qu'il quitte 

dès les premiers beaux jours. P. C. ne niche pas. 

Ariége. De passage accidentel et de loin en loin pendant 

l'hiver. T.T. R. 

Gers. Observé rarement pendant les hivers rigoureux. T.T. R. 

Hérault. Arrive tous les ans en plus ou moins grand nom- 
bre selon la rigueur des hivers ; les mâles 
adultes sont beaucoup plus rares que les 
jeunes et les femelles. P. C. 

Tarn-et-Gar. De passage non régulier et pendant les hivers 

rigoureux. T.T.R, 

Pyr. -Orient. Arrive au commencement de l'hiver, qu'il passe 
sur les marais, pour disparaître dès les pre- 
miers beaux jours. P. C. 






— 69 



QUATRIÈME DIVISION. 

PALMIPÈDES BRAGHYPTÈRES. - PALMIPEDES 
BRACHYPTERI (G. Cuv.). 



FAMILLE XLL 

PODICIPIDÉS. — PODICIPIDJE 

(De Sélys, Faune Belge, 1842). 



GENRE CXXXIV. 

GRÈBE. — PODICEPS (Lath.). 

285. — GRÈBE HUPPÉ. - PODICEPS CRISTATUS 

(Lath. ex Linn.). 

Colymbus cristatus et urinator, Linn. S. N., 12 e édit. (1766) , t. 1, p. 222. 
Podiceps cristatus, Lath., ind. (1790), t. 2, p. 780. 

— Temm. Man., 2* édit. (1820), t. 2, p. 717. 

— P. Roux , Omith. Prov. , pi. 344, été'; 345, jeune sujet. 

— Degland, Omith. Europ. (1849), L 2, p. 498. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 577. 

— Dubois, PL col. des Ois. delà Belg., 1 re série, t. 3, pi, 223. 
le Grèbe huppé, Buff., PI. enl. 400, mâle adulte en été-, 941, jeune; 944, indi 

vidu de deux ou trois ans sous le nom de Grèbe huppé. 

Ce Grèbe nous visite pendant les hivers rigoureux et dans R. 
es mois de décembre et janvier ; je n'ai jamais pu me pro- ou ne niche pas. 
iurer dans notre département que des jeunes. T. R. 

itude. Se montre sur les étangs et marais pendant les 

U nv hi J ers ri g° ureux - ' „!. p - G. ne niche pas. 
\lnége. Observé très-rarement et pendant 1 hiver. T. R. 

ïers. De passage accidentel pendant les froids rigou- 
reux. T. T. R. , * 

Jèraull. Arrive en novembre, passe l'hiver et émigré au 

printemps. A. C. 

Jautes-Pyr. Très-peu observé et toujours en hiver. T. T. R. __ 

wi. Se montre pendant les hivers sur quelques points 

de ce département. T. R. 

'arn-etrGar. Se montre pendant la saison rigoureuse. T. R. 

'yr.-Orient. Peu commun , même pendant les hivers très- 
rigoureux. T. R. — 



— 70 — 

286. — GRÈBE JOUGRIS. — PODICEPS GRISEGENA 

( G. R. Gray ex Boddaert ). 

Colymbus grisegena , Boddaert, Table des PL enl. de Daubenton, (4783). p. 55. 
Podiceps rubricollis, Temm. Man., 2 e édit. (1820). t. 2, p. 720. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 347. 

Podiceps grisegena, G. R. Gray. Gen. of B. (1844-1846), t. 3, p. 633. 
Podiceps rubricollis, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 501. 
Podiceps grisegena , Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 579. 
Podiceps cinereogularis, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg. 1 re série, t. 3, pi. 222. 
le Grèbe joues grises, Buff., PI. enl., 931, adulte. 

Ce Grèbe est très-rare dans notre département, et encore 
l'unique sujet que je me suis procuré • est un jeune -, il fut 
pris le 23 décembre 1860, prés Blagnac, sur les bords de la T T R * ne mche P as - 
Garonne. 

Aude. De passage accidentel et pendant les hivers 

très-rigoureux. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Très-rarement observé. Je ne connais qu'une 

capture près de Cette , le 1 1 décembre 1 871 . T. T. R. — 

Tarn-et~Gar t Je connais une capture près Verdun , opérée 

pendant l'hiver de 1870. T.T.R. — 

Pyr.-Orient. Très-peu répandu pendant l'hiver et lorsqu'il est 

rigoureux. T. R. — 

287. - GRÈBE OREILLARD. - PODICEPS AURITUS 

(Lath ex Linn. ) 



Colymbus auritus, Linn., S. N. (1758) p. 135, et (1766), t. 1, p. 222. 
Podiceps auritus, Lath., Ind. (1790), t. 2, p. 781, 782 et 783. 
Temm. Afan., 2« édit. (1820), t. 2, p. 725. 

— P. Roux, Omith. Prov., pi. 349 f. 1, mâle au printemps; f. 2, 

tête du jeune. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 505. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 584. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1™ série, t. 3, pi. 220. 

le Petit Grèbe cornu, Buff., PI. enl. 404, f. 2, adulte au plumage d"amour sous 
le nom de Grèbe de l'Esclavonie ; 942, jeune sous le nom de Petit Grèbe, 



- 74 — 

Le Grèbe oreillard est de passage en automne et au prin- 

t i> • • • . j v i i, i ix » rr> n n e sais pas qu'il 

temps. Je ne lai jamais rencontré en livrée d'adulte; ce sont T. R. ait niché 

toujours des jeunes que j'ai pu me procurer. dans le départem'. 

Aude. Sédentaire sur les marais et étangs. C. niche régul 1 . 

Ariége, De passage accidentel et en hiver. T. R. ne niche pas. 

Gers. Observé et capturé très-rarenent. T. R. — 

Hérault. Sédentaire et très-répandu toute l'année sur les 

étangs et marais des côtes maritimes. T. G. niche régul*. 

Hautes-Pyr. Considéré comme une rareté. T.T.R. ne niche pag. 

Tarn. Très-peu commun au passage d'hiver. T. R. — 

Tarn-et-Gar. De passage en automne et hiver. R. — 

Pyr.-Orient, Sédentaire sur tous les étangs et marais. T. G. niche régul. 

288. - GRÈBE ESCLAVON. — PODICEPS CORNUTUS 

(Lath.). 

PODICEPS CORNUTUS, Lath., Ind. (1790), t- 2, p. 782. 

— Temm., . Man. 2« édit. (4 820), t. 2, p. 721. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 348, vieux. 

— Degland, Ornith, Europ. (1849), t. 2, p. 503. 
PODICEPS NIGRICOLLIS, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t, 2, p. 585. 
Podiceps cornutus, Dubois, PI. col des Ois. de la Belg. 1 re série, t. 3, pi. 221. 

Le Grèbe Esclavon, nommé aussi Grèbe cornu, est de pas- 
sage en novembre et décembre. Je n'ai jamais vu des adultes, 
ou du moins en robe d'amour ; c'est toujours dans des parties T. T. R. ne niche pas. 
non courantes et remplies de roseaux de nos rivières que 
nous le rencontrons ; il nous quitte dans la deuxième quin- 
zaine de février. 

Aude. Ne se montre que pendant les hivers rigoureux et 

toujours en petit nombre. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Observé rarement dans ce département, pen- 
dant les hivers les plus rigoureux. T.T.R. — 

Tarn. Je ne connais qu'une capture d'un jeune pendant 

l'hiver 1856. T.T.R. — 

Pyr. -Orient. Peu répandu pendant tout l'hiver sur les marais 

des côtes maritimes de ce département. T, R. — 

289. — GRÈBE CASTAGNEUX. - PODICEPS MINOR 

(Lath.) 

Colymrus Pyrenucus, Lapeyr., Mém. de l'Acai. de Stockolm (1782), t. 3, p. 105. 
i Podiceps minor , Lath., Ind. (1790), t. 2, p. 784. 



— 72 - 4 

— Temm. Man, 2 e édit. (1820), t. 2, p. 727. 

— P. Roux, Ornilh. Prov., pi. :U6, f. 1, jeune de l'année s f. 2, tête 

de vieux mâle. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t, 2, p. 507. 
Podiceps fluviatilis, Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 587. 
Podiceps minor, Dubois, PL col. des Ois. de laBelg., 1 re série, t. 3, pi. 219. 

le Grèbe des rivières ou Castagneux, Buff.,Pl. enl. 905, jeune ouadulteen hiver. 

Le Grèbe castagneux arrive vers les premiers jours de 
septembre, se cantonne et passe l'hiver dans nos environs; 
il choisit les eaux dormantes et couvertes de plantes aquati- 
ques ; il nous quitte dans les derniers jours d'avril. 

Aude. Sédentaiie et de passage dans les étangs et marais. 

Ariége. Arrive en automne, reste une partie de l'hiver. 

Gers. Passe une partie de l'hiver sur les rivières et 

marais. 

Hérault. Sédentaire et de passage sur lts marais et rivières- 

Eautes-Pyr. De passage en automne et en hiver 

Tarn. Se montre tous les hivers sur les cours d'eau. 

Tarn-et-Gar. Se trouve pendant l'hiver sur les grandes riviè- 
res et cours d'eau. 

Pyr.-Orient. Sédentaire et de passage sur les cours d'eau et 
marais. 

FAMILLE XLII. 

COLYMBIDÉS. — COLYMBIDM (Leach in Vig.). 



c. 




ne niche pas 


A. 


C. 


niche régul 1 . 


C. 




ne niche pas. 


C. 




ne niche pas. 


T. 


G. 


niche régul*. 


P. 


C. 


ne niche pas 


C. 




— 


G. 




— 


T. 


C. 


niche réguK 



GENRE CXXXV. 

PLONGEON. — COLYMBUS (Linn.). 

290. — PLONGEON IMBRIM. — COLYMBUS 

GLACIALIS (Linn.). 

Colymbus glacialis et immer, Linn. S. N., 12 édit. (1766), t. 1, p. 221. 

— Temm. Man. 2« édit (1820), t. 2, p. 910. 

— Degland, Omith. Eut. (1849), t. 2, p. 488. 

— Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 590. 

— Dubois. PL col. des Ois. de la Belg., 1 ,e série, t. 3, pi. 226. 
l'Imbrim, Buff., PI. enl. 952, adulte en plumage d'amour sous le nom d'Imbrim des 

mers du Nord. 



— 73 — 

Les quelques captures que j'ai pu constater sont acciden- 
telles et à des époques toutes opposées ; un magnifique mâle 
enrobe d'amour fut pris près Grenade, 25 kilomètres de T.T. R. ne niche pas. 
Toulouse, le 14 mai 1869., ; un autre fut pris près Portet, le 
42 novembre 1861, et un troisième, le 11 février 1863. 

Aude. On trouve de loin en loin et pendant l'hiver les 

jeunes de cette espèce. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Ce n'est que pendant les hivers rigoureux que 

l'on trouve les jeunes de cette espèce. T. R. — 

Tarn et-Gar. Capturé deux fois près Montauban ( un jeune et « 

un adulte). T. T. R. — 

Pyr. -Orient. Ce n'est qu'accidentellement que l'on a constaté 

la présence de ce Plongeon. T. T. R. — 



291. - PLONGEON LUMME. - COLYMBUS 
ARCTICUS (Linn.). 

Colymrus arcticus, Linn., S. N., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 224. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 94 3. 

— P. Roux, Ornith. Prov.. pi. 350. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 490. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 592. 
Colymbus nigrogularis, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., l re série, t. 3, pi. 225' 
Grand Plongeon, Buff., PI. enl., 914, jeune sujet. 

Ce n'est que par les hivers très-rigoureux que ce Plongeon 
nous visite et encore est-il très-rare ; le dernier capturé figure 
dans les collections du Muséum de notre ville -, il a été pris sur T. T. R. ne niche pas. 
la Garonne à Fenouillet, près Toulouse, le 14 décem. 1874. 

Aude. Observé très-rarement sur les cours d'eau et ma- 

rais pendant les hivers très- rigoureux. T.T. R. ne niche pas. 

Hérault. Je ne connais qu'une capture pendant l'hiver 

de 1870. / T.T.R. — 

Tarn-eUGar. A été capturé pendant l'hiver de 1 860 près Castel- 

sarrasin. T.T.R. — 

Pyr. -Orient, Très-rarement constaté dans ce département. T.T. R. — 






— 74 — 



292. - PLONGON CAT-MARIN. - COLYMBUS 
SEPTENTRI0NAL1S (Linn.). 

COLYMBUS SEPTENTRIONALE, LÙin,, S. N., 4 2 e édît. (1766), t. 2, p. 220. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 916. 

— P. Roux, Omith. Prov., pi. 351, jeune et vieux. 

— Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 493. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 594. 
Colymbus RUFOGCLARis,Dubois, PI. col. des Ois. delà Belg. t 1 re série, t. 3, pi. 224. 
le Plongeon de Sibérie, Buff., PI. enl. 308 , adulte-, sous le nom de Plongeon à 
gorge rouge de Sibérie; 992, jeune, sous le nom de Plongeon. 

Le Plongeon Cat-Marin arrive pendant les hivers rigoureux 
et suit nos rivières ; il hiverne et nous quitte dès les derniers 
jours de janvier ; nous ne rencontrons jamais les sujets à 
gorge rouge ; ce ne sont toujours que des jeunes ou des 
adultes en robe d'hiver. 



Aude. Peu répandu sur les étangs et côtes maritimes. 

Ariiae. Rarement capturé et toujours sur les rivières. 

Gers. Très-peu observé et toujours pendant les hivers 

rigoureux. 
Hérault. Peu commun sur les étangs et côtes maritimes 

pendant l'hiver lorsqu'il est très-rigoureux. 
Hautes-Pyr. Je ne connais qu'une capture. 
Tarn. Observé de loin en loin et toujours pendant les 

hivers très-rigoureux. 
Tarn-et-Gar. De passage pendant les mois les plus froids et 

pendant les hivers les plus rigoureux. 
Pyr. -Orient. De passage tous les hivers à moins qu'il ne fasse 

pas froid. 



R. 

ou 

T. R. 


ne 


niche pas 


A. R. 
T T.R. 


ne 


niche pas 


T.T. R. 




— 


A. R. 
T.T. R. 




— 



T.T. R. 



T. T.R. 



A. R. 



ADDITION 



25 bis. — ÉPERVIER MAJOR. 

(Degland ex Becker). 

Falco nisus major, Beck., in meisner, vb'g . Schweiz (1815), p. 21, 
Nisus major, Temm., 3 e part. (1835)-, p. 28. 



ASTUR MAJOR 



— 75 — 

Astur major, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 1, p. 86. 

Accipiter majok, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 1, p. 401. 

Nisus përegrinus, Dubois, PL col. des Ois. de l'Eur., 2 e série, t. 1, pi. 23 a. 

On m'a apporté, Je 12 novembre 1874, venant d'être capturé, un Épervier femelle 
dont la coloration et surtout la taille me surprirent. Je l'observai avec soin et reconnus 
V Epervier major, variété ou espèce tantôt admise , d'autres fois repoussée. Toujours 
est-il que le sujet que je possède est très-différent sous tous les rapports de la femelle 
de l'Épervier ordinaire ; son plumage est d'un roux brun , la poitrine est fond blanc 
largement couvert de taches en forme de fer de lance, en zig-zag et en croissant -, toutes 
ces taches sont d'un roux de rouille brun très-prononcé au centre. Les tarses sont 
plus longs et plus robustes que dans les femelles de l'Épervier ordinaire. La longueur 
totale, du bout du bec à l'extrémité de la queue, mesure 44 centimètres , tandis que 
les femelles ordinaires n'ont que 36 à 37 centimètres. Celles de Y Astur major, décrites 
dans les ouvrages de MM. Degland (1849), et Degland et Gerbe (1867) , ne mesurent 
que 38 à 40 centimètres. 

Comme on le voit, le sujet que je possède est exceptionnel par sa taille. C'est le 
premier Épervier de cette dimension que j'ai eu occasion d'observer dans notre dépar- 
tement. 

143 bis.- MOINEAU CISALPIN. - PASSER ITALICUS 

(Degland). 

Passer italicus, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 1, p. 207. 
Frangilla cisalpina, Temm., Man. , 2 e édit., (1820), t. 1, p. 351. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 82 bis. 

Passer italle, Degl. et Gerbe. Ornith. Europ. (1867), t. 1, p. 242. 
Passer cisalpinus, Dubois, PI. col. des Ois. deVEur., 2 e série, t. 1, pi. 98. 

Cette variété constante et locale de notre Moineau domes- 
tique est de passage dans les environs de Toulouse , en au- ç t ne niche pas. 
tomne et au printemps ; à ces époques nous la trouvons mêlée 
aux grands vols de Moineaux communs , Pinsons , Verdiers, 
Bruants et Linottes. 

Aude. De passage au printemps et en automne. 

Ariége. Fait son apparition en automne. 
Gers. Se montre en octobre et mars. 

Hérault. Arrive en automne repart au printemps. 
Hautes-Pyr. Très-peu observé dans les passages d'automne. 
Tarn. De passage en octobre et mars. 

Tarn-et-Gar. Se montre en automne et au printemps. 
Pyr .-Orient. Arrive en automne , repart au printemps ; un 
petit nombre restent l'été. 



C. 


ne niche pas. 


R. 


— 


C. 


— 


C. 


— 


R. 


„ 


C. 


— 


C. 


— 


C. 


niche rarem 1 . 



- 76 — 

150 bis. — La figure 2 de la planche 5 est la reproduction d'une variété de 
Chardonneret qui fait partie de ma collection et que je capturai à St-Simon (banlieue 
de Toulouse), le 1 2 juin 1 874 ; c'est un mâle adulte. On remarquera que malgré toutes 
les modifications qu'a subies l'ensemble du plumage, le rouge vif de la tète et le jaune 
de l'aile sont aussi frais que dans les plus beaux types, ce qui produit le plus bel 
effet et en font une variété très-remarquable. 

188 bis. - PERDRIX ROUGE , Variété à Ceinture 

blanche. 

En novembre 1872, j'obtins au marché de notre ville, et venant de Martres-Tolo- 
sane (Haute-Garonne), une Perdrix à ceinture blanche. Je crus à un fait tout acciden- 
tel -, mais je ne fus pas peu surpris, le 7 novembre 1873, de trouver une femelle 
jeune, capturée à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), également à ceinture blanche. Le 
18 du même mois, je rencontrai un jeune mâle présentant les mêmes caractères; et 
le 11 novembre 1874, on m'a apporté un vieux mâle ayant la même anomalie , ce 
dernier capturé dans les environs de Toulouse. 

Une planche coloriée fera connaître cette variété mieux que toutes les descriptions 
que je pourrais en faire. 

Tout ce que je puis constater par mes observations, c'est que cette variété, propre à 
nos contrées, est constante et se reproduit. On remarquera, et c'est chose singulière, 
que, jusqu'ici, ce n'est que pendant les mois de novembre que j'ai pu me procurer 
les quatre sujets qui font l'objet de cet article. 



&OGUEDES OISEAUX DE LA HAUTE-GARONNE 
et Départements Voisin:: 




■ 



A Lacroix .de! 



lift. G 



Tome IX 



1875 



Femelle 



— 77 — 



SUPPLÉMENT 



Oiseaux formant le complément de la Faune ornithologique des départe- 
ments de l'Aude, l'Hérault et les Pyrénées-Orientales 

ET QUI N'ONT PAS ÉTÉ OBSERVÉS DANS LA HAUTE-GARONNE. 



1. - VAUTOUR ORICOU. - VULTUR AURICULARIS (1) 

(Daub. ). 

Vultur auricularis, Daub., Ornith. (1800), t. 2, p. 10. 

— Temm. et Lang., PL col, 407, jeune, et 426, adulte sous le 

nom de Vultur Mgxjptiusèi Vultur Imperialis. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 1, p. 11. 
Otogyps auricularis, Degland et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 1, p. 7. 
Vultur auricularis, Dubois, PI. col. des Ois. de l'Europe, t. 1, pi. 3. 

Hérault. Un sujet de celte espèce a été capturé et pris pour 
un Vautour Arian, le 12 novembre 1859, 
près Saint-Pons. Cet exemplaire m'a été x T R ne niche Das 
communiqué, et je l'ai reconnu pour être 
un Vautour Oricou. 

2. - VAUTOUR OCCIDENTAL. - VULTUR 

OCCIDENTALIS (Schleg.). 

Vultur kolbi , Temm. nec Daub., Man., 4 e part. (1840), p. 587. 
Vultur occidentalis, Schleg., Bev. crit., (1844), p. 12. 
Gyps occidentalis, Bp., Rev.et Mag. deZool, (1854), 2 e série, t. 6, p. 530. 
— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 1, p. 11. 

Hérault. Se montre presque tous les hivers dans les plai • 

nés maritimes de ce département. A. R. ne niche pas 

Pyr.-Orient. Sédentaire sur une partie des Pyrénées de ce 

département (2). P. C. niche réguK 

(1) Le 10 octobre 1860 il fut capturé sur les montagnes de la Corse une femelle adulte du 
Vautour oricou laquelle me fut envoyée quelques mois après; ce magnifique sujet fait partie 
de ma collection et la planche que j'en donne est la reproduction exacte de cette espèce très- 
rare eu Europe; taille du bout du bec à l'extrémité de la queue, 1 met. 29 centim. 

(2) Le Musée d'histoire naturelle de Toulouse possède un magnifique sujet de cette variété 
qui est d'un café au lait très-clair et qui a été capturé près Perpignan. 



- 78 - 
3. - FAUCON SACRE. - FALCO SACER (Briss.). 

Falco saceb, Briss. Omith. (1760), t. 4, p. 337. 

Falco lanarius, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 4, p. 20. 

Falco sacer, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 4, p. 99. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (4 867), t. 4, p. 79. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de ÏEurop., 2 e série, t. 4, pi. 26. 

le Sacre, Buff., H. nat. des Ois. (4 770) t. 4, pi. 4 4, sous le nom de Sacre. 

Hérault. Je connais deux, captures très-authentiques dans 
les environs de Germon t et de Pézénas ; la 
première prise eût lieu en février 4 859 ; la T,T - Rl ne n * cne P as - 
seconde, le 3 avril 4 870. 

4. - FAUCON ÉLÉONORE. - FALCO ELEONORtâ 

(Gêné). 

Falco eleonor*; , Gêné, Rev. Zool. (1839), t. 2, p. 4 05. 

— — Mem. délia Acad. de Torino (1849), pi. 4 et 2. 
Dendkofalco eleonor^e , Bp., Rev. crit. (4 850), el Cat. Parzud. (4 856), p. 2. 
Falco eleonor^e, Gh. Bonap., kon. délia Faun. Ualica, pi. 25, jeune. 

— Jaub. et Barthélémy, Rich. Omith. du Midi de la Fr., p. 57 ei 

pi. col. 6. 

— Degland, Omith. Europ. (4 849), t. 2, p. 4 08. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (4 867), t. 2, p. 86. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de VEurop., 2 e série, t. 4, pi. 28. 

Hérault. Capturé, le 27 août 4 872, aux environs de Cette. T. T. R. ne niche pas, 

5. ÉPERVIER BRUN. - ASTUR BADIUS (1) (Gmel.). 

Falco badius, Gmel. S. N. (4 788), t. p. 47. 

Occipiter badius, Gray. Gen. of R. (4 844-4 846), t. p. 39. 

— J. Vian et Alléon. Revue du Magasin de Zoologie (4 867-4 873). 
Nisus dussumierii, Dubois. PL col. des Ois. de l'Europ., 2 e série, t. 4, pi. 23 b. 

Aude. J'ai reçu une femelle adulte de cette espèce, cap- 

turée, le 47 octobre 4 868, dans les environs T T 
de La Nouvelle. Un jeune mâle me fut en- '• l K - ne mcne P as - 
voyé de la même localité, en novembre 4 874 . 

(1) II est probable que cette espèce rare a été capturée plusieurs fois dans nos départements 
méridionaux où elle aura dû être confondue avec VEperricr ordinaire. La description de col 
oiseau ne se trouvant dans aucune Ornithologie européenne je crois ôtre agréable aux aman 



CATALOGUE DES OISEAUX DE LA HAUTE- GARONNE 
et Départements Voisins 




m 42 



A. Lacroix del 



Lilh. Cas.san 






f^é£00é£^ , J&titM/- ÂèïWoJJiQmô Fye/SjowMMiç- 1875 

LFemeMdulte. 2 Maie Jeune de l'année. 3 .Plume de Poitrine!. Grandeur Naturelle N° J 



— 79 — 

6. - HIRONDELLE ROUSSELINE. - HIRUNDO 

RUFALA (Temm.) 

Hirundo rufula, Temm. Man., 3« part. (1835), p. 298. 

Cecropis rufula, Bp., Cat. Parzud. (1856), p. 8. 

Hirundo rufula, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 1,p. 356. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 1, p. 690. 

— Dubois, PL col. des Ois. de VEurop., 2 e série, t. 1, pi. 34. 

Aude, Arrive avec les Hirondelles ordinaires, mais tout- 

à-fail accidentellement et de loin en loin. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Observée et capturée rarement dans ce départe- 
ment et toujours au printemps. T.T.R. — 

JV. -Orient. De passage tout à-fait accidentel et de loin en 

loin. T.T.R, — 

7. - ENGOULEVENT A COLLIER ROUX. 

CAPRIMULGUS RUFICOLLIS (Temm.). 

Caprymulgus ruficollis, Temm. Man,, 2 e édit. (1820), t. 1, p. 438. 
Caprymulgus rufitorquatusa, P. Roux, Omith. Prov., pi. 148. 
Caprymulgus ruficollis, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 1, p. 369. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 1, p. 605. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de VEurop., 2 e série, t. 1, pi. 31. 

Hérault. De passage accidentel et au printemps.. T.T.R. ne niche pas. 

Pyr. -Orient. Observé et capturé très-rarement dans ee dépar- 
tement. T.T.R. — 

leurs en leur donnant les caractères essentiels et de plus une planche coloriée représentant les 
deux sujets que je possède. 

Femelle adulte, taille : 42 cent. 

lo Les trois premières rémiges échancrées sur leurs barbes internes ; 

2° Les plumes de la poitrine portent de 5 à 7 bandes transversales, brun de brique ; v. pi. 4. 

3° Les tarses ont 49 millimètres de long et 18 à 19 millim. de circonférence dans l'oiseau en 
collection ; 

4° Le doigt médian, ongle compris, mesure 39 millimètres ; 

5° La queue est fortement barrée de brun-noir en dessous ; les deux pennes latérales de la 
queue ont les barres très peu apparentes. 

Mâle jeune : Taille 36 cent. 

Se distingue très-facilement de YEpervier ordinaire jeune 5 la poitrine a des tâches longitu- 
dinales comme le jeune Autour, au lieu que le jeune Epervier ordinaire a la poitrine zébrée 
transversalement (Voir la planche enluminée, fin du catalogue. 

Les tarses ont 46 millimètres de long et 17 millimètres de circonférence. 

Le doigt médian, ongle compris, a 37 millimètres. 



— 80 — 

8. — MERLE NAUMANN. — TURDUS NAUMANNII 

(Temm.). 

Turdus naumannii, Temm. il/an., 2 e édit. (1820), t. 1, p. 170. 

Cyclhoselys durius, Bp., Cal. Parzud. (1856), p. 5. 

Turdus naumannii, Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 1, p. 464. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 1, p. 410, 
Turdus nommannii, Dubois, PI. col dts Ois. de la Belg., 1™ série, t. 1, pi. 55 a. 

Hérault. A été capturé une fois, à ma connaissance, le 17 

octobre 1868 , aux environs de Montpellier. T. T. R. ne niche pas. 

9. TRAQUET RIEUR. - SAXICOLA LEUCURA 

(Keys. et Blas. ex Gmel.). 

Turdus leucurus, Gmel, S. N. (1788) t. 1, p. 820. 
Saxicola cachinnans Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 1, p. 236. 
J?NANTHE leucura, P. Roux. Ornith. Prov., pi. 197. 
Saxicola leucura, Keys. el Blas, Wirbeth (1840), p. 40 
Saxicola cachinnans, Crespon, Ornith. du Gard (1840), 157. 
Saxicola leucura, Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 1, p. 491. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 1, p. 459. 

— Dubois, Pi. col. des Ois. de V Europ., 2 e série, t. 1, pi. 5H. 

Aude. Sédentaire sur les parties des montagnes arides 

et rocailleuses du nord-ouest de ce départe- 
ment. P- G. ne niche pas. 

Hérault. Sédentaire sur les parties rocailleuses et arides. P. C. • — 

Pyr.-Onent. Sédentaire sur les Pyrénées arides et escarpées 

de ce département. P. C. — 

10. - FAUVETTE A LUNETTES. - SYLVIA 

CONSP1CILLATA (Marmora). 

Sylvia conspicillata, Marm. (delà), Mem. délia Acad. di Torino (1819). 

— Temm. Man., 2* édit. (1820), t. 1, p. 210. 

— P. Roux, Ornith. Prov. , pi 217, femelle sous le nom de 

Passerinette. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 1. p. 530. 
Curruca conspicillata, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 1, p. 484. 
Sylvia conspicillata, Dubois, PI. col. des Ois. de l'Europ., 2 e série, t. 1, pi. 68. 



— 84 — 

Hérault. Arrive du 18 au 20 avril ; repart en automne. T. R. niche régul 1 . 
Pyr. -Orient. Arrive vers le milieu d'avril pour repartir en 

septembre. A. R. — 

11. - CISTICOLE ORDINAIRE. - CISTICOLA 

SCHMNICOLA (Gh. Bonap.). 

Cisticolà sch^enicola, Bp., B. of Eure. (1838), p. 12. 

Sylvia cisticolà, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 232. 

Gysticola schmnicola, Degland; Ormith. Europ. (1849), t. 1, p. 594. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1067), t. 1, p. 537. 

Galamoherpe cysticola, Dubois, PI. col. des Ois. de l'Europ., 2 e série, t. 1, pi. 76. 

Aude. Arrive au commencement du printemps pour 

partir en septembre. A. R. niche réguk 

Hérault. Arrive en avril, passe la belle saison dans les 
marais fourrés du bord de la mer ; repart en 
septembre. R. — 

Pyr.-Orient. Arrive en avril, s'établit dans les parties fourrées 

des marais ; repart en septembre. A. R. — 

12. - NONNETTE VULGAIRE. — PMCILE 

COMMUNIS (Z. Gerbe ex Bald.). 

Parus cinerecs communis, Baldenslein, Neue Alpina (1829), t. 2, p. 30. 
Pmcile communis, Z. Gerbe, Omilh. Europ. Degl. et Gerbe, (18 67), t. 1, p. 567. 
Parus palastris , P. Roux. Ornith. Prov., pi. 120. 

— Degland , Ornith. Europ. (1849), t. 1, p. 291. 

— Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 206. 

— Dubois, PL col. des Ois. de laBelg., 1 re série, t. 1, pi. 86, fig. 1. 
Nonnette cendrée, Buff., Pi. enl. 3, fig. 3. 

Aude. Ne se montre qu'en hiver dans ce département 

et accidentellement. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Ne se montre que pendant les hivers rigoureux. T. R. — 

Pyr.-Orient. Ce n'est que pendant l'hiver, et encore lorsqu'il 
est rigoureux , que l'on peut voir cette 
Mésange. - T. T. R. — 

13. - PANURE A MOUSTACHES. — PANURUS 

BIARMICUS (Koch ex Linn.). 

Parus riarmicus, Linn. S.N., I2 e édit. (1766), t. 1, p. 342. 
Panurus riarmicus, Koch, Baier Zool. (1816), t. 1. p. 202. 





Parus biarmicus, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 1, p. 298. 

— P. Roux, Ornilh. Prov., pi. 123 et 123 bis. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 4, p. 299. 

Panurus biarmicus, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 1, p. 673. 
Calamorphilus rarbatus, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re sér., t. 1, pi. 84. 
Mésange a moustaches, Buff., PI. enl. 618, f. 1, mâle; f. 2, femelle. 

Aude. Sédentaire sur plusieurs points. G niche régul 1 . 

Hérault. Sédentaire dans les lieux pourvus de plantes 

aquatiques. A. C. — 

Pyr.-Orient. Sédentaire dans les marais du littoral et où 

poussent des plantes aquatiques. P. C. — 

14. - REMIZ PENDULÏNE. - jEGITHALUS 

PENDULINUS (Boie ex Linn.). 

Parus penduunus, Linn. S.N., 12« édit. (1766), t. 1, p. 342. 

— Temm. Man., 2e édit. (1820), t. 1, p. 300. 
jEgithalus penduunus, Boie. Isis (1822), p. 556. 

Parus pendulinus, P. Roux, Ornilh. Prov., pi. 124, f. 1, mâle adulte; f. 2, tête du 
jeune; pi. 124 bis, var. jeune. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 1, p. 304. 
jEgithalus penduunus, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), 1. 1, p. 575. 

— Dubois, PL col. des Ois. de l'Europ , 2 e série, t. 1, pi. 82. 
Remiz ou Mésange du Languedoc, Buff, pi. enl. 618, f. 3; 708, f. 1. 

Aude. Sédentaire le long des rivières et ruisseaux. P. C. niche régul*. 

Hérault. Sédentaire dans tous les lieux bien pourvus de 

saules et oseraies. C. — 

Pyr.-Orient. Sédentaire dans plusieurs localités. C. — 

15. BRUANT CROCOTE. — EMBER1ZA 

MELANOCEPHALA (Scopoli). 

Emberiza melanocephala, Scop., An. 1, Hist. Nat. (1768), p. 142. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 1,p. 303. 

— P. Roux, Ornilh. Prov., pi. 104 bis, 104 ter. 

— Degland, Ornilh. Europ. (1849), t.1 , p. 272. 
Passekina melanocephala, Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 1,p. 304. 
Emberiza melanocephala, Dubois, PL col. des Ois. de l'Europ., 2 e série, t. 1, pi. 89. 

Aude. De passage tout-à-fait accidentel et en hiver T. T. R. ne niche pas. 

Uéraull. De passage accidentel et en hiver. T. T. K. — 

Pyr.-Orient. De passage en hiver seulement et de loin en loin. T. T. R. — 



-sa- 
ie. - BRUANT RUSTIQUE. - EMBERIZA RUST1CA 

( Pall. ). 

Emberiza rustica, Pall., Voy. (1776), t. 8 de l'édit. franc. in-8°, append. p. 64. 
Emberiza lesria, Temm., Man., 2 e édit. (1820), t. 1, p. 317. 

— P. Roux, Omith. Prov., pi. 109, f. 1, jeune ; f. 2, adulte. 

— Crespon, Ornilh. du Gard (1840), p. 230. 
Emberiza rustica, Degland, Ornilh. Europ. (1849), t. 1, p. 266. 
Cynchramus rusticus, Degl. et Gerbe. Omith. Europ. (1867), t. 1, p. 329. 
Emreriza rustica, Dubois, PL col. des Ois. de l'Europ., 2 e série, t. 1, pi. 95. 

MlTILÈNE DE PROVENCE, Buff . , PI. enl. 656, f. 2. 

Hérault. De passage accidentel et au printemps. T.T.R. ne niche pas. 

Pyr.-Orient. Je l'ai reçu le 21 mars 1869 des environs de 

Rivesakes, T.T.R. — 

17. - BRUANT GAVOUÉ. - EMBERIZA FUCATA 

(Pall.). 

Emberiza fucata, Pall., Voy. (1776), t. 8 de l'édit. franc. in-8°, append., p. 64 a 
Emberiza lesbia, Temm. Man., 3 e part. (1835), p. 235. 
Eeberiza provincialis, P. Roux, Omith. Prov., pi. 110. 
Emberiza fucata, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 1, p. 265. 
Cynchramus schoeniclus, Degl. et Gerb, Ornilh. Europ. (1867), t. 1, p. 323. 
Gavoué de Provence, Buff., PI. enl. 247, f. 2 mâle; 497 f. 2, femelle et 656, f. 4. 
jeune. 

Aude. J'ai une capture à signaler près La Nouvelle, 

le 21 mars 1862. T. T.R. ne niche pas. 

Hérault. De passage de loin en loin et tout-à-fait acci- 
dentellement. T.T.R. — 

Pyr.-Orient. De passage très-irrégulier et de loin en loin. T.T R. — 

18. - BRUANT CENDRILLARD. - EMBERIZA 

COESIA ( Gretzschmar). 

Emberiza coesia, Cretzsc, in Mpp. Atlas vagel, p. 17, pi. 10, 

— Temm. Man., 3« part. (1 835), p. 225. 

— P. Roux, Or. P., pi. 112 bis, sous le nom de Bruant fou, variété. 

— Crespon, Omith. du Gard (1840), p. 223. 

— Degland, Omith. Europ. (1849\ t. 1, p. 256. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 1, p. 318. 
Emberiza RUFiBARBA,Dubois, PI. col. des Ois. de l'Europ., 2 e série, t. 1, pi. 92. 



— 84 — 

Hérault J'ai reçu un sujet de cetle espèce pris aux filets 
dans les environs de Pézénas, le 2 avril 
1861. T.T.R. ne niche pas 

Pyr. -Orient. De passage tout-à-fait accidentel et de loin en 
loin. Deux sujets de cette espèce furent pris 
au mois d'avril 1867, près Rivesaltes. T.T.R. — 

19. - BRUANT NAIN. - EMBERIZA PUZ1LLA 

(Pall.). 

Emreriza pusilla, Pall., Voy . (1776), t. 8 de l'édit. franc. in-8°, append. p. 6,3. 
Emberiza durranzi, Bp., Faun. ital, pi. 36, f. 1 (1832-1841). 
Emberiza pusilla, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 1. p. 268. 
Cynchramus pusillus, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 1, p. 327. 
Buscarla pusilla, Bp,, Rev. et Mag. de Zool. (1857), t. 9, p. 163. 
Emberiza pusilla, Dubois, PL col. des Ois. de V Europ. 2 e série, t. 1, p. 96. 

Hérault. De passage accidentel. Un sujet jeune et qui 
fait partie de ma collection, fut capturé en 
octobre dans les environs de Montpellier. T.T.R. ne niche pas. 

On m'a assuré que le Bruant des marais a été pris dans les envi- 
rons de Pézénas, mais je n'ai pu en vérifier l'exactitude. 

20. - PIC TRIDACTYLE. - PICUS TRIDACTYLUS 

(Linn). 

Picus tridactylus, Linn. S. IV., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 177. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 1, p. 401. 

— Degland, Ornith, Europ. (1849), t. 1, p. 161. 
Picoïdes tridactylus, Degl. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 1, p. 154. 
Picus tridactylus, Dubois, PL col. des Ois. de l'Europ., 2 e série, t. 2, pi. 112. 

Pyr.-Orient. Sédentaire sur les montagnes de ce département. T. R. niche réguK 

21. — COUCOU GEAI. - CUCULUS GLANDARIUS 

(Linn.). 

Cuculus glandarius, Linn. S. iV., 12e édit. (1766), t. 1, p. 4 69. 

— Temm., Man. 3* part. (1835), p. 274. 

Cuculus Andalusi^;,. Briss., Ornith. (1760), t. 4, p. 126. 
Coccysus pisanus, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 67, âge moyen'; 68, jeune. 
Cuculus glandarius, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 1. p. 170. 



- 85 — 

Oxylophus glandarius, Degîand et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. \, p. 164. 

Coccystes maculatus, Dubois, PI. col. des Ois. de V Europ., 2 e série, t. 2, pi. 113. 

Grand Coucou tacheté, Buff., PI. enl. 433, fig, 6. 
Aude. De passage accidentel et de loin en loin mais 

toujours au printemps. T.T.R. ne niche pas. 
Hérault. Id. id. id. -p. R. 

Pyr.-Orient. De passage non régulier. J'ai reçu un sujet 
presque adulte me venant de Rivesaltes , le 
2 mai 1870. T. R. — 

22. - GUEPIER SAVIGNY. - MEROPS PERSICUS 

(Pall.). 

Mérops persicus, Pall., Voy. (1776), t. 8 de l'édit. franc. in-8°, append., p. 36. 
Merops Savigny, Temm. Afan., 4 e part. (1 840), p, 649. 

— Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 291 . 

Merops persicus, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 1, p- 618. 
Merops jEgyptius, Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 1, p. 173. 
Merops Sàvigny, Dubois, PI. col. des Ois. de V Europ., 2 e série, t. 2, pi. 118. 

Aude. De passage tout-à-fait accidentel ; je ne connais 

qu'une capture, le 3 mai 1859, dans les ne sais pas 

environs de La Nouvelle. T. T. R. qu'il 

ait niché. 

Hérault. J'ai reçu venant de Cette , un sujet qui m'a été 

expédié dans un mannequin avec des pois 

sons. T.T.R. — 

23. - GANGA GATA. - PTEROCLES ALCHATA 

(Licht. ex Linn.). 

Tetrào alchata, Linn. S. N., 1 2 e édition (1766), t. 1, p. 276. 
Pteroceles alchata, Licht, Doub. Zool. Mus. (1823), p. 64. 
jEnas cata, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 247 mâle adulte ; pi. 248, f. 1, femelle 
adulte ; f. 2, tête de la femelle de l'année ; pi. 249, f. \, 
jeune au sortir du nid ; f. 2. tête du jeune mâle. 
Pterocles setarius. Crespon, Ornith. du Gard. (1840), p. 326. 
Pteroceles alchata, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 18. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 23. 

Pteroceles setarius, Dubois, PI. col. des Ois. de l'Europ., 2 e série., t. 2, pi. 121. 
Gelinotte des Pyrénées, Buff., PI. enl. 105, mâle; 106, femelle. 

Aude. Se montre de loin en loin et accidentellement. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. A été capturé sur quelques points. T. R. — 

Pyr. Orient. Habite sur une partie des Pyrénées et s'établit 

dans les plaines arides. R. niche régul*. 



— 86 — 

24. - COURE-VITE ISABELLE. — CURSORIUS 
ISABELLINUS (Temm.). 

Cursorius isabellinus, Temm. Man., %• édit. (1820), t. 2, p. 54 3. 
Tàcbydromds gallicus, P. Roux, Ornith. Prov., pi. 269. 
Cursorius europ^us. Degland, Omiih. Europ. (1849), t. 2, p. 83. 
Cursorius gallicus, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 118. 
Cursorius isabellinus, Dubois, PL col. des Ois. del'Europ., 2 e série, t. 2,,pl. 132. 
Coure-Vite, Buff. PI. Enl. 795. 

Aude. Très-accidentellement observée. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. De passage accidentel et en automne. T. T. R. — 

Pyr.-Orient. De passage accidentel de loin en loin , et tou- 
jours en automne; n'a pas été observée au 
printemps. T.T.R. — 

25. — GLARÉOLE A COLLIER. — GLABEOLA 

TOBQUATA (Temm.). 

Glareola torquata, Temm. Afan., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 500. 

Glareola austriaca, P. Roux, Om. P.. pi. 327, f. 1, adulte; f. 2. tête du jeune. 

Glareola torquata, Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 339. 

Pratincola Glareola, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 107. 

Glareola pr\tincola, Degl. et Gerbe, Omiih. Europ. (1867), t. 2, p. 110. 

Glareola touquata, Dubois, Pi. col. des Ois. de la Bclg., 1 re série, t. 2, pi. 172 a. 

la Perdrix de mer, Buff., PI. enl. 882. 

Aude. Elles arrivent sur les côtes maritimes vers le 1 5 

avril, passent la belle saison, repartent en 
juillet, commencement août. C niche régul 1 . 

Hérault. Cette espèce arrive milieu d'avril pour partir 

fin juillet. A. C. — 

Pyr, Orient. Habite les côtes maritimes, du milieu d'avril à 

fin juillet , commencement août. A. C. — 

26. — HUITRIER-PIE. - HMMATOPUS OSTRALEGUl 

(Linn.). 

H/EMatopus ostralegus, Linn. S. iV., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 257. 

— Temm. Man., 2« édit. (1820), t. 2, p. 531. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 268, mâle. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 104. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1 867), t. 2, p. 154 . 

— Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 2, pi. 163. 
l'Huitrier, Buff., PI. enl., 229, sujet avec un collier blanc. 



— 87 — 

Aude. Sédentaire et de passage sur les étangs du bord 

de la mer. T. R. niche régm*. 
Hérault. Sédentaire et de passage sur les côtes maritimes, r 

Pyr. -Orient. De passage en automne et hiver ; s'il en reste 
quelques-uns au printemps , c'est le plus 
petit nombre. R. niche accid 1 . 

27. - CHEVALIER STAGNATILE. - TOTANUS 

STAGNATILIS (Bechst .). 

Totanus stagnatilis, Bechst., Nat. Deuts (180Î), t 2, p. 187. 

— Temm. Man., 2 e édit, (1820), t. 2, p. 649. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 295. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 185. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 221. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 2, pi. 190 a. 

Aude. De passage en automne et au printemps sur les 

côtes maritimes et étangs. A. R. ne niche pas. 

Hérault. De passage en automne et au printemps sur les 

étangs et côtes maritimes. p. ç. 

Pyr.-Orient. Arrive en octobre, passe l'hiver et disparaît dès 

les premiers beaux jours du printemps. P. C. — 

28. - TOURNE-PIERRE A COLLIER. 

STREPSILAS COLLARIS (Temm.). 

Strepsilas collaris, Temm., Man. 2* édit. (1820), t. 2, p. 553. 
Arenaria interpres, P. Roux, Ornith. Prov., pi. ;>80, adulte; 281, jeune. 
Strepsilas collaris , Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 372. 
Strepsilas interpres, Degland, Ornith. Europ. (184 0), t. 2, p. 242. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 154. 

Strepsis collaris, Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1™ série, t. 2, pi. 170. 
Coulon chaud de Cayenne, Buff., pi enl. 340 et 856. 

Aude. Passe l'hiver sur les côtes maritimes. P. C. ne niche pas» 

Hérault. Arrive en automne, repart au printemps. P. C. 

Pyr. -Orient. On le trouve pendant toute la mauvaise saison, le 

long des côtes maritimes et bord des étangs. P.C. — 

29. — SANDERLING DES SABLES. - CALIDRIS 

ARENARIA (Léach. ex Linn.). 

Tringa arenaria, Linn. S. N., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 251. 
Çalidris arenaria. Leach, Syst. Cat. M. and B. Brit. Mus. (1816), p. 28. 



— 88 — 

Arenaria calidris, Temm. Mm., 2<> édit. (4 820), t.. 2, p. 524. 
Calidris ruridus, P. Roux, Omith. Prov., pi. 270, f. 4, hiver; f. 2, été. 
Arenaria calidris Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 240. 
Calidris arenaria, Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (1867), t. 2, p. 188. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 rc série, t. 2, pi. 169. 

Aude. Arrive sur les côtes maritimes de ce déparle- 

ment en automne pour disparaître dès les 
premiers beaux jours. R. ne niche pas. 

Hérault. Se montre tous les ans sur les sables du bord 

de la mer et des étangs seulement en hiver. R. — 

Pyr.-Orient. Passe toute la mauvaise saison sur les côtes 

maritimes. C. — 

30. - PORPHYRION BLEU. - PORPHYRIO CMSIUS 

(Barrère). 

Porphyrio cesius, Barrère, Orniih. spec. Nov. (1745), p. 61. 
Porphyrio Hyacinthinus. Temm. Man., 2<> édit. (1820), t. 2, p. 698. 

PORPHYRION CHLORYN0TH0S, P. ROUX, Omith. PrOV., pi. 333. 

Porphyrio Hyacinthinus , Crespon, Omith. du Gard (1840), p. 455. 

— Degland, Omith. Europ. (184 9), t. 2, p. 278. 
Porphyrio cesius, Degl. et Gerbe, Ornilh. Europ. (4 867), t. 2, p. 265. 
Porphyrio hyacinthinus Dubois PL col. des Ois. de VEurop., 2 e série, t. 2, pi. 152. 
Talève de Madagascar, Buff., PI. enl. 84 8. 

Aude. Très-accidentellement observé , et une seule fois 

à ma connaissance, en avril 4 854, dans un 

marais des environs de La Nouvelle. 
HéravÀt. J'ai reçu un sujet de cette espèce capturé le 4 4 

avril 4 8 P 6, près Pézénas-, et un deuxième, 

des étangs de Vendres 
Pyr.-Orient. Un sujet capturé dans les environs de Collioure 

et reçu à Toulouse , le 4 7 avril 4 856. 

31. - PHALAROPE HYPERBORÉ. - PHALAROPUS 

HYPERBOREUS (Lath. ex Linn.). 

Tringa hyperrorea, Linn., S. A r . 4 2* édit. (1766), t. 4, p. 24^. 
Phalaropus hyperroreus, Lalh. Ind. (4790), t. 2, p. 775. 

— Temm,, Man., 2" édil. (4 820), t. 2, p. 820. 
Phalaropus cinereus, P. Roux, Omith. Prov., pi. 337, mâle prenant sa livrée d'étét 



T. T. R 


ne sais s'il 
niche. 


T. r.u. 


— 


T. T. R. 






— 89 — 

Phalaropus hyperboreus, Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 460. 

— Degland, Orniih. Europ. (1849), t. 2, p. 246. 

Phalaropus fulIcarius, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 236. 
Phalaropus hyperboreus, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 216. 
Phalarope de Sibérie, Buff., PI. enl. 236. 

Aude. Ce n'est que pendant les hivers rigoureux qu'on 

rencontre cette espèce sur les étangs salés et 
côtes maritime. T.T.R. ne niche pas. 

Hérault. Ne se montre sur les côtes maritimes que pen- 
dant les hivers rigoureux. T.T.R, — 

Pyr. -Orient. Ne se rencontre sur les côtes que pendant les 

hivers rigoureux. T. R. — 

32. - PUFFIN CENDRÉ. - PUFFINUS CINEREUS 

Puffinus cinereus, Ch. Bonap,, Birds (1838), p. 64. 
Procellaria puffinus, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 805. 
Puffinus cinereus, Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 498, 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 362. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (186*7), t. 2, p. 374. 

— Dubois, Pi. col. des Ois. de VEur., 2 e série, t. 2, pi. 161 . 

— Buff., PI. enl. 962, jeune. 

Aude. Se montre sur les côtes à la suite des tempêtes 

en mer. C. ne niche pas, 

Hérault. Ce n'est que lorsque la mer est orageuse que 

nous le voyons sur les côtes maritimes. C. — 

Pyr. -Orient. Se montre sur les côtes maritimes de ce dépar- 
tement à la suite des tempêtes en mer. P. C. — 

33. — PUFFIN MANKS. - PUFFINUS ANGLORUM 

(Ray.). 

Pufpinus anglorum, Ray, Syn. Av. ^1713), p. 134. 

Procellaria anglorum, Temm. Man., 2e édit. (1820), t. 2, p. 806. 

Puffinus anglorum, Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 499. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2. p. 365. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 378. 
Puffinus arcticus, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg. l' e série, t. 3, pi. 231. 



— 90 — 

Aude. Se montre presque tous les ans sur les côtes 

maritimes , et en hiver ou au commence- 
ment du printemps. R. ne niche pas. 

Hérault. De passage régulier en hiver et au commence- 
ment du printemps sur les côtes maritimes. R- — 

Pyr. -Orient. Ne se montre sur les côtes maritimes qu'en 

hiver et commencement du printemps. T. R. — 

34. - PETREL GLACIAL. - PROCELLARIA 
GLACIALIS (Linn.). 

Procellaria glacialis, Linn. S. N. 12 e édit. (1766), t. 1, p. 213. 
— • Temm. Man., 2 e édit. (1 820), t. 2, p. 802. 

— Degl and, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 360. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 371. 

— Dubois, PL col des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 232. 
Pétrel de Saint-Hilda, Buff., PI. enl., 59. 

Hérault. Je l'ai reçu de Cette le 18 décembre 1860. T. T. R. ne niche pas. 

35. - THALASSIDROME TEMPÊTE. 

TALASSIDROMA PELAGICA ( Selby ex Linn. ). 

Procellaria pelagica, Linn. S. N., 12 e édit. (1766) , t. 1, p. 212. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 810. 
Thalassidroma pelagica, Selby, Brit. Ornith. (183T, p. 802. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 367. 

— Degl. et Gerbe, Ornith, Europ. (1867), t. 2, p. 384. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 233. 
l'Oiseau de la tempête, Buff., PI. enl. 327. 

Aude. Ne se montre sur les côtes maritimes qu'à la 

suite des tempêtes en mer. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Ce n'est que Irès-rarement qu'on peut l'observer 
sur les côtes maritimes , et toujours à la 
suite ou à l'approche des grandes tempêtes 
en mer. T. T. R. — 

Pyr.-Orient. Je ne puis signaler que très-peu de captures. Ne 
se montre sur les côtes maritimes qu'après 
ou avant les ouragans et tempêtes en mer. T. T. R. — 



- 94 — 

36. - GOÉLAND BOURGUEMESTRE. — LARUS 
GlfAUCUS ' (Briinh:). 

Larus glaucus, Briinn., Ornith. Bor. (1764), p. 44. 

— Temm. Man. 2 e édit. (1820), t. 2, p. 757. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 309. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (,1867), t. 2, p. 409. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 243. 

Aude. J'ai reçu un jeune de cette espèce, venant de La 

Nouvelle, en mars 1859. T. T. R. ne niche pas. 

Pyr.-Orient. Très-rarement observé sur les côtes maritimes. T. T. R. — 

37. - GOÉLAND A MANTEAU NOIR. - LARUS 

NIGRIPALLUS (Dubois). 

Larus nigripallus, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 240. 
Larus marinus, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 760. 

— Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 481. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 311. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 413. 

le Goéland a manteau noir, Buff., PI. enl. 266, et jeune sous le nom de Grisard. 

Aude. Se montre accidentellement sur les côtes mari- 

times, après le gros temps de mer. T. R. niche accid*. 

Hérault. Ce n'est que très- accidentellement qu'on voit 
cette espèce sur les côtes maritimes, et après 
le gros temps en mer. T. T. R. — 

Pyr.-Orient. Ce n'est que de loin en loin et après les ouragans 
en mer que l'on remarque ce Goéland sur 
les côtes de ce département. T. T. R. — 

38. -- GOÉLAND A PIEDS JAUNES. - LARUS 

FLAVIPES (Mey. et Wolf. ). 

Larus flavipes, Mey. et Wolf, Tasch. Deuts. (1810), t. 2, p. 469. 
Larus fuscus, Temm. Man. , 2e édit. (1820) , t. 2, p. 767. 

— Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 484. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 304. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 416. 

Larus flavipes, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 239. 



— 92 — 

Aude. Sédentaire sur les côtes maritimes. C. niche régul 1 . 

Hérault. Id. id. id. A. C. — 

Pyr.-Orient. Sédentaire sur les côtes maritimes; plus répandu 

en automne qu'en toute autre saison. A. G. — 

39. - GOÉLAND A BEC GRÊLE. - LARUS 

TENUIROSTRIS (Temm.). 

Larus tenuirostris, Temm. Man, 4 e partie (1840), p. 478. 
Lards tenuirostris, Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 489. 
Larus gelastef, Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 318. 

— Degl. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 2, p. 422. 

Larus tenuirostris, Dubois, PI. col. des Ois. de VEurop., 2 e série, t. %, pi. 168. 

Aude. Deux sujets ont été capturés près La Nouvelle, le 

5 avril 1869 et envoyés à Toulouse avec ne sais s'il 

du poisson de mer. T. T. R. niche. 

Hérault. Je ne puis signaler qu'une capture, fin mars 1 85~, 

près Cette. T.T.R. — 

40. - GOÉLAND PYGMÉE. - LARUS MINUTUS 

(Pall.). 

Larus minutus, Pall., Voy. (1776), édit. franc. in-8°, t, 8, append. p. 44. 

— Temm. Man., 8« édit. (1820), t. 2, p. 78. 

— Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 492. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 330. 

— Degl et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 441. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de laBelg., 1 re série, t. 3, pi. 248. 

Aude. Observé très-rarement sur les côtes des environs 

de La Nouvelle. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Se montre accidentellement dans les premiers 
jours du printemps sur les côtes et étangs 
doux et salés de ce département. T. R. — 

Pyr.-Orient. Ne se rencontre qu'en hiver sur les côtes et 

étangs. T. R. — 

41. - STERNE TSCHEGRAVA. - STERNA CASPIA 

(Pall.). 

Sterna c^spia, Pall., Nov. comm. Petrop. (1769-1770), t. 14, p. 582. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t, 2, p. 733. 

— Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 471. 






— 93 — 

— Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 337. 

— Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 448. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1™ série, t. 3, pi. 250. 

Aude. De passage accidentel sur les côtes maritimes. T.T.R. ne niche pas. 
Hérault. De passage sur les bords de la mer aux environs 

de Cette mais tout-à -fait accidentellement; 

ne se montre qu'à la suite des tempêtes. T.T.R. — 

Pgr.-Orient. Observé très-rarement et sur les côtes maritimes. T. T. R. — 

42. STERNE CAUGEK. — STERNÀ CANTIACA 

(Gmel.). 

Sterma càntiaca et striata, Gmel., Sijst. Nat. (1788), t. 1, p. 606 et 609. 
Sterna cantiaca, Temm., Man. , i e édit., (1820), t. 2, p. 735. 

— Crespon, Omith. du Gard (1840), p. 472. 

— Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 339. 

— Degl. et Gerbe. Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 459. 

— Dubois, PL col. des Ois. delà Belg., l re série, t. 3, pi. 252. 

Aude. Arrive au printemps et se répand sur les côtes 

maritimes. C. niche régula 

Hérault. C'est sur les côtes maritimes et étangs salés de 
ce département que l'on rencontre cette 
Hirondelle. C. — 

Pyr. -Orient. Se montre au printemps sur les côtes maritimes. C. — 

43. - STERNE DE DOXJGALL. - STERNA 

DOUGÀLLH (Montag.). 

Sterna dougallii, Montagu, Omith. Dict. suppl. (1813). 

— Crespon, Omith. du Gard (1840), p. 473. 
Sterna paradisea, Degland, Omith. Europ. (1849), t. 2, p. 346. 
Sterna dougallii, Degl. et Gerbe, Omith. Europ. (1867), t. 2, p. 459. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg, 1 re série, t. 3, pi. 253. 

Aude. Accidentellement et toujours sur les étangs et côtes 

maritimes. R. ne niche pas. 

Hérault. De passage accidentel et mêlée au Pierre-Garin. R. — 

Pyr.-Orient Se trouve accidentellement et toujours sur les 

étangs et côtes maritimes. R. — 

44. - CANARD TADORNE. — ANAS TADORNA 

(Linn.). 

Anas tadorna, Linn. S. IV., 12 e édit. (1766), t. 1, p. 195. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820). t. 2, p. 833. 



— 94 — 

Anas TADORNA, Crespon, Orniih. 12 du Gard (4840), p. 5. 

— Degland, Orith. Europ. (4 849), t. 2, p. 417. 
Tadorna belonii, Degl. et Gerbe, Orniih. Europ. (1867), t. 2, p. 499. 
Anas tadorna, Dubois PL col. des Ois. de la Belg., 4 re série, t. 3, pi. 269. 
le Tadorne, Buff., PI. enl. 53 , mâle. 

Aude. Sédentaire sur les étangs et bords de la mer. R. niche régul 1 . 

Héraut.. Sédentaire sur les bords de la mer et étangs salés. R. — 
Pyr. -Orient. Accidentellement dans ce département, surtout 

en hiver. T. R. niche accid 1 . 

45. - FULIGULE MIQUELONNAISE. - FULIGULA 

GLACIALIS (Degl. ex Linn.). 

Anas glacialis, Linn. S. N. 12 e édit. (1766), t. *., p. 203. 

— Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 860. 

— Crespon, Orniih. du Gard (1840), p. 533. 
Fuligula glacialis, Degland, Orniih. Europ. (1849), t. 2, p. 447. 
Narelda glacialis, Degl. et Gerbe, Orniih. Europ. (1867), t. 2, p. 549. 
Fuligula glacialis, Dubois, PI. col. des Ois. delà Belg., 1 re série, t. 3, pi, 288. 

Aude. De passage accidentel et pendant les hivers ri- 

goureux. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. De passage très-accidentel et pendant les hivers 

tels que ceux de 1829, 1860, 1870 et 1871. T. T. R. — 

Pyr. -Orient. Ne se rencontre que pendant les hivers rigou- 
reux. T.T. R. — 

46. — GARROT HISTRION. - CLANGULA 

H1STRION1CA (Boie ex Linn.). 

Anas histrionica, Linn., S. N., 12 e édit. (1766), t. 2, p. 204. 

Clangula histrionica, Boie, Isis (1822), t. 6, p. 362. 

Anas histkionica, Temm. Man., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 878. 

Fuligula histrionica, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 451. 

Clangula histrionica, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), 1.2, p. 546. 

Fuligula histrionica, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., i re série, t. 3, pi. 287. 

Pyr. -Orient. J'ai reçu un sujet adulte capturé le 21 janvier 

1870 près Uivesaltes. T.T. R. ne niche pas. 






— 95 — 

47. - FULIGULE A HUPPE ROUSSE. - FUL1GULA 

RUFICRISTA (Dubois). 

Fuligula ruficrista, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 277. 
Anas rufina, Temm. Man. 2* édit (1820), t. 2, p. 864. 

— Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 527. 

Fuligula rufina, Degland, Ornith. Eur. (1849), t. 2, p. 461. 
Branta rufina, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867;, t. 2, p. 530. 
Canard siffleur huppé, Buff., PI. enl., 928 , mâle adulte. 

Aude. De passage régulier en hiver sur les côtes mari- 

times. P. C. ne niche pas. 

Hérault. De passage en hiver sur les étangs et côtes ma- 
ritimes. R. — 

Pyr. -Orient. De passage régulier en hiver sur les côtes mari- 
times. P. C. — 

48. EIDER VULGAIRE. - SOMATER1A MOLLISSIMA 

(Boie ex Linn.). 

Anas mollissima, Linn. S. N., 12 édit. ^1766), t. 1, p. 198. 

— Temm. Man, 2 e édit. (1820), t. 2, p. 848. 
Somateria mollissima, Boie, lsis (1822), p. 564. 

Anas mollissima, Crespon, Ornith. du Gard (1840), p. 523. 

— P. Roux, Ornith. Prov., pi. 366, mâle-, 367, femelle. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t, 2, p. 463. 
Somateria mollissima, Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 555. 
Somateria vulgaris, Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 289. 
l'Oie a duvet ou Eider, Buff., PI. enl. 208 et 209. 

Aude. Ne se montre que dans les hivers rigoureux sur 

les côtes maritimes. T. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Ce n'est que dans les hivers rigoureux que cette 
espèce se montre sur les bords de la mer de 
ce département. T.T.R. — 

Pyr.-Orient. Ne se rencontre sur les étangs et côtes mariti- 
mes que pendant les hivers très-rigoureux. T. T. R. — 

49. — GUILHEMOT TROÏLE. - URIA TROILE 

(Lath. ex Linn.). 

Colymrus troile, Linn., S. N., 12* édit. (1766), t. 1, p. 220. 
Uria troile, Lath., Ind. (1790), t. 2 p. 796. 

Temm., . Man. 2**' édit. (1820), t. 2, p. 921. 



— 96 — 

Urià troilb, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 511. 

— Degl. el Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t 2, p. 598. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg. 1 ro série, t. 3, pi. 298. 

— Buff., PI. enl., 903, en noces. 

Aude. Observé tout-à-fait accidentellement et jeté mou- 

rant sur les côtes maritimes après une 
tempête. T.T.R. ne niche pas 

Hérault. J'ai reçu, le I7janvier 1868, me venant de Cette, 

deux sujets qui font partie de ma collection. T. T. R. — 

Pyr.-Orient. Ce n'est que (rès-accidentellement et toujours à 
la suite des grandes tempêtes en mer que 
l'on voit cette espèce sur les côtes maritimes. T. T. R. — 

50. — GUILHEMOT BRIDÉ. - URIA RINGVIA. 

( Bruiiri.). 

Uria ringvu, Brùnn. Ornith. Bor. (1764), p. 28. 

Uria lacrymans , Temm., 4 e part. (1840); p. 574. 

Uria ringvu, Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 513 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 600. 

Uria leucotis. Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 299. 

Hérault. J'ai reçu un magnifique sujet de cette espèce ou T T R • i 

variété me venant de Cette, le 3 janvier 1870. ' ■ P 

51 —MACAREUX MOINE. - FRATERCULA ARCTICA 

(Vieill. ex Linn.). 

>lca arctica, Linn,, S. N., 12 8 édit. (1766), t. 1, p. 211. 

Fratercula arctica, Vieill , Dict. (1818), t. 18, p. 330,etFaun. /ranc. (1828),p. 410. 

Mormon fratercula, Temm. A/an., 2 e édit. (1820), t. 2, p. 933. 

Marmo fratercula, Crespon, Ornith. du Gard (1840), p.550. 

Fratercula arctica, Degland, Omilh. Europ. (1849), t. 2, p. 521 . 

— Degl. et Gerbe, Omilh. Europ. (1867), t. 2, p. 608. 

— Dubois, PL col. des Ois. de la Belg., 1 re série, t. 3, pi. 301. 

Aude. Ne se montre qu'en hiver sur les côtes mariti- 

mes de ce département. T. R. ne niche pas. 

Hérault. Ce n'est que pendant l'hiver que Ion trouve cette 

espèce sur les côtes maritimes. R. — 

Pgr.-Orien. C'est à la fin de l'hiver qu'on rencontre ce maca- 
reux sur les côtes maritimes. R. — 



- 97 — 

52. — PINGOUIN TORDA. - ALCA TORD A (Linn.). 
Alca torda, Linn, S. N. 9 \& édit. (1766), t. 1, p. 210. 
— - Tèmm. Man. 2 e édit. (1820), t. 2, p. 936. 

— Degland, Ornith. Europ. (1849), t. 2, p. 525. 

— Degl. et Gerbe, Ornith. Europ. (1867), t. 2, p. 612. 

— Dubois, PI. col. des Ois. de la Belg., 1™ série, t. 3, pi. 302. 
le Pingouin, Buff., PI. enl. 1003, adulte en été-, 1004, en hiver. 

Aude. On l'observe presque tous les hivers sur les côtes 

maritimes de ce département. P.C. ne niche pas. 

Hérault. De passage régulier en hiver sur les côtes ma- 
ritimes. P. C. — 

Pyr. -Orient. De passage accidentel pendant l'hiver sur les 

côtes maritimes. T. R. — 



Epoque de la nidification des grands rapaces sur nos 

Pyrénées. 

(1 bis.) 
VAUTOUR MOINE. — VULTUR MONACHUS. 

C'est vers les derniers jours de janvier, ou commencement de février, que le Vau- 
tour moine niche sur les rochers les plus escarpés et inaccessibles de nos Pyrénées. 
L'aire est très-vaste et ne contient ordinairement qu'un seul œuf, très-gros, générale- 
ment un peu allongé et très-émoussé aux deux bouts, à surface rude, d'un blanc 
jaunâtre très-clair, tantôt uni et sans taches, d'autres fois avec quelques taches brun 
rouge-pâle; ces œufs mesurent : grand diamètre, 9 centim. 1/2 ; petit diam., 6 à 7 
centimètres. 

Ces Vautours ne font qu'une couvée. 

(2 bis.) 

VAUTOUR FAUVE. - VULTUR FULVUS. 

C'est dans le mois de février que ce Vautour établit son aire dans les lieux les plus 
inaccessibles des rochers escarpés de nos Pyrénées. La ponte ne se compose presque 
toujours que d'un seul œuf (1) très-gros et presque rond, de couleur blanc sale, à 
coquille rude; ce n'est que très-rarement qu'on trouve des œufs avec des taches, qui 

(1) Je ferai observer que sur une vingtaine d'aires, une seule fois j'ai trouvé deux œufs. 

7 



— 98 

sont très -peu apparentes et presque effacées; ils mesurent : grand diamètre; 9 centi- 
mètres s millimètres; petit diamètre, 7 centimètres. 

Ils ne font qu'une seule couvée. 

J'ai rencontré une seule fois un aire avec un œuf du Vautour occidental, — Vultur 
occidentale (variété isabelle-clair du Vautour fauve, — Vultur fulvus). J'ai dans ma 
collection cet œuf, lequel est de la même grosseur et forme que ceux du Vautour 
fauve, mais dont la couleur se rapporte à celle du plumage de cette race. Cet œuf est 
de couleur café au lait clair et sans taches. 



(4 bis) 
GYPAÈTE BARBU. - GYPAETUS BARBATUS. 

C'est dans le mois de janvier que ce magnifique rapace établit son aire dans les 
crevasses des rochers les plus inaccessibles des Pyrénées. On trouve presque toujours 
deux œufs, très-rarement un seul -, ces œufs sont très-gros, un peu allongés et émous- 
sés aux deux bouts , de couleur fond blanc, presque entièrement couverts par de 
grandes taches d'un brun rouge; ils mesurent : grand diamètre, 7 centimètres 2 mil- 
limètres; petit diamètre, 5 centimètres 2 à 4 millimètres. 

Ils ne font qu'une seule couvée. 

(5 bis.) 
AIGLE FAUVE. - AQUILA FULVA. 

Il niche vers le milieu de février ; son aire est très-vaste ; tantôt c'est sur des 
rochers inaccessibles, d'autres fois sur les grands arbres qu'il s'établit. Dans ce dernier 
cas, il semble avoir une prédilection pour les grands sapins dont le bout est coupé. 
On trouve ordinairement deux œu/soblongs, à extrémités émoussécs, de couleur blanc., 
sale ou légèrement azuré. Ils sont marqués ordinairement sur le gros bout de taches 
plus ou moins étendues d'un brun rouge, et mesurent : grand diamètre, 1 centime 
très 6 à 6 millimètres; petit diamètre, 5 centimètres 1 ou 2 millimètres. 

Ils ne font qu'une couvée '2). 



ë 
S 



Procédé pour la conservation des collections d'Histoire| 

Naturelle. 

En terminant mon Catalogue, je donnerai un procédé qui m'a toujours réuss\ 
pour conserver dans mes collections Ornithologiques et Enthomologiques les sujet 
qui commencent à être attaqués. 

Ce procédé, fort simple et facile à appliquer , rendra, je l'espère, de grands ser- 

± Si, par exception,, on trouve une nichée tardive de ces quatre grands rapaces, c'est qu^ 
la première ponte a été détruite. 



— 99 — 

vices , car il n'est pas d'amateur qui n'ait à déplorer la perte de quelques pièces; 
et, comme par une fatalité, ce sont presque toujours les exemplaires rares et pré- 
cieux que l'on voit "à regret sortir de sa collection. 

1° Pour les Oiseaux : 

Dès que l'on aperçoit les premiers symptômes de ravage chez un sujet, on le retire 
de la vitrine , on le bat avec un plumeau ; Ton a de YEssence de Pétrole kectifiée 
et on arrose l'oiseau mitté -, on laisse la pièce à l'air; dès qu'elle est sèche, on relève 
les plumes avec des bruxelles et l'exemplaire est alors aussi beau qu'avant. En agis- 
sant ainsi, on n'est pas condamné à perdre une partie de sa collection ; car tous les 
insectes destructeurs sont anéantis sans que les plumes éprouvent la moindre altéra- 
tion, même dans leurs couleurs les plus délicates ; 

2° Pour les Coléoptères, j'emploie le même procédé avec un succès complet ; 

3° Pour les Lépidoptères, j'ai obtenu les mêmes résultats : les couleurs n'en sont 
nullement altérées et reprennent, en séchant, leur éclat primitif. Toutefois, il faut 
avoir soin que YEssence dont on fait usage soit de qualité supérieure. D'ailleurs, je 
donnerai aux amateurs qui me la demanderaient l'adresse de mon fournisseur, s'ils 
ne trouvaient pas dans leur localité la qualité voulue. 

Il va sans dire que l'on réussit également très-bien pour les Mammifères. 



AUX LECTEURS. 

Grâce aux conditions toutes spéciales de la région et des Pyrénées, j'ai pu signaler 
dans ce Catalogue 349 espèces ou variétés d'oiseaux ; ce chiffre je ne le crois pas encore 
définitif et de nouvelles observations l'augmenteront certainement. 

Si je cherche à attribuer à tous les départements dont je me suis occupé les espèces 
que j'y ai observées dans chacun d'eux, on pourrait établir le tableau suivant : 

La Haute-Garonne 298 espèces et variétés 

L'Aude 324 — — 

L'Ariège 245 — — 

Le Gers 228 — — 

L'Hérault 330 — — 

Les Hautes-Pyrénées 239 — — 

Le Tarn 252 — — 

Le Tarn-et-Garonne 233 — — 

Les Pyrénées-Orientales 330 — — 



FIN DU CATALOGUE. 



- 100 - 

Séance du 9 décembre 1874. 

Présidence de M. le colonel Bei.leville. 

La Société a reçu : 

Une lettre de M. le trésorier de la Société Ramond, accusant 
réception de la somme de 4 00 fr., souscrite par la Société, pour 
l'Observatoire du Pic du Midi. 

M. Monclar, propriétaire à Marsac (Tarn), entretient la So- 
ciété des résultats obtenus par lui dans l'élevage ies léporides. 

Il a poursuivi en s'en occupant un but à la fois économique et 
industriel : les léporides peuvent, en effet, fournir d'une part une 
ressource précieuse à l'alimentation, et de l'autre un produit supé- 
rieur à l'industrie de la chapellerie. 

Les efforts de M. Monclar sont venus se heurter jusqu'à ce jour 
contre des difficultés non cependant insurmontables. Les léporides 
se sont parfaitement reproduits chez lui ; et il résulte de ses nom- 
breux observations que la chair des léporides est généralemen t 
moins filandreuse que celle du lapin, et plus blanche que celle du 
lièvre. Le pelage est intermédiaire entre celui des deux types 
lièvre et lapin, tant comme nuance que comme finesse. 

M. Monclar pense qu'en élargissant autant que possi ble les 
limites de la captivité de ces animaux on obtiendrait la fixité du 
ty [j ï intermédiaire. Il appelle l'attention de la Société sur cette 
ntéressante question. 



Séance du 16 décembre. 

Présidence de M. le colonel Belleville. 

La Sjcî été a reçu : 

En il sur l'histoire de la classification ornithologique, par 
M . Clément; 

Ornithologie parisienne, par M. Paquet ; Monographie du char- 
do'in'ret, par le môme; ces deux ouvrages envoyés par l'auteur. 

La « S:)"iété allcnande pour l'étude de la nature et des popula- 
lij nuls V Ane orientale » à Yeddo (Japon), envoie ses publications. 



- 101 - 

M. Tassy, garde-général des eaux et forêts, à Toulouse, pré- 
senté par MM. Belleville et Marquet, est nommé membre titu- 
laire. 

La discussion est ouverte sur les modifications proposées aux 
articles 20, 26, 29, 33 du règlement. 

La rédaction suivante est adoptée pour les articles 29 et 33. 

Art. 29. — « Le Bibliothécaire-archiviste a la garde de tous les 
manuscrits, archives, registres et livres de la Société. Chaque 
année, dans !e courant de décembre, il dresse la situation de la 
bibliothèque et des archives et la soumet à la vérification du 
Conseil d'administration.» 

Art. 33. — « La Société tient ses séances le mercredi à 8 heu- 
res du soir. Elles s'ouvrent le premier mercredi après le 15 
novembre et ont lieu tous les quinze jours jusqu'au premier mer- 
credi du mois d'août inclusivement. » 

Le Secrétaire-général communique à la Société le Mémoire 
suivant, envoyé par M. P. Fagot, membre titulaire. 

Mollusques de la région de Toulouse. 

Genus 1. — Arion. 

1. Arion rufus. 

Limax rufus, Linné, Syst. nat. 10 e édit. p. 652. 1758. Arion 
rufus. Michaud, Compl. Drap. 1831. Limace rousse. Noulet, 
Moll. bass. s. pyr., p. 23. Arion rufus. Moquin-Tandon, Moll. 
France, II, p. 10. De Saint-Simon, mss. 

Toulouse et les environs, partout C. C. C. 

2. Arion ater. 

Umax ater. Linné, Syst. nat., 10 e édit., p. 652. 1758. Arion 
ater. Michaud, Compl. Drap., 1831. Limace noirâtre. Noulet, 
Moll. bass. s. pyr., p. 23. Arion rufus. var. ater. Moquin- 
Tandon, Moll. France, II, p. 16. 



- 402 - 

Les bois, les champs, les jardins, au premier printemps. C.C.C. 
(Noulet). 

3. Arion fuscus. 

Limax fuscus. Muller, Verm. hist. II, p. 11. 1774. Arion 
fuscus. Moquin-Tandon, Moll. France, II, p. 14. 1855. Limace 
des jardins, Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 22. Prolepis fiiscus. 
De Saint-Simon, mss. 

Deux fois dans un jardin ombragé à l'Hotel-Dieu Saint-Jacques, 
à Toulouse ( Noulet). Toulouse (de Saint-Simon). "Villefranche, 
dans un bosquet; C.C. ; dans les bois, G. (ipse). 

Genus 2. — Krynichillus 
1 . Krynichillus brunneus, 

Limax brunneus. Draparnaud, Tab. moll., p. 104. 1801. Kry- 
nichillus brunneus. J. Mabille, Archiv. malac, 3 e fasc, 1868. 

Villefranche, au bord du Mares, auprès de l'eau, sous les pierres 
et au milieu des herbes humides, G. (ipse). J'ai rencontré cette 
espèce nouvelle pour notre fa*jnesur le parcours du ruisseau dans 
les communes de Villefranche et d'Avignonnet, ainsi qu'au bord 
de l'Hers. 

2. Krynichillus Bourguignati. 

Krynichillus Bourguignati. J. Mabille in sched. 1869 , et 
Moll. bass. Parisien, p. 48, 1871. Avec le précédent R. 

Genus 3. — Limax. 
1. Limax agrestis. 

Limax agrestis. Linné, Syst. nat., 10 e édit. I, p. 652. 1758. 
Limace agreste. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 19. Limax agres- 
tis. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 22. De Saint-Simon, mss. 

Partout G. C. G. 

2. Limax sylvaticus. 

Limax sylvaticus. Draparnaud, Hist. Moll., p. 126, pi. 9, 
fig. 11. 1805. Limace des bois. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 20. 
Limax agrestis, var. sylvaticus. Moouin-Tandon, Moll. France, 
p. 23. 

Les jardins, les champs et les bois G. C. (NouleO 



- 103 — 



3. Limax cinereus. 

Limaoc cinereus. Muller. Verni, hist. II, p. 5. 1774. Limace 
gigantesque. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 49. Limax maximus. 
(Linn.) Moquin-Tandon, Moll. France, p. 28. Limax cinereus. 
De Saint-Simon, mss. 

Dans les caves et les lieux humides. G. Toulouse, rive droite de 
la Garonne (de Saint-Simon). 

4. Limax variegatus. 

Limax variegatus. Draparnaud, Tabl. moll., p. 103.1801. 
Limace gigantesque. G. Noulet, Moll. bass. s. pyr,, p. 19, Limax 
variegatus. Moquin-Tandon, Moll. France, p. 25. — De Saint- 
Simon, mss. 

Toulouse, intérieur de la ville (nocturne); deSainl-Simon. Les 
Varennes (de Malafosse). 

Genus 4. MlLAX. 

1. Milax marginatus. 

Limax marginatus . Muller, Verm. hist. II, p. 10. 1774. Milax 
marginatus. Bourguignat, Malac. 4 cantons, p. 12. 1862. Limace 
marginêe. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 21. Limax marginatus . 
Moquin-Tandon, Moll. France, p. 21. Milax marginatus. De 
Saint-Simon, mss. 

Toulouse autour de l'Hôlel-Dieu Saint-Jacques fNoulet), autres 
lieux C. G. (de Saint-Simon). Villefranche, sous les pierres, sous 
les feuilles mortes dans les jardins et autour des habitations. C. 

2. Milax gagates. 

Limax gagates. Draparnaud, Tabl. moll., p. 100. 1801. Milax 
gagates. Gray. Cat. of pulm. or air. breath. moll., p. 174. 1855. 
Limace jaget. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 21. Limax gagates. 
Moquin-Tandon, Moll. France, p. 19. Milax gagates. De Saint- 
Simon, mss. 

Toulouse, Saint-Simon R. (de Saint-Simon). Montgaillard, un 
individu (Tiabouil). Villefranche, dans un bosquet (ipse). 



- 104 - 

Genus 5. — Testacella. 

1. Testacella haliotidea. 

Testacella haliotidea. Draparnaud, Hist. moll., pi. 9, fig. 42 à 
14. 4805. Testacelle ormier. Noulet, Mol!, bass. s. pyr., p. 24- 
Testacella haliotidea. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 39. 
— De Saint-Simon, mss. 

Toulouse , grande route vers Portet ; chemin du Polygone 
(Noulet). Cette espèce est répandue dans tout notre bassin. 

GEISUS 6. VlTRINA. 

\. Vitrina major. 

Helicolimax major. Férussac, père, essai méth. conchyl. 1807. 
Vitrina major. G. Pfeiffer. Deutschl. Moll. I, p. 47 (en note). 
1821. Vitrina pellacida. (Drap.) Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, 
p. 28. Vitrina major. De Saint-Simon, mss. 

Coteau de Vieille-Toulouse. 

2. Vitrina Servainiana. 

Vitrina Servainiana. De Saint-Simon. Descript. esp. nouv. 
midi France (extr. ann. malac), p. 1, avril 1870. 
Toulouse, rive gauche de la Garonne R. R. De Saint-Simon. 

B. Espèce douteuse. 

3. Vitrina elongata. 

Vitrina elongata. Draparnaud, Hist. moll., p. 120, pi. 7, fig. 
40-42. 1805. — Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 170. 

Les bords du Touch (Saint-Germain), cité parMoquin. Il a été 
impossible à M. de Saint-Simon de retrouver celte espèce, la loca- 
lité n'ayant pas été désignée d'une manière précise. L'individu 
donné par M. Sarrat à M. de Saint-Simon appartient au V. major. 

Genus 7. — Succinea. 

\. Succinea Pfeifferi. 

Succinea Pfeifferi. Rossmassler, Icon., I, p. 96, fig. 46. 1835. 
Ambrette amphibie. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 26 et 27. 
Succinea Pfeifferi. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 59; et 
Succinea elegans (loc. cit.), p. 646. Succinea elegans, var. debilis, 



— 105 — 

de Saint-Simon, mss. Succinea debilis. Bourguignat, in litt., 1869, 
ex speciminibus à Saint-Simon, missis. Succinea Pfeifferi. J. 
Mabille, in litt. 4874, ex speciminibus ab ipso missis. 
Joncs bordant le canal du Midi. Saint-Simon, Portet, etc. 

Genus 8. — Zonites. 

i. Zonites fulvus. 

Hélix fulva. Muller, Verm. hist., II, p. 56. 4774. Zonites 
fulvus. Moquin-Tandon, Moll. Franc, p. 67. Hélix fulva. Moquin- 
Tandon, Moll. Toulouse, p. 471 . Zonites fulvus. De Saint-Simon, 
manusc. 

Ile du moulin Vivent (Sarrat) cité par Moquin. Toulouse : les 
deux rives de la Garonne sur les jeunes arbres et sous les feuilles 
mortes (de Saint-Simon). Villefrancbe : au bord du canal du Midi 
et dans presque tous les bois, sous les feuilles mortes (ipse). 

2. Zonites nitidus. 

Hélix nitida. Muller, Verm. hist. II, p. 32, 1774. Zonites 
nitidus. Moquin-Tandon, Moll. France, 2 p. 72. Hélice luisante. 
Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 35. Zonites nitidus. De Saint- 
Simon, mss. 

Les jardins à Toulouse G. (Noulet). Avec le Z. fulvus (de Saint- 
Simon). Bords du canal du Midi à Villefranche (ipse). 

3. Zonites olivetorum. 

Hélix olivetorum. Gmelin, Syst. nat., p. 3639, 1788. Zonites 
olivetorum. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 73. Hélice des 
oliviers. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 33. Zonites olivetorum. 
De Saint-Simon, mss. 

Bois du coteau de Pouvourville et de Vieille. Toulouse, versan 
nord, sous les feuilles mortes (de Saint-Simon). Bosquets de la 
Garonne, après Bourrassol, à Toulouse (Noulet). 

4. Zonites lucidus. 

Hélix lucida. Draparnaud, Tabl. Moll., p, 96, 4804. Zonites 
lucidus. Bourguignat, Cat. coq. d'Orient in voy. mer Morte, 
p. 85 (en note), 4853. Hélice celleriére. Noulet, Moll. bass. s. 
pyr., p. 35. Zonites lucidus. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, 
p. 75. De Saint-Simon, mss. 



— 106 — 
Toute la région dans les endroits humides, sous les pierres C.C. G. 
5. Zonites nitens. 

Hélix nitens. Grnelin. Sysl. nat., p. 3C33, 1788. Zonites 
nitens. Bourguignat, Gat. coq. d'Orient in voy. mer Morte, p. 8 
(en note), 1855. Hélix nitens. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, 
p. 172. Zonites nitens. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 84. 
De Saint-Simon, mss. 

Ile du moulin Vivent, à Toulouse (Sarrat) cité par Moquin. — 
Pech-David avec le Z. olivetorum. Bois au midi de Saint-Michel- 
du-Touch (de Saint-Simon). Villemur (Sevène)- 

6, Zonites crystallinus. 

Hélix crystallina. Muller, Verm. hist. II, p. 23, 1774. Zonites 
crystallinus. Leaeh, Brit. Moll. test., p. 105, 4820. Hélice 
cristalline. Noule!, Moll. bass. s. pyr., p. 3G. Zonites crystallinus. 
Moquin-Tandon, Moll. France, p. 89. — De Saint-Simon, mss. 

Villefranche : bords du canal du Midi près de l'écluse de Laval. 
Avignonet : bois de la propriété de Caraman (ipse). Alluvions 
des rivières et ruisseaux. Moquin-Tandon prétend que M. Parliot 
a recueilli celle espèce à Saint-Simon, sur les bords de la rivière, 
près Toulouse; mais M. de Saint-Simon qui a exploré cet endroit 
avec soin n'a jamais pu l'y découvrir. 

7. Zonites diaphanus. 



Hclix diaphana. Studer-Kurz. Verzeichn., p. 86, 1829. Zonites 
diaphanus. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 90. — De Saint- 
Simon, mss. 

Rive droite du Touch au midi de Saint-Michel (de Saint-Simon). 

8. Zonites pseudohydatinus. 

Zonites pseudohydatinus. Bourguignat, Amén. malac, 1, 
p. 189, 18GO. Hélix hydatina (Bossm). Moquin-Tandon, Moll. 
Toulouse, p. 172. Hélix crystallina. Var. hydatina. De Saint- 
Simon, mss. 

Alluvions de la Garonne à Toulouse. 

B. Espèce acclimatée. 
9. Zonites algirus. 
Hclix algira. Linné, Sysl. nat. 10 e édit., p. 760, 1 758. Zonites 



— 107 — 

algirus. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 91, 1855. De Saint- 
Simon, mss. 

Acclimaté par Moquin sur la butte du Jardin des plantes à Tou- 
louse. 

C. Espèces douteuses, 

10. Zonites nitidulus. 

Hélix nitidula. Draparnaud, Hist. Moll., p. 117, 1805. Zonites 
nitidulus. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 83, 1855. Hélix 
nitidula. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 172. 

Nous pensons, avec M. de Saint-Simon, que les individus aux- 
quels Moquin a donné le nom de cette espèce sont des Z. nitens 
junior ou à dernier tour moins dilaté. 

11. Zonites glaber. 

Hélix glabra. Studer. in Fér.tabl. syst., p. 45, 1822. Zonites 
glaber. Moquin-Tandon, Moll. France, p. 83, 1855. Hélix glabra. 
Moquin-Tandon. Moll. Toulouse, p. 172. 

« Celte espèce a été indiquée par Moquin aux environs de Tou- 
louse; mais ce savant m'a dit, depuis la publication de son catalo- 
gue, que c'était d'après des renseignements erronés qu'il l'avait 
mentionnée dans son mémoire. » (Dupuy, Moll. France, 3 e fasc, 
p. 229, 1849). 

12. Zonites cellarius. 

Hélix cellaria. Muller. Verm. hist. II, p. 38, 4774. Zonites 
cellarius. Gray. in Turt. Schells. Brit., p. 470, 1840. — Moquin 
in speciminibus. 

Les individus étiquetés sous ce nom par Moquin, dans la collec- 
tion de M. de Saint-Simon, ne diffèrent du Z. lucidus que par 
un ombilic un peu plus étroit et par la couleur du dessous de la 
coquille qui est cornée au lieu de lactescente. Nous n'avons point 
dans notre bassin le vrai cellarius caractérisé par une ouverture 
moins oblique et un ombilic moins creusé en entonnoir que chez 
le Z. lucidus. 

Genus 9. — Hélix. 

4 . Hélix Simoniana. 

Hélix Simoniana. Bourguignat, Moll. nouv. lit. ou peu conn., 
14 e et 42 e fasc, p. 17, 1870. Hélix pyijmœa (Drap.) Moquin- 



- 408 - 

Tandon, Moll. Toulouse, p. 47. Hélix Simoniana. De Saint- 
Simon, mss. 

Saint-Simon, près Toulouse (de Saint-Simon). Bords de l'Hers 
sur les herbes humides et sons les feuilles mortes. Bois, au milieu 
des mousses, dans les environs de Villefranche (ipse). Les bords 
du Touch (Saint-Germain) cité par Moquin. 

2. Hélix rotundata. 

Hélix rotundata. Muller, Verm. hist. II, p. 29, 4 774. Moquin- 
Tandon, Moll. Toulouse, p. 472. — De Saint-Simon, mss. 

Ile du moulin Vivent (Sarrat)ex Moquin. Bois de Saint-Michel- 
du-Touch (de Saint-Simon). 

3. Hélix obvoluta. 

Hélix obvoluta. Muller, Verm. hist. II, p. 27, 4 774. Hélice 
planorbe. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 43. Hélix obvoluta. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 414. — De Saint-Simon, 
manusc. 

A la base septentrionale et sur le versant ouest du coteau de 
de Vieille-Toulouse. Est devenu rare (de Saint-Simon). ViSlemur 
(Sevène). M. Noulet le premier a signalé cette espèce dans notre 
bassin ; mais les localités ne sont point précisées. 

4. Hélix cornea. 

Hélix cornea. Draparnaud, Tabl. Moll.; p. 89, \80\. Hélice 
cornée. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 45. Hélix cornea. Var. 
spadicea (Hélix squammatina. Marcel de Serres). Moquin-Tandon, 
Moll. Toulouse, p. 4 7. 

Les environs de Toulouse, sur les bords du Touch, près Saint- 
Martin (L. Raymond) ex Moquin. M. de Saint-Simon possède, 
dans sa collection un individu de cette localité, mais, faute de 
désignation suffisante, il lui a été impossible jusqu'à ce jour de 
retrouver l'espèce. 

5. Hélix pulchella. 

Hélix pulchella. Muller, Verm. hist. II, p. 30, 1774. Hélice 
mignonne. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 43. Hélix pulchella. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 440. — De Saint-Simon, 
manusc. 



- 109 — 

Saint-Simon, près de Toulouse (de Saint-Simon). Villefranche : 
bords du canal du Midi et de PHers, sous les feuilles mortes, à 
travers les racines des graminées et sous les feuilles de Plantago 
en décomposition (ipse). 

6. Hélix costata. 

Hélix costata. Muller, Verm. hist. II, p. 31. 1774. Hélice 
mignonne. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 43. Hélix pnlchella. 
Var. Costata. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 140. — De 
Saint-Simon, manusc 

Avec YHelix pulchella (de Saint-Simon) (ipseK 

7. Hélix lapicida. 

Hélix lapicida. Linné. Syst. nat., 10* édit., p. 778, 1758. 
Hélice lampe. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 44. Hélix lapicida. 
Var. minor. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 138 et 139. 
Hélix lapicida. De Saint-Simon, mss. 

Peeh-David, près de Pouvourville, aux pieds des arbres. Bla~ 
gnac : murs du vieux cirque (de Saint-Simon). 

8. Hélix nemoralis. 

Hélix nemoralis. Linné, Syst. nat., 10 e édit., p. 773, 1758. 
Hélice némorale. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 30. Hélix nemo- 
ralis. Moquin-Tandon, Moll. France, p. 162. — De Saint- 
Simon, mss. 

Toulouse et la région, partout. C. C. C. 

9. Hélix hortensis. 

Hélix hortensis. Muller, Verm. hist. II, p. 52, 1774. Moquin- 
Tandon, Moll. France, 5, p. 167. Hélix nemoralis. Var. hortensis. 
De Saint-Simon, mss. 

Environs de Toulouse. R. Villefranche : les jardins, les haies, 
R. R. (ipse). VillemurC. G. C. (M. Sévène). 

10. Hélix vermiculata. 

Hélix vermiculata. Muller, Verm. hist. II, p. 59, 1774. Hélice 
vermiculée. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 38. Hélix vermiculata. 
Belleville, Cal., mss. 

Toulouse : jardin de l'usine des bétons agglomérés, faubourg 



- MO - 
Matabiau. Deux ou trois individus ont été recueillis à divers 
intervalles par M. le colonel E. Belleville, notre collègue. Cette 
espèce a dû arriver à Toulouse par la voie du canal du Midi (De 
Saint-Simon). La localité de Montesquieu-sur-le-Canal, indiquée 
par M. Noulet, nous paraît douteuse, tous nos efforts pour nous 
y procurer V Hélix vermiculata étant demeurés infructueux ; il en 
est de même en ce qui concerne les vignes à Saint-Orens, à Lar- 
denne, à Saint-Simon. 

11 . Hélix aspersa. 

Hélix aspersa. Muller, Verm. hist. Il, p. 20, 4774. Hélice 
chagrinée. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 57. Hélix aspersa. 
Moquin-Tandon, Moll. France, % p. 174. — De Saint-Simon, 
manusc. 

Partout. C. G. C. 

12. Hélix pomatia. 

Hélix pomatia. Linné. Syst. nat., 10 e édit., p. 771, 1758. 

Cette espèce qui n'avait jamais été signalée dans la Haute- 
Garonne, nous a été communiquée par MM. Chalande et Sévène. 
Elle a été recueillie à Villemur où elle est connue sous le nom de 
« la grande Bertrande. » 

13. Hélix aculeata. 

Hélix aculeata. Muller, Verm. hist., 2, p. 81, 1774 Moquin- 
Tandon, Moll. Toulouse, p. 171. — De Saint-Simon, mss. 

Bois dans la commune d'Avignonet, sur la propriété de Cara- 
man, au pied dos genévriers, sous les feuilles mortes et parmi la 
mousse. C. C. (ipso). Bois près de Labastide-Beauvoir (ipse). 
Cette espèce n'avait jamais été trouvée jusqu'ici que dans les allu- 
vions de la Garonne. 

14. Hélix limbata. 

Hélix limbata. Draparnaud, Hist. Moll., p. 100, pi. fi, iig. 29, 
1805. Hélice marginée. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 40. Hélix 
limbata. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 11)3 — de Saint- 
Simon, mss. 

Toulouse : Pech-David, rive gauche de la Garonne, près de 
la prairie de Portet. Bords du Touch, entre Saint-Martin et Saint- 



— 111 - 

Michel (de Saint-Simon). Villemur. G. C. C. (Sévène). Fourque- 
vaux. R. R. (ipse). 

15. Hélix carthuslana 

Heliœ carthusiana. Muller, Ver m. hist. 2, p. 15, 1774 (non 
Drap.) Hélice bimarginée. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 44. 
Heliœ carthusiana. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 207. — 
De Saint-Simon, mss. 

Partout. C. C. C. 

16. Heliœ rufilabris. 

Hélix rufilabris. Jeffreys, in Linn., Trans. XVI, p. 503, 1850, 
Heliœ carthusianella. Var. G. (Heliœ Olivieri. Mich.) Noulet, 
Moll. bass. s. pyr., p. 41. Heliœ carthusiana. Var. Minor. 
Moquin-Tandon, Moll. France, p. 207. Heliœ carthusiana . Var. 
rufilabris. De Saint-Simon, mss. J. Mabille, in iitt. 1874. 

Saint-Simon, près Toulouse (de Saint-Simon). Bords de l'Hers 
à Villefranche, au milieu des touffes d'herbe. R. (ipse). 

N'est qu'une variété de YHeliœ carthusiana. 

17. Heliœ apicina. 

Heliœ apicina. Lamark, Anim. sans. vert. VI, 2 e part., p. 95, 
1832. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 171. Hélix cenisia 
(Charp). De Saint-Simon, mss. 

Toulouse : écluse des Ponts-Jumeaux et embouchure du canal 
du Midi dans les touffes de gazon. C. C. 

Heliœ rugosiuscula. 

Heliœ rugosiuscula. Michaud, Compl. Drap., p, 14, pi. 15, 
fig. 11-14, 4831. Hélice striée. C. H. rugosiuscula. h. striata 
junior. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 32. Heliœ fasciolata (Poir). 
Var. rugosiuscula. Moquin-Tandon, Moli. France, 2, p. 239. 
Heliœ rugosiuscula. De Saint-Simon, mss. 

Toulouse : rive droite de la Garonne. Prairie de Portet, sur la 
iive gauche. C. (cîe Saint-Simon). Villefranche : pelouses en 
pente, fossés le long des routes, etc. C. C. G. (ipse). 

49. Heliœ caperata. 
Heliœ caperata, Montagu, Test, brit., p. 433, pi. 2, fig. 11, 



- 142 - 

1801. Hélice striée. Noulet, Mol!, bass. s. pyr., p. 32. Hélix fas- 
ciolala (Poir). Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 239. Hélix 
striata (Drap.) de Saint-Simon, mss. Hélix caperata. J. Manille, 
in lin., 1874, ex speciminibus ab ipsomissis. 

Toulouse : partout C. G. G. Villefranche : çà et là, principale- 
ment dans les lieux arides-, sur le talus des fossés bordant la 
route nationale, parmi les tas de feuilles mortes, entre la ville et 
la métairie de la Grâce (ipse). 

20. Hélix hispida. 

Hélix hispida. Linné, SysL nat. 10« édit., p. 771, 1758. Hé- 
lice hispide. Noulet, Moll. bass. s. pyr., 34. Hélix hispida. Mo- 
quin-Tandon, Moll. France, 2, p. 224. — De Saint-Simon, mss. 

Toulouse : rive droite de la Garonne, près de Pech-Daviri (de 
Saint-Simon). Villefranche : au milieu des touffes d'herbes et 
sous les feuilles mortes aux bords du canal du Midi et des fossés 
ombragés et humides (ipse). 

21. Hélix pisana. 

Hélix pisana. Muller, Verm. hist. II, p. 60, 1774. Hélice de 
Vise. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p, 29. Hélix pisana. Moquin- 
Tandon, Moll. France, 2, p. 262. — De Saint-Simon, mss. 

Vallée du canal et rive droite de la Garonne, partout. G. G. G. 
Rive gauche de la Garonne : environs du faubourg Saint-Cyprien. 
S'avance au S. 0. jusqu'au village de Saint-Simon (de Saint-Simon). 
Villemur (Sévène). 

22. Hélix ericetorum. 

Hélix ericetorum. Muller, Verm. hist. 2, p. 60, 1774. Hélice 
ruban. Noulet, Moll. bass, s. pyr., p. 31 . Hélix ericetorum. 
Moquin-Tandon. Moll. France, 2, p. 252. — de Saint-Simon, mss. 

Toulouse : Pech-David (les individus de cette localité atteignent 
une grande taille : Pibrac : sur les coteaux exposés au soleil. 
Prairie de Portet (variété plus petite) (de Saint-Simon). Ville- 
franche : tous les talus en pente. C. G. C. (ipse). Villemur 
(Sévène). 

23. Hélix neglecta. 

Hélix neglecta. Draparnaud, Hist. moll., p. 108, pi. 6, fig. 12, 
13, 1805. Noulet, Moll. bass. s. pyr. (synonime de YHelis varia- 



— 113 - 

bilis). Moquin-Tandon, Moll. France. 2, p. 250. — De Saint- 
Simon, mss. 

Partout. C.C. G. 

24. Hélix lauta. 

Hélix lauta. Lowe, Prim. faun. Madère et Port, sanct., p. 53, 
fig. 9, 4831. Hélice variable (partim}. Noulet, Moll. bass. s. pyr., 
p. 50. Helis variabilts. Var. sub maritima. Moquin-Tandon, 
Moll. France, 2, p. 253. Helis neglecta (pro parle). — De Saint- 
Simon, mss. 

Presque partout. C. C. 

25. Hélix lineata. 

Hélix lineata. Olivi, Zooi. Adriat., I, 4799. Moquin-Tandon, 
Moll. France, 2, p. 265. Hélice variable (parlim). Noulet, Moll, 
bass. s. pyr., p 30. Hélix variabilis (Drap.) (partim). De Saint- 
Simon, mss. Hélix lineata. J. Mabille, in litt., 4874, ex specimi- 
nibus ab ipso missis. 

Dans presque toute la région. G. C. C. 

26. Hélix terrestris. 

Trockus terrestris. Pennant. Brit. zool, p. 4 27, 4777. Hélix 
terrestris. Fleming. Brit. anim., p, 260, 4828. Hélice élégante. 
Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 28. Hélix terrestris. Moquin-Tan- 
don, Moll. France, 2, p, 271. De Saint Simon, mss. 

Toulouse : rive droite de la Garonne; Sainl-Michel-du-Touch 
(un seul individu), de Saint-Simon. Très répandu dans les val- 
lées et sur les collines du Lauragais (ipse). 

27. Hélix barbara. 

Hélix barbara. Linné, Syst. nat., 10 e édit., 1758. Bulime 
ventru. Noulet, Moll bass. s. pyr., p. 46. Hélix bulimoïdes. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2. p. 277. Hélix barbara. De 
Saint-Simon, mss. 

Toulouse : butte du Jardin des Plantes. Moquin la cite comme 
très commune à cet endroit; aujourd'hui elle est devenue assez 
rare. Les aliuvions de tous les ruisseaux : peu abondante. 

28. Hélix acuta. 

Hélix acuta. Muller, Verm. hist. il, p. 100, 4774. Bulime 

8 



— 114 - 

aigu. Noulet, Moll. bass, s. pyr., p. 47. Hélix acuta, Moquin- 
Tandon, Moll. France, p. 280. De Saint-Simon, mss. 

Toulouse : Embouchure du canal du Midi. Vallée de l'Hers près 
de Madron. Pont d'Empalot. Ravin de Pouvourville près de la 
Garonne (de Saint-Simon). VillelVanche : principalement dans 
la plaine, sur les berges des ruisseaux et sur le talus du canal du 
Midi. G. G. C. 

H. Espères erronées. 

Hélix carthusiana. 

Hélix carthusiana. Draparnaud, Tabl. moll., p. 86, Î801 (non 
Mull.) Hélice chartreuse. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 42. 

Cette espèce n'existe point. M. Noulet a reconnu lui-même 
l'erreur qu'il avait commise en la signalant dans les jardins à Tou- 
louse (Moquin, Moll. Toulouse, p. 468). 

Hélix pyramidata. 

Hélix pyramidata. Draparnaud, Hist. Moll., p. 80, pi. 5, 
fig. 5-6, 1805. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 171 . 

La prétendue Hélix 'pyramidata doit être une Hélix lineata 
très conique et de petite taille. 

Hélix cespitum. 

Hélix cespitum. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 92, 1801. Moquin- 
Tandon, Moll. France, 2, p. 257. 

M. Noulet (Moll. bass. s. pyr., p. 3ij a fait de YHelii cespitum 
un synonyme de YHclix ericetorum (Mull.). M. Moquin prétend 
avoir recueilli à Toulouse un seul individu de cette espèce, mais 
mal caractérisé. Notre avis est que YHelix cespitum ne vit point 
dans la région dont nous nous occupons. 

Hélix variabilis. 

Hélix variabilis, Draparnand, Tabl. Moll., p. ^3, 1801. 
Tous les auteurs de Toulouse ont réuni sous le nom d'Hélix 
variabilis, espèce que nous ne possédons pas, les Hélix lauta et 

lineata. 

Genus 10. — Bulimus. 

1 . Bulimus dccollatus. 
Hélix décolla la. Linné. Sysl. mit., 10 e édit.. p. 773,1758. 



— 115 - 

Bulimus decollatus. Bruguiôres, Encycl. VEBS, 1, p. 320, 1789. 
Bulime décollé. Noulet, Mo!!, bass. s. pyr. ; p. 48. Uulimus decol- 
latus. Moqnin-Tandon, Moll. France, 2, p. 311. Rumina décol- 
lata. De Saint-Simon, mss. 

Toulouse : ravins de l'Hers. Vallée de l'Hers dans les fentes des 
tertres (de Sainl-Simon). Pech-David. Celte espèce est commune 
dans les environs de Villefranche (ipse) Villemur (Sevène). 

B. Espèces des alluvions. 

3. Bulimus quadridens. 

Hclix quadridens. Millier, Verm. hist. lï, p. 107, 1774. Buli- 
mus quadridens. Bruguières, Encycl. VERS, II, p. 107, 1792. 
Maillot quadridentc. Noulet, Moll. bass. s. pyr , p. 55. Bulimus 
quadridens. Moquir.'-Tandon, Moll. France, 2, p. 299. 

Une fois dans les alluvions du Touch, entre Saint-Martin et 
Blagnac. près Toulouse (Noulet). Deux fois dans les alluvions de 
l'Hers près Villefranche. Àlluvion non loin du Mares, sur la pro- 
priété do Caraman, commune d'Avignonet. C. C. G. (ipse). Qualre 
fois en 1842 dans les alluvions de la Garonne (de Saint-Simon). 

3. Bulimus obscurus. 

Hélix obscura. Muller. Verm. hist. II, p. 103, 1774. Bulimus 
obscurus. Draparnaud, Tabl.Moil., p. 05, 1801. Moquin-Tandon. 
Moll. Toulouse, p. 173. De Saint-Simon, mss. 

Alluvion de la Garonne, à Toulouse. 11. R. R. (De Saint-Simon). 

Genus 11. — Ferussacia. 
1. Ferussacia subcylindrica. 

Hélix subcylindrica. Linné, Syst. nat., 12 e éilit-, 2, p. 1248, 
1767. Ferussacia subcylindrica. Bourguignat, des Fer. Algérien- 
nes in amén. malac, t. I, p. 209, 1856. Bulime bri liant. Noulet, 
Moll. bass. s. pyr., p. 49. Bulimus subcyiind riens. Moquin-Tan- 
don, Moll. France, 2, p. 304. Cionella subcylindrica. de Saint- 
Simon, mss. 

Toulouse : Pont d'Empalot, plantation de peuplieis près Portet 
(de Saint-Simon). Bords du canal du Midi, près de l'écluse de 
Laval, commune de Gardouch , au milieu des radicelles des 
graminées, sous les feuilles et sous les pierres. C. G. (ipse). Allu- 
vions de tous les ruisseaux. C. 



- 116 - 

Var, Pvlchclta : coquille plus pelite (Ferussacia exigua. Bour- 
guigoat, Moll. nouv. lit. ou peu connus, 4 e fuse, p. 122, mars 
18<>4) (sans caractères). 

Alluvions de la Garonne à Toulouse (De Saint-Simon). 

G en us 12. — Azeca. 
Espèce des alluvions. 
4. Azeca Nouletiana. 

Azeca Nouletiana. Dupuy, Cat. exlram. test. n° 31, 1849, et 
hist. Moll' f France, 4 e fasc, p. 338, lab. XV, fig. 12. 1850. Papa 
Goodallii (Midi.) Môquin -Tandon , Moîl. Toulouse, p. 175. 
Bulimus Menhlanus. Var. Nouletianus. Moquin-T'indon, Mnll., 
France, 2, p. 302. 

Alluvions de la Garonne à Toulouse (Moquin. de Saint-Simon). 
Alluvions de l'Hers à Villefranclie. R. R. (ipse). 

GENUS 13. — COECILIANELLA. 

1 . Cœcilianella Lesviellei. 

Cœcilianella Lesvicllei. Bourguignat, Mon. genr. cecil. in amen. 
malac, t. I. p. 217, pi. 18, fig. 6-8, 1856. Agathine aiguillette. 
Noulel, Moîl. bass. s. pyr., p. 50. Bulimus acicula. Moquin-T.jn- 
don> Moll. France, 2, p. 509. Cœcilianella Lesvicllei. De Saint- 
Simon, mss. 

Trouvée une fois vivante sur la rive droite du Touch, près de 
Larramet (Lespés). Une fois sur le Pech-David (de Saint-Simon). 
Les alluvions de tous les ruisseaux. C. C. C. 

Genus 14, — Clausilia. 
1. Clausilia nigricans. 

Turbo nigricans. Pultney, Cat. Dors., p. 46, 1799. Clausilia 
nigricans. Jeffreys, Syn. Test, in Trans. Linn., p. 351, t. XVI, 
1828. Clausilie rugueuse. B. Clausilia rugosa minor. Noulel, 
Moll. bass. s. pyr., p. 58. Clausilia dubia? (Drap.) Moq -Tandon, 
Moll. Toulouse, p. 173. Clausilia nigricans, var. Erasa. Moquin- 
Tandon, Moll. France, 2, p 334. 

Toulouse : propriété deBellevue, au pied du Pech-David; pont 
du Touch, près de Saint-Michel (de Saint-Simon). Vallons de la 



— 417 — 

commune d'Avignonet, sous l'écorce des vieux saules et dans les 
creux. C. G. C. (ipse). Villemur (Sevène). 

Notre coquille qui a été ballotée d'une espèce à l'autre par les 
auteurs de la région, constitue une variété de la nigricans que 
M. de Saint-Simon a appelée meridionalis et dont nous ferons 
connaître les caractères dans une notice sur les clausilies françaises 
de la section des iphigena qui sera publiée incessamment. 

2. Clausilia Rolphii. 

Clausilia Rolphii. Gray, Nat. arrang. Moll. in med. repos., XV, 
p. 351, 1821. Clausilia ventricosa, var. Minor. Noulet, MolL 
bass. s. pyr., p. 57. Clausilia Rolphii. Moquin-Tandon, Moll. 
France, 2, p. 345. De Saint-Simon, mss. 

Toulouse : Pech-David. R. R. Bois au midi de Saint-Micbel-du- 
Touch (de Saint Simon). Villemur (Sevène). 

B. Espèces acclimatées. 

3. Clausilia punctata. 

Clausilia punctata. Michaud, Compl. Drap., p. 55, 1831. De 
Saint-Simon, mss. 

Originaire d'Avignon et naturalisée près de Toulouse, à Saint- 
Simon (de Saint-Simon) 

4. Clausilia bidens. 

Turbo bidens. Linné, Syst. nat., 10 e édit., p. 767, 1758. 
Clausilia bidens. Turton, Shells. brit. p. 73, fig. 56, 1831 (non 
Drap.) De Saint-Simon, mss. 

Originaire de Celte et naturalisée à Saint-Simon (de Saint- 
Simon). 

G, Espèce des alluvions. 

5. Clausilia laminata. 

Clausilia laminata. Turton, Brit. Moll., p. 70, 1831. De 
Saint-Simon, mss. 

Alluvions de la Garonne à Toulouse. R. R. R. (De Saint- 
Simon). 



— 118 — 

D. Espèce erronée. 
Clausilia venlricosa. 

Clausilia ventricosa. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 62, lf 01. 
Clausilie ventrue. Noulct, Moll. bass. s. pyr., p. 57. 

Cette espèce n'a jamais été recueillie dans le bassin sous pyré- 
néen. Les indiviilus désignés sous ce nom sont des Cl. Rolpliii. 

Genus 15. — Balia. 

1. Balia Deshayesiana. 

Balia Deshayesiana. Bourguignat, Not. genr. balia. in amén. 
malac, t. 2, p. 74, pi. 15, fig. 4-0, 1857. Maillot fragile. Nou. 
let, Moll. bass. s. pyr., p. 50. Pupa perversa. Moquin-Tandon, 
Moll. France. 2, p. 549. Balia perversa. Var. Deshayesiana. De 
Saint-Simon, mss. Balia Deshayesiana. Bourg, In litt. ex specim. 
à Suint-Simon missis. 

Saint-Simon, près de Toulouse, sous l'écorce des vieux arbres 
(de Saint-Simon). Villefranche et les environs. C. G. C. (ipse). 

2. Balia perversa. 

Balia perversa. Bourguignat, Amén. malac. t. II, p. 08, 
pi. XIII, fig 1, 5, extr. rev. et Ma as. zool , 20 e année, n° 12, 
1857. Maillot fragile (\)3Vl\m). Noulet, Moll. bass. s pyr., p 54. 

Communes d'Avignonet et de Villefranche (ipse). 

Genus 16. — Pupa. 
I . Pupa granum. 

Pupa granum. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 50, 1801. Maillot 
grain. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 53. Papa granum. Moquin- 
Tandon, Moll. France, 2, p. 370. — De Saint-Simon, mss. 

Toulouse : ravin de Pouvourville, sous les touffes d'herbes (De 
Saint-Simon). Villefranche : sur les berges de J'Hers, dans les 
endroits exposés au soleil (ipse). 

2. Pupa mmrorum. 

Turbo musrorum. Linné, Syst. nat., 10 e édit., p. 757, 1758. 
Pupa muscorum. C. Pfeiffef, Deutschl. Moll., p. 57, pi. 3, fig. 17 
18, 1831. Maillot bordé. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 53. Pupa 



— 419 — 

muscorum. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 592. — De Saint- 
Simon, mss. 

Bords de l'Hers à Villefranche, sous les feuilles mortes et sous 
les morceaux de bois en décomposition, ainsi que sous les pierres 
R. M. (ipse). Àlluvions de toutes les rivières et ruisseaux. C. C. G. 

3. Pup a bigranata. 

Pupa bigranata. Rossmasller, Ioon., IX, 40, p. 25, fig. 645. 
1> 59. Moquin-Tandon, Moll. Touiouse, p. 170. Pupa muscorum. 
Var. bigranata. De Saint-Simon, mss. 

Avec le précédent (ipse). 

Le Pupa muscorum ainsi que la variété bigranata nous ont été 
adressés du Faget, près Garaman (Haute-Garonne), où ils sont 
communs, par M. CrouziL instituteur. 

B. Espèces des àlluvions. 
1° Espèces certaines. 

4. Pupa ringicula. 

Pupa ringicula. Michaud, in lin. 4842. Ex Dupuy, Hist. Moll. 
France, 4 e fasc, p. 399, tabl. XX, fig. 2, 1850. Pupa polyodon. 
Moquin-Tanrion. Moll. Toulouse, p. 475. Pupa polyodon. Var. 
ringicula. Moquin-Tandon. Moll. France, 2, p, 373. — de Saint- 
Simon, mss. 

Àlluvions de l'Hers à Toulouse. Alluvions de tous les ruisseaux 
à Villefranche (ipse). 

5. Pupa ringens. 

Puparingens. Caillaud, in Mich. compL Drap., p. 64, pi. 15, 
fig. 16 à 24, 4 834. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 175. — 
De Saint-Simon, mss. 

A.luvions de la Garonne à Toulouse. 

6. Pupa Boileausiana. 

Pupa Boileausiana. Charpentier, ex Kust. in Chemn. Conch. 
Cab., p. 58, 4852. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. Mb. Papa 
secale. Var. Boileausiana. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 366 
et 367. — De Saint-Simon, mss. 

Alluvions de la Garonne à Toulouse. 



120 - 



7. Pupa pyrenearia. 

Pupa pyrenearia. Boubée, in Mich. compl. Drap., p. 60, 
p|. 4o, fig. 82 à 25, 1831. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, 
p. 174. 

Toulouse dans les alluvions de la Garonne, R. R. 

2° Espèces erronées. 
Pupa secaie. 

Pupa secale. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 59, 4801. Maillot 
seigle. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 54. 

Le Pupa secale indiqué par M. Noulet comme trouvé dans les 
alluvions est sans doute le Pupa ringicula. 

Pupa variabilis. 

Pupa variabilis. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 60, 4804. Mail- 
lot variable. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 54. 

Aux pieds des murs exposés au nord, à Lanta (Haute-Garonne), 
R. (Noulet). Nous avons fait chercher en vain ce Pupa à la loca- 
lité indiquée; notre avis est qu'il ne vit point dans la région de 
Toulouse. 

Pupa frumentum. 

Pupa frumentum. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 50, 4804. 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 475. 
N'a jamais été trouvé. 

Pupa doliolum. 

Pupa doliolum. Bruguières, Encycl. VEHS, 2, p. 354, 4792. 
Moquin-Tandon, Moll, Toulouse, p. 475. 
N'existe point dans notre bassin. 

Pupa avenacea. 

Pupa avenacea. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 474 
(Pupa avena. Drap.). 

M. de Saint-Simon m'a aliirmé que ce Pupa n'a jamais été 
recueilli dans les alluvions de la Garonne. 



— 121 — 

Genus 17. - Vertigo. 

1. Vertigo muscorum. 

Pupa muscorum. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 66, 1801. Ver- 
tigo muscorum. Michaud, Gompl. Drap., p. 70, 1831. Maillot 
mousseron. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 51. Vertigo muscorum. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 399. De Saint-Simon, mss. 

Saint-Simon, près Toulouse, sous les mousses et les feuilles 
mortes (de Saint-Simon). Villef'ranche et les environs aux bords 
de l'Hers, du canal du Midi, dans les bois. G. C. G. (ipse). 

2. Vertigo edentula. 

Pupa edentula, Draparnaud, Hist. Moll., p. 52, pi. 3, fig. 28- 
29, 1805, Vertigo edentula. Studer. Kurz, Verzeichn., p. 89, 
1820. Pupa edentula. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 176. 
Vertigo edentula. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 402. — 
De Saint-Simon, mss. 

J'ai découvert cette espèce vivante (elle n'avait été recueillie 
que dans les alluvions) sous les feuilles d'arum maculatum dans 
le bois de la propriété de Fontvieilles, commune d'Avignonet où 
elle est abondante. 

3. Vertigo pygmœa. 

Pupapygmœa. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 57, 1801. Vertigo 
pygmœa. Férussac, père, Ess, meth. conch,, p, 127, 1807. Pupa 
pygmœa, Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 176. Vertigo pyg- 
mœa, Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 405. — De Saint- 
Simon, mss. 

Avec le Vertigo muscorum (de Saint-Simon). Tous les bois 
dans les environs de Villefranche au milieu de la mousse et sous 
les feuilles mortes. Berges du canal du midi, etc. C. C. G. (ipse). 

B. Espèces des allumons. 

1 ° Espèces certaines. 

4. Vertigo anti-ver tigo. 

Pupa anti-vertigo. Draparnaud, Tabl. Moll., p. 57, 1881. Ver- 
tigo anti-vertigo. Michaud. Compl. Drap., p. 72, 1831. Maillot 

9 



— 122 - 

anti-vertigo. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 52. Vertigo anti- 
vertigo. Moquin-Tandon, Moll. France. 2, p. 407. Vertigo sex- 
dentata (Stud). De Saint-Simon, mss. 

Alluvions de la Garonne à Toulouse (Noulet, de Saint-Simon), 
R.R. 

5. Vertigo moulinsiana. 

Vertigo moulinsiana. Moquin-Tandon, Moll. France, 2 ;1 p. 403, 
4 855. Pupa anglica. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 175. 
Vertigo moulinsiana. De Saint-Simon, mss. 

Alluvions de la Garonne à Toulouse R. R. R. (Moquin, de Saint- 
Simon). 

2° Espèces erronées. 

Vertigo inornata, 

Vertigo inornata. Michaud, Compl., p. 63, pi. 15, fig. 31-32, 
4 831. Pupa inornata? Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 176. 
Vertigo columella. Var. inornata, Moquin-Tandon, Moll. France, 
2, p. 401. 

N'ayant jamais eu sous les yeux des individus de cette espèce, il 
nous est impossible de savoir à quel mollusque appartient la co- 
quille citée sous ce nom par Moquin. Elle doit se rapporter proba- 
blement à un vertigo muscorum de grande taille. 

Vertigo anglica. 

Vertigo anglica. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 404, 
1855. Pupa anglica. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 176. 

Le seul individu de cette espèce qui ait été recueilli n'est pro- 
bablement qu'une anomalie des Vertigo pygmœa ou moulinsiana. 

Vertigo pusilla. 

Vertigo pusilla. Muller, Verm. bist., 2, p. 124, 1774. Pupa 
vertigo. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 176. 

Cette espèce, qui n'habite point la région, a dû être introduite 
par M. Moquin parmi les mollusques de Toulouse à suite des 
mélanges presque inévitables dans les tiroirs d'une collection. 

Genus 18. — Carychium. 

1. Carychium minimum. 

Carychium minimum. Muller, Verm. hisl., 2, p. 125, 4774. 



— 423 — 

Carychie pigmée. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 60. Carychium 
minimum. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 443. — De Saint- 
Simon, mss. 

Bords d'une mare à l'ouest de Bourrassol, près Toulouse (de 
Saint-Simon). Bords du canal du Midi, sous les feuilles mortes, 
près de l'écluse de Laval. C. G. C. Dans les bois. C. C. (ipse). 

Genus 49. — Planorbis. 

4. Planorbis fontanus. 

Hélix fontana. Lightf. in phil. Trans. LXXVÏ, 4, p. 465, 
pi. 2, fig, 4, 4786. Planorbis fontanus. Fleming, Edimb. encycl. 
VII, 4, p. 59, 4847. Moquin-Tandon, Moll, Toulouse, p. 478.— 
De Saint-Simon, mss. 

Toulouse : Portet, Bourrassol. 

2. Planorbis dubius. 

Planorbis dubius. Hartmann. Wurm. in N. alp., 4, p. 254, 
n° 49, B„ et Erd. Und Susswass, Gast. Schweitz, p. 114, pi. 32, 
4844. Planorbis interniediusl (Charp). Moquin-Tandon, Moll. 
Toulouse, p. 478. Planorbis dubius. J. Mabille, in litt. ex speci- 
minibus ab ipso missis, 4874. 

Canal du Midi. C. C. C. 

Cette espèce a été rapportée tantôt au planorbis (hélix) compta- 
natus (Linn.), tantôt au Planorbis carinatus (Mull.) qui existent 
probablement dans le canal du Midi, puisque M. Mabille a recueilli 
le Planorbis complanatus, à Carcassonne, mais que nous n'avons 
pas encore découverts. 

3. Planorbis vortex. 

Hélix vortex. Linné, Syst. nat., 40 e édit., 4758, p. 772. Pla- 
norbis vortex. Muller, Vertn. hist. II, p. 158, 4 774. Moquin- 
Tandon, Moll. France. 2, p. 433. — De Saint-Simon, mss. 

Canal du Midi, à Toulouse; fossés de Bourrassol (de Saint- 
Simon). 

4. Planorbis rotundatus. 

Planorbis rotundatus. Poiret, Prodr., p. 93, avril 4804. Pla- 
norbe leucostome. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 6. Planorbis 
rotundatus. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 455. — De 
Saint-Simon, mss. 



— 124 — 

Fossés à l'est de Larraniet entre le bois et Saint-Simon. Fossés 
au nord du pont d'Empalot (de Saint-Simon). Tous les fossés 
inondés de la plaine de Villefranche.C. C. G. (ipse). 

5. Planorbis cristatus. 

Planorbis cristatus. Draparnaud, Hist. Moll., p. 44, pi. 2, 
fig. 1 à 3, 1805. Planorbis nautileus (Linn.) et Planorbis im- 
bricatus (Mull.) Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 177, 
De Saint-Simon, mss. 

Saint-Simon et Portet, près de Toulouse (de Saint-Simon). 
Fossés auprès de l'écluse de Laval, non loin du canal du Midi, à 
Villefranche (ipse). 

G. Planorbis albus. 

PlanorbU albus. Muller, Verm. hist., II, p. 464, 1774. Pla- 
norbe hispide. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 5. Planorbis albus. 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, 2, p. 442. — De Saint-Simon, 
manusc. 

Le canal du Midi, partout. C. C. C. 

7. Planorbis contortus. 

Hélix contorta. Linné, Syst. nat., 10 e édit., p. 770, 1758. 
Planorbis contortus. Muller, Verm. hist., II, p. 162, 1774. — 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 177. — De Saint-Simon, 
manusc. 

Fossé longeant au S.-O. la prairie de Portet, près Toulouse 
(de Saint-Simon). Dans le canal du Languedoc (Moquin). 

8. Planorbis corneus. 

Hélix cor nea. Linné, Syst. nat., 10 e édit., p. 770, 1758 (non 
Drap.). Planorbis corneus. Poiret, prodr., avril 1801. Planorbe 
corné. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 4. Planorbis corneus. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 445. — De Saint-Simon, 
manusc. 

Tout le canal du Midi. Au Port-Garaud (de Saint-Simon). 

Les individus de Toulouse offrent des tours beaucoup moins 
épais que ceux des échantillons de la même espèce recueillis dans 
TOise par notre collègue M. Flotte. En outre l'ombilic est plus 
enfoncé chez ces derniers. 



- 425 — 

B. Espèces douteuses. 

9. Planorbis nitidus. 

Planorbis nitidus. Mullor, Verm. hist. II, p. 163, 4774. 
Moquin-Tandon, Moll, Toulouse, p. 178. 

Genus 20. — Physa. 
1 . Physa acuta. 

Physa acuta. Draparnaud, ïïist. moll., p. 55, 1805. Physe 
aiguë. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 16. Physa acuta. Moquin- 
Tandon, Moll. France, 2, p. 453. — De Saint-Simon, mss. 

Saint-Simon et Portet, près de Toulouse ; Pouvourville. (De 
Saint-Simon). Canal du Midi ; ruisseaux, mares et fontaines du 
Lauragais. C. G. G. (ipse). 

2. Physa hypnorum. 

Physa hypnorum. Draparnaud, Tabl. moll. p. 52, 4804. 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 479. 

Fossés à droite du canal du Midi entre le ruisseau du Gardijol et 
l'écluse de Laval dans la commune de Gardouch. C. C. (ipse). 
Cette espèce n'avait été jusqu'ici signalée qu'à Revel, par M. Sarrat. 
M. Crouzil, instituteur, me l'a aussi adressée du Faget. 

B. Espèce erronée. 
Physa fontinalis. 

Physa fontinalis. Draparnaud, Tabl. moll., p. 52, 4804. 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 179. 

Moquin et ses élèves ont pris des individus à spire courte du 
physa acuta pour cette espèce qui n'existe point dans notre bassin, 
ainsi que M. Noulet l'a affirmé avec raison. 

Genus 21. — Limnoea. 
4 . Limnœa auricularia. 

Hélix auricularia. Linné, Syst. nat., 40 e édit. 2, p. 774, 4758. 
Limnœa auricularia. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 462, 
4 855. Limnée auriculaire. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 9. 

Canal du Midi; Fontaines, viviers, ruisseaux, etc. G. C. C. 



- 126 — 

2. Limnœa acutalis. 

Limnœa acutalis. Morelet, Moll. Portugal, p. 83, pi. 8, fig. 4, 
1845. Bourguignat, in litt. ex specim. a Saint-Simon missis, 
1869. 

Portet près Toulouse (de Saint-Simon). 

5. Limnœa limosa. 

Hélix limosa. Linné, Syst. nat. 40 e édit. 2, p. 774, 4 758. 
Limnœa limosa. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 465. Lim- 
née ovale. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 40. 

Toulouse : canal du Midi. Toutes les eaux stagnantes et cou- 
rantes (Noulet). 

4. Limnœa stagnalis. 

Hélix stagnalis. Linné, Syst. nat., 4 0e édit., p. 774, 4 758. 
Limnœa stagnalis. Lamark, Anim. sant. vert. VI, 2, p. 464, 4822. 
Limnée des étangs. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 42. Limnœa 
stagnalis. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 474. De Saint- 
Simon, mss. 

Portet près Toulouse (de Saint-Simon). Canal du Midi et fossés 
voisins. 

5. Limnœa truncatula. 

Buccinum truncatulum. Muller. Verm. hist. 2, p. 430, 4774. 
Limnœa truncatula. Beck, ind. moll., p. 415, 4837. Limnée 
petite. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 4 3. Limnœa truncatula. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 473. — De Saint-Simon, 
manusc. 

Toulouse et les environs, dans presque toutes les eaux. 

6. Limnœa palustri s. 

Buccinum palustre. Mull. Verm. hist, II, p, 431, 4774. Lim- 
neus palustris. Draparnaud, Tabl. moll. 1801 . Limnée des marais. 
Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 13. Limnœa palustris. Moquin- 
Tandon, Moll. France, 2, p. 475. De Saint-Simon, mss. 

Le canal du Midi. C. C. C. 

7. Limnœa glabra. 

Buccinum glabrum. Mull. Verm. hist. II, p. 135, 4 774. Lim- 
nœa glabra. Dupuy, Hist. moll. France, p. 462, 4854. Limnée 



- 127 - 

allongée. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p, 14. Limnœa glabra. 
Moquin-Tandon, Moll. France. 2, p. 475. — De Saint-Simon, 
manusc. 

Mêmes localités que le planorbis rotundatus, excepté au pont 
d'Empalot (de Saint-Simon). Presque tous les fossés inondés de 
la plaine de Villefranche. C. C. C. 

B. Espèce douteuse. 

8. Limnœa peregra. 

Buccinum peregrum. Mull. Verm. hist. II, p. 130, 1774. Lim- 
nœa peregra. Lamark. Anim. sans. vert. VI, 2, p. 161, 1822. 
Limnée voyageuse. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 11. 

M. Noulet doit avoir pris pour cette espèce des limnœa limosa à 
spire allongée et à ouverture retrécie. Ni M. de Saint-Simon ni 
moi n'avons pu la rencontrer dans la région. 

Genus 22. — Ancylus. 
1 . Ancylus simplex. 

Lepas simplex. Buchoz, Aldrov. Loth., p. 372, n° 1130, 1771. 
Ancylus simplex. Bourguignat, Gat. g. ancyl. in Journ. conch. 
T. IV, p. 187, 1853. Ancyle fluviatile. Noulet, Moll. bass. s. 
pyr., p. 72. Ancylus fluviatilis (Mull.). Moquin-Tandon, Moll. 
France, 2, p. 484. De Saint-Simon, mss. 

Toulouse et les environs ; dans les eaux tranquilles. Villefran- 
che : canal du Midi. 

2. Ancylus lacustris. 

Ancylus lacustris . Muller. Verm. hist. II, p. 199, 1774. Ancyle 
lacustre. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 72. Ancylus lacustris. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 488. — De Saint-Simon, 
manusc. 

Toulouse : dans un bassin du Jardin des Plantes. Tout le canal 
du Midi. R. 

Genus 23. — Cyclostoma. 

1 . Cyclostoma elegans. 

Nerita elegans. Muller. Verm. hist. II, p. 177, 1774. 
Cyclostoma elegans. Draparnaud, Tabl. moll. 1801, p. 38. 
Cyclostome élégant . Noulet , Moll. bass. s. pyr., p. 62. Cyclos- 



— 128 — 

loma elcgans. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 497, — De 
Saint-Simon, mss. 

Toulouse : Pech-David. C. Prairie de Portet. R. R. Bords du 
Touch, entre Saint-Martin et Saint-Michel (de Saint-Simon). 
Très commun dans tout le Lauragais notamment sur les talus. 

GeNUS 24. — POMATIAS. 

\. Pomatias obscurus. 

Cyclostoma obscurum. Drap., Hist. moll., p. 39, pi. 1, fig. 12, 
1805. Pomatias obscurum. Crist. et Jan. cat. XV, n° 3, 1832. 
Cyclostome obscur. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 63. Cyclostoma 
obscurum. Moquin-Tandon, Moll. France. 2., p. 499. Pomatias 
obscurus. De Saint-Simon, mss. 

Les escarpements au N.-O. de Pouvourville et de Vieille-Tou- 
louse (de Saint-Simon). A Pech-David, sous Vieille-Toulouse 
(Noulet) . Cette espèce, autrefois commune, est devenue aujourd'hui 
presque introuvable. 

B. Espèce des alluvions. 

2. Pomatias crassilabris. 

Pomatias rrassilabrum. Dupuy, Cat. extram. test. n°225, 1849. 
De Saint-Simon, mss. 
Alluvions de la Garonne. R. R. R. (de Saint-Simon). 

Genus. 25. — Acme. 
Espèce des alluvions. 

Acmepolita. Paladilhe, Nouv. miscell. malac. fasc, 3, p. 74, 
pi. 4, fig. \ à 3, 1868. Cyclostoma fuscum. Moquin-Tandon, 
Moll. Toulouse, p. 180. Acme fus^a. Moquin-Tandon, Moll. 
France, 2, p. 509. Acmepolita. De Saint-Simon, mss. 

Alluvions de la Garonne à Toulouse. R. 

Genus 26. VlVIPARA. 

1 . Vivipara contecta. 

Cyclostoma contcctum. Millet, Moll. Maine-et-Loire, p. 5, 1813, 
Vivipara contecta. Bourguignat, Spicil. malac, p. 126, pi. 10, 
fig. 2, 1862. Paludina vivipara. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, 



- \m — 

p. 481. Pahidina contecla. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, 
p. 552, 1 855. Vivipara fasciata. De Saint Simon, mss. 
Canal du Midi. 

Genus 27. — Bythinia. 

4 . Bythinia tentaculata. 

Hélix tentaculata. Linné, Syst. nat. 40 e édit., p. 774, 4758. 
Bythinia tentaculata. Gray, in Turt. schells. Brit., p. 93, 4840. 
Paludine impure. Noulet, MolL bass. s. pyr., p. 6G. Paludina 
tentaculata. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 484. Bythinia 
tentaculata. Moquin-Tandon, Moll. France, -?, p. 528. — De 
Saint-Simon, mss. 

Canal du Midi. Portet. 

Les individus de Toulouse et des environs se distinguent de 
ceux du nord de la France par des tours de spire plus renflés, 
surtout le dernier, et par une suture plus profonde. 

Genus 28. — Paludinella. 

1. Paludinella Company oi. 

Paludinella Company oi. Bourguignat, in litt. 4 869 in Palad. 
étude monogr. palud. Franc, 1870. Paludina viridis (Lam). 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 482. Paludinella Companyoi. 
De Saint-Simon, mss. 

Bourrassol, près de Toulouse, dans les radicelles de cresson. 
(De Saint-Simon). 

B. Espèces des allumons. 

4° Espèce certaine. 
4 . Paludinella abbreviata. 

Paludina abbreviata. Michaud, Compl. Drap., p. 98, n° 42. 
pi. 15, fig. 52, 53, 4834. Paludinella abbreviata Paladilhe, 
Etud. monogr. Palud. France, p. 51, extr. ann. malac, 4870, 
Paludina abbreviata. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 182. 
De Saint-Simon, mss. 

Alluvions de la Garonne, près Toulouse. 

2° Espèces douteuses ou erronées. 
4 . Paludinella bulimoidea. 
Paludina bulimoidea Michaud, Compl. Drap., p. 99, tig. 



- 130 - 

54-5o, 4831. Paludinella bulimoidea. Frauenfeld. Ueb. d. Gatt. 
Palud., p. 205, 1803, Paludine diaphane. Noulet, Aïoli, bass. 
s. pyr., p. 66. Paludina bulimoidea. Moquin-Tandon, Moll. Tou- 
louse, p. 182. Bythima vitrea. Var. Bulimoidea. Moquin-Tandon, 
Moll. France, 2, p, 518. 

Alluvions de la Garonne. R. R. R. v Reyniès cité par Moquin). 

2. Paludinella Ferussina. 

Paludina Ferussina. Desmoulins, in bullet. soc. Linn., Bor- 
deaux, II, p. 65, 1827. Paludinella Ferussina. Frauenfeld. Ueb. 
d. Gatt. Palud., p. 206, 1863. Paludina Ferussina. Moquin- 
Tandon, Moll. Toulouse, 4 82. Bythinia Ferrussina. Moquin-Tan- 
don, Moll. France, 2, p. 517. 

Toulouse (Noulet cité par Moquin) sans indication de localité. 

Sous genre Belgrandia. 
4 . Belgrandia Bourguignati. 

Belgrandia Bourguignati. De Saint-Simon, Descript. espèc. 
nouv. Midi France, extr. ann. malac, p. 10, avril 1870. Paludina 
gibba (Mich.) et paludina marginata (Mich.) (N° s 49 et 50). 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 181. 

Avec la paludinella Companyoi. 

GENUS 29. MOITESSIERIA. 

Espèce des alluvions. 
1 . Moitessieria Simoniana. 

Moitessieria Simoniana. Bourguignat. Monogr. genr. Moitess., 
p. 44, 4863. Paludina vitrea (Menke). Moquin-Tandon, Moll- 
Toulouse, p. 488. Paludina Simoniana. Gbarpentier, in Saint- 
Simon, miscell. malac, 4 re décade, p. 38, 1848. Âcme Simoniana. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 514. Moitessieria Simoniana. 
De Saint-Simon, mss. 

Alluvions de la Garonne à Toulouse. 

Genus 30. — Valvata. 

4. Valvata Tolosana. 

Valvata Tolosana. De Saint-Simon, Descript. espèces nouv. 
Midi France, p. 12, extr. ann. malac, avril 4870. Valvée pisci- 



- 131 — 

nale. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 68. Valvata piscinalis. 
(Mull.). Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 540. 

Toulouse : canal du Midi, près les Ponts-Jumeaux. Villefran- 
che : canal du Midi. 

2. Valvata cristata. 

Valvata cristata. Muller, Verm. hist. II, p. 198 , 1774. 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 182. De Saint-Simon, mss. 
Toulouse : Bourrassol, Portet (de Saint-Simon). 

Genus 31. — Nerita. 

1 . Nerita fluviatilis. 

Nerita fluviatilis. Linné. Syst. nat., 10 e édit., p. 777, 1758. 
Nérite fluviatile. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 70. 
La Garonne à Toulouse; le Touch. 

Genus 52. — Sphoerium. 
1. Sphœrium corneum. 

Tellina cornea. Linné, Syst. nat., 10 e édit., p. 678, 1758. 
Sphœrium corneum. Scopoli. introd. ad hist, nat., p. 598, 1777. 
Cyclas cornea (Lam.). Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 591. 
De Saint-Simon, mss. 

Toulouse, près du Port-Garaud (de Saint-Simon). Noé, près 
de Muret (M. Fontan). Canal du Midi à Villefranche (ipse). 

2. Sphœrium lacustre. 

Tellina lacustris. Muller, Verm. hist. II, p. 204, 1774. Sphœ- 
rium lacustre. Bourguignat, Amén. malac, t. I, p. 6, 1853. 
Cyclade caliculée. Noulet, Moll. bass, s. pyr., p. 80. Cyclas 
lacustris. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 593. 

Mare à Larramet-, Portet près de Toulouse (de Saint-Simon). 
Canal du Midi et fossés qui l'avoisinent. C. C. C. 

Genus 33. — Pisidium. 

1 . Pisidium amnicum. 

Tellina amnica. Muller, Verm. hist. II, p. 205, 1774. Pisidium 
amnicum. Jenyns, monogr. cycl. in Trans. Cambridg. IV, p. 309, 
pi. 9, fig. 2, 1833. Cyclade des marais. Noulet, Moll. bass. s. 



— 132 ~- 

pyr., p. 80. Pisidium amniàum. Moquin-Tandon.MolI. France, 2, 
p. 583. De Saint-Simon, mss. 

Le canal du Midi (Noulet), Ruisseaux du Lauragais (ipse). 

2. Pisidium nitidum. 

Pisidium nitidum,. Jenyns, Monogr. cycl. in Trans. Cambridg. 
IV, p. 304, pi. 20, fig. 7, 8, 1853. Moquin-Tandon, Moll. 
France, 2, p. 586. De Saint-Simon, mss. 

Saint-Simon près Toulouse (de Saint-Simon). 

B. Espèces douteuses. 
3. Pisidium Grateloupianum. 

Pisidium Grateloupianum. Normand, Coup-d'œil cycl. p. 4. 
Pisidium amnicum. Var Gratelupeanum. Moquin-Tandon, Moll. 
France, 2, p. 583. 

Toulouse (Moquin). 

4. Pisidium Cazertanum. 

Pisidium Cazertanum. Poli. Test, utriusq. Sicil., p. 56, pi. 16, 
fig. 4, 4791. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 584. 

La Haute-Garonne (Moquin). 

D'après l'indication de l'auteur, on pourrait croire que cette 
Pisidie habite tout le département, tandis qu'elle n'a été recueillie 
jusqu'à ce jour d'une manière authentique qu'à Luchon par M. de 
Saint-Simon et encore ce naturaliste a observé seulement la var. 
thermale (Pisidium thermale Dupuy). 

5. Pisidium Jratianum. 

Pisidium Iratianum. Dupuy, Gat. extramar. test., n° 234, 
4849. Pisidium Cazertanum var. Iratianum. Moquin-Tandon, 
Moll. France, p. 55. 

A Toulouse (Moquin). 

6. Cyclas fontinalis. 

Cyclas fontinalis. Draparnaud, Hist. moll., p. 430. 4805. 
Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 183. 

A Toulouse, dans les alluvions de la Garonne (Moquin). 

Draparnaud, ainsi que l'a fait observer M. Bourguignat, a réuni 
sous le nom de cyclas fontinalis plusieurs pisidies trouvées dans 



— 133 — 

les fontaines et les filets d'eau. Par conséquent il est impossible de 
reconnaître l'espèce désignée par Moquin. 

Genus 34. — Unio. 
1 . Unio Rhomboideus. 

Mya rhomboidea. Schroler, Die Gesch. der Flussconchyl, etc., 
p. 186, pi. II, fig. 3, 1779. Unio rhomboideus. Moquin-Tandon, 
Moll. France, 2, p. 568, 1855. Mullette littorale. Noulet, Moll. 
bass. s. pyr., p. 78. 

Ruisseau du Touch, près Toulouse (de Saint-Simon). Canal 
du Midi. 

Unio Requieni. 

Unio Requienii. Michaud. Compl. Drap., p. 106, pi. 16, fig. 
24,1831. Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, p. 183. De Saint- 
Simon, mss. 

Ruisseau du Récébédou près Portet (de Saint-Simon). Canal 
du Midi. C.C. C. 

3. Unio pictorum. 

Mya pictorum. Linné. Syst. nat., 10 e édit., p. 671, 1758. 
Unio pictorum. Philippson, nov. test, gen., p. 117, 1788. Mulette 
des peintres. Noulet, Moll. bass. s. pyr., p. 77. Unio pictorum. 
Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 576, De Saint-Simon, mss. 
Bourguignat, in litt. 1869 ex specim. à Saint-Simon, missis. 

Saint-Simon près de Toulouse (de Saint-Simon). 

Notre unio pictorum est très voisine de l'espèce précédente. 

Genus 35. — Anodonta. 
1. Anodonta arenaria. 

Anodonta arenaria. Schroter. Fluss. conchyl., etc., p. 165, 
pi. 2, fig. 1, 1779. Anodonta arenaria. Bourguignat, Malac. Bre- 
tagn., p. 78, 1860. Anodonte des cygnes (pars) Noulet, Moll. bass. 
s. pyr., p. 75. Anodonta cygnea (Linn.) var. Cellensis. Moquin- 
Tandon, Moll. France, 2, p. 577. Anodonta Cellensis (Pfeiff.). 
De Saint-Simon, mss. 

Saint-Simon ; canal du Midi. 



— 134 — 

M. Noulet a réuni sous le nom d'anodonle cygne : 1° l'anodonta 
arenaria du canal du Midi ; 2° l'anodonta subponderosa (Dup.) du 
jardin du Capitany à Montferrand (Gers) (Dupuy, Hist. moll. 
France, p. G07) et 5° l'anodonta Rossmasleriana (Dup.) qui vit 
dans le Gers, la Baïse, la Gimone, etc. (Dupuy, loc. cit , p. 608). 
De plus il rapporte les individus jeunes de son anodonte cygne 
l'anodonte analina (Drap.), espèce appartenant à un autre groupe 
et qui n'a point encore été observée dans notre région, quoiqu'en 
dise Moquin-Tandon, Hist. nat. moll. France, 2, p. 559. L'ano- 
donta cellensis (Pfeiff.) de cet auteur (Mol!. Toulouse, p. 484) est 
l'anodonta subponderosa de M. Dupuy. 

2. Ânodonta piscinalis. 

Anodonta piscinalis. Nilsson, Moll. Suec, p. 416, 4822. Ano- 
donta variabilis. Moquin-Tandon, Moll. France, 2, p. 564. Ano- 
donta piscinalis. De Saint-Simon, mss. 

Canal du Midi ; Saint-Simon (de Saint-Simon). 

B. Espèce douteuse. 

3. Anodonta avonensis. 

Ânodonta avonensis. Monifort, Test, brit., p. 472, 1803. Ano- 
donta ponderosa? (Pfeiff.) Moquin-Tandon, Moll. Toulouse, 
p. 172. 

Dans un étang près de Fonsorbes (Reyniès ex Moquin). 

Nous ne savons point à quelle espèce appartiennent les individus 
recueillis dans la localité indiquée, seulement notre conviction est 
que l'anodonta ponderosa n'existe point dans notre région. Notre 
opinion semble corroborée par ce fait que Moquin n'a point signalé 
l'existence de cette espèce dans la Haute-Garonne lorsqu'il a écrit 
son Histoire naturelle des mollusques de France. 

Gémis 36. — Dreissena. 

4 . Dreissena fluviatilis. 

Dreissena fluviatilis. Bourguignant, Amen, malac. I, p. 161, 
1856. Dreissena pohjmorpha (Van Bened.) Moquin-Tandon. Moll. 
France, 2, p. 598. De Saint-Simon, mss. 

Canal du Midi. C. C. C. Le Tarn à Villemur (Sevène). 



— 135 — 
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE. 

AUTEURS DE TOULOUSE. 

M. Noueet. Précis analytique de l'histoire naturelle des mollusques terrestres 
et fluviatiles qui vivent dans le bassin sous-pyrénéen. In-8°, 94 pages. Tou- 
louse J. B. Paya, rue Croix-Baragnon, hôtel de Castellane. 1834. 

Moqujn-Tandon. Mémoire sur quelques mollusques terrestres et fluviatiles nou 
veaux -pour la faune des environs de Toulouse. Mémoires de l'académie royale 
des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, années 1839, 1840 
1841 , tome VI , pages 167 à 184. Toulouse , imprimerie de Jean -Mathieu 
Douladoure , rue St-Rome., 41. Année 1843. Tiré à part à 50 exemplaires 
in-8°. 

Histoire naturelle des mollusques terrestres et fluviatiles de France, accom- 
pagnée d'un atlas de 54 planches. 2 volumes in-8°. Paris, chez J. Baillère, 
rue Hautefeuille, 19. 1855. 

Alfred de Saint-Simon. Miscellanées malacologiques première décade , in-8° , 
41 pages. Toulouse , imprimerie d'Auguste Labouïsse-Rochefort , rue des 
Balances, 23. 1848. 

Description d'espèces nouvelles du Midi de la France, in-8°, 14 pages. Paris 
imprimerie de M me veuve Bouchard-Huzard , rue de l'Éperon, 5 (Extrait des 
Annales de malacologie, avril 1870). 

Catalogue des mollusques des environs de Toulouse (plaine), manuscrit. 
Espèces qui n'ont pas été trouvées aux environs de Toulouse , formant un 
caput mortuum dans les alluvions de la région Pyrénéenne inférieure et des 
terrains tertiaires situés au-dessus de Toulouse, manuscrit. 

M. le Colonel Belleville , membre titulaire. Catalogue manuscrit des espèces 
de sa collection. 



Séance du 30 décembre. 

Présidence de M. le colonel de Belleville . 

Sont nommés membres titulaires : 

M. René Paquet, avocat à la Cour d'appel de Paris, présenté 
par MM. Lacroix et Régnanlt; 

M. Georges Pugens, ingénieur des ponls et chaussées à Tou- 
louse, présenté par MM. Gèze el Gaston de Malafosse ; 

Est admis en qualité de membre correspondant : 
M. Cadie, à Stockholm (Suède), présenté par MM. Maurice 
Gourdon et Régnault. 



- 136 - 

M. le docteur Gourdon fait connaître les décisions prises par 
la Commission des grandes courses à sa dernière séance : Trois 
excursions ont été projetées. 

1° A Saint-Antonin et à Gaylus en mai ; 
2° Aux mines de Rancié en juin ; 

5° Aux environs de Luchon,à une époque encore nen déter- 
minée. 

Le Président annonce que M. Sauvage, membre correspondant 
delà Société, vient d'être nommé aide-naturaliste au Muséum. 

Sur la proposition de M. de Malafosse la Société décide que les 
photographies des membres titulaires seront réunies dans un 
album. 

M. Raymond Pottier, correspondant du Ministère de l'Instruc- 
tion publique, communique à ses confrères le résultat de ses étu- 
des sur les landes de Dax au point de vue préhistorique. 

Il décrit l'état actuel du pays, et recherche les changements 
qu'il a subis depuis les temps quaternaires. 11 signale les nom- 
breuses stations qu'il a pu découvrir et fouiller soit seul, soit en 
collaboration avec M. Henri du Boucher. 

Le contenu de ces gisements est très considérable. Les silex 
taillés suivant toutes les formes que l'on dit caractéristiques des 
diverses étapes de la civilisation primitive s'y rencontrent avec 
les bijoux en or, argent, et bronze des périodes suivantes. La 
majeure partie de ces collections est au musée national de Saint- 
Germain. Elles sont également bien représentées dans le Muséum 
d'histoire naturelle de Toulouse. 

Dans un Mémoire rédigé par M. du Boucher et par lui, M. R. 
Pottier se base sur ces documents pour établir une chronologie et 
des divisions dans l'histoire du pays de Dax. Il semble à ses 
auteurs que les résultats ainsi obtenus ne coïncident pas avec 
ceux que l'on admet généralement. 

M. Cartailhac rend d'abord justice à M. Pottier qui a pour 
ainsi dire révélé aux anthropologistes l'intérêt des environs de 
Dax, il discute ensuite ses conclusions et expose les différentes 
raisons pour lesquelles il ne peut se ranger à l'avis de MM. Pottier 
et du Boucher. 

M. le docteur Emile Gobert, membre titulaire, envoie la 
suite du Catalogue raisonné des coléoptères des Landes. (V. la 
4 re partie dans le Bulletin, t. VII, p. 295. 



— 137 - 



HYDROGANTHARES. 

DITISCID^. 

Consulter, pour les larves de Dytiscides, Kulmus. Breslau. natur. Kunstgech. 
versuch., 10, 1719, p. 593-597. 

Cybister, Curt.. 

Rœseli, F très-commun. Dans les mares et les étangs. 

Larve. — Ghap. Cand., p. 43. — Met. Eleul. 
Schiodte, tab. VII, fig. 10 à 16. 

Dytiscus, L. 

Marginalis, L très-commun. Èlytres lysses. (D. Conformis-Kunz). 

Assez rare. 
Larve. — Cbap. Cand., p. 43. — Met. Eleut. 
Schiodte, tab. III, fig. 6 à 17. 

Circonflexus, F assez commun, surtout dans les mares. 

Dimidiatus, Bergst. . . . assez rare, idem. 

Punctulatus, F rare, idem. 

Eunectes, Er. 

Sticticus, L trouvé à Dax par M. Duverger. Très-rare. 

Acilius, Leach. 

Sulcatus, L . . Commun. — Dans les étangs et les ruisseaux au 

printemps. 
Larve. — Cbap. Cand., p. 43. — Met. Eleut. 
Schiodt, tab. IV, fig. 1 à 12. 

Duvergeri, Gobert. ... À propos de cet Acilius, j'ai adressé un Mémoire à 
la Société entomologique de Frauce ; je le trans- 
cris ici fidèlement, car il a droit de cité dans ce 
travail purement local : 

« Mon collègue, M. Duverger, de Dax, m'ayant envoyé quelques insectes à 
» déterminer, j'ai été arrêté dans mes recherches par un insecte qui m'était 
» inconnu. Je priai mon excellent maître et ami, M. Perris, de l'examiner, il 

40 



J> 



— 138 — 

» ne le connut pas davantage. 11 était, je l'avoue, si étonnant de voir un insecte 
» des Landes de cette taille (0 m , 01 3) inconnue à M. Perris, que j'ai eu l'idée 
» de le décrire. Mais, d'un autre côté, on fait en ce moment tant de descriptions 
» qui font double emploi, que je n'ai pas voulu encombrer la nomenclature sans 
» avoir une certitude plus complète. J'ai prié MM. Pandellé et Ch. Brisout de 
» Barneville de vouloir bien me donner leur avis. Ces deux savants entomolo- 
» gistes ont été unanimes à déclarer cet insecte nouveau ; pour M. Pandellé, 
» c'est un pseudo-Hydaticus, pour M. Brisout de Barneville un Hydalicus. 

» Tout fait donc présumer que nous avons affaire à une espèce nouvelle, ou 
» du moins qui n'a jamais été publiée, et c'est ce qui m'engage à en donner la 
» description. 

» En premier lieu, il s'agit d'examiner à quel genre il appartient, et c'est ici 
» que commence la difficulté. La femelle a les élylres lisses, ce n'est donc pas un 
» Acilius vrai ; le dernier article des palpes maxillaires est plus long que les 
» autres, ce n'est donc pas un Hydaticus. Les tarses intermédiaires des mâles 
» sont à peine dilatés et ne présentent que quelques traces de petites granulo- 
» sites. J'ajouterai que l'insecte a la forme générale d'un Acilius. 

» M. Aube, dans son travail sur les Hydrocanthares, partage les Acilius en 
» deux groupes. 

» 1° Cupules des pattes antérieures des mâles de grandeur très-inégale. 

» Élytres des femelles sillonnées (Acilius, esch., Déj .). 

» 2° Cupules des pattes antérieures des mâles de grandeur peu inégale. 

» Élytres des femelles non sillonnées (Tbermonectus, esch., Déj.). 

» Ericbson a placé les Tbermonectus parmi les Hydaticus, à cause sans doute 
» des femelles à élytres lisses, mais je ne crois pas ce caractère suffisant, et 
» celui tiré de la longueur relative des palpes maxillaires me paraît plus sérieux. 
» C'est probablement ce caractère constant qui a engagé M. Aube â laisser les 
» Tbermonectus parmi les Acilius. 

» Les cupules des pattes antérieures des mâles sont peu inégales, les élytres 
» des femelles sont lisses, on serait donc tenté de classer cet iusecte parmi les 
» Tbermonectus. Cette subdivision ne comprend que des espèces exotiques ; je 
» n'ai jamais eu occasion d'en examiner; mais en parcouFant les diagnoses qui 
» les concernent, je crois qu'il n'est pas possible d'admettre que ce soit un 
» Tbermonectus. 

» La ponctuation des mâles et celle des femelles est parfaitement identique, 
» il n'existe pour les distinguer d'autres caractères que la dilatation en palettes 
» des tarses antérieurs mâles et les fines granulosités des tarses intermédiaires. 
» Je n'ose pas me risquer à créer un genre nouveau, je laisse ce soin à un 
» monographe ; mais il est certain que cet insecte forme une coupe spéciale qui 
» relie plus intimement les Thcrmoneclus aux Ilydaticus. Si j'avais d'ailleurs à 
» !e classer, je proposerais de faire parmi les Acilius une 3 e subdivision sous le 
» nom subgénérique de llomœolytrus (o(xotoç, semblable ; sXutpov, élytre). En 
» attendant, comme par l'ensemble de ses caractères il appartient plutôt aux 



- 139 - 

» Acilius qu'aux Hydaticus, je le classe parmi les Aciliuset je lui donne le nom 
» spécifique de Duvergeri, en souvenir de mon ami M. Duverger qui l'a capturé. 

DESCRIPTION. 

Longueur, 13 à 13 i/ 2 mill. — Largeur, 7 à 7 i/ 2 mill. 

» Ovale, allongé, aplati, légèrement dilaté au tiers moyen des élytres. Tête 
» jaune, finement ponctuée en avant, plus fortement en arrière, avec le bord 
» postérieur et une ligne entre les yeux en forme de V, noirs. Antennes testacées 
» à articles rembrunis à leur extrémité. Palpes maxillaires testacés à dernier 
» article rembruni au sommet ; le premier article est très-petit, les deux suivants 
» sont d'égale longueur, le dernier d'un tiers environ plus long que le troisième. 
» Corselet beaucoup plus large que long, à angles antérieurs avancés et assez 
» pointus, à» angles postérieurs légèrement arqués et rabattus. Couleur jaunâtre 
» avec deux bandes transversales de même couleur, reliées entre elles au milieu 
» par une fine ligne noire. La bande antérieure est trisinueuse et n'atteint pas les 
» côtés, la bande postérieure de même longueur se termine par une ligne incurvée 
» en arrière. Bord postérieur légèrement arqué. Ponctucation fine sur tout le 
» disque, avec des rides longitudinales bien marquées de chaque côté du disque. 
» Ecusson noir, triangulaire, lisse. 

» Elytres allongées à côtés arrondis, ayant leur plus grande largeur vers le 
» milieu ou un peu au-delà, légèrement arrondies à l'extrémité. Régions scutel- 
» laire et suturale presque lisses, sauf postérieurement. La région subhumérale 
» est lisse également jusque vers le tiers de la longueur de Félytre. Le reste de 
» la surface est couvert d'une ponctuation très-sensible et comme râpeuse, dont 
» les points se réunissent souvent en lignes transversales plus ou moins sinueuses; 
» ponctuation plus forte en arrière. — Couleur foncière jaune, parsemée de très- 
» petites taches noirâtres qui font paraître les élytres brunes, sauf une ligne 
» suturale assez courte, et assez largement le bord externe jusque près de l'angle 
» suturai qui conservent la couleur jaune. Finement rebordées, portion réfléchie 
v jaunâtre. — Dessous du corps foncé ; poitrine noire, sauf le prosternum qui 
» est jaune, rebordé à pointe spatuliforme. Ponctuation très-fine et serrée avec 
» des traces de lignes transversales ondulées. — Abdomen à ponctuation très- 
» fine et serrée avec apparence de réiiculation. La couleur de l'abdomen n'est 
» pas constante, elle passe du ferrugineux au brun, le milieu est cependant tou- 
» jours plus clair, ainsi que les deux premiers segments ; les derniers sont en 
» général plus foncés, surtout sur les parties latérales. 

» Pattes antérieures jaunes ; les trois premiers articles des tarses antérieurs 
» mâles, dilatés en une palette garnie de trois cupules à peu près égales. Vu h 
» un fort grossissement, le fond de ces cupules paraît rempli de granulations. 
» Tarses intermédiaires très-peu dilatés, recouverts en dessous sur les deux pre- 
» miers articles de fines granulations qui varient légèrement selon les individus. 
» Tibias et tarses postérieurs de couleur brunâtre ; ongles terminaux de longueur 



- 140 - 

» inégale. Prolongement des hanches postérieures ferrugineux. La femelle ne diffère 
» du mâle que par la simplicité des tarses antérieurs et l'absence de granulosités 
» aux tarses intermédiaires. » 

Cet insecte a été trouvé par M. Duverger aux environs de Dax. 

Il > il a tiens, Loacll. 

Transversalis, F frès-rare. Trouvé par M. Perris dans une fosse 

pleine d'eau vaseuse aux environs de Mont-de- 
Marsan, et par M. Duverger à Dax. 

Hybneri, F rare. Trouvé daus les environs de Dax par M. Du- 
verger. 

Cinereus, F rare. Dans les mares au printemps. 

Colymbetes, Clairv. 

Fuscus, L Pas commun. Dans les mares surtout en automne. 

Larve. Met. Eleut. schiodte, tab. II, fig. 6 à 16, 
tab. HI, fig. 1 à 5. 
Pulverosus, Sturm. . . . rare. Trouvé à Dax par M. Duverger. 

Notatus, F rare. Dans les mares au printemps et en automne. 

Collaris, Payk peu commun. id. 

Aspersus, F rare. id. 

Grapei, Gyl peu commun. Sur les bords des étangs maritimes. 

Iljbius, Er. 

Ater, de G rare. Trouvé à Mont-de -Marsan par M. Perris, à 

Dax par M Duverger. 

Feneslratus, F rare. Sur les bords des étangs et des mares. 

Larve. Met. Eleut. schiodte. tab. VI, fig. 9 à 15. 
Fuliginosus, F assez rare. Trouvé à Dax par M. Duverger. 

Agabus, Leach. 

Agilis, F assez rare. Deux individus pris sous une pierre 

dans un lit de ruisseau qui était presque à sec. 
Sos (P. B.). Trouvé à Dax par M. Duverger. 

Femoralis, Payk. ... Peu commun. Dans les mares des landes au prin- 
temps. 

Maculatus, L rare. Sous les pierres dans les ruisseaux et aussi 

dans les mares. Sos (P. B.). 
Larve. Met. Eleut. schiodte. tab. VI, fig. 1 à 8. 



— 444 — 

Didymus, 01 assez commun. Dans les eaux assez claires. 

Brunneus, F commun. Dans les eaux et les mares sur le littoral. 

Bipunctatus, F commun. Dans les mares et les ruisseaux. 

Guttatus, Payk plus rare. Dans les ruisseaux. 

Biguttatus, 01 commun. id. et dans les fossés pleins 

d'eau. 
Bipustulatus, L très-commun. Dans les mares, surtout celles des 

terrains forts. 

Noterus, Clairv. 

(Voir pour les larves du genre. Hagen. stett. ent. zeit. 1854, p. 297). 

Sparsus, Marsh commun. Dans les eaux croupissantes. 

Lœvis, Sturm commun. id. 

Grassicornis, F très-rare. Trouvé à Dax par M. Duverger. 

Laccophilus, Leach. 

Hyalinus, De G Deux individus trouvés dans une mare du littoral 

en juin. Pris depuis à Dax par M. Duverger. 

Minutus, L. peu commun. Dans les mares au printemps. 

Testaceus, A. ...... . commun. id. 

Variegatus, Germ. . . . Paraît assez commun aux environs de Dax d'après 
les individus envoyés par M. Duverger. 

Hyphydrus, Tllig. 

Ferrugineus, L commun. Dans les mares en Chalosse (E. P.) et 

aux environs de Dax. 
Variegatus, Germ. . . . commun. id. 

Hydroporus, Clairv. 

Inaequalis, F rare. Dans les fosses pleines d'eau en Chalosse 

(E. P.). 

Cuspidatus, Kunz .... assez rare. Trouvé aux environs de Dax par M. Du- 
verger. 

Bicarinatus, Clairv. . . . assez commun. En Chalosse, dans les mares d'eau 
assez claire , formées par les infiltrations de 
l'Adour ; de juillet à octobre (E. P.) 

Geminus, F très-commun. Dans les mares au printemps et en 

automne. 



— 142 — 

Minulissimus, Gerra. . . pas rare. Sous les pierres immergées au bord de 

l'Adour. Parait aimer les cours d'eau un peu 

rapides (E. P.) 

Unistriatus, Schr commun. Dans les mares herbeuses. 

12. Pustulatus, F rare. Pris dans un étang aux environs de St-Sever 

par L . Dufour et à Nerbis par M . Perris en octobre- 
Fuscitarsis, A rare. Mares. Chalosse, octobre 1863 (E. P). et 

juin 1866. Sos (P. B.). 
Canaliculatus, Lacd.. . . commun. Dans certaines mares non herbeuses des 

Dunes (E. P.). 
Cerisyi, A très-rare. Un seul individu pris dans une mare. 

Sos. (P. B.). 
Picipes, F assez commun. Dans les mares des environs de Sos 

et de Gabarret (P. B.). 
Griseostriatus, De G. . . Pris abondamment le 30 mai 1 863, dans les mares 

non herbeuses des Dunes (E. P.) 

Confluens, F rare. Dans les eaux stagnantes. 

Sexpustulatus, F assez commun. id. 

Erythrocephalus, L.... et rare. Dans les eaux stagnantes et les mares des 
var. Deplanatus, Gyl. dunes. 

Planus, F Plus commun. id. 

Pubescens, Gyl... et var. Peu commun. id. 

Piceus, Sturm id. id. 

Marginatus, Duft commun. Sur le bord des étangs maritimes et en 

Armagnac dans les mares au printemps et en 

automne. 
Xanthopus, Steph. . . . Peu commun. Dans les mares des landes. 
Gyllenhali, Schiod. . . . très-rare. id. 

Nigrita, F rare. id. 

Tristis, Payk très-commun. Dans les eaux stagnantes au prin- 
temps et en automne. 

Lineatus, F commun. id. 

Flavipes, Ol très-commun. id. 

Bilineatus, Sturm. . . . très-rare. Détritus d'inondation de l'Adour. 
PictuSj F peu commun. Dans les mares dans les terrains 

forts en automne. 
Lepidus, 01 très-commun. Dans toutes les mares pendant la 

belle saison. 

Pelobius, Sch. 

Hermanni, F commun. Dans les mares vaseuses, surtout aux 

environs de Dax. 



— U3 — 



Haliplus, Latr. 

Obliquus, F. assez rare. Dans les eaux stagnantes. 

Fulvus, F commun. Pris à Dax par M. Duverger. 

Larve. Met. Eleut. schiodte, tab. 8, fig. 16 à 4 8. 
Rubidus, Perris rare. Dans les mares des dunes et dans les fossés 

pleins d'eau stagnante dans le voisinage de la 

plage (E. P.). 

Guttatus, A rare. Signalé de- environs de Dax par M. Duverger. 

Mucronatus, Steph . . . rare. Dans les mares en automne en Chalosse et 

sur le littoral. 
Variegatus, Sturm. . . . très-rare. Chalosse en septembre (E. P.). 

Larve. Met. Eleut. schiodte. tab. VIII, fig. 4 3 

à 45. 
Ruficollis, De G commun. Dans les mares au printemps, surtout 

dans les terrains forts. 
Larve. Met. Eleut. schiodte. tab. VIII, fig. 1 

à 12. 
Lineatocollis , Marsh. . . très-commun. Sous les détritus végétaux qui recou- 
vrent la surface des mares, au printemps et en 

automne. 

Cnemidotus, Illig. 

Caesus, Duft Peu commun. Dans les mares et les fossés pleins 

d'eau en automne. 
Rotundatus, A. .... . Peu commun. Dans les mares et les fossés pleins 

d'eau, surtout au printemps. 

GYRINID.E. 

Gyrinus. Geoff. 

Natator, L très-commun. Dans les eaux courantes. 

Larve. Mulder. Mém. Soc. ent. Pays-Bas. 4 857, 
tom. 4, p. 35. 

Minulus, F Assez commun. Dans les mares, près des étangs 

maritimes (E. P.) 

Marinus, Gyl id. id. et dans les mares 

aux environs de Dax. 
Larve. Met. Eleut. schiodte. tab. III, fig. 4 à 9. 
tab. VII, fig. 8, 9. 



- U4 - 

Urinator, Illig très-commun. Dans les eaux courantes, surtout en 

Armagnac. 

Orectochilus, Lacd. 

Villosus, Illig Assez rare. Dans les ruisseaux en juin. Se tient 

ordinairement sur les morceaux de bois plongés 
dans l'eau. 
Larve. Met. Eleut. schiodte. tab. VIL, fig. 1 à 7. 

PALPIGORNES. 

HYDROPHILIDiE. 

Pour les larves des bydrophilides en général, con- 
sultez : Herbst. naturst. -1797,1. VII, p. 292. 
Miger. ann. du Muséum, t. XIV, p. 44*. 
Sturm. Deutschl. Ins. 4835, t. XI, p. 103. 
Mulsant. Hist. nat. des Col. de fr. Palp. 4 844, 
p. 9. 

Pour l'anatomie, consultez : 

Ann. des sciences naturelles, t. 5, p. 275. 
t. 6, p. 172 et 444. t. 8, p. 34. 

Hydrophilus, Geoff. 

Piceus, F très-commun. Dans les étangs, avril, mai. 

Larve. Chap. Cand., p. 47. Muralto. éphém. 
acad. nat. cur. 4 864. Dec, 2 e an , 2 e obs. 
81, p. 198. 

Pistaceus, Cast assez rare. Trouvé à Dax par M. Duverger. Ce 

chasseur intrépide, excellent observateur, a trouvé 
un caractère différentiel qui n'a pas été encore 
signalé , je crois. Il s'agit de distinguer l'bydro- 
philus Piceus du Pistaceus. Certains auteurs ont 
proposé de confondre ces deux espèces, mais elles 
sont bien réelles : le Pistaceus diffère du Piceus, 
non seulement par l'absence de la petite épine 
suturale et la dilatation plus aiguë du cinquième 
article des tarses antérieurs chez le mâle , mais 
encore par un autre caractère constant et com- 
mun aux deux sexes. Ce caractère consiste dans 



— 145 — 

le sillon de la carène prosternale, peu indiqué 
dans le Piceus, et profondément creusé en cuiller 
dans le Pistaceus. 
Généralement , lorsqu'on prend des hydrophiles, ils 
sont couverts en dessus de vase, et il est difficile 
de distinguer la petite épine suturale sur le lieu 
de chasse. Le dessous est, au contraire, généra- 
lement propre et luisant, et il sera facile, même 
sans le secours de la loupe , de savoir si l'on a 
affaire à un Pistaceus ou à un Piceus. 

Hydrous, Brul. 

Caraboïdes, L. ... . . très-commun. Dans les étangs, les mares, les ruis- 
seaux, surtout aux environs de Dax. 
Larve. Chap. Cand., p. 48. 

Hydrobius, Leach. 

Convexus, Brul ..... assez commun. Aux bords des mares. Sos (P. B.). 
Oblongus, Herbst .... peu commun. Dans les eaux stagnantes. 

Fuscipes, L commun. id. 

Larve. Met. Elent tab. IV, fig. 5. 
jEneus , Germ assez commun. Aux bords des mares et des flaques 

d'eau herbeuses au printemps et scus les détritus 

qui les recouvrent. 
Globulus, Payk très-commun. id. 

Philhydrus, Sol. 

Testaceus, F rare. Dans les mares (P. B.). 

Melanocephalus, 01 . . . assez rare. Dans les eaux stagnantes et sur les 

plantes qui les recouvrent. 
Larve. Cussac. Soc. ent. Fr. t. X, 2 e série, 1852, 

pi. XIII, fig. 27. 
Marginellus, F assez rare. id. surtout dans 

les terrains forts. 

Heiochares, Muls. 

Lividus, Forst très-commun. Dans les mares au printemps et en 

automne. 
Larve. Chap. Cand., p. 48. 
Mœurs. Soc. ent. Fr. 1852, p. 622. 



— 146 - 

Laccobius, Er. 

Minutus, L très-commun. Dans les mares et un peu partout. 

Globosus, Heer assez rare. Dans les fossés pleins d'eau (Sos P. B.). 

Pallidus, Mul commun. Au bord des étangs du littoral. Juin, 

juillet. 

Berosus, Leach. 

Signaticollis, Charp . . . assez rare. Dans les mares et les flaques d'eaux her- 
beuses. 

Luridus, L assez rare. id. 

Affinis, Brul commun. id. 

Limnebius, Leach. 

Truncatellus , Thune. . . rare. Dans les eaux saumàtres en avril et mai. 
Sos (P. B.). 

Papposus, Muls assez rare. Sous les pierres dans les ruisseaux. 

Sericans, Muls très-rare. Dans les eaux saumàtres en avril et mai. 

Sos (P. B.). 

Nitidus, Marsh assez commun. Dans les eaux stagnantes à Dax, 

plus rare à Sos. 

Atomus, Duft très-commun. Dans l'Adour, au bord du flot rive- 
rain où il se cache sous les pierres immergées» 
Juin, septembre. 

Cyllidiuin, Er. 

Seminulum, Payk. . . . commun. BorJs des ruisseaux en arrosant et pié- 
tinant le sable. Parfois en tamisant les mousses 
aux bords des eaux. 

Helopliorus, F. 

Rugosus, 01 Peu commun. Sous les détritus végétaux qui recou 

vient les mares, surtout dans les terrains forts. 

Dans les terrains faibles, parfois sur le sable au 

bord des mares. 

Nubilus, F rare. id. 

Fracticostis , Frm. ... Un individu pris dans les détritus d'inondation à 

Dax. 



- 147 - 

Intermedius, Muls. . . . très-commuu. Dans les eaux saumâtres. 
Aquaticus, L très-commun. id. et en fau- 

chant sur les plantes des marécages. 

Granularis, L très-commun. id. 

Larve. Met. Elent. schiodte. tab. YIl,fig. 1 2, \ 3. 

HydrochuSj Leach. 

Brevis , Herbst Très-rare. Sous les détritus au bord des ruisseaux 

au printemps et en automne. 

Carinatus, Germ .... assez rare. id. surtout dans les ter- 

rains forts. 

Elongatus, Schal .... peu commun. id. surtout dans les en- 

virons de Bayonne. 

Angustatus, Grn commun. Bords des ruisseaux en arrosant et pié- 
tinant le sable. 

Nitidicollis, Muls .... Plus commun. id. 

Ockthebius, Leach. 

Gibbosus, Germ rare. Dans les détritus d'inondation au printemps. 

Margipallens, Lat . . . . id. id. 

Marinus, Payk assez commun. Dans les mares et sur les bords de 

l'Adour en juillet. 

Pygmseus, E commun. Dans les mares surtout en Chalosse en au- 
tomne. 

Exaratus, Muls rare. Détritus d'inondation de l'Adour. 

Foveolatus , Germ . . . peu commun. Dans les mares en juin, juillet. 

Hydrsena, Kug. 

Testacea, Gurt rare. Dans les ruisseaux en Chalosse. 

Riparia, Kug assez rare. Au printemps en fauchant sur les plantes 

au dessus des mares. 
Rugosa, Muls assez rare. Dans les ruisseaux au printemps et en 

automne. 

Nigrita, Germ très-rare. id. 

Flavipes, Sturm peu commun. Dans les détritus d'inondation au 

printemps. 



— U8 - 
SPH/ERIDIDiE. 

Cyclonotum, Er. 

Orbiculare, F très-commun. Dans les mares au printemps , sur- 
tout dans les terrains forts. Sous les feuilles 
entassées au bord des marais. 

Sphreriditim, F. 

Scarabeoïdes, L très-commun. Dans les bouses de vaches. 

Larve. Met. Eleut. schiodte. tab. VI, fig. \ k^0. 
Bipustulatum, F. et var. Moins commun. Dans les bouses de vaches. 
Marginatum, Sorb . . Larve. Met. Eleut. schiodte. tab. VI, fig. 11à<5. 

Cercyon, Leach. 

Obsoletura, Gyl très-rare. Détritus d'inondation de l'Adour. 

Haemorrhoidale, F. . . . rare. id. et sous les 

détritus animaux. 

Latérale, Marsh commun. Arcachon, sous les algues; en Armagnac 

et en Chalosse dans les bouses et autour des 
fumiers. 

Hsemorrhoum, Gyl . . . Commun. Dans les bouses et le soir au vol autour 
des fumiers. 

Anale, Payk assez rare. id. 

Larve. Met. Elent. schiodte. tab. VI, fig. 16 à 25. 

Pygmaeum, Illig très-commun. Dans les bouses et le soir au vol au- 
tour des fumiers. 

Littorale, Gyl commun. Sous les algues avec toutes ses variétés de 

couleur. 
Larve. Met. Elent. schiodte. lab. VII, fig. 4. 

Melanocephalum , L. . . commun. Dans les bouses et autour des fumiers. 

Quisquilium, L très-commun. id. 

Unipunctatum , L. . . . rare. Dans les détritus d'inondation. 

Centrimaculatum,Sturm. peu commun. id. 

Flavipes, F commun. Dans les bouses. 

Erytropterurn, Kust. . . rare. Au vol, le soir, au coucher du soleil. 

Minutum, F très-rare. Dans les débris d'inondation au prin- 
temps. Sos (P. B.). 



- U9 — 

Megasternimi, Mills. 

Boletophagum, Msh. . . Peu rare. Dans les bolets de divers arbres , plus 
souvent sous les écorces et les pièces de bois 
tapissées de mycélium. 

Cryptopleurum , Msh. 

Atomarium, F très-commun. Dans les bouses et le soir au vol au- 
tour des fumiers. 

BRACHELYTRES. 



ALEOCHARID^. 

Autalia, Steph. 

Impressa, 01 assez rare. Dans les détritus végétaux, les cham- 
pignons pourris; en tamisant des matières fon- 
gueuses. 

Rivularis , Grav rare. Sous les feuilles aux bords des ruisseaux, 

surtout en Cbalosse. 



Falagria, Steph. 

Thoracica, Curt commun. Sous les feuilles et les détritus. Au vol, 

le soir, autour des fumiers. 

Sulcata, Payk commun. id. 

Larve. Heeger , Beitrage zur naturges gescbicht 

der insecten. 1857, vol. 24, p. 315. 

Obscura, Grav commun. id. id. 

Nigra, Grav assez commun. id. id. 

Bolitotochara, Mail. 

Bella, Mserk assez rare. Sous les détritus en tamisant les feuilles. 

parfois sous les écorces de cbêne. 
Lunulata, Payk rare. En tamisant des détritus végétaux. Sos 

(P. B.). 



150 — 



Phytosus, Curt. 

Spinifer, Curt rare. Arcachon, sous les algues. 

Nigriventris, Chevl . . . rare. id. 

Larve. Soc. ent. 1868, p. 84. Notices de Letzner 
etKraatz, p. 305. 

Silusa, Er, 

Rubiginosa , Er rare. Sous les écorces cariées de certains arbres. 

Ocalea, Er. 

Procera, Er très-rare. Dans les détritus d'inondation. 

Decumana. Er très-rare. id. surtout 

ceux de l'Adour. 

Stichogiossa, Fairm. 

Semirufa, Er rare. Sous les détritus végétaux et parfois sous les 

écorces soulevées de certains arbres, en hiver. 

Prolixa, Grav rare. Dans les détritus d'inondation. 

Corticina, Er très-commun. Yit sous les écorces du pin maritime. 

Leptusa, Fairm. 

Analis, Gyl rare. Sous les écorces de pin et les détritus végé- 
taux au printemps. 
Larve. Vit dans les galeries du Bostrychus laricis 
et y subit ses métamorphoses (E. P.). 

Fumida, Er rare. id. 

Rugalipennis , Perr. . . très-rare. Pris dans une vieille souche de pin habi- 
tée par la Formica Pubescens (E. P.). 

Tenuis, Rey (inédit). . . rare. Sur la partie de vieux pieux enfoncée en terre. 
Mai, juin, Sos (P. B.). 

Thiasophila, Kr. 

Inquilina, Mœrk .... très-rare. Trouvée dans une fourmilière en avril. 
Angulata , Er très-commun. Avec la Formica Rufa (Sos). 



— 151 — 



Euryusa, Er. 

Sinuata, Er rare. Autour des fourmilières. Sos (P. B.). 

Laticollis, Heer Un seul individu pris dans une fourmilière. Sos 

(P. B.). 

Cratarsea, Thoms. 

Gentilis, Lin rare. Se trouve avec la Formica Fuliginosa en juin. 

Pulla, Gyl très-rare. Dans les détritus d'inondation de l'Adour. 

Prsetexta, Er rare. Trouvée à Sos par M. Bauduer. 

Aleochara, Grav. 

Fuscipes F... et variété commun. Sous les matières animales en décompo- 

Lata sition. 

Larve. Westwood. Zoolog. Journal. 1826-27, p. 56. 

Rufipennis, Lacd .... peu commun. Sous les détritus végétaux au bord 
des eaux. 

Bipunctata, 01 commun. Sous les charognes et les fientes de rumi- 
nant. 

Tristis, Grav rare. Sous les crottins de cheval. 

Brevipennis, Grav. . . . rare. Sous les détritus, au bord des ruisseaux. 

Lanuginosa , Grav. . . . assez commun. Sous les charognes et dans les bouses. 

Obscurella, Grav .... très-commun. Bords de la mer. Sous les algues et 
les poissons. Juillet, août. 

Grisea, Kr très-rare. Sous les détritus d'inondation de l'Adour. 

Msesta, Grav commun. Dans les excréments des ruminants et des 

volailles. Parfois dans les champignons pourris. 

Puberula, Klug très-rare. Sous les matières animales décomposées. 

Nilida, Grav commun. Au bo.d des eaux. 

Morion, Grav peu commun. Dans les champignons pourris, les 

matières animales en décomposition. 

Dinarda, Lacd. 

Dentata, Grav assez rare. Autour des fourmilières de Formica Rufa. 

Mserkeli , Kiesw commun. Avec la Formica Rufa (Sos). 



- 152 - 

Loniechusa, Grav. 

Paradoxa, Steph rare. VU avec les fourrais de petite taille, surtout 

le Lasius Niger. 
Mœurs. Soc. Ent. 1855. B. LI. 
Emarginata, Grav. . . . assez commun. Vit avec la Myrmica Ruginodis. 

Itlyrinedonia, El*. 

Humeralis, Grav .... Peu commun. Vit avec la Formica Fuliginosa. 

Cognatha, Mserk assez rare. id. 

Funesta, Grav commun. id. 

Limbata, Payk plus rare. id. 

Lugens, Grav rare. id. 

Laticollis, Mserk assez commun. id. surtout au 

printemps. 
Canalicula, F très-commun. Sous les détritus végétaux pourris et 

les détritus d'inondation. 

Callicerus, Grav. 
Obscurus , Grav très-rare. Trouvé à Sos par M. Bauduer. 

Calodera, Manh. 

Nigricollis, Payk .... très-rare. Dans les détritus d'inondation de l'Adour. 
Forticornis, Lacd .... très-rare. Dans les détritus végétaux humides. 

Uliginosa, Er rare. Sous les feuilles au bord des eaux. 

Longitarsis, Er peu commun. id. 

Tachyusa, Er. 

Balteata, Er assez rare. Bord des ruisseaux, sur le littoral. 

Ferialis, Er rare. Enterrée dans le sable au bord des ruisseaux 

(Sos) (P. B.). 

Constricta, Er rare. Bord des eaux. 

Coarclata, Er assez commun. Bords des ruisseaux, surtout sur le 

littoral. 

Umbratica, Er commun. id. 

Atra, Grav rare. Bord des eaux, sous les feuilles. 

Laesa,Er ........ très-rare. Un individu trouvé à Cap Breton sous 

une charogne. Juin. 



- 153 - 

Ocyusa, Kr. 

Maura, Er assez rare. Sur les bords desséchés des marais. 

Oxypoda, Manh. 

Lividipennis, Manh . . . rare. Détritus d'inondation de l'Adour. 

Vitlala, Mserk commun. Avec la Formica Fuliginosa principale- 
ment. 

Opaca, Grav commun. En battant les aubépines au printemps 

et en fauchant dans les prairies. 

Umbrata, Gyl. ..... Moins commun. En tamisant les feuilles en hiver. 

Sericea, Heer commun. Dans les bouses et les crottins de cheval. 

Guniculina (?) rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 

Formosa, Kr rare. En tamisant les feuilles sous bois. 

Alternans, Grav très-rare. Dans les champignons pourris. 

Hsemorrhoa, Sahl .... peu commun. En tamisant la terre autour des four- 
milières. 

Annularis. Sahl peu commun. Sous les détritus végétaux. 

Ferruginea, Er . , . . rare. id. 

Homalota, Manh. 

Umbonata, Er commun. En tamisant les feuilles et sous les détri- 
tus d'inondation. 

Pavens, Er moins commun. Sous les détritus d'inondation de 

l'Adour, à Dax. 

Gregaria, Er commun. id. 

Elongatula, Er assez commun. id. 

Palustris, Thoms .... rare. id. 

Volans, Scriba assez rare. id. 

Xanthoplera, Steph . . . rare. id. 

Luiïdipennis, Manh. . . très-rare. En tamisant les feuilles au bord des eaux. 

Fragilis, Kr très-rare. id. 

Luteipes, Er assez commun. Sous les détritus d'inondation de 

l'Adour. 

Labilis, Er peu commun. Sous les feuilles au bord des eaux. 

Nigella, Er très-rare. Collection de M. Perris. Habitat douteux. 

Àngustula, Gyl rare. Sous les détritus d'inondation de l'Adour. 

Linearïs, Er très-rave. Habitat inconnu. 

/Egra, Heer très-rare. Sous les détritus d'inondation. 

14 



- loi - 

Cuspidata, Er commun. Sur le chêne, le peuplier. Plus rare sous 

les écorces de pin au printemps et à l'automne. 
Larve. Se trouve, mais rarement, sous l'écorcedes 

jeunes pins , labourée par les larves du Bostry- 

chus Laricis. 11 est probable qu'elle se nourrit 

des excréments des larves du Bostrychus (E. P.). 
Yoy. Ins. pin. mar. p. 40 Perris. soc. ent. 1853, 

p. 502. 
Analis, Er très-commun. Dans les détritus d'inondation de 

l'Adour. Rare dans les fourmilières. 
Simillima, Scharp. . . . commun. Détritus d'inondation de l'Adour. 
Decipiens, Scharp .... Un seul individu. id. 

Inconspicua, Er très-rare. Sous les écorces pourries de cbêne et en 

tamisant les feuilles sous bois. 

Flavipes, Grav commun. Avec la Formica Rufa (Sos). 

Anceps, Er très-commun. Dans les fourmilières au printemps 

et dans les détritus d'inondation de l'Adour. 
Canescens, Scharp. . . . très-rare. En tamisant les mousses. 
iEneicollis, Scharp .... très-commun. Sous les écorces de pin et sous le* 

détrjtus d'inondation. 
Merdaria, Thoms .... peu commun. En tamisant des feuilles pourries. 

Juin, juillet. 
Yalidicornis, Mœrk . . . assez rare. Sur les plaies d'arbres. 

Trinotata, Kr rare. Dans les feuillets de certains bolets. 

Fungicola, Thoms . . . . commun. Dans les feuillets des agarics. 

Nigritula , Grav assez rare. id. 

Pubescens, Heer Un seul individu trouvé dans les détritus d'inonda- 
tion de l'Adonr. 

Divisa, Mserk assez rare. Sur les plaies humides de l'orme. 

Coriaria, Kr pas commun. Sous les écorces du cbêne tauzin au 

printemps. 
Gagatina, Baud très-commun. En tamisant les feuilles au bord des 

eaux; dans les détritus d'inondation au printemps. 
Cinnamomea, Er . . . . rare. Sur les plaies humides des arbres. 

Hospila, Mserk très-rare. id. 

Oblita, Er rare. Dans les détritus d'inondation. 

Sericea, Muls rare. Avec la Formica Fuliginosa. Avril, mpi : et 

dans les détritus d'inondation plus commun. 

Sordidula, Er rare. Dans les détritus d'iuondation de l'Adour. 

Inquinula, Er commun. En tamisant les crottins de cheval. 

Longicornis , Er assez commun. Dans les excréments des ruminants 

et le soir au vol autour des fumiers au printemps 

et en automne. 
Atramentaria, Gyl. . . . commun. id. 



— 455 - 

Ravilla, Er très-rare. Dans les détritus d'inondation. 

Palustris, Kiesw rare. id. 

Excavata, Gyl rare. Habitat inconnu. 

Melanaria , Sahl commun. En lamisant des végétaux pourris, et aussi 

sous les écorces de pin. 

Testudinea, Er très-rare. Détritus d'inondation. 

Alerrima, Grav peu commun. Sous les matières animales en décom- 
position. 

Pygmsea, Grav plus commun. id. 

Fusca, Sahl assez commun. En tamisant les feuilles au bord des 

eaux et en arrosant et piétinant le sable. Dans 
les débris d'inondation. 

Parva, Sahl commun. En tamisant les crottins de cheval. 

Stercoraria, Kr commun. Dans les bouses et au vol le soir autour 

des fumiers. 

Celata, Er assez commun. Sous les écorces de pin au prin- 
temps. 
Larve. — Yit dans les galeries de l'Hylurgus Lig- 
niperda, dont elle attaque les jeunes larves, ainsi 
que celles des petits podures qui se multiplient, 
dans le même lieu (E. P.). 
Voy. Ins. Pin. mar., p. 39. — Perris, Soc. ent. 
4 853, p. 502. 

Pulchra, Kr commun. En battant les toitures de chaume. 

Fungi, Er très-commun. Sous les feuilles pourries et au vol 

autour des fumiers. 

Orbata, Er commun. id. 

Glientula, Er très-rare. Habitat inconnu. 

Orphana , Er rare. En fauchant sur les plantes basses , au bord 

des eaux. 

Csesula, Er très-rare. En tamisant des feuilles de chêne. Dans 

les vieilles souches de pin et de peuplier. 

Nigricornis (?) Cette homolata a été déterminée par M. Fauvel, 

en attendant que la faune Gallo-Rhénane traite 
de ce genre et m'indique où il faut la placer , je 
me contente de l'indiquer. Elle a été prise à Sos 
rar M. Bauduer. 

Erylhrocera (?) commun. Dans les détritus des inondations de 

l'Adour. 



— 150 - 
Placusa, Er. 

Complanata , Er. , . . . très-commun. Toute l'année sous les écorces de 
pin, mais surtout en mai et octobre. 
Larve. — Vit très-communément dans les galeries 
du Bostryehus Slenographus, dont elle attaque 
peut-être les larves, mais positivement les nym- 
phes qui sont très molles et incapables de toute 
résistance. Elle se transforme dans les galeries 
même et au milieu des détritus dont elles sont 
remplies (E. P.). Voy. Ins. Pin. mar, p. 43. 
— Perris, Soc. ent. 1853, p. 565. 

Pumilio, Grav. ..... assez rare. Sous les écorces de chêne cariées. 

Infima, Er peu commun. Sous les écorces de chêne, surtout 

en juillet. 

Plœopora, Er. 

Reptans , Grav commun. Sous les écorces de pin toute l'année, 

mais surtout au printemps. 
Larve. — Vit dans les galeries des larves des Bos- 
tryehus Stenographus et Laricis, et se nourrit ou 
des jeunes larves et des nymphes de ces insectes, 
ou de celles du Mediterus Pini qui s'y trouvent 
aussi , ou d'autres petits insectes qui s'y cachent 
ou s'y multiplient (E. P.). Voy. Ins. Pin. mar. 
p. 35. — Perris, Soc. ent. 4 853, p. 557. 

Corticalis, Er Plus rare, sur le pin, mais assez fréquente sous les 

écorces de chêne. 
Larve. — Perris, Soc. ent. 1853, p. 557. 

Major, Kr rare. Trouvée dans les environs de Bordeaux. 

Hygronoiua, Er. 

Diinidiata, Grav assez rare. Sous les feuilles au bord des -jaux et en 

arrosant le sable. 



Oligota, Manh. 

Pusilliina, Grav assez rare. En tamisant les feuilles et dans les détri- 
tus d'inondation. 



— 457 — 

Atomaria, Kr moins rare. Dans les détritus d'inondation de l'A- 

dour. 
Inflata, Manh . . . . . . très-rare. En tamisant les feuilles au bord des 



Rufipennis, Kr très-rare. id. 

Apicata, Er . rare. Dans les celliers, sous les pièces de bois,, 

tapissées de Mycélium, mai (E. P.). 
Flavicornis, Lacd .... assez rare. Dans les détritus , au printemps. Sos 

(P. B.V 
Ruficornis, Scharp . . . sssez rare. id. 

Gyrophsena, Manh. 

Nana, Payk très-rare. Dans les bolets au printemps et en 

automne. 
Laevipennis , Kr Pris en quantité dans un bolet , en Armagnac, au 

mois de juin. Le dernier segment dorsal du mâle 

est bidenté. 
Strictula, Er commun. Surtout en automne, entre les feuillets du 

Dedalaea Labyrinthiformis. 
Polita, Grav rare. Pris à Sos par M. Bauduer. 

Pronomsea, Er. 

Rostrata, Er assez rare. Sous les détritus au printemps et en 

automne. 

Diglossa, Halid. 

Mersa,, Halid très-commun. Bords de la mer, sur le sable, au 

retrait de la marée , en compagnie du cillenum 
latérale. 
Larve. — - Haliday, Nat. hist. Rev. 4 856, t. 3, 
Proc. p. 20. 

Aîyllsena, Er. 

Dubia, Grav assez rare. Aux bords des mares. 

Intermedia, Er très-commun. Aux bords des mares et des ruis- 
seaux, mais surtout dans les détritus d'inonda- 
tion de l'Adour. 



— 158 — 

Minuta, Grav commun. Bords des eaux, principalement en juillet, 

et détritus d'inondation. 
Gracilis, Malhew .... très-rare. Aux bords des ruisseaux. 

Dinopsis, Math. 

Fuscatus, Math assez rare. Dans les détritus d'inondation de l'A 

dour. 



TACHYPORIDiE. 
Hypocyptus, Mann. 

Longicornis, Payk. . . . Rare. Sous les écorces de platane en hiver et en 

fauchant au printemps. 

Lancifer , Pand très-rare. Dans les mousses en automne. Sos (P. B.) 

Apicalis, Bris rare. En tamisant des feuilles au printemps. 

Semilunum, Er Se trouve un peu partout, quoique rare, en secouant 

des fagots. 

Habrocerus, Er. 

Capillaricornis, Grav . . commun. Sous les détritus au printemps et eu 
automne. 



Leucoparyphus, Kr. 

Silphoides, L très-commun. Dans les bouses au printemps et en 

automne surtout et en fauchant dans les prairies. 

Coprorus, Kr. 

Colchicus, Kr (Un seul individu trouvé tout d'abord par M. Per- 

Gallicus, Perris . . . .) ris sous une écorce de pin, avec la Formica 
Pubescens et l'Astatopteryx Laticollis ; plus tard, 
M. Bauduer en a trouvé à Sos de grandes quan- 
tités dans des souches pourries de peuplier. 



— 159 — 

Tachinus, GraV. 

Humeralis, Grav . . . commun. Dans les feuilles pourries el dans les bou- 
ses au printemps et en automne. 
Larve. — Perris. Soc. ent. 1846. 2 e sem. t. IV, 
p. 335, pi. IX, no m, flg. 9. Elle vit dans les 
végétaux en décomposition, tels que fumiers, 
champignons et a les plus grands rapports ave c 
celle du Conurus Littoreus (E. P.). 

Flavolimbatus, Pand . . rare. Sous les détritus toute l'année. Sos (P. B). 

Rufipes, De G rare. Sous les détritus végétaux et surtout ceux 

d'inondation. 

Pallipes, Grav rare. En tamisant des feuilles pourries au prin- 
temps et en automne. 

Fimetarius. Grav .... assez rare. Sous les détritus végétaux et parfois 
dans les bouses. 

Marginellus, F assez rare. id. 

Tachyporus, Grav. 

Obtusus, L assez rare. En fauchant dans les prairies au prin- 
temps et en automne. 

Formosus, Math, .... assez commun. id. 

Solutus, Er assez rare. id. 

Ghrysomelinus, L. . . . commun. Un peu partout. 

L. Scopulatus, Pand. . . rare. En tamisant les mousses et feuilles sèches. 
Sos (P. B.). 

Hypnorum , F très-commun Partout. 

Ruficollis, Grav assez commun. Sous les écorces pourries et cou- 
vertes de fongosités. Septembre. 

Pusillus, Grav, très-commun. Sous les détritus végétaux au prin- 
temps et en automne. 

Brunneus, F très-commun. id. 

Conurus, Steph. 

Littoreus, L assez rare. En fauchant dans les prairies au prin- 
temps et en tamisant les mousses et les feuilles 
sèches en automne ; sous les écorces de pin au 
printemps. 
Larve. — Perris, An. Soc. ent. 1846, publiée 
sous le nom de Tachyporus Cellaris. Elle vit sous 
Fécorce des pins, des chênes morts et dans les 
productions fongueuses. 



— 160 — 

Pubescens, Grav assez commun. En fauchant dans les prairies. 

Fusculus, Grav commun. Dans les feuillets des champignons, dans 

les mousses. 
Lividus , Er commun. En tamisant des mousses cl des feuille? 

pourries, en secouant des branches mortes de pin. 
Bipunctalus, Grav. . . . commun . Sous les éco v ces pourries de divers arbres 

au printemps et en automne. 



Bolitobius, Stoph. 



Analis , Payk 



Cingulatus, Manh 
Alricapillus, F . 



Trimaculatus, F. 
Trinotatus, Er. . 



Exolelus, Er. 
Pygmseus, Er 



assez rare. Pans les champignons et en tamisant 

les mousses et les feuilles sèches au printemps 

et en automne, 
rare. id. 

très-commun. En tamisant du terreau sur lequel se 

trouvaient des champignons pourris. Mai. 
rare. Pans les matières fongueuses, 
assez commun. En tamisant des mousses et sous les 

feuillets de champignons pourris , au printemps 

et en automne, 
rare. id. 

très-commun. En tamisant des matières fongueuses. 



MycefoporuS; Manh 



Angularis, Muls 
Lucidus, Er. . 



Splendens, Marsh 
Longulus, Manh. 

Nanus, Er. . . . 

Splendidus. Grav 



. rare. Dans les mousses imprégnées de substances 
fongueuses, pendant l'automne. Sos (P. B.). 

. très-rare. En tamisant les mousses et feuilles sèches. 
Août, septembre. Sos (P. B.). 

. assez rare. Dans les détritus. 

. assez rare. Dans les feuillets de champignons pour- 
ris, en automne. 

. assez rare. Dans les malièrss fongueuses en automne 
et dans les détritus d'inondation de l'Adour. 

. rare. Dans les fongosités des arbres. 



STAPHILINIDJE. 
Acyiophorus, Nordm. 



Glabricollis, Grav. . . . assez rare. Sur les bords un peu fangeux des ruis- 
seaux. Dans tes détritus d'inondation au prin- 
temps. 



161 - 



Enryporus, Er. 



Picipes, Payk 



rare. Sous les pierres au printemps et en tamisant 
des mousses humides. 



Praevius, Er. 



Binotatus, Er . . . 
Dissimilis, Grav. . 



Hetorothops, Steph 



rare. En tamisant des champignons pourris, des 

mousses et des feuilles, surtout au printemps et 

en automne, 
peu commmun. En tamisant des feuilles pourries 

au printemps 
assez commun. Détritus d'inondation de l'Adour. 

Trouvé également sous les algues par M. Sou- 

verbie, mais rarement. 



Qnedàus, Steph. 

Dilatatus, F rare. Vit dans les nids de Frelons et aussi au pied 

des chênes, non loin des nids. 
Larve. — Henslow, newman's Zoolog., p. 2585. 

— Met. Eleut. sclrodte, tab. X, fig. 9 à 16. 

Lateralis, Grav rave. Sous les mousses et les agarics. 

Trunciola, Fairm .... assez commun. Dans les vieux troncs de chêne- 

liége humides. Sos (P. B). 

Fulgidus, F assez rare. Dans les ulcères de vieux chênes. 

Larve. — Bouché, naturg. der. insect. 1834, 

p. 180, n<> 2, tab. VIII, fig. 1. Met. Eleut. 

schiodte. tab. X, fig. 17 à 22. 
Cruenlus, Ol peu commun. En tamisant les mousses au prin- 
temps et en battant les aubépines. 
Scilus, Er rare. En tamisant les mousses et les champignons 

pourris. 
Punctatellus , Heer . . . rare. Sous les mousses, les feuilles sèches. 
Impressus, Panz très-commun. Dans les bouses et en fauchant dans 

les prairies. 
Brevis, Er rare. En tamisant les mousses et les fourmilières 

de Formica Rufa. Sos. (P. B.) 

Venlralis, Arag très-rare. Sur les plaies de chêne-liége. Sos (P. B.). 

Molochinus, Grav. . . . assez rare. Sous les algues (Souveibie) En fauchant 

sur les talus du chemin de fer , à Grenade sur 

Adour. 



— IG2 — 

Tristis, Grav peu commun. Au pied des touffes de plantes sur le 

littoral et sous les mousses et les pierres en 
Chalosse et en Armagnac. 

Fuliginosus , Grav. . . . rare. Sous les bouses et les détritus végétaux. 

Larve — Waterbouse, trans. of. the Eut soc. of* 
Lond. 1836, t. 4, p. 32, pi. III, fig. 2. 

Picipes, Manh rare. En tamisant des feuilles. Sos (P. B.). 

Praecox, Grav assez rare. En tamisant des feuilles et des mousses. 

Sos P. B.). 

Nigriceps, Kr rare. En fauchant çà et là. Sos (P. B.). 

Maurorufus, Grav. . . . très-rare. Dans les détritus d'inondation. 

Rufipes, Grav commun. En tamisant les feuilles sèches au prin- 
temps et en fauchant dans les prairies. Détritus 
•l'inondation de l'Adour, à Dax. 

Semi-Obscurus , Er. et rare. En tamisant les mousses et dans les détritus 

var. Semi-iEneus, Steph. de l'Adour. Un seul individu de la variété semi- 
œneus. 

Attenuatus, Gyl rare. En tamisant des feuilles au printemps. 

Boops, Grav rare. Sous les feuilles et les mousses en hiver. 

Oblileratus, Er très-rare. Un individu trouvé contre un mur le 

3 janvier 1873. 

Ochripennis, Men .... très-rare. Un individu trouvé dans les détritus des 
inondations de l'Adour, à Dax. 

Scintillans, Grav .... peu commun. En fauchant dans les prairies au 
printemps. 
Larve. — Vit sous les écorces de pin où ont vécu 
les larves de l'Hylurgus Minor et du Crypturgus 
Pusillus. Voy. Ins. Pin. mar., p. 48. Perris. 
Soc. Ent. 1853, p. 570. 

Lucidulus , Er très-rare. En tamisant des mousses en automne. 

Astrapn'us,, Grav. 



Ulmi, Rossi 



commun. Détritus d'inondation. Sous les écorces, 
les mousses, les pierres. 



Staphylinus I. 



Maxillosus , L. 



commun. Sous les pierres et les détritus animaux. 
Larve. — Westwood. Int. to. the mod. class. 

1 839, t. 1 , p. 1 68, fig. 1 6. Met. Eleut. schiodte. 

tab. X,fig. 8. 



- 163 - 

Murinus, L assez commun. Sous les bouses et les charognes au 

printemps et en automne. 

Lutarius, Grav assez rare. Dans les matières en décomposition en 

automne. Sos (P. B. ). 

Stercorarius , 01. ... rare. Dans les excréments humains. Sos (P. B.). 

Fulvipes, Scop très-rare. Trouvé un individu sous une écorce de 

chêne. 

Chrysocephalus, Frc. . . rare. Sous les détritus animaux. Commun aux envi- 
rons de Bordeaux. 

Pubesceus, De G commun. Sous les bouses et les fumiers. 

Erythropterus , L . . . . très-rare. Sous les feuilles pourries au bord des eaux. 

Cœsareus, Cederh .... assez commun. Sous les détritus animaux. 
Ocypus. Steptl. 

Olens, Mul commun. Sous les feuilles, dans les champs et les 

allées de jardin. 
Larve. — Publié par divers. Voy. Ch. Cand., 
p. 59. Met. Eleut. schiodte, tab. IX, fig. 1 à 5. 

Cyaneus, Payk commun. id. et dans les bouses. 

Similis, F . ....... moins commun. Sous les pierres et les détritus végé- 
taux. 

vEthiops, Walt rare. Sous les détritus au bord des mares, parfois 

sous des tas de branches dans les bois. 

Brunnipes, F assez commun. Sous des pierres et dans les détritus 

d'inondation. 

Cupreus, Rossi très-rare. Sous des pierres. Sos (P. B.). 

Fulvipennis, Er. . . , . très-rare. Sous des pierres dans les lieux secs. 

Pedalor, Grav assez rare. Sous les détritus, les pierres, parfois 

courant dans les champs. En fauchant dans les 
prairies marécageuses. 

Ater, Grav rare. Sous les pierres et en fauchant dans les prai- 
ries sur le littoral. 

Morio, Grav plus commun. id. 

Gompressus, Marsh . . , rare. Dans les détritus d'inondation au printemps. 
Sos (P. B.). 

Obscuroameus, Fairm . . Cet Ocypus est signalé des Landes par M. Fauvel 
dans la faune Gallo-Bhénane. Je ne le connais 
pas. 

Phiiontiius, Leach. 

Splendens, F rare. Sous les cadavres d'animaux et les détritus 

d'inordation. 



— 4G4 - 



Intermedius, Lacd 
Laminatus. C.reutz 
Cribratus, Er. . 
Cyanipennis, F . 
Nitidus, F. . . 



Carbonarius, Gyl 
iEneus, Rossi . . 



Politua, F 



Atralus, Grav. 



Umbratilis, Grav 
Varius, Gyl . . . 



Var. Bimaculatus, Grav. 



Albipes, Grav . . . 
Sordidus, Grav . . 
Fimelarius, Grav . 



Cephalotes, Grav 
Fuscus, Grav . . 



Xantholoma, Grav . 

Ebenninus, Grav . . 

Var. Corruscus, Grav 
Corvinus, Er . . . . 
Fumigatus . Er . . . 



rare. Dans les détritus des inondations de l'Adour, 
à Dax. 

assez rare. Sous les écorces et les mousses au prin- 
temps. 

assez rare. Au pied des touffes de plantes sur les 
dunes. 

assez rare. En tamisant les champignons pourris au 
printemps. 

assez rare. Sous les bouses et les feuilles mortes 
au printemps. 

Larve. — Mci. Eleut. schiodte, lab. IX, fig. 6 à 17. 

rare. Sous les détritus végétaux et les agarics au 
printemps et en automne. 

commun. Sous les bouses , les feuilles , en fauchant 
d&DjS les prairies au printemps et en automne. 

Larve. — Bouché, naturg. des ins. 1834, \, 
p. 179, n» 1, pi. VII, fig. 29. Met. Eleut. 
schiodte, tab. XII, fig. 1 . 

assez commun. Sous les feuilles et les mousses dans 
les bois. Dans lesdétritus d'inondation. 

Larve. — Westwood. Zool. Journ. 1 826-27, p. 56. 

peu commun. id. 

Larve. — Met. Eleut. schiodte, p. 410. 

très-rare. id. 

peu commun. Le soir au vol autour des fumiers, 
surtout par les temps d'orage. 

plus commun. Sur les murs exposés au soleil vers 
la fin de l'automne et dans les détritus des inon- 
dations de l'Adour, à Dax. 

rare. Dans les détritus des inondations de l'Adour. 

rare. Sous les feuilles au bord des eaux. 

assez commun. Dans les bouses et autour des fumiers. 
Sous les feuilles et dans les détritus d'inondation. 

très-rare. id. 

rare. En tamisant la terre autour des fourmilières. 
Sos (P. B.). 

très-commun. Sous les algues , les charognes au 
bord de la mer. 

très-commun. Dans les bouses et les débris végé- 
taux au printemps. 

plus rare. id. 

rare. id. 

rare. Sous les détritus d'inondatiun au printemps. 



— 1G5 — 

Bipustulatus, Panz . . . très-commun. Dans les bouses et les crottins au 

printemps. 
Scybalarius, Nord. . . . très-rare. Dans les détritus d'inondation au prin- 
temps. 

Opacus, Gyl peu commun. Dans les bouses et les crottins. 

Agilis, Grav rare. Trouvé à Sos par M. Bauduer. 

Debilis, Grav assez commun. Sous les champignons pourris et 

dans les détritus d'inondation de l'Adour, à Dax. 
Ventralis, Grav assez rare. En tamisant des crottins de cheval, des 

mousses et des champignons pourris. 
Discoideus, Grav .... rare. Au vol autour des fumiers , bouses , agarics 

en décomposition. 
Vernalis, Grav ..... très-rare. id. 

Quisquiliarius, Gyl . . . très-commun. Détritus animaux et végétaux, un 

peu partout. 
Var. Inquinatus, Steph. plus rare. id. 

Rufimanus, Er peu commun. Sous les graviers de l'Adour, sous 

les détritus végétaux, en tamisant les mousses 

en hiver. 
Micans, Grav assez commun. Dans les détritus d'inondation de 

l'Adour. 

Fulvipes, Fabr très-rare. id. 

Aslutus, Er rare. Sous les détritus et en tamisant les mousses. 

Sos (P. B.). 
Nigritulus, Grav .... commun. Sous les détritus végétaux, les mousses. 
Larv. — Schiodt. nat. tidsskr. 4 864, p. 200. 

Pullus, Nord rare. En tamisant des mousses. Sos (P. B.). 

Tenuis, Nord rare. Sous les feuilles dans les bois, en tamisant les 

mousses, parfois aussi sous les bouses. 
Punctus, Grav assez rare. Dans les dunes et les détritus des inon- 
dations au printemps. 
Rufipennis, Grav .... rare. Sous les écorces humides des arbres abattus, 

mais surtout dans les fourmilières. 
Sericeus, Holm assez commun. Sous les algues au bord de la mer 

au printemps. 
Ginerascens, .Grav. . . . peu commun. id. et détritus d'inondation. 

Procerulus, Grav .... assez rare. Sous les feuilles pourries et en fauchan 

au bord des eaux. 
Prolixus, Er très-rare. Sous les feuilles au bord des eaux. 

Xantholinus, Serv. 

Glabralus, Grav assez commun. Sous les pierres et les feuilles au 

bord des eaux. 



- 166 — 

Punctulatus, Payk. . . . très-commun. Dans les bouses, en battant les fagots 
et tamisant les feuilles et les mousses au prin- 
temps. 
Larve. — Bouché. Nalurg. des insekt. 1834, 
p. 180, no 3, pi. VIII, fig. 9 

Tricolor, F assez rare. Sous les détritus végétaux , surtout au 

printemps. 

Glaber, Er très-rare. En tamisant des mousses en biver. Se 

trouve aussi autour des fourmilières avec la For- 
mica Fuliginosa et la Formica Aliéna. 

Linearis, F très-commun. Sous les détritus végétaux. 

Fulgidus, F commun. Sous les pierres et les détritus végétaux. 

Collaris, Er assez rare. Sous les écorces de pin en hiver et au 

printemps. 
Larve. — Ne se trouve que dans les galeries du 
Bostrycbus Sténographus, où elle se nourrit des 
larves de cet insecte ou de ses excréments. La 
transformation a lieu dans une de ces galeries 
sans préparatifs aucun (E. P.). Perris. Soc. 
ent. 1853, p. 566. 

Leptolinus, Kr. 

Nothus, Er assez commun. Dans les détritus et au pied des 

arbres. 

Leptacimis, Er. 

Parumpunctatus, Gyl . . rare. En tamisant les feuilles au printemps. 
Batychrus, Gyl assez commun. Dans les détritus et au pied des 

arbres, parfois au vol le soir autour des fumiers. 
Formicetorum, Mark . . assez commun. En tamisant la terre et les feuilles 

autour des fourmilières. 

Othius , Steph. 

Fulvipennis, F assez commun. Sous les pierres, les feuilles au prin- 
temps, dans les détritus d'inondation. 

Punclipennis, Lacd . . . très-commnn. Bords des mares dans les dunes. 
Détritus d'inondation. 

Melanocephalus , Grav. . pen commun. Sous les écorces en hiver et en tami- 
sant des feuilles et des mousses au printemps. 

iMyrniecophilus, Ksw . . rare. Pris dans un vieux surrier habité par des 
fourmis. Sos (P. B.). 



— 167 — 

Séance du 13 janvier 1875. 

Présidence de M. le colonel Belleville. 

La Société reçoit : 

Travaux de la Commission départementale de défense contre 
le phylloxéra. — Pyrénées-Orientales (Don de M. Marquet). 

Le Président annonce une présentation. 

M. le colonel Belleville lit un rapport sur l'état prosent de la 
bibliothèque et des archives. 

La bibliothèque qui contenait 234 ouvrages scientifiques au 
dernier inventaire en compte aujourd'hui 473. 

Dans ce nombre figurent les Bulletins, Annales ou Comptes- 
rendus de 402 sociétés savantes dont 8 étrangères, avec lesquelles 
notre société entretient des relations suivies. 

Il s'y trouve aussi de bons ouvrages concédés par le Ministre de 
l'Instruction publique qui répond favorablement aux demandes qui 
lui sont adressées par nous. 

Pour le moment, nous nous bornons à vous demander les fonds 
indispensables à l'entretien des volumes en trop mauvais état 
pour être maintenus en lecture. Si nous ne pouvons augmenter 
nos richesses, il convient du moins de pourvoira !eur conservation. 

En résumé, la bibliothèque est en ordre, les catalogues sont au 
courant ei peuvent être utilement consultés. 

Les archives ont été mises en ordre et classées avec soin par 
M. Gaston de Malafosse. 

A la suite de la lecture de ce rapport, M. Trutat, interprète de 
ses collègues, adresse a" M. le colonel Belleville de vifs remer- 
ciements. 

La Société procède aux élections annuelles pour le renouvelle- 
ment du bureau et des commissions. 
Sont élus : 

Président : M. Marquet. 

Vice-Président : 1 er M. Izarn ; 2 e M. Rey-Lescure. 

Secrétaire-général : M. Gaston de Malafosse. 

Secrétaire-adjoint : M. J. Castel. 

Trésorier : M. Louis Gèze. 

Archiviste-bibliothécaire : M. le colonel Belleville. 



- 1 68 - 
Membres du Conseil d'administration : MM. Lacroix et d'Au- 

BUISSON. 

Membres du Comité de publication : MM. Bidaud, Gourdon, 

de Saint-Simon, Trutat. 
Membres de la Commis 1 ion des grandes courses : MM. Garri- 

gou, Regnault, Trutat, Gourdon, Izarn. 
Membres de la Commission des petites courses : MM. d'Au- 

buisson, Chamayou-, Jules Chalande. 
La Société vote par acclamation des remerciements au bureau 
sortant. 



Séance du !27 janvier. 

Présidence de M. Marquet. 

La Société a reçu : 

Une circulaire de la Société Linnéenne de Normandie, annon- 
çant l'ouverture d'une souscription pour l'érection d'une statue à 
Elie de Beaumont dans la ville de Caen. 

Une lettre de M. le Chef de la division des Sciences et Lettres 
au Ministère de l'instruction publique et des cultes, demandant 
des renseignements historiques et statistiques sur la Société, pour 
V Annuaire des Sociétés savantes. 

Deux lettres de M. le Ministre de l'instruction publique et des 
cultes, l'une écrite en réponse à une demande de subvention for- 
mée par le Président de la Société ; l'autre annonçant la réunion 
des Sociétés savantes à la Sorhonne en mars -1875, et invitant la 
Société d'histoire naturelle à s'y faire représenter. 

M. Charles Peyronnet, pharmacien à Ilabastens (Tarn), est 
admis, comme membre titulaire, sur la présentation de MM. le 
docteur Noulet et le colonel Belleville. 

Le Président annonce quatre nouvelles présentations. 

M. Marquet, nouveau Président, remercie, en quelques mots, 
ses collègues, de l'honneur qu'ils lui ont accordé, et leur promet 
d;ipporter dans ses fonctions le dévouement le plus absolu. 

Le Secrétaire annonce que M. le colonel Belleville, Archiviste 
et Président sortant, vient de recevoir le litre d'Officier d'Aca- 
démie. 



- 169 - 

La Société décide que des félicitations seront adressées, en son 
nom, à M. le colonel Belleville. 

M. Ed. Bonnal apprend à la Société que le Congrès des séances 
géographiques, qui devait avoir lieu pendant les vacances de 
Pâques, est ajourné au 1 er août, a raison du nombre des adhé- 
rents et de l'importance des questions diverses qui y seront 
traitées. 

Il rappelle, en quelques mots, le succès du projet de tunnel 
sous-marin entre la France et l'Angleterre. L'idée première appar- 
tient à M. Thomé de Gamond, qui a consacré sa fortune à la 
recherche de la mise en pratique de cette idée; elle est actuelle- 
ment formulée en projet de loi déposé à l'Assemhlée nationale. 
M. Bonnal cite, à ce sujet, les études et les travaux industriels de 
Michel Chevalier, plus connu comme économiste, et dont les écrits 
comme ingénieur des mines ont cependant une autorité scienti- 
fique incontestée. C'est lui qui préside la Société d'étude formée 
en France au capital de deux millions. 

Secrétaire de la section de géographie, M. Bonnal rend compte 
de la visite faite à M. le Recteur avec le Président de la Société, 
relativement au prix d'honneur de géographie à donner en août 
1875. Il termine en signalant quelques faits spéciaux, entre 
autres l'accueil fait par la Société de géographie de Paris à nos 
communications, que le Journal officiel (n°du 25 janvier 1875) a 
louées eu ces termes : 

« La Société d'histoire naturelle de Toulouse fait connaître à la 
Société de géographie de Paris qu'elle a créé une section de géo- 
graphie scientifique et pratique. C'est la cinquième association qui 
se fonde en Europe depuis un an, sur l'exemple donné par notre 
Commission de géographie commerciale. 

» Elle a institué au Lycée de Toulouse un prix de géographie qui 
consiste en une médaille d'honneur. M. le Recteur de l'Université 
de Toulouse est chargé de faire valoir l'importance de ce prix. 

» Cette Société demande, en outre, à la Société de Géographie 
de Paris et à ses Commissions, de lui fournir des instructions sur 
les services qu'elle pourrait rendre, à propos des questions qui sont 
d'ordre à la fois scientifique et commercial.» 

M. Cartailhac, qui a bien voulu se charger des correspondan- 
ces avec les Sociétés savantes, donne connaissance d'une liste de 

42 



- 170 - 

Sociétés de la Suisse, de la Belgique et des autres contrées de l'Eu- 
rope, avec lesquelles il propose de demander l'échange des publi- 
cations. 

La liste est approuvée, avec quelques additions. 

M. l'abbé Delherm, membre titulaire, envoie le Catalogue des 
Coléoptères du Gers. Ce travail est précédé d'une instruction dont 
lecture est donnée par le Secrétaire général. 

M. Cartailhac présente un crâne humain provenant descaveaux 
de l'église des Cordeliers. La partie supérieure de ce crâne est 
sciée, de manière à former une calotte qui s'adapte parfaitement à 
la partie inférieure. On a trouvé dans les fouilles plus de deux 
cents crânes en cet état. Quelques personnes ont supposé qu'ils 
appartiennent aux cadavres étudiés à l'Ecole de médecine, jadis 
voisine des Cordeliers. Il est plus probab'e qu'il faut voir dans 
celte séparation régulière de la calotte crânienne une des opéra- 
tions de l'embaumement des corps, tel qu'il se pratiquait autre- 
fois. Le crâne, présenté par VI. Cartailhac, rentre, du reste, visi- 
blement par sa forme dans le type toulousain. 

La Société décide que MM. Lacroix et d'Aubuisson, membres 
du Conseil d'administration, seront chargés d'examiner les comptes 
de gestion du Trésorier sortant. Ils devront présenter un rapport 
à ce sujet à la prochaine séance. 



Séance du 14 février. 

Présidence de M. Marquet 

La Société reçoit ; 

Une lettre de M. Rey-Lescure, qui offre de représenter la 
Société aux réunions de la Sorbonne. 

Une circulaire du Ministre de l'instruction publique, relative 
aux formalités à remplir pour se rendre à ces réunions. 

Le programme d'un Concours ouvert par la Société littéraire el 
scientifique d'Api. 

M. le colonel Bellevillk a écrit au bureau de la Société, en 
réponse à la lettre de félicitations qui lui a été adressée récem- 
ment. 



— 171 — 

Sont nommés membres titulaires : 

MM. Vimont, naturaliste, rue Montplaisir, à Toulouse. 

Estelle, avoué, rue Sainte-Ursule, à Toulouse. 

Charles Foch, présentés par MM. Cartailhac et G. de Malafosse, 
à Lédar, près Saint-Girons (Ariége). 

Auguste Cothonay, rue. Sainte-Hélène, 6, à Lyon ; présenté 
par MM. Bonnal et le colonel Belleville. 

Le Président annonce deux présentations. 

La S iciété procède aux élections complémentaires pour le re- 
nouvellement du bureau des Commissions. 

Sont élus : 

Trésorier : M. A. Lacroix. 

Membre du Conseil d'administration : M C. Fouque, en rem- 
placement de M. Lacroix. 

Le Secrétaire fait connaître à la Société un projet de budget 
pour l'année 1875, arrêté par le Conseil d'administration dans sa 
réunion du 28 janvier. 

Il donne ensuite lecture de la lettre qui sera adressée au Minis- 
tère de l'instruction publique, en réponse à la circulaire deman- 
dant des renseignements sur la Société. 

Sur la proposition d*e M. Cartailhac, la Société décide qu'elle 
enverra sa souscription à l'Association française pour l'avancement 
des sciences. 

M. E. Cartailhac commence la lecture d'une série de recher- 
ches statistiques sur la Haute-Garonne. Il parle aujourd'hui du 
rang de cette région au point de vue de la mortalité aux divers 
âges de la vie. Notre département a le 

11 e rang pour la mortalité de à 1 an. 
61 e — — 1 à 5 ans. 

12« — — 5 à 40 

27 e — — 10 à 45 

13 e — — 15 à 20 

4e — — 20 à 30 

7« — — 30 à 50 

1G e — — 50 à 60 

50 e — — 60 et au-dessus. 



— 472 — 

La Houle-Garonne ne descend que deux fois au-dessous de la 
moyenne de la Fiance. On y compte 35 décès pour 1,000 enfants 
de 1 à 5 ans ; soixante départements sont rnienx partages ; la 
mortalité de 15 à 20 ans et>t surprenante (7 décès environ pour 
1,000 individus). La mortalité est également considérable pour les 
personnes âgées de plus de 50 ans. 

Cependant si l'on cherche quelle est la situation générale des 
habitants de la Haule-Garonne, on la trouve excellente; on compte 
en France, en moyenne, 23,2 décès par mille Notre départe- 
ment n'en offre que 11), 8, ce qui lui assure le quinzième rang. 

Si l'on examine la mortalité des célibataires, on remarque que 
la Hau:e-Garonne occupe la seizième place s'il s'agit des hommes, 
latrenle-deuxième dans le cas contraire. Cette proportion étrange 
se retrouve pour les époux. Ainsi comparé aux autres déparle- 
ments, le nôtre obtient le quatrième rang pour la mortalité des 
hommes mariés, le huitième s'il s'agit des femmes mariées. 

Pour les enfants mort-nés, la Haute Garonne descend ru-dessous 
de la moyenne de la France; si l'on considère les naissances d'en- 
fants illégitimes, elle a le cinquante-neuvième rang-, elle remonte 
au quarante-huitième s'il s'agit d'enfants légitimes. 

Ces résultats sont basés sur deux séries d'observations compre- 
nant chacune 10 années, d'après les documents officiels et les 
statistiques de M. le D r Bertillon. 



Séance du *Z1 février. 

Présidence de M. Rey-Lescure. 

La Société reçoit : 

Des lettres de MM. Cothonay etMéguelle, remerciant la Société 
au sujet de leur récente nomination ; 

Une lettre de M. Bonnal, demandant à représenter la Société à 
la réunion des sociétés savantes à la Sorboune, et annonçant qu'il 
a reçu une lettre de M. Levasseur, félicitant la Société au sujet de 
la fondation de la section de géographie. 

Annuaire du Bureau des longitudes pour 1875. 

L'Année scientifique, par Louis Figuier ; 18 e année, 1874. 

Ces deux ouvrages offerts par M. le colonel Bellevilïe. 



- 173 — 

Feuille des jeunes naturalistes. V e année, n os SO et 51. 

Don de M. Meguelle, membre correspondant. 

Une circulaire de la Société d'émulation des Vosges annonçant 
la réunion prochaine à Nancy du Congrès international des Amé- 
ricanistes. 

Sont admis comme membres titulaires : 

M. Georges Ancely , rue de la Pomme , 63 , à Toulouse , 
présenté par MM. Bonnal et Regnault; 

M. Charles Farre, rue des Renforts, 8, à Toulouse, présenté par 
MM. Trutat et Fouque. 

Le Président annonce quatre présentations. 

Sur le rapport de M. Lacroix, la Société approuve les comptes 
de gestion du trésorier sortant. 

M. Trutat, analysant une noie de M. Sanson sur le cheval de 
Solutré, rappelle qu'à l'époque où parut le mémoire de M.Tous- 
saint sur la même question, il fit devant la Société des réserves 
très expresses sur les deux conclusions données dans ce travail : 

1° Le cheval de Solutré vivait à l'état domestique ; 

2° Il présente des caractères qui le rapprochent de l'Hipparion. 

M. Sanson reprenant la question a facilement démontré que 
les arguments présentés à l'appui de cette double thèse ne peu- 
vent soutenir une sérieuse discussion. — M. Toussaint avance 
que parmi les reste? de chevaux amoncelés à Solutré, « le plus 
grand nombre provient de sujets de 5 à 7 ans, et les animaux 
jeunes ou très-jeunes sont excessivement rares. » 

Mais les bases de l'évaluation, empruntées au Traité de Vdge 
du cheval, de Girard, et vraies au commencement de ce siècle, ne 
le sont déjà plus de nos jours ; les différences de régime ont 
suffi pour changer les chiffres. Il est donc bien permis de croire 
que le cheval de Solutré se développait d'une manière tout autre 
que celui de nos fermes. 

La même considération anéantit l'argument de M. Toussaint 
au sujet de la parenté du cheval de Solutré av t c l'Hipparion : il 
suffit de connaître les rapports intimes existant entre l'évolution 
du système dentaire et celle du système osseux pour comprendre 
comment il se fait que la soudure des métatarsiens et des méta- 
carpiens rudimenlaires fut plus tardive chez le cheval de Solutré 
qu'elle l'est chez le cheval moderne. 



- 174 — 

M. Trutat cite en terminant cette remarque très-juste de 
M. Sanson : « li semble que les archéologues soient toujours bien 
pressés d'arriver à des conclusions. C'est pourquoi, sans doute, 
l'imagination joue un si grand rôle dans leurs travaux et pourquoi 
nous avons tant de systèmes sur les temps quaternaires, tant et 
de si grosses conclusions pour de si petits faits. » 

M. Gourdon, se basant sur d'autres motifs, conteste la domes- 
tication du cheval à Solutré ; il rappelle que chez les anciens et 
au temps même de Xénophon, le cheval n'était, à proprement 
parler, qu'un animal soumis ; aux âges préhistoriques, il n'existait 
en réalité qu'un seul animal domestique : le chien. M. Gourdon 
reconnaît qu'au-delà des huit premières années de la vie des che- 
vaux, il est souvent assez difficile de se rendre compte de leur 
âge, à la seule inspection des dents ; les chances d'erreur sont 
plus considérables encore lorsqu'il s'agit de chevaux sauvages 
soumis à un régime tout à fait particulier : cependant il ne semble 
pas que les écarts d'appréciation puissent être très-considérables. 

M. Trutat, parlant des glaciers des environs de Luchon, pen- 
dant l'été de 1874, rappelle que, durant l'hiver précédent, les 
neiges recouvraient à peine ces glaciers, aussi l'ablation a-t-elle 
été considérable. 

M. Piette a constaté que le glacier du Pourtillon d'Oo a reculé 
de 40 mètres, laissant ainsi à découvert une moraine de fond 
extrêmement intéressante. 



Séance du 10 mars. 
Présidence de M. Marquet 

La Société reçoit : 

Boula y : Notice sur les Travaux bryologiques de Prost, dans les 
environs de Mende (Lozère). — Envoi de M. l'abbé Boissonnade. 

P. Delmas et L. Larouza ; Etude comparative sur les stations 
de boues minérales françaises et allemandes. — Dax, ses eaux, 
ses boues. — Envoi des auteurs. 

Sont admis en qualiîé de membres titulaires : 
MM. Gillard, avocat, rue Valade, 47, à Toulouse. 
Martel, place, Saint-Sernin, 5, à Toulouse. 
Abel Lajoye, à Reims. 



- 175 - 

Séance du 24 mars. 

Présidence de M. le colonel Belleville. 

La Société reçoit : 

Une lettre de M. Molard, homme de lettres à Copenhague, 
adressant des remercîments pour sa récente nomination. 

iïst admis en qualité de membre titulaire ; 

M. Henri du Boucher, à Dax (Landes), présenté par MM. Car- 
tailhac et Gourdon. 

En qualité de membre correspondant : 

M. le docteur C. Raillard, médecin aux thermes de Dax, pré- 
senté par les mêmes. 

M. le D r Gourdon dépose sur le bureau un exemplaire d'un 
ouvrage qu'il vient de publier en collaboration avec M. Fourcade, 
de Bagnères-de-Luchon, et qui a pour titre : Principes de bota- 
nique avec Atlas naturel. L'atlas comprend 46 planches, dans 
lesquelles les dessins qui figurent dans les autres Traités se trou- 
vent remplacés par les objets eux-mêmes convenablement préparés 
et choisis. Ainsi, un rapide examen de cet atlas peut suffire pour 
initier aux premiers éléments de la botanique. La Société fait un 
accueil des plus favorables à cette publication, qui lui paraît 
notamment avoir sa place marquée dans tous les établissements 
d'instruction publique, où sont enseignées les sciences naturelles. 

M. de Saint Simon donne lecture de la Note suivante Sur la 
scalartië du Planorbis corneus. 

J'ai signalé dans la séance du 24 mai 1873 de la Société, une 
anomalie remarquable du PL corneus. Depuis cette époque, mon 
savant colièguo et ami M. Léon Flottes m'a communiqué deux 
Planorbes appartenant à cette espèce, et dont la coquille présente 
la même structure anormale ; chez l'un d'eux, l'avant-dernier 
tour est seul turriculé, ce qui rend très-peu marquée l'anomalie 
de structure, mais le second individu est caractérisé par une 
déviation très-curieuse, les tours se sont allongés à l'exception du 
premier; il en résulte qu'une coquille ordinairement aplatie et 

chez laquelle le dernier tour avance de manière à ce qu'elle a été 

\ 



- 176 - 

considérée comme dextre par un grand nombre d'auteurs, devient 
sénestre et ne diffère d'une Physe que par l'aplatissement des 
premiers tours. Cette modification dans l'enroulement de la spire 
esl accompagnée d'autres changements remarquables. Los tours 
anormaux sont bombés ; une suture très-prolonde les sépare ; 
l'ouverture est arrondie vers le bord libre, tandis que le bord 
columellaire est presque droit en dedans et réfléchi en dehors ; il 
recouvre en partie un ombilic assez large; les stries d'accroisse- 
ment s'accentuent davantage à mesure qu'elles se rapprochent de 
celui ci. On se trouve donc en présence d'une coquille qui ne 
ressemble en rien au type normal. Il esta remarquer, en outre, 
que dans les trois individus que je possède, c'est toujours ce qu'on 
a considéré comme le dessous de la spire qui devient scalaire , cela 
tient probablement à ce que les fours ne sont pas ombiliqué? dans 
cette partie de la coquille. 

Le PL rotundatus scalaire figuré dans In planche XV du septième 
volume du Journal de Conchyliologie a été trouvé par M. Caillaud 
à l;i Colinière (Loire Inférieure) ; il présente le même phénomène 
que le PL corntns trouvé par M. Flottes ; les deux premiers tours 
sont normaux, la spire est sénestre et Ton y remarque une ouver- 
ture dont le bord columellaire paraît presque droit. D'un autre 
côté, les PL crisfatus que je possède et dont le dernier tour se 
détache du reste de la spire, se dirigent vers le bas, et si la scalarité 
de la coquille était plus complète, l'enroulement resterait le même 
que celui des individus normaux. 

Mon savant ami M.Moëch, dont les beaux travaux surï'ahatomie 
des Mollusques sont généralement connus, a publié dans le onzième 
volume du Journal de Conchyliologie (1863) une note très- 
importante, dont le but est de démontrer que les Planorbes sont 
sénestres. Ayant trouvé un PL complanatus scalaire, il a signalé 
le premier un fait complètement semblable à celui qui caractérise 
le PL comeus recueilli dans l'Oise. Il en conclut que les Planorbes 
sont sénestres en dépit de l'avancement du bord libre de l'ouver- 
ture. En effet, l'animal des Planorbes présente, comme on saii, 
une particularité très-remarquable que de nombreux auteurs ont 
signalée déjà. Les orifices génitaux et respiratoires sont placés h 
gauche. 

D'après M. Michaud, les monstruosités scalaires des Planorbes 
prouvent que leur coquille n'est pas sénestre. Los individus 



— 177 - 

scalaires dont il vient d'être question, viendraient infirmer cette 
manière de voir s'il n'existait pas d'autres Planorbes dont l'en- 
roulement s'opère en sens inverse des précédents. Celle disposition 
de la spire à prendre les deux directions diamétralement opposées, 
me paraît devoir être signalée comme un fait digne de remarque. 



Séance du H avril. 

Présidence de M. Marquet. 

M. Peyronnet écrit pour remercier la Société de l'avoir nommé 
membre titulaire et envoie plusieurs ossements de lophiodon. 

M. l'abbé Carrière, membre titulaire, adresse à la Société sa 
démission. 

M. le colonel Bellevilt.e donne lecture d'un projet de règlement 
pour la bibliothèque. Il présente ensuite diverses observations sur 
l'avantage qu'il y aurait à consacrer une somme convenable à 
l'achat d'ouvrages d'histoire naturelle. Il cherche à démontrer 
que par des économies effectuées sur divers chapitres du budget, 
il serait aisé d'arriver à réunir les fonds nécessaires. 

Après discussion, et sur la demande de M. le colonel Belleville, 
la question est renvoyée à l'examen du Conseil d'administration 
et du Comité de publication. 



Séance du 21 avril. 

Présidence de M. Izarn. 

Le premier fascicule du tome IX du Bulletin est déposé sur le 
bureau. 

M. Delesse, ingénieur en chef des mines à Paris, est nommé 
membre honoraire, sur la présentation de MM. Belleville, Bonnal, 
Cartailhac, G. de Malafos.se et Rey-Lescure. 

M. le Président annonce une présentation. 



- 178 - 

M. Rky-LescÛre demande qu'une lettre soit adressée à M. Gaston 
Tissandier, notre confrère, pour lui exprimer les sympathies de la 
Soeirlé à l'occasion de la cuinstrophe du ballon le Zénith. 

Cette proposition est adoptée. 

Le Secrétaire-général donne lecture du Mémoire suivant, au. 
nom de M. E. Trutat : 

Dépôts glaciaires de la vallée inférieure du Tech 
Pyrénées-Orientales (1). 

Dans la seconde partie de mon Essai sur les Pyrénées (2j, 
j'ai cherché à reconstituer les anciens glaciers de nos 
montagnes . et j'ai indiqué d'une manière sommaire les 
points du versant Nord de la chaîne où l'on peut recon- 
naître des dépôts glaciaires. Dans cette énumération, je 
n'ai pas distingué de dépôts d'âges différents, m'accor- 
dant en cela avec la plupart des géologues qui se sont 
occupés de cette question, et qui, avec MM. Martins et 
Gollomb, limitent à une seule époque (l'époque quaternaire^ 
la grande extension des glaciers de l'Europe méridionale. 

Jusqu'alors, en effet, je n'avais jamais rencontré de 
faits qui m'eussent permis de voir dans les diverses 
parties de ces dépôts autre chose que les relais d'un 
même phénomène continu, et d'un bout à l'autre du mas- 
sif central des Pyrénées, le plus riche en dépôts glaciai- 
res, je n'avais pu observer la moindre variation. 

Mais, dans l'opinion de plusieurs géologues, il y aurait 
eu deux périodes glaciaires, et la plus ancienne remonte- 
rait à l'époque tertiaire. Il y avait donc lieu de chercher 
avec plus de soins encore dans les Pyrénées si ces deux 
opinions étaient applicables à nos régions. 

(i) Voy. Compte-rendu de l'Acad. des Sciences, 26 avril 1 8 7 , r > . 

(2) Voy. Revue scientifique, 2 e série, 4° année, n° 4, 25 juill. 1874. 
— Bull, de la Soc. d'Hist. nat. de Toulouse, t. VIII, p. 379. —Séance 
du 3 juin 1874. 



— 179 — 

Le premier "point me semblait résolu, comme je viens 
de l'exposer; mais je ne trouvais que des éléments néga- 
tifs pour résoudre la seconde partie du problème. En 
effet , les dépôts glaciaires de la chaîne centrale arrivent 
rarement à recouvrir les couches tertiaires, et jamais ils 
ne rencontrent les termes les plus élevés de la série. Il 
ne restait donc qu'une seule condition pouvant entraîner 
avec elle quelque modification dans les dépôts glaciaires, 
c'était de trouver en contact le pliocène et le glaciaire. 

Le massif du Canigou était donc le point où devaient 
se porter mes recherches, car les riches dépôts pliocènes 
de Néfiach, dans la vallée de la Tet, du Boulon, dans la 
vallée du Tech, étaient assez rapprochés des hauts som- 
mets pour avoir été compris dans l'aire d'extension des 
anciens glaciers. 

Effectivement, à la première tentative faite dans cette 
région, j'ai pu rencontrer des points de contact entre le 
pliocène et le glaciaire; et malgré le peu de temps qu'il 
m'a été donné de consacrer à ces recherches, j'ai déjà pu 
constater un fait capital et que je crois entièrement nou- 
veau pour les Pyrénées. 

Mes observations ont porté sur la partie inférieure de 
la vallée du Tech, et en compagnie de mon excellent ami 
et collègue, M. Maurice Gourdon, j'ai parcouru la région 
qui s'étend de Céret à la mer, et dans laquelle les dépôts 
du glacier Sud du Canigou se sont largement développés. 
Notre station centrale était l'établissement du Boulon, et 
nulle position ne pouvait être plus favorable aux recher- 
ches que je projetais. 

Effectivement, en face même du village du Boulon , et 
aux pieds de la petite chaîne des Albères , s'étend une 
magnifique moraine que j'appellerai Moraine des Trom- 
pettes, du nom des métairies qui sont bâties au pied du 
bourrelet principal. Cette moraine , extrêmement puis- 
sante, n'est cependant qu'un reste du dépôt gigantesque 
qui barrait autrefois la vallée et que les eaux du Tech 



— 180 — 

ont peu à pou démantelée, y creusant un lit profond et 
produisant des coupes naturelles d'une netteté parfaite ; 
aussi est-ce dans le lit même du Tech que j'ai pu faire le 
plus grand nombre d'observations. 

Une coupe relevée en face du moulin de Roué (usine 
à talc), permet de voir les dépôts glaciaires dépendant 
de la moraine des Trompettes, reposant sur des marnes 
bleues fortement, relevées vers le N. N. 0. 

Mais ces marnes, ici complètement dépourvues de fossi- 
les, sont faciles à relier avec le riche dépôt de Nidolères, 
de Banyuls des Aspres, dent la faune est pliocène, etc. 
Voici donc un premier point établi : le glaciaire repose sur 
le pliocène, il lui est donc postérieur. 

Mais si l'on remonte le cours du Tech jusqu'au village 
du Boulou, l'on se trouve en face d'un escarpement de 
près de 30 mètres d'élévation, que les eaux du Tech ont 
préparé à souhait pour l'observateur. Ici la coupe toute 
entière est composée de matériaux de transport, et les 
marnes pliocènes n'apparaissent pas. 

Quand j'arrivai devant ce magnifique escarpement, je 
fus frappé de l'allure bien différente des parties inférieu- 
res du dépôt et des parties supérieures. En bas : frag- 
ments à angles vifs, la plupart granitiques et atteignant 
souvent un volume considérable, mais presqu'entièrement 
décomposés quand leurs dimensions sont restreintes; 
enfin , coloration générale blanchâtre (coloration que je 
serais tenté d'appeler coloration feldspathique ) et qui 
donne une physionomie spéciale aux masses dans les- 
quelles entrent pour une grande part les roches graniti- 
ques décomposées. 

Dans les parties supérieures, au contraire , coloration 
rougeâtre, granités intacts, angles plus émoussés; mais, 
dans le haut comme dans le bas, gros blocs irrégulière- 
ment poses et cailloux rayés. Enfin, dans les deux par- 
ties, des bandes de boues donnent une apparence de 
stratification à la masse toute entière et en facilitent l'étude. 



— 48'l - 

Cette coupe marche E. 0. ; mais un coude brusque de la 
rivière ramène sa direction N. S. et permet ainsi d'étudier 
ce dépôt dans deux directions perpendiculaires. 

Mais quel ne fut pas mon étonnement de trouver ici la 
partie intérieure du dépôt fortement relevée et dans la 
même direction que les marnes pliocènes que je venais de 
voir à la moraine des trompettes. 

Ce relèvement des couches glaciaires ne pouvait être 
un fait accidentel, car son orientation le reliait aux cou- 
ches pliocènes ; et malgré l'absence en ce point des marnes 
tertiaires, il y avait là une indication de relations étroites 
entre ces deux périodes. 

Aussi, malgré une pluie battante, nous nous engageâ- 
mes aussitôt dans les ravins qui venaient déboucher sur la 
rive gauche du Tech; après bien des allées et des venues, 
je me trouvai enfin devant la solution complète du pro- 
blème, et je pus constater, dans le ravin inférieur de 
Nidolères, que les couches relevées du glaciaire le plus 
ancien supportaient les marnes bleues fossilifères de Nido- 
lères, marnes dont l'âge est parfaitement connu et qui 
appartiennent au pliocène (1). 

(1) Voici une liste des espèces que j'ai recueillies au ravin de Nidolères : 

Tellina rtliptica, Lam. Scalaria Treviliana, Brocc. 

Cytherea multilamella, Lam. Nassa prismatica, Brocc. 

Cardita rudista, Lam. Turriteila turricula, Brocc. 

— trapezia, Brug. — plicatula, Brocc. 
Isocardia arietina, Brocc. — vermitulata, Brocc. 
Pectunculus pilosus, Lin. — triplicata, Brocc. 
Pinna flabellum, Lam. Ranella marginata, Brocc. 
Lima dilatata, Lam. Murex brandaris, Lin. 

— obliqua, Lam. — heptagonus. 
Pecten benedictus, Lam. Triton corrugatum, Lam. 

— Jacobœus, Lam. Rostellaria pes pelicani, Lam. 

— varius, Pen. Chenopus pes graculi, Brog. 
Ostrea edulis, Lin. Terebra duplicata, Lam. 

— hippopus, Lam. Saœicava rhomboïdes, Lam. 
Natica millepwictata, Lam. Patella vulgata, Lin. 

— glaucina, Brocc. 



- \82 - 

De cette observation , il ne semble pas possible de 
refuser plus longtemps aux Pyrénées deux époques gla- 
ciaires. Mais si, dans le massif du Canigou, par suite du 
mouvement post-pliocène, mouvement limité à celte région. 
il est facile de distinguer deux périodes glaciaires en 
l'absence même des couches pliocènes, il reste à chercher 
encore d'autres caractères pour distinguer les deux épo- 
ques glaciaires, dans la chaîne principale; car il semble 
établi que depuis le dépôt des couches miocènes aucune 
perturbation n'est venue déranger l'horizontalité de ter- 
rains récents qui viennent s'appuyer sur les dernières 
pentes des Pyrénées. 

Enfin, la position du glaciaire ancien de Nidolères, au- 
dessous des marnes pliocènes. nous oblige encore à regar- 
der comme tertiaire la première époque glaciaire des 
Pyrénées. 

M. Rey-Lesccre rend compte des travaux de la réunion des 
Sociétés savantes à la Sorbonne, travaux auxquels il a pris part 
en qualité de délégué de la Société. 

M. Rey-Lescure dépose ensuite sur le bureau les cartes hydro- 
logiques de Seine-et-Marne, par M. Delesse, travail dont il fait 
ressortir l'importance. 

M. le colonel Belleville met sous les yeux de la Société un 
spécimen d'œufs jumeaux de poule qu'il a recueilli dans sa pro- 
priété. 

M. le Président saisit cette occasion pour remercier, au nom de 
la Société, M. Belleville, \ our le don qu'il vient de faire à la Société 
d'un album destiné à contenir les portraits des membres titulaires. 



Séance du 5 mai. 

Présidence de M. Marquet. 

M. Dkle>se écrit pour remercier la Société de l'avoir élu membre 
honoraire. 



— 183 — 

M. Alfred Caillaux, ingénieur des mines, est admis en qua- 
lité de membre titulaire, sur la présentation de M. Rey-Lescurc et 
G. de Malafosse. 

M. Gourdon, rapporteur des Comités d'administration et d'im- 
pression pour iVxamen de la proposition de M. le colonel Belle- 
ville, relative à la bibliothèque, pense, comme l'auteur de la 
proposition, qu'il serait à désirer qu'un plus grand développement 
fût donné à notre bibliothèque. 11 ne voudrait p:;s cependant que 
cette amélioration, quelque désirable qu'elle soit, s'effectue au 
détriment du Bulletin dont il fait ressortir l'importance capitale. 
Du reste, un projet de budget pour 1875 a été fourni par le 
Conseil d'administration et définitivement adopté par la Société. 
Quant ou projet de règlement annexé au Mémoire de M. Belleville, 
M. le rapporteur conclut à son adoption après une modification de 
détail. 

Après une discussion, à laquelle prennent part MM. Belleville, 
Lacroix, Gourdon et Trulat, le projet de règlement de la biblio- 
thèque est adopté avec la modification proposée. 

M. le Président donne lecture d'une note de M. Thore, membre 
titulaire, sur l'emploi de la photographie dans les observations 
microscopiques. 

M. Charles Fabre soumet à l'examen de la Société un œuf de 
poule, remarquable par son poids et son aspect. Cet œuf présente 
la forme d'un ellipsoïde de révolution à peu près parfait. 



Séance du 19 mai. 

Présidence de M. le colonel Belleville. 

La Société reçoit ; 

Une lettre de M. Gaston Tissandier, membre titulaire, qui 
remercie ses collègues des témoignages de sympathie qu'ils lui 
ont adressés à l'occasion de la catastrophe du Zenith. 

L'âge de la pierre polie dans les Landes, par H. du Boucher cl 
Raimond Potiier. 

Envoi des auteurs. 



— 184 - 

M. le colonel Bf.lleyiu.i-: l'ait hommage à la Société des ouvrages 
suivants : 

Introduction à la géographie, par M. de Fer. 1717. 

Géographie de toutes tes parties du inonde, 4 vol. 1806. 

Alphabet géograpJiique, par M. de la Forest de Bourgon. 4749. 

Atlas portatif de l'Espagne, far Alexandre de Laborde. 

Congrès scientifique de France, quatorzième session. — Marseille 
1840. 2 volumes. 

M. Charles Peux, avocat a Forl-de-France (Martinique), pré- 
senté par MM. le colonel Belleville et G. de Malafosse, est élu par 
exception membre titulaire, séance tenante. 

M. G. de Malafosse présente à la Société la quatrième partie 
des Études paléontologiques sur les dépôts jurassiques du bassin 
du Rhône, par M. Eug. Dumortier. 

Il fait ressortir le mérite et l'importance de cette belle publica- 
tion, qui fait tau t d'honneur à la science française. 



Séance du & juin. 

Présidence de M. le docteur Golrdon. 

La Société reçoit : 

Note sur les caractères d'une larve de la famille des éphemérines, 
par le docteur Emile Joly. — Envoi de l'auteur, membre de la 
Société. 

Plusieurs brochures envoyées par l'Université royale de Norvège, 
à Christiania. 

Le Président annonce deux présentations. 

Le Secrétaire général donne lecture du Mémoire suivant de 
M. l'abbé Avignon : 

Le val de la Dala. 

Le vallon de la Dala offre au naturaliste un intérêt tout 
particulier. Sur une étendue très-restreinte, il présente les 
plus grandes diversités d'altitudes , d'expositions et de 
terrains. On y trouve à la fois les plantes qui se plaisent 



— 18o — 

sous les ombrages frais et humides, et celles qui ne s'éta- 
lent qu'à la brûlante exposition du midi. De hauts sommets 
dominent de profondes dépressions; le terrain sédimen- 
taire se mêle au terrain éruptif, de formidables remparts 
semblent défendre l'accès de plaines couvertes d'arbres et 
de prairies. Sur ce terrain si fréquemment et si brusque- 
ment variable , le voyageur peut , en très peu d'heures , 
cueillir P Arnica, qui croît sur les plateaux élevés , et le 
fruit des vignes qui couvrent les pentes des montagnes ? 
au confluent de la Dala et du Rhône. 

Pénétrant de 15 kilomètres à peine dans le flanc des 
montagnes bernoises, le vallon de la Dala en sépare le 
contrefort de Chermignon qui s'étend du pic du Torren- 
thorn à la croupe du Gukerhubel. Le torrent, qui donne 
son nom au vallon, a un régime essentiellement alpestre; 
il s'élance du glacier de Flùh, entraîne des débris gla- 
ciaires, ronge profondément les roches qu'il rencontre , 
et, souillé de toutes les boues qu'il a amassées sur son 
passage , il se précipite dans le Rhône. Pendant le jour , 
il grossit à vue d'œil par suite de la fonte du glacier , 
puis le refroidissement de la nuit et la cessation du dégel 
lui enlèvent la moitié de ses eaux. Un orage l'enfle outre 
mesure ; en un instant, son niveau s'élève au point de 
décupler son débit ; mais peu après tout rentre dans l'état 
habituel. 

Dans les hautes vallées, fortement échauffées par le 
soleil pendant la belle saison, la pluie ne tombe pas en 
fines gouttelettes comme dans nos plaines; elle s'abat en 
filets continus, comme sous les tropiques. C'est ainsi que 
la vallée de la Dala est parfois subitement inondée : toute 
l'eau tombée sur sa surface glisse rapidement dans la 
Dala , seul canal par où elle puisse s'échapper, et dont 
l'énorme inclinaison la débarrasse promptement du trop 
plein accidentel. Cette pente peut être évaluée en moyenne 
à 10 centimètres par mètre; le glacier, situé à 2,100 mètres 
d'altitude, domine de 1,400 mètres la vallée du Rhône. 

13 



- 180 — 

Les saillies des Alpes bernoises et les enfoncements du 
contrefort se correspondent mutuellement tout le long de 
la chaîne; les assises de pierre, quoique diversement 
inclinées autour de l'axe de la vallée, se juxtaposeraient 
exactement si on rapprochait les deux côtés. Cette analo- 
gie de conformation de montagnes et ies isthmes trans- 
versaux qui les joignent ont fait supposer à quelques 
géologues que cette vallée calcaire a été ouverte par 
l'apparition du gneiss et du granité qui se montrent dans 
les bas-fonds 

A une époque préhistorique ou moderne, que les savants 
sauront sans doute préciser, le glacier, maintenant retiré 
à Fextrémilé du vallon , devait l'occuper en entier ; les 
moraines déposées sur les pentes des montagnes et con- 
vergeant vers le fond de la vallée, marquent le maximum 
de hauteur qu'il a atteint, ainsi que les oscillations de 
niveau qu'il a éprouvées. 

Au glacier a succédé un lac qui a occupé toute la partie 
supérieure du bassin. En face des échelles d'Albinen, on 
trouve encore un épais barrage de rochers bouleversés et 
érodés, qui, en arrêtant les eaux glaciaires, en a fait 
une vaste nappe. La masse liquide, accomplissant le tra- 
vail des lacs des montagnes, s'est allongée dans le sens 
de la pente en même temps qu'elle a resserré ses rives, 
sa surface diminuait aussi en amont par l'accumulation 
des alluvions, et en aval le niveau baissait par un creuse- 
ment incessant. 

Quel colossal travail d'érosion a dû accomplir la Dala 
pour se creuser un lit à travers une digue de 6 kilomètres ! 

Le barrage transversal divise le vallon en deux bassins 
principaux bien différents d'aspect. 

Le bassin inférieur débouche dans la vallée du Rhône, 
à l'extrémité de la forêt de Finges v non loin des fameux 
mamelons qui ressemblent à des taupinières gigantesques. 

Ce bassin, peu large et souvent étranglé par des chaî- 
nons latéraux, n'est en réalité qu'un long goulot qui sert 



— 187 - 

d'écoulement aux eaux du bassin supérieur. Les rochers, 
glissant des montagnes voisines à mesure que la Dala en 
minait la base, ont souvent endigué son cours, mais la 
rivière impétueuse s'est creusé, malgré tous les obstacles, 
un lit profond et étroit, semblable aux canons, qui carac- 
térisent si bien la région des montagnes rocheuses. 

Le bassin supérieur a la forme d'un cirque incliné au 
midi et terminé vers le nord-est par une entaille circu- 
laire dans laquelle sabrite le glacier. Le côté oriental est 
composé de croupes arrondies qui ne sont que des talus 
d'éboulements ; peut-être une partie delà montagne a-t- 
elle glissé sur elle même jusqu'au fond de la vallée où elle 
s'est arrêtée pour servir d'arc-boutant à la partie restante ? 

Le côté ouest présente une paroi verticale de plus de 
1000 mètres de haut, et qui, avec ses roches moutonnées, 
ses ondulations, ses plissements et la plate forme qui la 
couronne, ressemble à une puissante citadelle, flanquée de 
tours. C'est donc un terrain où la moindre averse fait 
naître de nombreuses cascades. 

Le sol est composé de moraines et de rochers qu'entraî- 
nent les avalanches ; on y trouve aussi des dépôts sédi- 
mentaires, riches, dit-on, en coquilles d'eau douce et en 
troncs d'arbres, nouvelle preuve de l'existence du lac qui 
aurait succédé au glacier. Ce terrain serait des plus fertiles 
à une autre altitude, mais dans cette froide gorge, il ne 
produit que des pommes de terre, dont les fanes ont une 
longueur démesurée, et un excellent fourrage dans des 
prairies hantées par des sauterelles, dont la taille peut 
rivaliser avac celle des sauterelles d'Afrique. 

De véritables coulées de pierre traversent les couches de 
sédiment et sont les seuls indices du lit des petits affluents 
de la Dala ; celle-ci en est même obstruée; les deltas qui 
en résultent entravent son cours, mais ne parviennent à le 
dévier que lorsque le limon cimente ces débris, de manière 
à en former une masse compacte. 

Au centre du bassin supérieur, vers l'endroit le plus 



— 188 — 

large, se trouve le petit hameau de Louèche-les-Bains; 
il est bâti au-dessus du point où sortent de terre les nom- 
breuses sources minérales dont l'abondance et l'efficacité 
l'ont rendu célèbre. 

La source Saint-Laurent, aussi abondante que toutes les 
autres ensemble, fournit deux millions de litres d'eau par 
jour(l); les matières solides qu'elle contient formeraient, 
après un an, 1620 mètres cubes de dépôts gypseux (2). 

L'éruption cutanée, appelée poussée, qui est générale- 
ment attribuée à l'action des eaux chlorurées, est aussi 
produite par les eaux de Louèche, très riches en sulfate et 
qui ne contiennent, en fait de chlorure, que celui de potas- 
sium ; c'est même d'après l'intensité de cette affection 
que les médecins de Louèche jugent de la vertu curative 
de leurs eaux. Les baigneurs doivent rester six ou huit 
heures par jour dans le bain qu'ils prennent en commun 
dans de vastes piscines. 

Le hameau de Louèche, souvent détruit par les avalan- 
ches, est maintenant protégé par une forte barrière qui se 
développe obliquement sur un espace de 250 mètres, et 
présente, au courant de l'avalanche, un flanc à talus de 
6 mètres de haut. Elle a été jusqu'ici inébranlable. 

Dans celte contrée, ensevelie pendant de longs mois 
sous la neige, les grand arbres sont rares. Le Mélèze, dont 
on distingue de loin le sombre feuillage mélangé à celui 
plus clair des Sapins, couvre les pentes abruptes; Y Aulne 
ombrage les ruisseaux et les sources ; le Hêtre y est presque 
inconnu et le Cytise épanouit encore au mois de juillet ses 
fleurs tardives. 

A 3000 mètres d'altitude, sur le pic ou horn de Torrent, 
comme disent les Suisses, dont le sommet, large comme 
la main, surplombe de près de 1000 mètres les glaciers 
voisins, le touriste peut cueillir des touffes de Nard, que 
les chevaux broutent avec avidité ; c'est la seule plante qui 

(1) Morin, de Genève. — [%) Olto Volger. 



— 489 - 

croisse à cet endroit. A quelques pas plus bas, des plaques 
de neige cachent de nombreux gisements de cristal de 
roche d'une transparence parfaite ; les plus beaux se trou- 
vent, assure-t-on, vers le glacier d'Aletsch , avec du 
lapis -lazuli et des grenats. 

Sur les pentes du horn, des Gentianes de la plus be'le 
couleur bîeue, s'étalent au milieu du vert gazon; les 
Sédums et les Saxifrages se groupent autour des vastes 
Cacalies, et les Rhododendrons forment un riche tapis 
émaillé de fleurs rouges. Le précieux Arnica tend à dispa- 
raître de son premier habitat; on ne le trouve maintenant 
que dans las alps reculés. 

Le glacier de Fliïh est d'un accès assez facile ; en allant 
le visiter, on ne risque pas, comme dans l'ascension du 
Torrenthorn , d'être précipité dans l'abîme au moindre 
faux pas; le sentier est large et commode; mais le soir, 
quand le soleil darde ses rayons sur le roc blanchâtre , 
on ne peut atteindre son but qu'après avoir subi un com- 
mencement de mal de montagne. Le terrain est jonché 
de rochers, déposés dans le plus complet désordre et dans 
un équilibre malencontreux pour le voyageur déjà fatigué. 

A plusieurs kilomètres au-dessous du glacier j toute 
végétation cesse ; aux grands Sapins succèdent des troncs 
rabougris , malades ou mourants ; plus haut , on peut 
cueillir çà et là, dans quelque fente garantie contre les 
vents froids, le Doronic, des Pensées ou des Aconits, dont 
les vives couleurs contrastent singulièrement avec le gris 
du rocher. Ces plantes ne naissent jamais dans les endroits 
les plus profonds ; elles choisissent les anfractuosités des 
monticules et des rochers élevés, où elles trouvent un abri 
contre le froid et les eaux, en même temps qu'une expo- 
sition meilleure. 

Nous avons vu le Botryche lunaire et les Hutchinsies 
tapisser les restes d'une ancienne moraine, tout près de 
laquelle se trouve un bloc granitoïde lardé de filons et 
d'amas d'une substance brune ressemblant au fer. 



- 190 - 

Au-dessous du front du glacier, une ligne de pierres? 
légèrement sinueuse, traverse toute la gorge; par côté , 
les moraines sont formées d'une véritable bouillie de pous- 
sière; celle qui sert de rive gauche est composée de deux 
lignes semblables assez rapprochées, et de plusieurs au- 
tres ligues presque effacées, d'abord parallèles, puis diver- 
gentes. 

Des filets d'eau innombrables apparaissent et disparais- 
sent au milieu des pierres ; trois courants principaux 
sortent d'autant de voûtes de glace, sous lesquelles des 
reflets irisés répandent une clarté incertaine. En face, se 
dresse une véritable cascade déglace, divisée en plusieurs 
jets par des fentes verticales et d'une teinte verte légè- 
rement azurée. 

A quelques pas en aval du glacier , la Dala est déjà 
en plein débit; ses eaux vont aussitôt heurter un énorme 
quartier de roche, qui a roulé du sommet de la montagne. 
Le torrent coule ensuite dans un profond canal ; les rives 
sont si rapprochées supérieurement, que les racines des 
arbres passent d'un bord à l'autre et finiront un jour par 
iormer ue voûte complète. De ce côté, on trouve en quan- 
tité une Véronique à fleurs doubles, dos Campanules et plu- 
sieurs Prirnulacées. Les Linaigrettes de ce pays n'acquièrent 
un beau panache que si le terrain marécageux où croît la 
plante est ombragé et en même temps alimenté par un 
léger courant. 

La Pyrole uniflore est signalée comme très rare à 
Louèche ; on peut, en effet, la croire plus commune en 
Corse que dans les Alpes bernoises ; cependant une petite 
colonie de cette espèce s'est établie dans une crevasse de 
la Gemmi, que les habitants appellent Vallée de Tempe. 

L' Epine-vinette abonde dans tout le Valais et sur le bord 
du Rhône , et manque complètement sur le bord de la 
Dala. On peut signaler encore : des Aster, plusieurs Gna- 
phaliées, la Benoîte des ruisseaux, la Renoncule des glaciers, 
le Séneçon blanchâtre, diverses Achillées, le Vératre blanc, 



— 19 -I — 

la Gentiane jaune, de nombreux Cirses, la Rénovée vivi- 
pare, la Nigritelle, un Sérapias, YAspidie à cils r aides qui 
est fort commune, YAntennaire, un grand nombre d'Epi- 
lobes, le faux Néflier, des Alchemilles, etc. 

La plupart des plantes alpestres se distinguent par un 
caractère particulier, surtout quand elles croissent à une 
haute altitude. On sait d'ailleurs que toutes les plantes 
sont fortement influencées par le milieu où elles vivent , 
et qu'une même espèce est souvent méconnaissable quand 
on compare les exemplaires cueillis sur une haute monta- 
gne à ceux qui l'ont été dans une plaine ou sur les bords 
de la mer. 

Près des glaciers, les tiges sont peu élevées, les feuilles 
rares ou peu développées, mais les fleurs sont remarqua- 
bles par l'éclat et la variété des couleurs. 

Dans les plaines, le développement des feuilles et des 
tiges est proportionné à la grandeur et au nombre des 
fleurs. Sur les bords de la mer, les plantes prennent l'as- 
pect de plantes grasses. 

En examinant avec attention l'orientation de la vallée, 
son encadrement et l'emplacement des bains , on peut 
croire que Louèche jouit pendant l'hiver d'un climat rela- 
tivement tempéré. 

Sans doute, l'échancrure de la montagne de Flùh sem- 
ble livrer facilement passage aux vents du Nord ; mais 
n'existe-t-il pas d'autres courants plus chauds qui neutra- 
lisent complètement le froid de l'Aquilon. 

La réverbération des neiges, l'état hygrométrique de 
l'air, la chaleur des sources et d'autres causes encore, peu- 
vent modifier la température. De nouvelles observations 
nous apprendront plus tard si, comme Hammerfest et Davos, 
Louèche représente un îlot de chaleur au milieu du froid 
environnant, s'il est destiné à devenir une station d'hiver 
pour les convalescents et à fournir aux poitrines affaiblies 
dos éléments de reconstitution et de vie. 



— 192 — 

M. A. Lacroix met sous les yeux des membres de la Sociélé un 
Héron tué aux environs de Cette, qui fait l'objet de la com- 
munication suivante : 

HÉRON-CENDRÉ-POURPRÉ. 

« Je viens mettre sous les yeux de la Société un hybride des 
plus remarquables et qui ne peul être que le produit du Héron 
cendré et du Héron pourpré II n'est pas à ma connaissance 
qu'aucun fait analogue ait jamais été observé. 

» Il est à noter que le Héron cendré se reproduit, sur des grands 
arbres et forme des colonies que l'on nomme héronnières ; souvent 
on voit jusqu'à trente nids sur le même arbre sans jamais y ren- 
contrer un seul Héron pourpré; ce dernier s'établit, pour se 
reproduire, dans les grandes touffes de roseaux et plantes aqua- 
tique? qui poussent au milieu de nos grands marais; cette différence 
considérable dans le mode de nidification des deux espèces 
explique la rareté de leur hybridation et l'intérêt offert par le 
sujet qui fait l'objet de celte note. 

» Voici maintenant la description du sujet que je soumets à la 
Société. C'est un mâle très-adulte capturé dans les environs de 
Cette le 41 mai 1875. 

» Parties antérieures du vertex couvert de plumes longues, 
étagées, d'un blanc pur, le reste du vertex jusqu'aux yeux et 
l'occiput couvert de plumes étagées, dont quatre plumes très- 
longues et effilées d'un bleu noir forment aigrette ou huppe pen- 
dante sur le cou ; nuque blair he lavée de cendré , dessus du corps 
d'un cendré bleuâtre avec de longues plumes d'un cendré métal- 
lique plus clair et retombantes sur les scapulaires ; gorge, milieu 
de la poitrine et du ventre, sous-caudales et parties internes des 
cuisses et des jambes d'un blanc nuancé de roux-marron ; côté du 
cou d'un blanc cendré connue la nuque ; devant du cou marqué 
sur la ligne médiane de deux rangées de taches oblongues d'un 
noir bleu sur un fond blanc légèrement nuancé de roux, plumes 
du bas du cou en partie longues et effilées cendré, légèrement 
marron, les plus longues d'un blanc lustré de marron vif. Côté de 
la poitrine et flancs d'un noir bleu profond ; petites, moyennes et 
grandes couvertures des ailes d'un roux-marron très vif, les 
rémiges noires ; queue d'un cendré foncé bleuâtre en dessus, 



- 193 — • 

d'une teinte plus claire en dessous-, bec jaune livide nuancé de 
brunâtre en dessus, à la pointe et sur les côtes ; partie nue du 
lorums, jaune vert-bleuâtre ; partie nue de la jambe, rouge-brique 
très-jaune brillant. — Taille, du bout du bec à l'extrémité de la 
queue, \ mètre 7 centimètres. » 



Séance du 16 juin. 

Présidence de M. Marquet. 

La Société reçoit : 

Leçons sur les animaux utiles et nuisibles, par (\. Vogt. 
Histoire naturelle des Papillons. — Ouvrages donnés par le 
colonel Belleville. 

Matériaux pour l'histoire de l'Homme, tomes VII, VIII, IX : 
1872, 1873, 1874. - Dons de M. E. Cartailhac. 

Etudes paléontologiques sur le bassin du Rhône, période qua- 
ternaire», par MM. Lortet et Chantre. — Envoi de M. Chantre, 

Notice sur quelques Bomby i: sé'ieigènes exotiques, par M. A. 
Méguelle. — Hommage de l'auteur. 

M. Marquet présente à la Société le Mémoire suivant : 

Note sur les Insectes hyménoptères du Languedoc. 

L'ordre des hyménoptères, écrivait M. Blanchard, est celui qui, de 
tous les insectes, renferme les plus industrieux ; c'est chez eux que l'on 
retrouve sinon l'intelligence, du moins l'instinct le plus développé. Ils 
mettent tout en œuvre pour assurer l'existence de leur postérité. Les 
uns construisent des demeures immenses pour élever leur famille, pour 
apporter leur nourriture, pour donner des soins de tous les instants à 
ces larves, incapables de se mouvoir, et de subvenir eux-mêmes aux 
besoins de leur existence. Tout le monde admire la patience infinie et 
l'admirable sociabilité des abeilles et des guêpes. 

Chez d'autres hyménoptères les larves sont aussi incapables que les 



— 1 9 i — 

précédentes de chercher leur nourriture et ne peuvent vivre que d'in- 
sectes encore vivants -, ils emploient toutes les ruses imaginables pour 
approvisionner leurs petits de la subsistance qui leur sera nécessaire 
pendant toute la durée de leur état de larve. 

D'autres, enfin, établissent le berceau de leur postérité dans le corps 
même d'autres insectes ; ceux-ci continuant à vivre, renfermant en eux- 
mêmes des germes de mort qui ne les anéantissent qu'au moment où ils 
ont acquis tout leur développement à l'état de larve. 

Quelques hyménoptères vivent aussi, dans leur premier état, sur les 
végétaux, et ceux-là encore ne sont pas moins dignes de fixer notre 
attention. 

La lecture du savant Mémoire de M. Fabre, d'Avignon, sur les mœurs 
du Sphex flavipennis et des Cerceris, nous suggéra la pensée d'étudier 
les insectes de cette famille -, à cet effet, nous nous munîmes d'un petit 
filet garni de gaze et très-portatif, et d'un flacon à cyanure, et com- 
mençâmes immédiatement nos chasses, qui n'ont été productives que 
tout autant que la température a été très-élevée. 

Pas n'est besoin de faire beaucoup de chemin pour se procurer des 
hyménoptères ; dans un très-petit rayon on peut chasser énormément 
d'espèces; le jardin botanique de Toulouse nous en a surtout fourni un 
bon contingent; les murs en terre et les talus des chemins en recèlent 
des quantités ; enfin, dans un voyage que nous fîmes à Cette et à 
Montpellier, nous récoltâmes bon nombre d'espèces, surtout sur les 
plantes épineuses du littoral. 

Vers le mois de février, on peut déjà chasser quelques petits Halictus 
et Tenlhrédines sur les pâquerettes. Les fleurs de saule et de l'épine 
noire attirent beaucoup d'Andrènes et d'FIalictus ; un peu plus tard, 
c'est sur les Lamium et les fleurs des arbres fruitiers qu'on doit chasser 
les Anthophores, les Osmies et les Eucères. Les hyménoptères fouis- 
seurs iPompilus, Sphex, Cerceris et Grabronites) commencent à paraître 
en mars et s'enferment ou meurent dans le mois d'octobre. 

Nous avions eu le projet, en rédigeant cette liste, de présenter le 
résultat de nos chasses au fur et à mesure des captures, mais il nous a 
paru plus simple et plus méthodique de suivre l'ordre des genres. 

N'ayant eu a notre portée presque pas d'ouvrages spéciaux, nous avons 
dû avoir recours aux lumières des maîtres; c'est grâce au concours 
bienveillant que nous p-êta le docteur Dours, enlevé depuis peu à la 
science, et aux conseils de MM. Pérez et Lichtenstein, que nous avons 
pu dresser le catalogue suivant ; nous prions ces messieurs de recevoir 
ici le témoignage de notre profonde reconnaissance. 

Toulouse, le K'juin 187.". MARQUET. 



— 195 — 



SECTION PREMIERE. — TEREBRANTS. 



FAM. TENTHREDINIDES. 

CIMBICIDES. 

G. Abia, Leach. 

nitens, Linné Toulouse, un exemplaire sur une feuille de poirier. 

MoDtpellier. 

H. Hylotoma, Latr. 

enodis, Linné Deux exemplaires, sur l'euphorbe. 

berberidis, Schr Toulouse, Jardin botanique. 

oœrulea, Klug Montpellier, sur le saule. 

rosarum, Fabr Cet insecte est très-commun sur les rosiers ; on 

le prend aussi sur diverses plantes. Tout le 

Languedoc. 
pagana, Panz Moins commun que le précédent ; vit dans les 

mêmes conditions, 
melanochroa, Linné.. . . Avec ces deux derniers. 
femoralis, Klug Toulouse, sur les arbustes. 

G. Schizocera, Latr. 

rurcala, de Villers. ... Je n'ai pris qu'un seul mâle de cette espèce sur un 
arbuste de mon jardin à Toulouse. La larve vit 
sur le Rubus ideus. 

G. Cladius, lllig. 

difformis, Panzer Montpellier, en fauchant 

G. Nematus, Jurine. 

interruptus, Lepell. . . . Toulouse, Jardin botanique, 
intercus, Oliv idem. idem. 



— I9(i — 

<« Doierus, Jurine. 

eglantariae, Fabr Deux exemplaires pris à Toulouse en battant un 

arbus'e. 

anticus, Klug Montpellier, en fauchant. 

triplicatus, Klug Montpellier, sur des fleurs au Jardin botanique. 

tristis, Fabr Toulouse, sur les arbustes. 

hœmatodes, Schranck. . . Etang de Vendres, près Béziers, en fauchant sur 

les jeunes pousses de saule. 

gonager, Fabr Toulouse, en battant les saules. 

dimidiatus Toulouse, sur les arbustes. 

G. Emphytus, Klug. 

grossularise, Klug. . . . rare à Toulouse. Jardin botanique. 

rufocinctus, Klug Un seul exemplaire trouvé en fauchant. 

Plus trois espèces indéterminées en battant divers 
arbustes. 

G. Eriocampa, Hartig. 

ovata, Linné Un seul exemplaire sur les aulnes. 

G. Selandria, Leacli. 

morio, Fabr Toulouse, deux individus pris sur un groseiller. 

gagatina, Klug Insecte trouvé au Jardin botanique de Toulouse 

le 16 mai sur un arbuste. 
Plus 1 espèces innommées. 

G. Athalià, Leach. 

spinarum, Fabr Pas rare sur les ombellifères, Toulouse, Montpellier. 

rosae, Linné Montpellier, Toulouse, sur les ombellifères. 

G. AUantus, Jurine. 

scrophulariae, Linné. . . Assez commun sur les verbascum. Montpellier. 

cingulum, Klug Toulouse, Jardin botanique. 

marginellus, Fabr. ... En fauchant sur les ombellifères. 



197 - 



G. Macrophya, Dahlboo. 

negiecta, Klug Dans un champ de vesces, Toulouse. 

militaris, Klag Toulouse, 5 juin, dans une luzerne. 

strigosa, Fabr idem. idem. idem. 

hœmatopus, Panz. . . . idem. 30 mai. idem. 

rustica, Linné Très-commune, en fauchant dans les saussaies. 

albicincta, Schrck. . . . Plus rare, avec cette dernière. 

ribis, Schrck Toulouse, 1 5 mai, sur les saules ; très-commune. 

crassula, Klug idem, en juillet, sur les ombellifères. 

G. Tenthredo, Linné. 



aucuparise, Klug 
ambigua, Klug. 
instabilis, Klug. 
nassata, Hart. . 
viridis, Linné, 
livida, Linné. . 
amœna, L. Duf. 



Montpellier, sur le saule. 

Toulouse, 15 mai, sur les légumineuses. 

Dans les saussaies, sur les aulnes. 

idem. 

idem. 
Toulouse, en fauchant dans les prairies, 
idem, 1 9 mai, Jardin botanique. 



G. Tarpa, Fabr. 



cephalotes, Fabr Un seul exemplaire sur un arbuste. Toulouse. 

spissicornis, Klug Montpellier, sur un saule. 



CEPHIDES. 



G. Cephus, Fabr. 



abdominalis, Latr. . . î 

spinipes, Panz > J'ai pris ces trois espèces, en mai, sur des crucifères- 

pygmœus, Linné. . . . ) 



XYELIDES. 



G. Xyela, Dalmann. 
pusilla, Daim Montpellier, en fauchant. 



198 — 



SIRICIULS. 

G. Sirex, Linné. 

Linné Toulouse, volant autour de vieux madriers. 

juvencus, Linné idem. Mêmes habitudes. 

fuscicornis, Fabr idem. Un exemplaire pris sur un vieux piquet 

vermoulu. 

FAM. DES CYNIPSIDES. 

Je n'ai pas encore rangé en collection les différentes espèces de cette famille 
que j'ai capturées «à Toulouse ; je signalerai succinctement : 

Gynips toza?, Fabr. — C. Kollari, Hart — Neuroterus ostreus, Gir — 
Andricus noduli, Hart. — Spathegaster baccarum, Linné. — Aulax 
cenlaurea, Gir. — Synergus socialis, Hart. — S. erythrocerus, Hart. — 
Allotria circumsoripta, Hart. 

Dans la famille des Evanides, je citerai seulement : 
Brachygaster minutus, Oliv., et Evania appendigastra, qui vit en parasite 

dans le corps des Blattes. 

FAM. DES ICHNEUMONIDES. 

Il en est de même de cette nombreuse famille renfermant de belles espèce?, 
toutes parasites de chenilles de lépidoptères, de diptères et même d'hyménoptères 
et de coléoptères. 

Je citerai : Amblyteles fasciatorius, Fabr. — Ophion merdarius, Grav. 
— Banchus pictus, Fabr. — Pimpla stercoralor, Fabr. — P. roborator. 
Fabr. — Ephialtes manifestator, Linné. — Rhyssa persuasoria, Grav. — 
Xylonomus pra?datorius, Grav. — Xorides nitens, Grav. — Bracon : 
diverses espèces. — Chelonus sulcatus, Jurine. — Ch. oculator, plus deux 
espèces innommées. — Microgaster : diverses espèces. 

FAM. DES CHALCIDIDES. 

Les espèces de cette famille de parasites ont été peu recherchées par nous à 
cause de la difficulté qu'il y a de les nommer. Je citerai seulement : Leucaspis 
gigas, l'abr. et deux autres espèces, — plusieurs Chalcis, Siphonura, Cal- 
limone, Systole Isocratus, Pteromalus et Ceraphron. 



— 199 — 

FAM. DES CHRYSIDIDES. 

G. Jmalus, Pauzer. 

auratus, Dahlb On trouve cette espèce sur les ombellifères ; elle 

est parasite du Cemonus unieolor. 
cœruleus, de Gèer. ... En fauchant sur les fleurs. 

G. Elauiptis. Spin. 

Deux espèces indéterminées chassées sur des ombellifères. 

G. Holopyga, Dahlb. 

ovata Dahlb Sur des ombellifères ; cet insecte est parasite de 

la Chalicodoma muraria. 
Plus quatre espèces innommées. 

G. Stilhtim, Spin. 

splendidum, Fabr. . . . Montpellier; deux exemplaires en fauchant sur de- 
ombellifères. 

G. Hcdychrtim, Lalr. 

lucidulum, Dahlb . . . . Espèce très-commune en automne sur les Crateegus: 
en été on la trouve sur les tertres sablonneux où 
elle cherche à pénétrer dans les nids des mel- 
lifères. 

minutum, Lepel Toulouse ; rare sur les ombellifères. 

rutilans, Megerle Deux exemplaires pris au Jardin botanique sur de? 

ombellifères. 

alterum, Lepell Toulouse, sur les mêmes plantes. 

G. Pamopes, Lalr. 

carnea, Latr Cette; sur un eryngium ; elle est parasite des 

Bembex. 



— no — 

G. Chrysis, Linné. 

austriaca, Fabr Montpellier; sur un tertre. 

integrella, Dahlb Béziers ; sur des onibellifères. Narbonne. 

cœruleipes, Fabr Toulouse, 7 juin, contre un mur en terre. 

Illigeri Toulouse, Montpellier, sur des eryngium. 

elegans, Linné Montpellier ; en. fauchant sur des onibellifères. 

cyanea, Linné En fauchant dans les prairies. Toulouse, rare. 

semicincta, Lepell. . . . Béziers, 15 août, sur l'eryngium campeslre. Tou- 
louse, en été, sur les euphorbes. 

fulgida, Linné Toulouse; un exemplaire pris contre un tertre. 

bidentata, Linné idem, 7 juin, sur un mur en pisé, à Borassol. 

rulilans. Oliv Deux individus pris sur des ombellifères, Toulouse. 

analis, Spin Touiouse ; un exemplaire trouvé sur les mêmes 

plantes. 

scutellaris, Fabr idem, 15 juin, sur des eryngium et des euphorbes. 

pyrrhina Montpellier ; sur des ombellifères. 

ignila, Linné Toulouse ; très-commun contre les tertres, au Pech- 

David. 

violacea, Panz Un seul exemplaire pris sur des eryngium, à Toulouse. 

chabbanta, Klug Sur les tertres ; rare. 

Bohemanni, Dablb. . . . Toulouse, 22 mai, sur des euphorbes. 

FOUISSEURS. 

MUTILLIDES. 

G. Diutiiiu, Linné 



calva, Latr Celte ; la femelle court sur le sable dans les lieux 

sablonneux, 
liltoralis, Petagna. ... Le mâle voltige sur Peryngium maritimuni à la 

recherche des pucerons. Cette. 

europa?a, Linné La femelle se trouve courant dans les lieux secs. 

rufipes. Latr Montpellier ; le mâle vit sur la vigne, chassant les 

pucerons ; on trouve l'espèce à Toulouse, 
subcomata, Wesm. . . . Cette; la femelle court dans les endroits sablonneux. 
Pedemontana, Fabr. . . . idem. idem. idem. idem, 

stridula, Rossi. .... j j(1 _ gables dQ { . { 

coronata, Rossi. . . . ) 
bruta, Petagna Oarcassonne; lieux arides. 

IMus deux espèces innommées. 



— 204 — 

SCOLIIDES. 

G. Scolia, Fabr. 

flavifrons, Fabr Montpellier, Cette, Narbonne, sur les fleurs d'oi- 
gnon comestible ; -elle est parasite du Phyllogna- 
thus silenus. 

quadripunctata, Fabr. . . Espèce très-commu je dans le Languedoc ; on la 
trouve surlout sur les eryngiums. 

insubrica, Rossi Montpellier ; sur la même plante. 

unifasciata, Cyrille. . . . Cette, Toulouse ; assez rare, sur la même plante. 

interstincta, Klug Montpellier. idem. idem. 

hirta, Schranck Très-commune partout, sur les ombellifères, les 

eryngiums, etc. 

bifasciata, Rossi Cette, Béziers, sur les eryngium maritimum et 

campestre. 

G. Elis, Fabr. 

sexmaculata, Fabr. . . . Cette, sur Peryngium maritimum ; Béziers, sur 

Peryngium campestre. 
villosa, Fabr Cette, Montpellier ; plus rare ; mêmes habitudes. 

G. Tiphia, Fabr. 

femorata, Fabr -. Cette, Toulouse; sur le sable, au pied des plantes. 

morio, Fabr idem. — Mêmes mœurs ; elle est considérée 

comme variété de la femorata. 

G. Myzine, Latr. 

sexfasciata, Rossi Le mâle est très-commun à Cette et à Béziers sur 

les eryngium campestre et maritimum ; la femelle 
est excessivement rare ; j'ai cependant trouvé, à 
Cette, courant sur le sable, une femelle aptère 
d'espèce inconnue, ayant le prothorax en grande 
partie rouge, avec la tête noire et l'abdomen de 
cette couleur garni de poils blancs sur les côtés, 
les antennes ferrugineuses et les pattes brun clair 
avec les cuisses plus foncées. 

14 



- 202 — 

SAPYGIDES. 
G. Sapyga, Latr. 

punctata, Klug Commune partout sur les anthémis -, je l'ai prise 

abondamment sur la variété dite Chambord, fin 



POMPILIDES. 
G. Ceropales, Latr. 

maculata, Fabr Sur les eryngiums et les aster du Jardin botanique, 

fin mai. 
histrio, Fabr Avec cette dernière dont elle n'est, peut-être, 

qu'une variété. 

G. Pomiuliis, Latr. 

plumbeus, VanderLind. . Cette, dans les dunes où la femelle se creuse des 

galeries pour y établir son nid. 
quadripunctatus, Fabr. . Magnifique espèce que j'ai trouvée à Celte sur les 

scolymus du littoral. J'ai remarqué que certains 

mâles ont les antennes plus ternies et les ailes 

plus claires que le type ; serait-ce une espèce 

différente ? c'est probable, 
aterrimus, Rossi Encore une magnifique espèce que l'on trouve à 

Montpellier sur les chardons. 

rufipes, Linné Cette, Toulouse, sur les eryngiums. 

vialicus, Latr Très commun partout ; sur les tertres dans lesquels 

il établit son nid; on le trouve en été sur les 

eryngiums. 
trivialis,VanderLind.. . Rare ; sur les chardons. 

spissus, Dahlb Toulouse ; mœurs et habitudes de viaticus. 

Plus 4 espèces innommées. 

G. Pogooius, Dablb. 



bifascialus, Fabr.. . 



Toulouse -, rare, sur les talus des chemins ; la 
femelle fait la chasse aux araignées. 



- 203 - 

G. Priocnëmis, Schiœiile. 

nigripennis, Dours, in litt. Toulouse, un exemplaire pris contre un tertre 
près le château de M. Debray. 

luteipennis, Dahlb. . . . Toulouse, Béziers, sur les ronces, les clématites ; 
on la rencontre souvent sur les chemins ; cette 
espèce est magnifiquement teintée de brun foncé 
et de roux doré. 

variegatus, Fabr Très-jolie espèce colorée de noir, de rouge et de 

blanc. Je l'ai surprise traînant, vers son nid, des 
araignées anestbésiées et destinées à la nourriture 
de ses larves. 

bipunctata, Fabr Variété du précédent. Toulouse ; sur les tertres. 

fuscus, Fabr idem. sur les chardons. 

exaltatus, Panz idem, rare; sur un buisson. 

fasciatellus, Spin idem. 2 juin, Jardin bota- 

nique, les eryngiums. 
Plus 4 espèces innommées. 

LARRIDES. 

G. Tachytcs, Parizer. 

etrusca, Jurine Un exemplaire pris sur un tertre à Carcassonne et 

deux autres chassés à Montpellier sur l'écbinops 

ritro. 

obsoleta, Rossi Toulouse; sur feryngium campestre, 30 juillet. 

aurifrons Cette, Toulouse, sur l'eryngium campestre, 15 août. 

pectinipes, Dablb Béziers, sur les eryngiums. 

pompiliformis, Panz. . . Mœurs du précédent, mais très-commun ; on le 

trouve sur les eryngiums en août et sur les talus 

en septembre. 

G. Palarus, Lalr. 

tlavipes, Latr Je n'ai trouvé qu'un seul exemplaire de celte espèce 

sur l'eryngium maritimum, à Cette. 

G. Larrada, Smith. 

anathema, Smith Cet insecte est très-commun en juin et juillet au 

pied des Echium ou sur diverses plantes, notam- 
ment sur les Apocynus du Jardin botanique de 
Toulouse. 



- 204 - 

G. Astata, Latr. 

boops, Spinola Toulouse, Béziers, sur les eryngiums. 

G. Alyson, Jurine. 

Ralzeburgi Commun en juin sur les feuilles du pêcher, à Mont- 
pellier. 

G. Pliilantlitis, Fabr. 

triangulum, Fabr. . . . Espèce très-commune sur diverses plantes du Jardin 
botanique de Toulouse ; on la voit souvent faire 
la chasse aux abeilles et aux mouches du genre 
Mérodon, qui ressemblent énormément à ces 
dernières. 

coronatus, Fabr Moins commune que la précédente -, elle se trouve 

aussi sur diverses plantes, notamment sur l'eryn- 
gium campestre en juillet. 

raptor, Lepell J'ai pris une douzaine d'exemplaires de celle espèce 

méridionale à Cette, sur les scolymus du littoral. 

G. Cerceris, Latr. 

arenaria, Van der Lind.. . Espèce très-commune dans tout le Languedoc sur 
l'eryngium campestre et sur l'echinops rilro pen- 
dant tout l'été ; il approvisionne son nid de 
coléoptères du genre Cleonus, dont les téguments 
sont ordinairement très-durs ; mais la Cerceris 
a le soin de choisir ces charançons lorsqu'ils 
viennent de se transformer en insecte parfait ; à 
ce moment leur carapace est très-molle. 

ornala, Latr Mœurs de l'espèce précédente mais moins commune. 

D'après le baron Walkenaer, cet insecte creuse 
dans la terre des trous ayant une direction obli- 
que; il approvisionne ses larves d'espèces du 
genre Haliclus, hyménoptères munis d'un aiguillon 
comme les abeilles. 

minuta, Lepell Très-commune sur l'eryngium campestre. 

interrupta, Shuck. . . . Toulouse, plus rare ; j'en ai pris quelques exem- 
plaires sur le chemin de Sainte-Agne, butinant 
sur les eryngiums. 

labiata, Van der Lind. . . Toulouse, Montpellier ; sur la môme plante ; rare. 

quadricincla, Latr. . . . Espèce assez rare à Toulouse ; on la trouve sur les 
euphorbes et les eryngiums. 



— 205 — 

bupresticida, L. Dufour.. . On prend cet insecte à Montpellier; selon M. 
Lichtenstein, il approvisionne son nid de buprestes 
du genre Spbœnoptera (S. rauca). Tout le monde 
a lu le savant Mémoire de Léon Dufour sur les 
mœurs de cette espèce, assez commune aux en- 
virons de Mont-de-Marsan ; elle pratique, daus 
les sentiers battus, un trou assez profond dans 
lequel elle transporte diverses espèces de Bupres- 
tes de taille moyenne qui, réduites à l'état de 
léthargie, deviennent, au bout de quelques jours, 
la nourriture de ses larves, 
tenuivittata, L. Dufour. . . Un mâle pris à Toulouse le 1 er août sur l'eryngium 
campestre ; l'espèce est toul-à-fait méridionale 
(Espagne). 
tuberculata, Germ. . . . Superbe et grande espèce que j'ai chassée à Cette 
sur l'ecbinops ritro; elle est aussi du Midi (Italie). 

Ferreri, Lepell Toulouse ; on la trouve avec les Cerceris arenaria, 

minuta, ornata et interrupta, sur l'eryngium 
campestre. 
Plus 5 espèces inconnues à nous; l'une d'elles, 
C. euphorbiœ, Nob., est remarquable par la ponctuation obsolète du corps; 
par la couleur du corselet qui est d'un noir brillant uniforme ; par la ténuité 
des bandes jaunes de l'abdomen et par la couleur foncée de l'extrémité des ailes : 
cette espèce, dont je ne possède que des mâles, ressemble à C. quadricincta par 
la taille et la disposition des couleurs ; je l'ai prise en mai sur Peuphorbia 
ceratocarpa . 

La seconde, C. eryngii, Nob., ressemble à Minuta, mais elle en diffère 
par l'absence de taches sur les côtés du métathorax ; par la couleur ferrugineuse 
des cuisses postérieures qui sont, en outre, dépourvues de noir; le 1 er article 
des antennes est noir en dessus; enfin l'abdomen est ainsi coloré : 1 er segment 
noir ; 2 e noir, avec une tache jaune de chaque côté et une tache double à la 
base ; 3 e jaune avec une grande tache carrée noire à la base ; 4 e noir finement 
bordé de jaune ; 5 e noir avec trois petites taches jaunes à l'extrémité -, anus 
noir en entier et bien moins ponctué à la base que dans Minuta; dessous de 
Pabdomen complètement noir ; elle a aussi un peu le faciès iïornata, var. foncée. 
J'ai pris trois femelles identiquement semblables à Béziers sur l'eryngium cam- 
pestre, le 1 5 août. 

Nous avons trouvé dans cette même localité, le même jour, une 3 e espèce, 
C. rostrata, Nob., dont voici la description : 

Mâle -, très- ponctué; face et antennes entièrement jaunes; corselet noir avec 
deux petites taches sur le devant et le post-ccusson jaunes ; pattes de cette cou- 
leur avec une tache noire sur le milieu des 4 cuisses antérieures et à l'extrémité 
des postérieures ; abdomen, en dessus noir, avec une petite tache jaune sur les 
côtés du 1 er segment et une bande jaune, interrompue au milieu, sur tous les 



- 206 - 

antres ; anus noir armé d'une épine de chaque côté ; dessous du ventre entière- 
ment noir ; ailes transparentes avec la côte et les nervures jaunes et le bout 
enfumé. Longueur : m ,0l4. 

Femelle un peu brillante ; antennes ayant les cinq ou six premiers articles 
jaunes, les autres noirs avec le dessous brun clair ; tête noire, avec deux taches 
paille derrière les yeux et deux plus grandes sur la face s'étendant des yeux aux 
antennes ; entre ces dernières se trouve une carène tranchante au-dessous de 
laquelle se redresse le labre terminé en pointe ; cet organe est paille au milieu, 
avec la base et l'extrémité noires. Corselet et abdomen maculés comme le mâle, 
mais de couleur paille. Pattes ferrugineuses, sauf les genoux des postérieures qui 
sont rembrunis. Longueur : m ,018. J'ai vu une variété femelle dont le labre 
est tout noir et la tâche des joues très-petite. 

Cette espèce vit sur l'eryngium des champs ; la femelle a l'aspect de celle de 
C. tuberculata; mais la disposition des taches de la tète et la ponctuation assez 
forte du corps l'en distingue nettement. 

La 4 e espèce est une femelle voisine de celle de C. Ferreri ; elle en diffère 
par la bordure des segments abdominaux qui est étroite et régulière. 

Enfin, la dernière est voisine tfinterrupta, mais à ponctuation plus fine et à 
bordure des segments ventraux plus large. 

FAM. DES PEMPHREDONIDES. 

G. Celia, Shuck. 

troglodytes, Shuck. . . . Toulouse ; rare ; sur les talus des chemins. 

G. Passakecus, Shuck. 

insignis, Shuck Toulouse, 4 6 mai, sur un vieux tronc de saule. 

monilicornis, Shuck. . . idem. idem. idem. 

G. Diodontus, Curlis. 

minutus, Curtis Toulouse, Montpellier ; deux exemplaires trouvés 

contre des tertres. 

G. Pelopœus, Latr. 

spirifex, Fabr Cet insecte est très-commun, en été, sur les apocynus 

du Jardin botanique. En automne, on le prend le 
long des gondoles alimentées par les bornes- 
fontaines où il fait sa provision d'argile et de 
sable pour ia construction de son nid. 



— 207 - 

pensilis, Latr Un seul individu pris à Toulouse, en compagnie du 

précédent -, un autre exemplaire trouvé à Cette 
sur le panicaut. 

tubifex, Lepell J'ai capturé deux exemplaires de celte espèce à 

Cette, au bord d'une source d'eau douce, près 
de Yilleroy (15 août). Un peu plus tard (fin 
septembre), j'en ai trouvé une dizaine à Narbonne 
sur des Xanthium spinosum où ils faisaient la 
chasse à de petites araignées. D'après M. Lich- 
tenstein, la femelle suspend son nid, en forme 
d'oeuf de poule, aux branches des chênes verts. 
Plus un exemplaire (aterrimus, Nob.), trouvé au Pech-David par mon jeune 

ami M. Jules Chalande. Cet insecte, qui paraît constituer une nouvelle espèce, 

a la forme et la grandeur du spirifex ; il est entièrement noir, avec les ailes 

un peu moins roussâtres que dans le tubifex, 

G. Sphex, Fabr. 

tlavipennis, Fabr Espèce assez rare à Toulouse, mais très-commune 

à Cette et à Montpellier ; dans ces dernières 
localités, on voit des femelles d'une taille très- 
forte ; j'en ai surpris, plusieurs fois, piquant de 
leur aiguillon de gros orthoptères du genre 
Decticus d'un volume et d'un poids bien supérieur 
à elles, et, malgré cela, s'envoler vers leur nid 
en emportant leurs victimes. Cet insecte vit 
ordinairement sur les eryngiums. 
On prend, à Toulouse, une variété à pattes com- 
plètement noires. 

proditor, Lepell Un seul individu trouvé sur l'eryngium campestre, 

à Toulouse. 

fuscata, Dahlb Espèce méridionale j je l'ai prise à Celte, sur 

l'eryngium campestre et sur l'echinops ritro ; on la 
trouve aussi à Béziers, sur les coteaux arides. 

G. Parasphex, Slïlilh. 

albisecta, Lepell Toulouse ; Cette, sur les eryngiums. Dans celte der- 
nière ville, j'ai vu une femelle piquer une OEdipoda 
caerulescens et la traîner ensuite vers son nid. 



— 208 - 

G. Vnimopliila. Kilby. 

viatica, Linné Elle vit, en été , comme les spbex, sur les 

cryngiums. En automne, on la voit courant sur 
les tertres dans lesquels elle perfore des trous 
pour loger sa famille. Languedoc ; commune. 

sabulosa, Linné Mœurs de la précédente et aussi commune. 

holosericea, Germ Avec ces dernières, mais moins commune ; nous 

avons observé une femelle sur un talus au moment 
où elle cherchait à introduire une petite chenille 
dans son nid. 

G. Harpactus, Jurine. 

lœvis, Lepell Un seul exemplaire pris sur un tertre, à Montpellier. 

G. Mellinus, Fabr. 

arvensis, Lin., Fabr. . . Trois individus trouvés à Cette, sur les plantes des 
dunes. 

BEMBECIDES. 

G. Bembcx, Fabr. 

rostrata, Fabr Deux exemplaires de ce bel insecte ont été pris par 

nous sur le Pech-David, à Toulouse, en mai ; on 

le trouve aussi à Béziers et à Montpellier, sur 

Peryngium campestre. 
olivacea, Fabr Cet insecte est très-commun sur les eryngiums des 

dunes ; on le voit souvent creuser le sable pour 

y établir son nid. 
repanda, Latr Avec le précédent, mais s'éloignant souvent des 

dunes -, on le prend à Béziers ; très-commun, 
tarsata, Latr Vit également sur les eryngiums et les carduacées 

des dunes; l'espèce s'écarte du littoral et se prend 

à Béziers. 

G. Stizus, Latr. 

ruficornis, Latr J'ai pris ce joli insecte sur des echinops ritro, à 

Celte, le 1 o août. 



— 209 — 

tridens, Van der Lind. . Toulouse, 15 juin, sur les hautes crêtes du Pech- 
David, volant en nombre sur un terrain sablon- 
neux ; on le trouve dans tout le Languedoc. 

G. Nysson, Lalr. 

spinosus, Latr Toulouse; un seul individu pris au Jardin botanique. 

interruplus , Shuck. . . idem. idem. idem. 

G. Gorytes, Latr. 

campestris. Lepell. . . . Sur les euphorbes, en été, au Jardin botanique de 
Toulouse. 

G. Hopiisus, Lepell. 

quinquecinctus, Lepell- . Toulouse, 7 juin, sur des euphorbes ; chemin de 
Pouvourville. 

G. Cemonus, Jurine. 

unicolor, Jurine Deux individus pris à Toulouse, contre des talus. 

G. Psen, Latr. 
atratus, Van der Lind. . Un exemplaire, avec ce dernier. 

G. Trypoxylon, Latr. 

flgulus, Linné Cet insecte est très-commun, au printemps, sur les 

rosiers et les anthémis. 

clavicerum, Lepell. . . . Espèce également commune ; on la voit en été s'in- 
troduire dans les trous perforés par les anobium, 
au fond desquels il établit son nid. 

G. Rhopalum, Kirby. 

clavipes, Dahlb Narbonne, Montpellier, sur les talus des chemins. 

G. Nitela, Latr. 

Spinolse, Latr Cette; sur un talus de chemin. 



— 340 — 

G. Oxybelus, Latr. 

Arabs, Lepell J'ai pris une douzaine d'exemplaires de cette espèce 

africaine, sur des composées, et des carduacées 
du littoral, à Cette. 

subspinosus, Klug. . . . Toulouse; sur les euphorbes; assez rare. 

uniglumis, Linné idem; sur des euphorbes; commun. 

trispinosus, Fabr idem ; sur les ombellifères et les euphorbes ; 

très-commun. 

4 4 notatus, Oliv idem. idem. assez rare. 

tridens, Oliv idem. idem. très-rare. 

pulchellus, Gerst idem. idem. idem. 

G. Thyreoptis, Lepell. 

interruplus, Lepell. . . . Une seule femelle trouvée à Montpellier. 

G. Liadeaius, Lepell. 

albilabris, Lepell Toulouse-, sur les tertres. 

venustus, Lepell idem ; sur des euphorbes ; pas rare. 

G. Blepharipus, Lepell. 

mediatus, Lepell Un exemplaire pris à Toulouse contre un talus. J'ai 

trouvé à Montpellier, sur uu tertre, un Blepha- 
ripus dont les segments abdominaux sont tous 
bordés de jaune , avec l'écusson et le post- 
écusson de cette couleur (un exemplaire). 
Une autre espèce de ce genre, dont le prothorax est 
entièrement noir avec l'abdomen orné de points 
blancs sur les côtés des derniers segments, a été 
prise à Toulouse, également sur un tertre (un 
exemplaire). 

G. Crossocerus, Lepell. 

pusillus, Lepell Deux exemplaires pris à Toulouse, sur des talus. 

elongatus, Lepell Un seul exemplaire trouvé dans les mêmes con- 
dition?, à Montpellier. 



— 211 - 

G. Solenius, Lepell. 

vexillatus, Panzer. . . . Espèce très-commune au Jardin botanique de Tou- 
louse, sur les ombellifères. 
lapidarius, Lepell avec ce dernier, mais plus rare. 

FAM. DES DIPLOPTÈRES. 

VESPIDES. 

G. Polistes, Latr. 

Gallicus, Linné Cette espèce, et surtout sa variété diadema } Latr., 

est un des insectes les plus communs ; grand 
amateur de raisins et de sucre. 

G. Yespa, Linné. 

vulgaris, Linné Très-commun dans toute l'Europe ; dévore tous les 

fruits mûrs. 
rufa, Linné Un seul exemplaire trouvé le 6 juin à Toulouse, sur 

un euphorbe. 

sylvestris, Scop Toulouse, pas commun. 

crabro, Linné Très-commun partout ; il est très-friand de fruits. 

ECMENIDES. 

G. Rygchium, Spin. 

oculatum, Spinola. . . . Montpellier; Cette, sur les eryngiums et les échinops. 

G. Eunienes, Latr. 

coangustatus, Rossi. . . . Montpellier -, sur les eryngiums et autres plantes, 

notamment l'Echinops ritro. 

cursor, Christ idem. idem. 

coarctatus, Fabr Très-commun dans tout le Languedoc, sur diverses 

plantes. 



— 212 - 

G. Odynerus, Latr. 

nidulator, Saussure. . . Toulouse ; on le trouve surtout en juin sur les 

murs en pisé. 

parielum, Linné Commun dans tout le Languedoc. 

oviventris, Wesm. . . . idem. idem. 

Dantici, Rossi Pas rare sur les eryngiums; Languedoc. 

crenatus, Lepell Toulouse ; les ombellifères. 

dubius, Saussure idem. idem. 

parvulus, Lepell idem. sur les thymus, en juin. 

minutus, Fabr idem. idem. 

exilis, H. Scbœff idem. idem. 

notula, Lepell Commun dans tout ls Languedoc, sur les ombellifères. 

Reaumuri, L. Duf. . . . Toulouse, surl'eryngium campestre. 
lœvipes, Shuck idem. idem. 

Plus 5 espèces innommées. 

MÀSARIDES. 

G. Celonites. Spinola. 

abbreviatus, Fourc. . . . Cette ; sur le sommet de la montagne, butinant 
dans la corolle des labiées. 

FAM. DES FORMICARIÉES. 



FORMICIDES. 

Dans cette famille, je citerai les genres et espèces qui suivent, vivant sur les 
plantes, sous les pierres, ou bien courant sur les chemins : 

G. Camponotus, Mayr. 

herculeanus, Linné. marginatus, Latr. 

pubescens, Fabr. sylvaticus, Oliv. 

G. Colobopsis, Mayr. 

fuscipes, Mayr Ouvrière de truncata. selon M. Perris. 

Iruncata, Spinola. . . . 



213 — 



pygmœa, Latr. 



fuliginosus, Latr. 
niger, Linné, 
alienus, Fœrst. 
emarginatus, Latr. 



sanguinea, Latr. 
rufa, Linné, 
cinerea, Linné, 
cuniculana, Latr. 



rufescens, Latr. 



G. Plagiolepis, Mayr. 
G. Lasius, Fabr. 



brunneus, Latr. 
flavus, de Géer. 
umbratus, Nyland. 



G. Formica, Linné. 



fusca, Linné, 
rufibarbis, 
truncicola. 
pratensis, 



G. Polyergus, Latr. 



G. Hypoclinea, Mayr, 



quadripunctata. Linné. 



erratica, Latr. 



G. Tapinoma, Fœrst. 

pygmaea, Léon Duf. 



ponerides. 



contracta, Latr. 



G. Poncra, Latr. 

ochracea, Mayr. 



Ici on peut placer le genre Epititrus, dont une espèce sub-oculée (E. Baudueri, 
Eraeri) se trouve à Sos et à Agen, sur la partie enfoncée en terre des échalas. 
J'ai pris également, à Banyuls-sur-Mer, sous d'énormes pierres, une autre 
Ponéride voisine de la précédente, mais dont les mandibules et autres parties 
du corps sont tout-à -fait différentes. Enfin, sous de gros blocs volcaniques des 
enviions d'Agde, j'ai trouvé une fourmi parfaitement aveugle qui pourrait bien 
être la Typhloponse Europœa, dont j'ignore la description. 



— 214 - 

MYRMICIDES. 

G. Atta, Latr. 

barbara, Linné. testaceo-pilosa, Lucas, 

structor, Latr. 

G. Myrmica, Latr. 

rubida, Latr. lobicornis, Nyl, 

laevinodis, Nyl. scabrinodis, Nyl. 

sulcinodis, Nyl. 



G. Leptothorax, Mayr. 



cingulatus, Shuck. unifasciatus, Latr, 

tuberum, Nyl. 

G. Tetramorium, Mayr. 

cœspitum, Linné. 

G. Myrmccina, Curtis, 

Latreillei, Curtis. 

G. Pheiodole, WestW. 
pallidula, Nyl. 

G. Crematogaster, Lund. 

scutellaris, Oliv. sordidula, Nyl. 

G. Stenamena, WestW. 

j Weslwoodi, Westw. 
| nilidula, Nyl. 

G. Solenopsis, WestW. 

fugax, Latr. 

FAM. DES ANDRÉN1DES. 

G. Colletés, Latr. 

succinctus, Linné Montpellier ; parasite de Sitaris colletis. 

fodiens, Fourc Toulouse ; très-commune en juin, sur les pyrelhrum 

et les achillea. 



- 215 - 

Daviesanus, Kirby. . . . Cette, en août, sur des composées, 
marginalis, Linné Toulouse, 4 4 juin, avec C. fodiens. 

G. Prosopis, Fabr. 

variegala, Fabr Très-commune à Toulouse, sur les fleurs d'oignon 

comestible. 

communis, Nyl idem. idem. sur les Résédas. 

armillata, Nyl assez rare. idem. idem. 

signala, Lepell. . . , . . idem. idem. idem, 

obscurata, Shuck Très-commune sur les fleurs d'oignon ; selon nous, 

c'est le mâle de variegata, Fabr. 

pictipes, Nyl Commune à Toulouse sur le Réséda. 

sinuata, Avec cette dernière. 

mixta Espèce rare à Toulouse. 

propinqua, Nyl idem. idem. 

G. Sphccoiles, Latr. 

gibbus, Linné Toulouse, commun sur Pcyngium campestre. 

Geoffrellus, Kirby. . . . idem. idem. idem, 

fuscipennis, Ger Montpellier; Toulouse, sur la même plante. 

G. Halictus, Latr. 

sexcinclus, Fabr Très-commun dans tout le Languedoc , sur les 

chardons. 

major, Nyl Cette, 15 août, sur les scolymus. 

lugubiïs, Kirby Toulouse, sur les chardons. 

inlerruplus, Lepell. . . . Jolie espèce vivant à Cette sur les scolymus. 
fulvocinctus, Kirby. . . Toulouse -, sur les eryngiums et autres plantes 

épineuses, 
malachurus, Kirby. . . . idem. iiem. 

vulpinus, Fabr idem. idem. 

quadristrigalus, Latr. . . idem. idem. 

minutus, Kirby. . . . idem. sur les paqueietles ; les murs en terre. 

villosulus, Kirby idem. idem. idem. 

vestilus, Lepell Cette; Toulouse; sur les symphytums, les eryngiums. 

celadonius, Fabr idem. idem. idem. 

morio, Fabr Toulouse, sur divers chardons. 

œralus, Kirby Assez commun dans tout le Languedoc. 

Plus 5 espèces innommées. 



- 216 - 

G. Nomia. Latr. 

diversipes, Latr Toulouse, deux exemplaires, sur des composées. 

G. Nomioides, Scheilk. 

ininutissimus, Rossi. . . Cette; sur les atriplex et l'eryngium maritimum. 

G. Andrena. Fabr. 

ilorea, Fabr Toulouse, 29 mai, sur les Bryones. 

spinigera, Smith idem. sur les chardons et autres plantes ; 

assez commune. 

marginala, Fabr idem. idem. rare. 

pilipes, Fabr idem. idem. pas commune. 

thoracica, Fabr idem. idem. idem. 

Flessœ, Panz Languedoc ; assez commune au printemps. 

albicans, Kirb. . , . . . Toulouse ; sur les ronces ; commune. 

Glarkella, Kirb Assez rare à Toulouse ; sur les chardons, les 

cratœgus, etc. 

Gwynana, Kirb idem. idem. idem. 

fucata, Smith idem. idem. idem. 

fulvicrus, Kirb Toulouse; pas commune. idem. 

picicornis, Kirb idem. idem. idem. 

labialis, Kirb idem. très-rare. idem. 

strigosa, Dours idem. rare. idem. 

chrysoscœles, Kirb. . . ■ idem. assez rare. idem. 

analis, Panz idem. idem. idem. 

nana, Kirb idem. très-commune. idem. 

dorsata, Kirb idem. assez commune ; sur les ombellifères. 

trilineata, L. Duf. . . . idem. idem. idem. 

prsetexta, Dours idem. rare. idem. 

Afzelliella, Kirb idem. commune. idem. 

Plus 6 espèces innommées. 

G. Cilissa, Leach. 

tricincla, Leach Toulouse ; sur les fleurs du trifoliura repens; Béziers. 

hemorrhoidalis, Leach. . Montpellier ; un seul exemplaire, sur le trifolium 
purpureum. 



— 217 — 



G. Dasypoda, Latr. 

hirtipes, Fabr Toulouse ; deux femelles sur des chardons -, Cette, 

avec D. distincta. 
distincta, Rossi Espèce assez commune à Cette, sur les scolymus, 

\ 5 août. 
Plus une espèce innommée trouvée à Cette. 

G Panurgus, Panz. 

calcaratus, Scop Montpellier ; sur les composées. 

dentipes, Lepell Narbonne ; un seul exemplaire, en fauchant. 

Le P. Banksianus, Kirb., a été pris par nous à 
Collioure, sur des Galactites. 

G. Systropha, Illiger. 

curvicornis, Scop Montpellier ; Toulouse; sur des labiées. 

G. Biareolina, L. Dufour. 

neglecta, L. Duf. .... Espèce très-commune, en avril, au Jardin botanique, 
sur les crucifères et les symphytum. 

DASYGASTR^. 

G. Osmia, Panzer. 

rufa, Linné Toulouse-, Montpellier; commune sur les fleurs des 

arbres fruitiers. 

tricornis. Latr Avec cette dernière. 

aurulenta, Panz Toulouse, sur des labiées, ... etc. 

bicolor, Schenk.. . , . . idem. idem, 

fulviventris, Panz. . . . idem. idem, 

marginella, Lepell. . . . idem. sur les chardons, les ronces. 

Spinolae, Lepell idem. idem. idem. 

cserulescens, Kirb. . . . idem. idem. idem. 

parvula, L. Duf idem. idem. idem. 

ferruginea, Latr Montpellier. idem. idem. 

15 



- 218 — 

G. Lithurgus, Latr. 

iuscipennis, Lepell. . . . Toulouse ; assez commun sur les fleurs des chardons, 
hemorrhoidalis, Lepell. . idem. rare : mêmes mœurs que ce dernier. 

G. Chalicodoma. Lepell. 

muraria, Fabr Espèce très-commune en mai et juin sur les Lotus, 

les Menthes, ... etc. Le mâle se prend rarement, 

G. Megachile, Latr. 

centuncularis, Linné. . . Espèce peu commune, sur les labiées. 

parvula, Lepell Toulouse ; pas rare sur les dites plantes. 

rufescens Montpellier ; les labiées. 

fulvitarsis, L. Duf. . . . idem. idem. très-commun. 

maritima, Kirb Toulouse; Montpellier; espèce fouisseuse par 

excellence. 

argentata, Fabr Commune dans tout le Languedoc, sur les labiées. 

dimidiati-ventris, Dours. Cette ; sur les mêmes fleurs. 

G. Anthidium, Fabr. 

manicatum, Fabr Insecte très-commun jusqu'en septembre ; sur les 

labiées. 
Florentinum, Fabr. . . . Montpellier -, sur les plantes précitées. 

fasciatum, Latr Cette ; très-rare. 

oblongatum, Latr Toulouse ; Cette , commun sur les Sedum. Plus 

quatre espèces innommées trouvées sur le Reseda 

lutea et sur des labiées. 

G. Heriades, Spin. 
nigricornis, Nyl Espèce commune, sur les labiées. 

G. Trypetes, Schenk. 

truncorum, Schenk.. . . Insecte très-commun sur les campanules. 

G. Ceratina, Latr* 

cœrulea, L. Duf. .... Languedoc, sur les chardons, pas commun, 
albilabris, J urine. . . . . idem. idem. idem. 



- 249 - 

DÉNUDÉES. 

G. Nomada, Fabr. 

furva Panz Toulouse ; sur les talus des chemins. 

Germanica, Panz idem. commune sur les symphytum. 

succincta, Panz idem, sur les fleurs des ronces et des eryngiums. 

sex-fasciata, Panz idem sur les murs en terre, 8 avril. 

varia, Panz idem sur les ronces. 

errans, Lepell idem sur les talus des chemins. 

Ces espèces se trouvent également dans tout le 
Languedoc. 

G. Ammobatoides. S^henk: 

biolor, Schenk Toulouse ; un seul exemplaire, sur des labiées. 

G. Pasites, Fabr. 
Schotti, Fabr Toulouse, Montpellier -, rare, sur desTeucrium. 

G. Epeolus, Latr. 

variegatus, Latr Cette ; sur les atriplex, vis-à-vis la gare du chemin 

de fer. Béziers, chemin de Corneillan. Très-rare, 
tristis, Schmidt Montpellier ; parasite du Sitaris colletis, ex Mayet. 

G. Ccelioxys, Latr. 

rufescens, Lepell Languedoc ; espèce commune sur les labiées, les 

scabieuses, etc. 
octodentata, L. Duf.. . . idem. idem, 

erythrurus Toulouse, avec ces dernières. 

G. Dioxys, Lepell. 
Pyrenaica, Lepell Montpellier; sur des Teucrium, rare. 

G. Stelis, Panzer. 

aterrima, Panz Toulouse, rare sur les composées. 

nasuta, Latr Montpellier ; uu exemplaire pris en fauchant. 



G. Crocisa, Jurine. 

ramosa, Lepell Espèce très-commune sur les labiées et autres 

plantes. 

G. IHelecta, Latr. 

punctata, Latr Languedoc ; sur les symphytums et autres plantes 

de la famille Jes labiées. 
armata, Panz idem. plus rare ; même habitat. 

SCOPULIPÈDES. 

G. Eucera, Scop. 

ongicornis, Scop Très-commune, partout dès le premier printemps -, 

fréquente surtout les lamiums. 

Numida, Lepell Assez rare à Toulouse, en mai, dans les champs 

d'esparcelte. 

interrupta, Bœr Un seul mâle trouvé sur une labiée. 

punctilabris, Lepell. . . . Avec Numida, dans les mêmes champs. 

tomentosa, Sichel Commun pendant toute la belle saison sur les 

Echium, les Galactite9, les Trifolium et autres 



Plus trois espèces inconnues à nous, provenant de 
Toulouse et de Cette. 

G. Tetralonia, Spinola. 

grandis, Fonsc Très-commune en mai dans les esparcettes, à 

Toulouse. 

marvse, Rossi Avec cette dernière, mais plus rare; on la trouve 

à Béziers. 
Plus deux espèces innommées trouvées à Celte. 

G. Saropoda, Latr. 
bi-maculata, Latr. . . . Cette ; sur des composées -, pas rare. 

G. Anlliophora, Latr. 

quadrifasciata, de Vill. . Commune en Languedoc, sur les labiées, 
albigena, Lepell avec quadrifasciata ; très-commune. 



— 221 — 

parietina, Latr assez rare à Toulouse ; en mai sur li 

femorata, Latr Un individu pris sur l'Echium. 

quadrimaculata, Lepell. . Très-commune sur les labiées. Toulouse, Cette. 

pilipes, Lepell Espèce très-commune en avril, avec la suivante. 

personata, 111 Fréquente les labiées et les fleurs des arbres 

fruitiers, 
intermedia, Lepell. . . . Béziers ; Toulouse, au premier printemps sur les 

labiées; la femelle est très-rare. 

atro-alba, Lepell Toulouse ; rare sur l'esparcette. 

pennala, Lepell Montpellier ; sur des labiées ; pas commune. 

pubescens, Fabr Toulouse ; commune sur les labiées du Jardin 

botanique. 

G. Xyloc»pa, Latr. 

violacea, Fabr Insecte très-commun pendant toute la belle saison ; 

sur les papilionacées et autres plantes. 

cyanescens, Brullé. ... Un seul exemplaire trouvé, en octobre, au Pech- 
David, sur une labiée. Celle espèce est plus 
commune dans le Bas-Languedoc ; elle niche 
dans les tiges d'asphodèle et de roseau des marais. 

G. Psithyrus, Lepell. 

Jusqu'à ce jour, nous n'avons pas encore rencontré une seule espèce de ce 
genre qui fréqueute surtout les régions alpines 
et le nord de la France. 

G. Bombns, Latr. 

lapidarius, Fabr Très-commun, pendant tout l'été, sur diverses plantes. 

pratorum, lllig Toulouse ; trois mâles trouvés sur des Galactites. 

sylvarum, Fabr. .... idem. très-commun sur les labiées ; la femelle 
est très-rare -, nous en avons chassé une seule, 
le 21 avril, sur un lamium purpureum ; on le 
trouve aussi à Montpellier. 

muscorum, Smith, . . . Très -commun partout, d'avril en octobre. 

hortorum, Latr Moins commun que le suivant ; disparaît en juillet. 

terrestris, Latr Très-abondant, pendant tout le printemps et l'été, 

sur une foule de plantes. 

G. Apis (Auctor). 
mellifica, Linné Insecte domestique. 



— 222 — 



RAPPORT 
sur l'organisation d'une section de géographie, 



Par M. Ed. Bonnal. 



La Géographie a, depuis les inventions de la science 
moderne, acquis une importance capitale. A partir du 
xv e siècle, la marine s'est transformée avec la vulgarisa- 
tion de la boussole. L'application de la vapeur donne 
aujourd'hui une impulsion croissante au commerce et 
appelle toutes les nations à profiter des découvertes de 
Marco Polo, de Gama, de Colomb, de Magellan, de Coock, 
de Bougainville, d'Humboldt, de Malte-Brun, de Dumont- 
Durville, de Livingstone et de ces hardis explorateurs qui 
ouvrent à la civilisation des voies nouvelles. La télégraphie 
marine et l'électricité mettent en rapport immédiat, en 
quelques heures, les explorateurs et les habitants des deux 
hémisphères, élément nouveau de prospérité commerciale? 
gage peut-être de justice et de paix entre les peuples. 

La Géographie se définit : La science descriptive de la 
terre. Elle embrasse la terre, toute la terre, sans rien omet- 
tre de ce qui lui appartient, savoir : Sa figure, sa gran- 
deur, les lois qui la meuvent, les éléments qui la consti- 
tuent, les phénomènes variés ou accidentels de son exis- 
tence, la distinction des êtres et des corps qui la couvrent, 
enfin sa possession par l'homme ; l'homme, cet être immor- 
tel dont la domination est une royauté tellement grande 
que le Créateur ne la lui a laissée que pour un temps. 

I. 

Quelle distance entre la Géographie primitive de l'homme 
sauvage et celle de la Genèse hébraïque. L'obscurité de la 
géographie des Phéniciens et la géographie fabuleuse de 
l'Asie attestent à leur tour sa marche progressive, même au 



- 223 — 

contact des idées ethnographiques d'Homère que la science 
a déclarées imaginaires. Ce fut la gloire d'Hérodote de reje- 
ter , grâce à ses découvertes, résultat de voyages heu- 
reux, les idées reçues , mais le génie de Karthage devait 
aller plus loin encore. Vous connaissez, de réputation 
du moins, les Périples d'Hannon, de Scylax, d'Eudoxe, 
d'Aristote et de Pythéas, les recherches de Polybe et de 
Possidonius, précurseurs célèbres de Strabon, le père de 
la Géographie, comme Hérodote l'avait été de l'Histoire. 
Tls prouvent tous l'étroitesse de cet univers qu'Alexandre le 
Grand avait voulu absorber dans l'empire macédonien et 
qui allait pour les anciens de l'embouchure de l'Elbe aux 
sources du Niger et du cap Saint-Vincent aux rives du 
Gange, d'après l'itinéraire d'Arrien réputé le plus complet 
et plus autorisé. 

Les Romains, dont le vaste empire formait, a-t-on dit, 
la patrie commune de toutes les nations civilisées, conquirent 
à leur tour cet univers. UOrbis pictus ou la Tabula peutin- 
geriana le retrace fidèlement tel que l'ont décrit Pomponius 
Mêla, Arrien en son périple de la mer Érythréenne, Tacite 
en ses Moribus germanorum , Pline l'habile commentateur 
de la nature et le plus grand de tous, Ptolémée, qui énu- 
mère, en sa Géographie historique, les pays connus des 
anciens dans les trois parties du monde, époque de la 
plus grande extension de leurs connaissances (au deuxième 
siècle de l'ère vulgaire). 

Avec les migrations des peuples barbares disparut le 
monde connu des Grecs et des Romains ; avec le partage 
de Théodose commença le monde moderne, dont la géo- 
graphie confuse du moyen-âge offre les origines violentes 
ou mystérieuses. 

Aux écrits d'Avienus, d'Orose, d'Erasme de Byzance, du 
géographe Goth de Ravenne, aux Tables d'argent de Karl 
le Grand succéda, au neuvième siècle, la géographie arabe. 
L'Europe était vouée en ceci à l'ignorance, et il apparte- 



- 224 - 

nait aux sectateurs de Mahomet de reculer les bornes du 
monde en Asie et en Afrique par les armes des califps. 
Au Nord de l'antique continent, Normands et Scandinaves, 
arrêtés sur terre dans leurs incursions, demandèrent à la 
mer un théâtre à la fois vaste et tranquille. Vous le savez, 
ils pénétrèrent les premiers, en Tau 1000, dans le Nouveau- 
Monde. Les Vénitiens Zéni, en contrôlant leurs découver- 
tes, fabriquèrent des cartes que l'on consulte encore pour 
leur exactitude. De son côté, l'apostolat civilisateur de la 
religion chrétienne recula les limites de cette science ; mais 
nul ne la servit mieux que Marco Polo, dont l'ouvrage sur 
l'Orient servit pendant longtemps de manuel aux marins 
de l'Europe. 

Le quatorzième et le quinzième siècle ont vu s'accomplir 
tout-à-coup les plus grandes découvertes géographiques 
des temps modernes. L'expulsion des Maures de l'Espagne 
et du Portugal fut comme le signal d'un mouvement qu'on 
n'a ni surpassé ni égalé, inspiré qu'il fut par le génie du 
Cid et du Camoëns. Le prince Henri le Navigateur, Bar- 
thélémy Diaz, Vasco de Gama, les Albuquerque, Colomb, 
Amène Vespuce , quels noms , quelles œuvres ! Ils ont 
eu certes des continuateurs, ces hommes désormais 
immortels, et la série des événements qui ont contribué 
aux progrès géographiques est trop complète et trop 
connue pour que j'aie autre chose à faire ici qu'à la men- 
tionner. 

Mais nous rappellerons qu'au x\iw siècle, à côté de 
Busching, dont le Magasin historico-géographique présente 
une suite de narrations si instructives, notre patrie a 
trouvé dans le célèbre d'An ville le réformateur de la géo- 
graphie mathématique, travail qui lui a valu le surnom de 
Ptolémée Français. 

La définition seule de la géographie suffirait donc à 
prouver la nécessité qu'il y a d'en réveiller en France 
l'amour et le culte, si l'attrayant tableau de son histoire ne 



— 225 — 

lui servait de preuve péremptoire. Ne peut-on la considé- 
rer, Messieurs, comme l'émule de l'histoire, car si l'une 
comprend tous les siècles, l'autre embrasse tous les lieux! 

Mais sa définition montre quelle est son étendue et 
quelles sont ses limites. 

La Géographie mathématique affirme, par les phénomè- 
nes du ciel et par les apparences terrestres, la forme sphé- 
rique du globe. Elle enseigne son inégalité, l'existence des 
pôles, la nécessité du méridien, ses rapports avec les autres 
corps célestes ; les dimensions de la terre, l'usage des glo- 
bes terrestres, si utilement suppléés par les cartes de tout 
genre que la science a perfectionnées depuis les mappe- 
mondes jusqu'aux cartes topographiques et hydrographi- 
ques. 

La Géographie physique, de beaucoup la plus intéres- 
sante, mais awssi la plus variable, à raison des progrès 
incessants, décrit les formes générales comme la distribu- 
tion des continents et des mers ; elle expose la configura- 
tion extérieure des montagnes, des vallées, des plaines et 
des côtes, la structure intérieure de la terre, telle que 
cavernes, roches, métaux et débris fossiles. Les merveilles 
de l'eau et de la mer, de l'atmosphère, des climats, des 
phénomènes géologiques, comprenant les végétaux, les 
animaux et l'homme physique, sont les tributaires obligés 
de son noble domaine. 

La Géographie politique l'étudié dans ses divisions politi- 
ques comme dans ses rapports avec les sociétés civiles. Les 
principes, on le comprend, varient dans ce sujet selon les 
gouvernements et les peuples. 

On y a ajouté, de nos jours, deux subdivisions, et nous 
savons qu'elles ne sont pas les moins fécondes en résultats, 
nous voulons parler de l'économie sociale ou science des 
intérêts matériels et de la .statistique ou science des faits 
par les chiffres, qui constituent une section nouvelle sous 
ce titre : Géographie commerciale. 



- 226 — 

Que pourrait-on, en effet, sans le commerce? Il remonte 
aux premiers temps de la civilisation, l'histoire rétablit, et 
l'on a pu dire, sans être démenti, que la civilisation ne 
s'est éteudue qu'en raison des progrès du commerce. Sans 
lui, en effet, l'industrie ne pourrait placer ses produits, le 
travail serait perdu, les capitaux seraient dissipés ou dé- 
truits, la terre s'appauvrirait, les droits de l'intelligence 
elle-même seraient frappés et le génie de l'homme s'alté- 
rerait dans sa sève productrice et expansive. Avec lui, au 
contraire, se font les fortunes rapides et se constitue sur une 
base stable la richesse des nations ; rappeler les colonies 
grecques, l'œuvre des Phéniciens, Massalie, Karthage dans 
l'antiquité ; les républiques italiennes durant le moyen-âge; 
l'Espagne, le Portugal et la Hollande, à partir du xiv e siè- 
cle ; de nos jours, l'Angleterre et les Etats-Unis, n'est-ce 
point attester ses bienfaits? 

Son histoire comprend deux périodes : la première va 
des temps historiques à la découverte du Cap de Bonne- 
Espérance et de l'Amérique ; la seconde date des événe- 
ments par lesquels on peut avancer que la face du monde 
fut changée et dure encore. 

La première époque se subdivise elle-même en quatre 
périodes : la première part des temps historiques jusqu'à 
l'avènement de l'Empire romain ; la seconde embrasse la 
durée de l'Empire pour se clore à sa chute; la troisième 
comprend la formation des Etats de l'Europe aux Croisades, 
et enfin, la quatrième décrit l'œuvre des Croisades jusqu'à 
la victoire de Colomb. 

Il est encore un point de vue que vous me permettrez, 
Messieurs, de vous soumettre. Je veux parler de la division 
de la géographie par époques. L'état des connaissances 
humaines n'a pas toujours été le même ; l'organisation 
comme le nombre des empires ont nécessairement varié. 
De là cette triple répartition, aujourd'hui scientifique, de 
Géographie a mienne pour les temps qui ont précédé, sous 



- 227 — 

l'ère chétienne, les invasions des Barbares ; de Géographie 
du moyen-âge, pour la période qui va de la chute de l'Em- 
pire romain à la découverte de l'Amérique, et de Géogra- 
phie moderne, pour les temps postérieurs aux voyages de 
Christophe Colomb. 

Ces géographies, au dire de Malte-Brun, constituent cha- 
cune une science particulière , et leur champ est assez 
vaste pour qu'on n'objecte rien contre le célèbre géographe. 
Aussi estime-t-on utile de connaître des époques où la 
((marche lente et quelquefois rétrograde de la science» est 
cependant si utile à l'historien, à l'homme d'Etat ou au 
savant proprement dit, dans l'ordre des connaissances ma- 
thématiques, naturelles et physiques. 

Où en sommes-nous aujourd'hui , Messieurs , de ces 
études, et la géographie contemporaine est-elle toujours 
restée digne de la géographie moderne par ses actes, par 
ses écrits, comme par sa propagande ? 

IL 

Délaissée pendant longtemps, l'étude de la science des- 
criptive de la terre a subi l'influence des commotions 
politiques; les bouleversements éprouvés par l'Équilibre 
européen, depuis 1866 surtout, ont appelé sur elle l'atten- 
tion des esprits éclairés comme celle des gouvernements. 

Frappé de la nécessité où nous nous trouvons de déve- 
lopper ces études, le second empire avait fondé, en 1869, 
un prix national, annuel et perpétuel, de dix mille francs. 
La Société Géographique de Paris fut chargée de le décerner. 
Ce prix, porte le décret d'institution, doit être accordé à 
« un Français, pour le voyage, la découverte, l'ouvrage, 
le travail ou l'entreprise qui aura été jugée le plus utile, 
soit au progrès ou à la diffusion de la science géographi- 
que, soit aux relations commerciales extérieures de la 
France. » Dès le début, le prix fut décerné à l'homme qui 



— 228 — 

avait vu que notre prépondérance sur la Méditerranée est 
menacée depuis assez longtemps pour que Ton dût saisir 
toutes les occasions qui se présenteraient de nous relever. 
J'ai nommé le glorieux auteur du percement de VIsthme 
de Suez, celui qui a eu assez de génie pour entreprendre 
et mener à bonne fin cette œuvre gigantesque qui étonne 
le siècle même d'Ampère, de Guvier et de Stephenson ! 
Le pays tout entier applaudit à ce choix et le plus étonné 
fut pourtant l'élu, M. Ferdinand de Lesseps. 

Des explorateurs hardis ont obtenu depuis le même hon- 
neur et l'historien litre de la Géographie, M. Vivien de 
Saint-Martin, a reçu, en 1873, l'hommage dû à son 
talent. 

Ainsi, une récompense vraiment nationale et digne d'un 
pays qui s'appelle la France existe ; mais peut-elle suffire 
à donner le goût de la géographie et à répandre partout 
ses lumières? C'est ce que nous ne savons pas. Ce senti- 
ment nous est commun avec bien des hommes haut placés 
dans la science et ce n'est pas vous qui nierez l'influence 
qu'exercent toujours les académies en intervenant dans 
les questions d'instruction publique et d'enseignement. 
Sur leurs conseils, le grand maître de l'Université réfor- 
mait, en octobre 1871, l'enseignement de la géographie 
dans les lycées, en créant des classes de quinzaine exclusi- 
vement consacrées à cet enseignement. Cette classe s'ajoute 
à celles qui sont déjà en partie employées à cette étude. 
Le développement de l'enseignement des langues vivantes 
était un corollaire obligé, il a été édicté le même jour et 
est obligatoire, sauf le choix de ces langues, depuis les 
basses classes jusques et y compris la rhétorique. 

Vous ne pouvez donc que louer l'initiative prise en 
1872 par l'honorable M. de Chasseloup-Laubat et la Société 
de géographie pour la création de deux prix au concours 
général des lycées. Cette initiative est devenue aujourdhui 
une institution qu'accompagne un cortège de médailles 



— 229 - 

d'or fait pour inspirer le zèle des concurrents. De son côté, 
au lendemain de nos revers, ce fut comme par enthou- 
siasme qu'on se prit à reconnaître et à vanter les bienfaits 
de la géographie. La Société de Paris y puisa un essor 
nouveau^qui lui permet de lutter, par le nombre de ses mem- 
bres, avec les sociétés les plus accréditées de l'Europe ; 
son Bulletin s'est amélioré, on en a doté ces écoles et des 
bibliothèques publiques gratuitement ; le rapport de son 
secrétaire-général, M. Maunoir, le constate encore, le 
nombre des travailleurs comme celui des personnes qui 
assistent aux séances a considérablement augmenté. Enfin, 
durant les années 4 871 et 1872, il a été publié en France 
plus de douze cents ouvrages géographiques ou cartes. 

Vous le voyez, c'est un réveil et un réveil sérieux. Il se 
fortifiera de la lutte que soutient notre pays contre l'Italie 
et l'Allemagne dans la question si grave pour Marseille du 
déplacement de la voie commerciale maritime, conséquence 
du percement de l'Isthme de Suez. Notre port central sur 
la Méditerranée est menacé, en effet, par la concurrence de 
proximité avec le Levant que lui font les ports de Trieste 
et de Hambourg au profit de l'Allemagne ; ceux de Venise, 
Naples, Gênes et Brindisi pour l'Italie ; le Pirée et Gorfou 
en faveur de la Grèce dont les armateurs inondent aujour- 
d'hui Londres et Liverpool. 

Pauvre en colonies, privée presque de fret de sortie 
pour sa marine marchande, la France doit jeter les yeux 
sur elle-même et refaire sa prospérité sur les mers en 
s'inspirant du génie qu'elle montra au xvn° siècle. Elle 
doit chercher à la fois à être une nation de transit et s'ou- 
vrir des débouchés nouveaux. C'est ce qu'ont pensé les 
Chambres syndicales du commerce de Paris et la Commis- 
sion de géographie commerciale nouvellement créée au 
sein de la société mère. 

Je ne puis mieux faire que de citer un extrait de la noti- 
fication, dressée parla Commission où des négociants, con- 



- 230 - 

nus par leurs services et leur talent, donnent la main à des 
savants jaloux de la grandeur et de la prospérité de notre 
pays. 

Cette Commission, y est-il dit, a pour mandat : 

« 1° De vulganser en France, soit par l'enseignement, 
soit par la publicité, les connaissances relatives à la Géo- 
graphie commerciale ; 

» 2° De poursuivre l'organisation ou le développement, 
au point de vue industriel et commercial, d'explorations 
sur tous les points du globe ; de concourir aux études rela ■ 
tives aux voies existantes ou à créer, etc.; 

» 3° De signaler les richesses naturelles et les procédés 
manufacturiers utilisables pour notre commerce et notre 
industrie; 

» 4° D'étudier toutes les questions relatives non-seule- 
ment au développement de la colonie française, mais aussi 
aux systèmes coloniaux des différents peuples civilisés. » 

La Commission s'est répartie en quatre sections cor- 
respondant à chacune de ces divisions. Le secrétariat a 
promis de donner, dans la mesure de ses ressources, suite 
à toutes les communications relatives au développement 
extérieur de l'industrie et du commerce français ; mais il 
ne peut, en principe, s'intéresser qu'aux entreprises d'uti- 
lité publique. On soutiendra aussi les entreprises d'intérêt 
privé, si leurs conséquences sont de nature a solliciter l'in- 
tervention de notre commerce et de notre industrie, et 
celles qui contribueraient à rehausser l'honneur du nom 
français. 

Dans cet but, on désire créer un Journal de Géographie 
commerciale. La publicité de notre pays, quant au déve- 
loppement du commerce extérieur, est tellement insuffi- 
sante qu'on peut la regarder comme nulle, en dehors de 
la publication officielle, intitulée : Annales du commerce 
extérieur, peu connue du public. Or, il est indispensable à 
notre influence politique, comme à notre prospérité maté- 



- 231 — 

rielle, de vulgariser les connaissances géographiques envi- 
sagées au point de vue industriel et commercial. Comment 
appeler l'attention publique et celle de l'Etat sur les explo- 
rations, sur les routes nouvelles, sur les voies de commu- 
nication exécutées ou en cours d'exécution ; comment signa- 
ler aux intéressés les ressources que les contrées lointaines 
offrent au commerce et à l'industrie de nos compatriotes ; 
comment, enfin, fournir aux émigrants ou aux colons les 
renseignements propres à démontrer soit les avantages, 
soit les inconvénients des milieux où ils espèrent trouver 
le bien-être avec le travail, sinon en créant un organe 
spécial qui comblera cette lacune dans la presse périodi- 
que française. C'est ce que l'on tente actuellement, et je 
ne puis que me faire auprès de vous, en cette circonstance, 
l'interprète de mes éminents collègues de Paris pour pa- 
troner et soutenir cette œuvre. 

Le percement de l'Isthme de Suez n'est pas la seule 
cause de notre abaissement relatif. Les montagnes offrent 
parfois de grandes routes internationales d'un intérêt 
primordial ; ainsi en est-il, Messieurs, des Alpes. 

Ce système de montagues, situé entre la France l'Italie 
et l'Allemagne, avait, antérieurement à la construction des 
voies ferrées, des passages célèbres : le Mont-Genèvre, entre 
France et Piémont; les Echelles, entre France et Savoie ; 
le Mont-Cenis et le Petit-Saint-Bernard, entre Savoie et 
Piémont ; le Saint-Gothard, entre Suisse et Italie ; le Sœm- 
rnering, entre Autriche et Styrie. Napoléon I er y avait 
tracé la route du Simplon (1801 à 1806) et celle du Mont- 
Cenis (1805) ; l'archiduc Régnier d'Autriche y avait ajouté 
la route par le Splûgen (1820). Les chemins de fer traver- 
sent aujourd'hui le Mont-Cenis et leBrenner;le Saint- 
Gothard et le Simplon sont en construction. 

Ne l'oublions pas ! c'est une question de géographie 
qui a donné naissance à la terrible guerre de 1870. Je ne 
retracerai pas ici les phases de la question du Saint- 



— 232 — 

Gothard, soulevée le 20 juin par M. de Mony, et si profi- 
table, commercialement parlant, à l'Allemagne, ce n'est 
ni l'heure, ni le lieu ; sachons du moins nous souvenir. 

Le 1 er juillet 1874, un député des plus distingués, 
M. Cézanne, a déposé son rapport sur le régime géné- 
ral des chemins de fer français; il y traite et y résout, 
dans le sens d'une intervention gouvernementale et finan- 
cière, la question du percement du Simplon, ligne Franco- 
Suisse. L'inauguration du tunnel du Mont-Cenis, ligne 
Franco-Italienne , a donné lieu entre les deux pays à 
un échange de fêtes magnifiques en 1871 ; cette ligne 
n'est pourtant pas aussi favorable à la France qu'on l'avait 
cru d'abord. Je n'en veux pour preuve que cette phrase 
du Times : 

« L'Italie va devenir le grand pont entre l'Europe et 
l'Orient, et les avantages quelle en tirera ne se borneront pas 
à de simples recettes fiscales. Un pays par lequel passe con- 
tinuellement la vie ne peut, sHl lui reste le moindre souffle, 
rester mort; et des Alpes jusqu'à Brindisi, l'Italie sentira 
désormais de plus en plus, chaque jour, une excitation inces- 
sante à l'activité. » 

Quant aux avantages comparatifs du Saint-Gothard, du 
Simplon et du Mont-Cenis, on peut conclure, avec le rap- 
porteur, qu'entre le Saint-Gothard et le Mont-Cenis « la 
ligne de partage se confondra pratiquement avec la fron- 
tière politique. » La perte de l'Alsace et de la Lorraine a 
diminué l'intérêt que la France pouvait avoir au Simplon, 
mais des éventualités scientifiques ou politiques difficiles à 
prévoir dans leurs phases conseillent cependant d'aider à 
sa construction. 

On ne s'en est pas tenu là des efforts à faire. Des 
réunions internationales, nées de l'initiative individuelle, 
sont venues payer un tribut nouveau à la diffusion des 
sciences géographiques. Le Congrès d'Anvers, tenu en 
1871, a été des plus brillants; celui de Paris, en 1875, 



— 233 - 

sera digne de son aîné. Ces Congrès habituent les esprits 
à ne compter que sur eux-mêmes et à se donner de l'im- 
pulsion au lieu d'attendre l'activité du dehors. L'Angle- 
terre et l'Amérique, ces deux grandes écoles de l'initiative 
privée, ont accompli des prodiges dans l'ordre des choses 
de l'esprit comme dans l'ordre matériel. L'initiative et 
l'association en sont l'inéluctable secret. 

La race flamande, si prudente et si active, s'est inspirée 
de leurs exemples, et le dimanche 13 août s'ouvrait, en 
1871, la première Assemblée internationale de géographie 
dans le pays même où naquirent les plus grands géogra- 
phes modernes : Gérard Mercator et Abraham Ortélius. 
Chaque nation avait envoyé un délégué au bureau du 
Congrès; la session, qui dura huit jours, vit exposer et 
défendre, dans les quatre comités qui composaient cette 
réunion, des questions du plus haut intérêt. Une exposition 
avait été ouverte, surtout quant aux objets se rattachant 
à la science géo-cosmographique- La France obtint, Mes- 
sieurs, une part dans ces dignes récompenses : M. Cortam- 
bert pour ses Atlas, M. Dardenne pour son appareil dit 
grand planétaire dans la sphère du programme ; hors con- 
cours M. Levasseur, le célèbre membre de l'Institut , pour 
ses Traités élémentaires, et M. Ehrard pour ses perfection- 
nements à la gravure des cartes, furent couronnés. Une 
médaille spéciale fut décernée à M. Francis Garnier, 
l'heureux explorateur du Cambodge, Enfin, l'honneur du 
rapport destiné à faire connaître les conclusions du jury 
chargé d'examiner l'exposition et de décerner les récom- 
penses votées par le Comité d'organisation , échut au 
Secrétaire-Général de la Société de géographie de Paris. 
Le rapport de M. Maunoir, si complet, offre à lui seul le 
résumé de l'état actuel des connaissances géographiques 
et des travaux cartographiques. Notre pays a le droit d'en 
être fier. 

Nous avons reçu communication du programme du Con- 

i6 



— 234 — 

grès international de Paris, et vous savez combien il se 
rattache à la nature de nos travaux. 

« Étudier la terre dans ses aspects divers, y est-il dit, 
dans sa constitution physique, dans les manifestations de 
la vie à sa surface , examiner les moyens de la mesurer et 
de la représenter , et déterminer ses rapports avec les 
corps célestes ; rétablir les états successifs de notre pla- 
nète aux différentes époques, et retrouver sur le sol les 
empreintes de l'histoire reconstituée par l'érudition mo- 
derne ; chercher à rendre plus promptes et plus faciles les 
relations en're les peuples et à livrer par degrés à l'homme 
toute la surface habitable; comparer entre elles les métho- 
des d'enseignement et unifier les efforts pour la diffusion 
et le progrès de la science ; s'entendre sur les explorations 
à entreprendre et snr la manière de mettre, pour les 
accomplir, les forces humaines à même de triompher de 
tous les obstacles ; en un mot, constater ce qui est certain, 
discuter ce qui est douteux, découvrir ce qui est inconnu 
dans l'étude théorique et pratique de la terre, tel est le but 
du Congrès de Paris. » 

C'est dire que le champ est ouvert à votre collaboration; 
il faut espérer qu'il ne sera point déserté. 

S'il fallait un stimulant à votre ardeur, je dirais que la 
séance annuelle de la Société de Géographie de Londres 
s'est terminée par un banquet. Une invitation solennelle y 
a été faite dans Willis-Rooms à la Société anglaise par 
M. Leverrier. L'éminent astronome l'a priée, au nom de 
la nôtre, de venir tenir une séance à Paris durant le 
Congrès international. Le Chef de l'État, le maréchal de 
Mac Mahon, a promis d'assister à cette séance, allusion 
heureuse aux souvenirs de l'alliance franco-anglaise de 
4 855. L'invitation a été acceptée, et la presse britannique 
a couvert notre invite d'applaudissements. 

On sait la place qu'occupe la Géographie dans les Expo- 
sitions universelles internationales; celle qui a eu lieu à 



- 23o — 

Vienne en 1 873 a été spécialement belle. A Pouest comme 
à Test du Rhin, des progrès incessants ont été réalisés 
pour le matériel et renseignement ; l'exposition de Vienne 
a eu cela d'original que plusieurs groupes ont offert aux 
investigations du jury, des cartes, des plans en relief et 
des ouvrages savants. M. Levasseur Ta constaté dans l'ins- 
tructif rapport (1) qu'il a présenté à la Société de Géo- 
graphie Notre pays a été dignement représenté dans cet 
ensemble , mais de prudents conseils sur la cartographie 
ont donné plus de prix encore aux éloges que lui a décer- 
nés l'honorable membre de l'Institut. 

Gomme complément des sciences géographiques, il faut 
signaler les institutions qui leur viennent en aide en 
France. 

Dans cet ordre d'idées, nous signalerons les Revues, les 
Journaux et les Sociétés savantes. 

L'Ecole des langues orientales vivantes publie des tra- 
vaux techniques ; de l'Ecole d'hydrographie sortent des 
ingénieurs qui soutiennent le renom de leurs aînés ; 
la Société d'Ethnographie fait paraître la Revue orientale 
et américaine , la Société asiatique édite le Journal 
asiatique, dont vous savez la juste renommée. Sous les 
auspices de l'Athénée oriental , paraît une intéressante 
Revue de l'Orient et de l'Algérie] l'Institut d'Afrique s'est 
voué à la colonisation et à la civilisaton de nos possessions 
africaines \ la Société zoologique d'acclimatation ranime le 
génie de Ruffon ; et les Sociétés si connues de géologie, 



(<) La question du remplacement des hachures dans les cartes de 
l'État-major par des courbes de niveau, qui a motivé de la part de notre 
Société une pétition à l'Assemblée nationale, occupe une place impor- 
tante dans le rapport. LAutriche et la Suisse sont spéciales en ceci -, il 
faut reconnaître cependant que la première feuille de la carte d'Algérie 
est faite d'après ce procédé « ce qui semble indiquer la voie à suivre, 
si jamais la France était assez riche pour entreprendre de refaire sa 
carte d'État-major. » 



— 236 - 

d'anthropologie, d'entomologie, de statistique et d'écono- 
mie politique concourent à l'œuvre de propagation. 

Un dernier effort a été fait pour la diffusion des no- 
tions géographiques au moyen des objets qui parlent aux 
yeux : c'est-à-dire les collections de types des différentes 
races, les collections de costumes, d'ustensiles, de modèles 
d'habitalion, pouvant donner une idée de la civilisation 
de chaque contrée. Le musée d'ethnographie, au Louvre, 
et celui de Compiègne ont été créés pour répondre à un 
besoin scientifique. Il ne faut pas se dissimuler que nous 
avons encore beaucoup à faire , et nous n'avons pas la 
prétention de les considérer comme des musées géographi- 
ques où se retrouve un choix d'objets destinés à faire con- 
naître les quatre parties du monde autres que l'Europe. 
Le musée ethnographique de Copenhague peut avoir seul 
de telles prétentions ; mais nous rappelions celte création 
du dernier gouvernement à l'honneur de notre pays comme 
un pas décisif dans cette partie des sciences géographi- 
ques. 

Ainsi , Messieurs , sont vulgarisées par des institutions 
scientifiques la géographie mathématique , la géographie 
physique, la géographie politique et la géographie' com- 
merciale. Les Itinéraires de M. Joanne, V Année de M. Vivien 
de Saint -Martin, et la magnifique publication du Tour du 
monde complètent cet ensemble destiné à populariser les 
sciences qui ont pour but l'étude de la terre et des mœurs 
de toutes les parties du globe. 

Dans l'ordre purement politique , un des résultats les 
moins connus de Ta guerre de Crimée , mais les plus 
féconds, est l'attention donnée à la question de la navi- 
gation du Danube. Les articles 16. 17, 20 et 23 du 
Congrès de Paris avaient institué quatre commissions 
mixtes. L'œuvre finale consistait à affranchir la grande 
voie commerciale dont la Russie avait possédé jusqu'en 
1856 les embouchures ainsi qu'à frapper le protectorat 






— 237 — 

subi par les populations riveraines , de religion chré- 
tienne, à partir du confluent de la Save et du Danube 
jusqu'à la mer. La première partie du programme a été 
accomplie par la commission, grâce à l'exercice d'une sou- 
veraineté délibérative et executive, dont l'on ne retrouve 
pas de trace dans l'histoire du droit international public. 
Si les agents qui composaient ce tribunal suprême n'ont 
pu tout régler, qu'il suffise de savoir que notre influence 
s'y est fait sentir et que nos diplomates y ont dignement 
tenu leur place. 

Nos rapports avec la race Slave ainsi définis, les peuples 
de race Latine, Anglo-Saxonne, Scandinave, Batave et 
Flamande restant fidèles à notre alliance, il ne nous reste 
plus à parler que de nos rapports avec l'Allemagne. 

La Géographie, Messieurs, a eu le sort de servir aux 
haines héréditaires qui séparent la race gallique et la race 
germanique. Et comme me l'écrivait hier l'illustre doyen de 
l'Académie des sciences morales et politiques, M. Hippolyte 
Passy, ce fait s'est produit grâce aux traditions et surtout 
à l'enseignement des professeurs universitaires. Nous ne 
pouvons rester étrangers à ce mouvement antinational du 
Pangermanisme. Je le signale à vos méditations, parce que 
si les cartes allemandes comprenaient avant \ 870 l'Alsace- 
Lorraine dans les possessions de l'empire féodal restauré 
de Frédéric Barberousse, celles de 4872 parlent de la 
Franche-Comté, de la Champagne, du Hainaut comme de 
la Flandre française, et restituent à l'Italie la Savoie avec 
le comté de Nice. Les théories berlino-géographiques de 
M. Boeck, en sa Statistique de la race et de la langue alle- 
mande dans les Etals européens, qui date de 1870, ont pour 
but de soumettre les nations à la prédominance de la race. 
La science, Messieurs, repousse ces doctrines comme abou- 
tissant au fatalisme, et elle les condamne au nom de la 
morale sociale et du droit public. En vertu des mêmes 
principes civilisateurs , nous devons protester contre le 



- 238 - 

résultat de la carte linguistique et ethnographique publiée 
par le célèbre M. Kiépert, qui a compris les pays de lan- 
gue allemande sous le sceptre unitaire de l'empire dès 1867. 
Au même nom, je réponds avec M. Guizot que ce sera la 
gloire de notre patrie d'avoir proposé d'autres doctrines. 
Les peuples sont des personnes morales, ayant une volonté 
propre, des intérêts distincts, et capables par cela de cons- 
tituer un Etat politique indépendant et libre. 

Au tableau faiblement tracé des grandeurs et des satis- 
factions que promettent les sciences géographiques à ceux 
qui se livrent à leur étude, vous sentez, Messieurs, la 
nécessité qu'il y avait pour notre Société de participer au 
mouvement de l'esprit public. C'est ce que nous avons 
tous pensé, comme à notre insu, et il serait aussi difficile 
de dire qui a formé le premier ce projet de création que 
de désigner un de nos membres comme y ayant été un 
instant contraire. 

III. 

Mais, quel pourra être, direz -vous , le champ de nos 
études ? 

Sans prétendre empiéter en rien sur vos décisions ulté- 
rieures ou sur vos goûts , me sera-t-il permis de vous 
tracer une esquisse capable de répondre à l'institution de 
notre section spéciale? 

La Gaule méridionale, Messieurs, a commercé depuis 
l'origine des temps historiques avec l'Orient Dans le bas- 
sin de la Méditerranée, depuis le mare Narbonense jus- 
qu'aux insulœ Stœchades des anciens, du cap Creux aux 
Alpes maritimes, ses ports ont été l'entrepôt d'importation 
et d'exportation des produits de la Gaule et de TOrient. 
Massalia, Antipolis, Forum Julii, Arélalhê, Agathe, Narbo 
Ataciniorum ou Decumanorum, Rhodâ, Emporium , Illi- 
béris Helêna ; et plus tard Beaucaire, Saint-Gilles, Aigues- 
Mortes, Maguelonne et Montpellier, quel sujet d'études ! 



— 239 — 

Dans le bassin de l'Océan, Bordeaux s'offre à vos investi- 
gations avec la variété de sa fortune politique et de ses 
intérêts maritimes ou coloniaux. 

L'histoire de nos canaux du midi, depuis les célèbres 
Fossœ Marianœ du vainqueur des Teutons et des Cambres, 
jusqu'aux tentatives de transformation en Canal maritime 
de la grande œuvre de Riquet a toujours éveillé mes re- 
cherches. 

La création de ports de refuge sur les côtes de Langue- 
doc et de Provence est faite pour stimuler notre amour de 
la chose publique. Que sera-ce si à cette situation redou- 
table on réfléchit sur les dangers qui naissent du golfe du 
Lion et y rendent la navigation incertaine ou sujette à de 
trop fortes primes d'assurances! Les périls que l'on y court 
ne dépendent pas seulement des courants naturels à la 
mer, des atterrissements provenant du Rhône et des autres 
rivières provenant du littoral. Les vents exercent dans ces 
parages de terribles influences, car ils y sont ou perma- 
nents ou périodiques. Il importe de se mettre en sûreté 
contre des surprises dont la date seule est incertaine mais 
dont le retour est fatal ! 

Un simple relevé statistique des sinistres fournira la 
preuve de nos assertions : de 1860 à 1870, 73 navires ont 
fait naufrage dans le golfe du Lion, 31 s'y sont perdus 
corps et biens. Les pertes totales sont 43 hommes, plus 
de 7,000 tonnes de marchandises d'une valeur de trois 
millions cinq cent mille francs. 

D'Aigues-Mortes à Port-Vendres, le golfe du Lion laisse 
sans abri les côtes de Languedoc. Des côtes de Provence à 
celles d'Espagne, la Méditerranée présente une plage con- 
tinue, sans port de refuge. La mpntagne de Cette est 
impuissante, à raison de son exiguïté, à arrêter la fureur 
des vents qui dominent même sur ce point du golfe. Ce 
port n'en a pas moins rendu, depuis deux siècles, des ser- 
vices signalés ; mais les inconvénients qu'il présente avec 



— 240 - 

ses six mètres d'eau, au maximum, entre les jetées, le 
rendent inabordable par certains temps; c'est, du reste, 
un port en plage, et ces situations topogra phoques sont au- 
jourd'hui condamnées par la science. 

Le cap du Brescou et le cap d'Agde sont tout aussi 
impuissants que la montagne de Cette à maîtriser les forces 
du courant et du vent. Il faut donc s'inquiéter d'une 
pare : lle situation de Marseille à Port-Vendres. Les navi- 
gateurs ont le droit d'être écoutés, car ils exposent tous 
les jours leur fortune et leur vie, autant à notre bénéfice 
qu'au leur. L'expérience et le temps ont prononcé. 

A quelle étude intéressante ne pourrait-on se livrer sur 
les conditions hydrographiques des ports de Languedoc 
et de Provence pour rappeler les expressions mêmes du 
rapport de Vauban révisées par l'amiral Baude avec succès. 

La question de la dépression et du niveau de nos côtes 
maritimes du midi s'offre à nous sous les auspices de 
M. Delesse, un maître en ces matières. 

Enfin, Messieurs, la géographie du royaume des Wisi- 
gots, alors qu'ils édictaient dans nos pays la Lex Romana 
Wisigothorum , devenue dans leur royauté hispanique 
transformée le Forum judicum, quel sujet! 

Ne sommes-nous pas autorisés de même à nous enquérir 
des conditions géographiques de l'invasion des Francs et 
de leur suprématie? La domination des Sarrasins, dont 
notre pays a gardé la mémoire, n'attirerait-elle personne 
d'entre-nous? Les limites du fameux comté de Toulouse 
et d'Auvergne, les principautés d'Orient, de cette maison 
quasi royale , de quels attraits sont douées de telles 
études ! 

L'extension de la géographie à nos départements actuels 
nous offre la possibdité de mémoires d'une pratique plus 
immédiate et non moins intéressante. Répandre la science, 
la science élémentaire de la géographie comme la science 
aux considérations élevées et puissantes , cette perspective 






- 241 - 

est faite pour nous sourire. Plusieurs d'entre-vous ont 
déjà manifesté l'intention d'exposer les limites et les res- 
sources des pays qui nous avoisinenten perfectionnant les 
publications estimées pourtant que des savants et des édi- 
teurs connus ont lancées dans l'enseignement. On ne peut 
que les féliciter d'une telle ardeur. 

Alors qu'il ne s'agissait pas encore de la création actuelle 
l'initiative de M. Huttier proposait le remplacement des 
hachures dans les cartes de l'Etat-major par les courbes 
de niveau. J'avais l'honneur d'être choisi comme rappor- 
teur de cette grave question, et si j'ai un regret à expri- 
mer , c'est que nos procès- verbaux aient exposé aussi 
sommairement les discussions nombreuses auxquelles cette 
amélioration scientifique avait donné lieu. Désormais, avec 
une section spéciale, il n'en sera plus ainsi. Nous pourrons 
suivre les polémiques que cette transformation soulèvera, 
tout autant que le sort réservé à la triple pétition que 
notre Secrétaire- général a envoyée aux ministres de la 
guerre, des travaux publics et de l'instruction publique. 

Dans un autre ordre d'idées, M. Rey-Lescure Thonoré 
collègue dont vous connaissez la compétence et le zèle, 
a dressé la carte agro-géologique et hydrologique du dépar- 
tement deTarn-et-Garonne à l'échelle de^~ ^ sur les don- 
nées de la carte de l'Etat-major. L'idée -mère de ce travail 
a été que la géologie recruterait d'autant plus d'observa- 
teurs et rendrait d'autant plus de services qu'elle serait 
plus accessible à tous. Ce projet, M. Rey-Lescure a mis 
20 ans à le réaliser, et on peut avancer que son mémoire 
comptera parmi les plus heureux essais de géologie agri- 
cole qu'ait vus la science. 

Qui de nous n'a lu et applaudi les magnifiques études 
géologiques de notre regretté Magnan, si fatalement enlevé 
à la science au moment même où tout l'appelait à recueillir 
le fruit de ses laborieuses recherches et de ses découver- 
tes. La géographie avait aussi sa part dans ses lectures, 



— 242 — 

documents ou notices; la description topographique de 
l'ancien lit de l'Agout, pour n'en citer qu'une, n'est pas 
un des moins curieux problèmes soulevés par son talent. 

Plusieurs de nos collègues, M. le D r Gourdon et M. de 
Malafosse, par exemple, sont entrés dans la même voie, 
et vous avez conservé le souvenir de leurs travaux sur 
Rennes-les-Bains, avec coupes et carte, par le premier, et 
sur le mont Lozère, par le second. 

[.'Atlas physique de la France, par M. Delaunay, a fait 
il y a deux ans l'objet d'un compte-rendu oral de la part 
de M. Cartailhac. Enfin, M. Trutat vous a entretenus à 
diverses reprises des Pyrénées, de leur constitution topo- 
graphique , et du rôle que jouent les glaciers dans le 
système des monts pyrénéens. 

Vous le voyez, Messieurs , en cultivant l'histoire natu- 
relle notre Société n'est pas restée étrangère au mouve- 
ment réformateur qui, de toute part, appelle l'attention 
sur les connaissances géographiques. Nous ne sommes que 
fidèles à nous-mêmes et à notre passé en organisant une 
Section spéciale relative à l'étude des diverses branches de 
cette science. Jusqu'ici nous avons porté nos investiga- 
tions sur la géographie mathématique et sur la géographie 
physique. 

Je m'efforcerai de vous entretenir de questions relatives 
à la géographie politique et à la géographie commerciale 
du Midi. Vous savez que dès 1869 j'avais exposé que la 
jonction de l'Océan à la Méditerranée devait parfaire un 
jour, par un canal de grande navigation internationale, 
l'œuvre du canal de Suez. M'inquiétant avec des marins 
éminents de l'état d'infériorité où se trouvent nos côtes 
méditerranéennes quant aux ports de refuge, je reprenais 
en sous œuvre les rapports de Vauban et de Riquet à 
Golbert, et les révisions hydrographiques des amiraux 
Baude et Saisset. Avec eux je réclamais une amélioration 
que les nécessités hydrographiques n'ont fait que rendre 



— 243 — 

plus sensibles depuis trois siècles. Je désirais avec des 
commerçants, des financiers et des députés de la région, la 
création d'un port, soit au cap de Leucate, soit sur la plage 
de Gruissan, qu'un grand chenal aurait reliée à Pantique 
et glorieuse Narbonne. J'ai exposé cette thèse, propagé 
ces doctrines géographiques et commerciales dans des 
conférences publiques faites à plusieurs reprises dans les 
villes de la région. J'avais même créé, en juin 1870, un 
journal périodique intitulé le Canal des Deux-Mers, jour- 
nal des intérêts maritimes et commerciaux du Midi de la 
France ; la guerre a arrêté sa publication ; c'est dire que 
je vous parlerai de toutes ces choses preuves en main. 

Mais, comment organiser , Messieurs, notre Section? 
Doit-elle être indépendante de notre Société, ou plutôt 
doit-elle en dépendre, et si elle en dépend, quelle sera son 
organisation? Je ne pense pas que l'on doive tenter dans 
une ville comme Toulouse, et cela à raison de sa position 
topographique, la création d'une société spéciale de géo- 
graphie. Que Marseille et Bordeaux entrent dans cette 
voie, à l'exemple de Lyon, rien de mieux. Ports principaux 
sur la Méditerranée et l'Océan, centres d'importations exté- 
rieures considérables , en rapports quotidiens avec les 
colonies, ces villes ont des intérêts évidents à cette créa- 
tion, de même qu'une utilité immédiate en ressort pour 
elles. Mais notre cité ne saurait avoir les mêmes ambi- 
tions. Nous devons, par suite, nous rejeter sur une Section 
spéciale. 

La liberté la plus complète devra être laissée à tous les 
membres de la Société pour s'inscrire dans la Section nou- 
velle ; ceci est de l'initiative privée pure et ne souffre 
aucune contrainte , le nombre des adhérents est donc illi- 
mité dans notre sphère, et la bonne volonté sera le meil- 
leur des collaborateurs. 

Les membres auront des tours de lecture, que je propo- 
serai obligatoires; c'est, en effet, le meilleur moyen de 



- 244 - 

prouver son zèle et d'aider à la diffusion de la science. 

Un Bulletin spécial serait annexé à celui de la Société; 
sans rompre une unité nécessaire, on aurait ainsi l'avan- 
tage de marcher sur les traces de la Société de Paris, à 
distance , je le veux bien , mais on s'inspirerait de ses 
exemples tout en restant fidèle à notre région et à notre 
rôle. Nos travaux auraient un parfum d'originalité qui nous 
recommanderait à la bienveillance de nos aînés, et nous 
pourrions avoir de nous même le témoignage le plus diffi- 
cile et le plus délicat à gagner , celui de la conscience , 
parce que nous aurions fait quelque chose pour la vulga- 
risation de la science et le bien de notre pays. Une coti- 
sation nouvelle serait affectée au Bulletin de géographie. 

Et si plus tard l'état de nos finances le permet, qui nous 
dit que nous ne pourrions accorder une Médaille (1), 
annuellement, à celui des élèves du grand Lycée qui aurait 
obtenu la première place dans une composition générale 
affectée uniquement à une question de géographie étudiée 
dans l'une de ses divisions quadruple ou tripartite. C'est , 
du moins mon espoir, et c'est par cette proposition que je 
termine ce Rapport. 

(1) Dans une séance ultérieure, il a été institué au lycée dé Tou- 
louse un prix spécial de géographie , qui consiste en une médaille 
d'honneur. M. Ed. Bonnal, Secrétaire de la Section, demande à la Société 
l'autorisation de l'offrir pour cette première fois , ce qui est accepté; il 
se charge de prendre les mesures nécessaires auprès de la Société de 
Géographie de Paris pour obtenir en communication une matrice de 
ses propres médailles, dans un but d'unité et de filiation. Le Recteur 
de l'Académie de Toulouse a officiellement accepté de faire valoir le 
prix qui sera décerné pour la première fois en 1876. 



— 245 - 
RAPPORT 

Sur le Congrès Internationa! de Géographie de Paris. 

Les malheurs dont a été accablé noire pays n'ont pu 
éteindre en lui l'instinct des grandes choses pas plus qu'ils 
n'ont entravé sa passion pour la science. 

Toutes les fois que nous nous sommes rencontrés depuis 
la guerre et que nous avons échangé nos idées sur le 
passé, sur le présent, sur les institutions et les hommes, 
nous avons souhaité à la France deux choses : un gouver- 
nement ferme et l'esprit scientifique, bases essentielles de 
la régénération de notre patrie. Je n'ai pas à rechercher ici 
si nous avons le premier de nos desiderata, la politique 
est bannie avec raison du calme de nos entretiens, mais 
je puis affirmer, preuves en main, que l'esprit scientifique 
ne nous fait point défaut. Le présent Rapport va l'attester 
avec éclat et sur quelle science ! 

Sans sortir du cadre qui m'est tracé par le titre même 
du sujet que je traite, quelle ne doit pas être notre satis- 
faction de voir un Congrès international des sciences géo- 
graphiques se réunir à Paris, au printemps de l'année 
] 875. Nos blessures sont profondes, nos douleurs propor- 
tionnées à l'étendue de nos cruels désasl^es, et cependant 
le peuple français est encore assez estimé pour qu'on lui 
fasse Thonneur d'accepter son hospitalité, comme si Paris 
était en 1875 l'égal de Paris de 1867, époque de cosmo- 
politisme célèbre. Ce choix nous flatte, mais il nous honore 
plus encore qu'il ne nous flatte et nous devons faire nos 
efforis pour en être dignes. C'est ce qu'a compris le Société 
de Géographie de Paris, initiatrice de cette grande réunion 
pour le succès de laquelle elle réclame votre concours. 

Le 28 mai dernier, M. le colonel Belleville, notre prési- 
dent, a reçu du Commissaire général du Congrès baron 
Reille, de son Secrétaire général, l'honorable M. Mannoir, 
du Président de la Société de géographie l'amiral de la 
Roncière le Noury et du Président de la commission cen- 
trale M. Delesse, une série de documents relatifs à la con- 
vocation dont je vous entretiens. On recourait à son 
obligeance pour les communiquer aux membres de la 
Société et on compte, Messieurs, que vous voudrez bien 



- 246 — 

vous associer à une œuvre dont l'intérêt scientifique est 
notoire et dont le patriotisme double la valeur. 

La Société a bien voulu me charger de dépouiller les 
papiers envoyés; je viens lui faire connaître aujourd'hui 
ce qu'ils renferment et lui dire tout le bien qu'il faut espé- 
rer des assises géographiques dont Paris aura les honneurs, 
grâce au concours des académies, des sociétés savantes 
et même des établissements étrangers des deux mondes : 
de Saint-Pétersbourg à Delft, de Vienne à Rio-de-Janeiro, 
d'Edimbourg à Calcutta, de Genève à New-York. 

Les documents que nous avons reçus sont au nombre de 
huit ; en voici la nomenclature : 

1° Une note sur le Congrès international des sciences 
géographiques; 2° des renseignements sur le Congrès; 
3° la liste des questions soumises ; 4° le règlement général 
de l'Exposition ; 5° un système de classification des pro- 
duits exposés ; 6° le Règlement du Congrès ; 7° un modèle 
de demande d'admission, et 8° un bulletin de souscrip- 
tion. 

1 . La Note sur le Congrès établit sans peine que la con- 
naissance de notre habitation terrestre est l'un des sujets qui 
touchent à de nombreux intérêts. L'esprit de recherche 
scientifique « lui a donné une vive impulsion et les gou- 
vernements n'y sont pas restés étrangers.» "De là la fon- 
dation de sociétés dues à des adeptes fervents. Avec le 
temps ces sociétés ont compris l'avantage qu'il y aurait à 
«coordonner leurs œuvres séparées» par une correspon- 
dance régulière d'abord, puis par « une commune discus- 
sion. » C'est ainsi que naquit le Congrès d'Anvers, tenu en 
1871, avec tant de fruit dans le pays qui a vu la gloire 
d'Ortélius et de Gérard Mercator. Le premier succès a fait 
penser qu'un même résultat attendait une convocation 
faite à Paris, à quatre années d'intervalle. Le Chef du 
gouvernement français a promis son appui et son inter- 
vention personnelle ; les organisateurs ont obtenu ailleurs 
les mêmes encouragements officiels. 

Comment en serait-il autrement, Messieurs, lorsqu'on 
peut définir ainsi le groupe des sciences à l'occasion des- 
quelles se feront des recherches si variées? 

« Étudier la terre dans ses aspects divers, dit la note, 
l'étudier dans sa constitution physique, dans les manifesta- 
tions de la vie à sa surface , examiner les moyens de la 



— 247 — 

mesurer et de la représenter, et déterminer ses rapports 
avec les corps célestes ; rétablir les états successifs de notre 
planète aux différentes époques, et retrouver sur le sol les 
empreintes de l'histoire reconstituée par l'érudition mo- 
derne ; chercher à rendre plus promptes et plus faciles les 
relations entre les peuples et à livrer par degrés à l'homme 
toute la surface habitable ; comparer entre elles les métho- 
des d'enseignement et unifier les efforts pour la diffusion 
et le progrès de la science ; s'entendre sur les explorations 
à entreprendre et sur la manière de mettre, pour les 
accomplir , les forces humaines à même de triompher de 
tous les obstacles; en un mot, constater ce qui est cer- 
tain, discuter ce qui est douteux, découvrir ce qui est 
inconnu dans l'étude théorique et pratique de la terre, » tel 
est le but du Congrès de Paris 

On fait donc appel aux Géographes, aux Savants qui 
empruntent quelquefois le secours de la Géographie ; aux 
voyageurs qui, au péril même de leur vie, ont élargi les 
horizons de la science et multiplié les routes du commerce ; 
aux professeurs, aux ingénieurs et à tous ceux qui portent 
intérêt à ces questions. 

Tel est le haut langage de la science et le programme 
des mesures que prendra la Société française de Géogra- 
phie de Paris pour conserver à notre pays, dans l'ordre de 
l'intelligence, le rang dont il ne saurait déchoir. Les 
patronages et les adhésions recueillies assureront le but de 
cette tentative et féconderont une utile progagande, faite 
de lumière et de paix. A ce prix s'établira une ère pério- 
dique de Congrès internationaux tenus successivement 
« dans chaque pays. » 

2. Les renseignements déclarent que le Congrès est placé 
sous le haut patronage d'un comité d'honneur , composé 
de notabilités étrangères et françaises. Uu comité d'orga- 
nisation, délégué par la Société de géographie de Paris 
dirige les travaux préparatoires. Il comprend cinq sections : 
1 a Scientifique; t° d'Organisation ;3°de Publicité ; 4° d'Ex- 
position; enfin, de Comptabilité. La section Scientifique, la 
plus importante, forme sept groupes : Mathématiques, 
Hydrographie. Physique, Histoire, Economie, Didactique, 
Voyages. Le Congrès aura probablement lieu dans la 
quinzaine qui suivra le jour de Pâques, la date exacte sera 
ultérieurement fixée ; il durera huit jours. Le matin, les 



— ii8 — 

savants se réuniront, conformément aux groupes ci-dessus ; 
dans l'après-midi, les séances seront générales. 

Une exposition des objets ayant trait. à l'Etude de la 
géographie complétera ces assises scientifiques. Des récom- 
penses seront distribuées aux exposants le jour de la clô- 
ture. Les travaux et le compte- rendu des séances seront 
imprimés « avec les noms di'S souscripteurs» qui forment 
deux catégories : Membres donateurs, pour toute souscrip - 
tion de 50 francs et au-dessus ; Membres adhérents, pour 
la mince somme de 4 5 francs. Une carte d'admission sera 
donnée à chaque souscripteur pour entrer à toutes les 
séances et à l'exposition. 

3. Le Questionnaire a été rédigé par des sous-comités 
spéciaux et provisoirement adopté par la section scientifi- 
que du comité organisateur. Il subira cependant les modi- 
fications que les savants français ou étrangers croiront 
devoir réclamer, sauf à en informer le Commissaire général. 

4. Le Règlement général de l'Exposition est aussi indis- 
pensable à connaître. Il s'étend aux objets et aux collec- 
tions admises au concours qui durera du 31 mars au 31 
avril au moins. Sa lecture peut seule donner l'idée de 
l'entreprise comme du profit qu'en retireront les savants et 
les commerçants. 

5. Le système de classification des produits exposés cor- 
respond, aux sept groupes dénommés plus haut et présente 
un intérêt de premier ordre. 

G. La demande d admission constitue un modèle de Bul- 
letin que devra remplir l'impétrant. Il renfermera son nom, 
son adresse, la désignation des médailles qu'il a obtenues 
dans les expositions internationales ou françaises , la 
nomenclature des produits que le demandeur désire expo- 
ser et l'emplacement qu'il occupera dans les salles sur 
planches ou sur muraille, soit à ciel ouvert. 

7. Le Règlement s'est efforcé de prévoir ce qu'il faudra 
faire durant le Congrès et il s'est prudemment exprimé en 
22 articles qui paraissent aussi clairs que complets. 

8. Le Rulletin de souscription clôt d'une manière prati- 
que les documents qui vous ont été adressé 

A vous, Messieurs, de prononcer sur la part personnelle 
ou collective 1 que vous désirez prendre à cet acte de 
régénération du pays. 



249 - 



Voyage en Norwège et en Snède. — Congrès 
d'Anthropologie à Stockholm. 



Le Congrès d'Anthropologie et d'Archéologie préhis- 
torique a tenu, à Stockholm , en 4 874, sa I e session. 
L'attrait que présentait un voyage, dans un pays des plus 
pittoresques et fort peu visité par les touristes et les 
savants, avait valu aux présidents du Congrès de nom- 
breuses adhésions. En y prenant part j'avais pour ma part 
un double but : visiter les côtes de Norwège et Christiania, 
puis les Musées de Stockholm et de Copenhague au point 
de vue des études préhistoriques. 

Voyage et arrivée a Christiania. 

Le 30 juillet, à \ \ heures du soir, le navire le Kong- 
Magnus quittait le port du Havre à la haute marée, à 
destination de Christiania. Mon ami, Maurice Gourdon, 
s'arrachant à l'exploration des hauts pics pyrénéens, était 
venu mejoindre à Toulouse. En mettant le pied sur notre 
navire , nous fûmes agréablement surpris d'y rencontrer 
M. Chaplain Duparc et le D r Hamy; nous étions ainsi 
quatre Français nous rendant au Congrès par la voie de 
mer. 

Je ne ferai point le récit détaillé de notre magnifiqu e 
traversée. A plus tard, les impressions du touriste. Pour 
le moment, mon intention est de ne parler que des Musées 
des villes du Nord , et de donner, autant qu'il est en mon 
pouvoir, une idée de leurs richesses scientifiques et de leur 
intelligente et magnifique installation. 

Dès notre arrivée à Christiania, il nous fut vite donné 
de reconnaître que nous étions chez un peuple essentielle- 
ment hospitalier et ami des Français. Nous ne cessâmes d'y 
rencontrer les témoignages de la plus vive sympathie; 

4 7 



- 250 — 

et, bien que les Musées fussent fermés, à cette époque de 
vacances , nous avons pu tout visiter dans les plus grands 
détails. 

Christiania est admirablement bâtie en amphithéâtre au 
fond d'un fîord qui n'a pas moins de quinze lieues de pro- 
fondeur sur huit ou dix de large. Elle est plus renommée 
par l'éclat de la nature en ce lieu ses environs ravissants 
que par la grandeur et la beauté de ses monuments. 

Les établissements scientifiques méritent une sérieuse 
attention; le principal est le Muséum, qui renferme le 
Musée des antiquités du Nord (Den Oldnordiske). 

Nous admirons une collection très-remarquable , de 
6,700 objets de l'âge de la pierre et de l'âge du bronze 
trouvés en Norwège. Les objets de pierre, en général, 
sont assez rares en Norwège; cependant, le Muséum pos- 
sède de splendides séries, tels que pointes de flèches en 
silex, lances de toutes formes finement taillées, grattoirs, 
scies, haches taillées et polies, mesurant depuis 5 cent, 
jusqu'à 60 et 80 cent., perçoirs, coins, polissoirs, haches 
perforées dont le type est particulier à ces régions. 

Les armes des peuplades actuelles de Laponie et du 
Groenland sont placées à côté des objets préhistoriques 
recueillis dans les fouilles. 

Comparés aux Musées de Stockholm et de Copenhague , 
le Musée de Christiania est pauvre en objets de pierre et 
de bronze, mais cest bien le plus riche et le plus complet 
pour les objets de l'âge du fer et du moyen-âge. Depuis 
les parures les plus ordinaires comme les plus riches, les 
couronnes de fiancées particulières au pays, jusqu'aux ar- 
mures de tous les âges, rien ne manque dans les vastes 
salles du Den Oldnordiske. 

A l'entrée des salles zootomiques et physiologiques, nous 
avons remarqué le squelette d'une baleine dont le crâne 
et les côtes offrent un intérêt tout particulier. Des stries, 
répétées par séries , longues de 2 à * centimètres , sont 
imprimées sur les gros ossements et sont le résultat de 



- 254 - 

raclures et d'entailles produites par le couteau de pierre 
du Lapon qui a enlevé les chairs encore fraîches. 

Ces stries, quelquefois fines, d'autrefois profondes, sont 
exactement semblables à celles que nous observons sur 
certains ossements d'animaux fossiles des cavernes, et dans 
les kjœkkenmœddings ou débris de cuisine du Danemark où 
on rencontre en quantité de grands éclats de silex tran- 
chants et recourbés. Il n'est pas douteux pour plusieurs 
savants que ce ne soient dos instruments destinés, selon 
toute probabilité à racler des ossements d'animaux et de 
poissons. Du reste , cette méthode d'enlever les chairs est 
encore usitée chez les Lapons et chez les Esquimaux. 

Une quantité d'objets trouvés dans les kjœkkenmœd- 
dings sont renfermés et classés avec soin dans des vitrines. 
Sous ce nom , on désigne des entassements de débris de 
cuisine laissés par les tribus préhistoriques et devenus 
insensiblement de vrais monticules à mesure que les débris 
s'amoncelaient. Les côtes du Danemark en sont couvertes. 
Ce sont des amas d'ossements d'animaux disparus, de co- 
quillages , de poissons , de poteries brisées et d'outils de 
silex grossièrement taillés. Plusieurs de ces dépôts attei- 
gnent d'énormes dimensions; l'un d'eux n'a pas moins 
de 300 mètres de long sur 25 de large. 

MM. Forckhammer , Steenstrup et Worsase ont éludié 
les kjokkenmoœddings et recueilli des milliers d'ossements 
et d'objets déposés dans les vitrines du Musée de Copen- 
hague. 

M. Steenstrup, le premier, a démontré que ces dépôts 
étaient l'œuvre de l'homme : les quatre espèces de mollus- 
ques que l'on y retrouve ne vivent pas ensemble, ni dans 
les mêmes conditions ; bien plus, on ne les rencontre dans 
ces dépôts que complètement adultes. 11 est admis que 
l'homme seul a pu les y apporter de différents points. 

Le cabinet de Minéralogie renferme tous les minéraux 
connus en Norwège ; la dimension des échantillons e^t plus 
qu'ordinaire, la plupart sont de véritables blocs. 



- 252 — 

Le cabinet zoologique est principalement remarquable 
par ses collections. 

Le cabinet d'Anthropologie renferme des séries très- 
complètes de crânes Scandinaves, anciens et récents, et 
des crânes de nègres et d'Océaniens. 

Le Muséum de Christiania est divisé : 4° en vastes salles 
destinées aux collections; 2° en salles de démonstrations pour 
le public et les élèves. 

Dans les jardins qui entourent le Muséum , nous avons 
remarqué un magnifique dolmen, ainsi qu'une ferme Lapo- 
naise. Cette habitation est toute primitive : c'est une sorte 
de tente construite en troncs d'arbres, recouverte de peaux 
de rennes et de mousses , et ouverte au sommet pour lais- 
ser passer la fumée. 

A côté de ce Lappegamme se trouve un magasin et un 
hjeld ou appareil pour sécher les poissons. Un compa- 
gnon de traversée, intrépide navigateur et explorateur des 
régions arctiques, nous faisait les honneurs de ce musée ; 
il voulut bien répondre à nos questions et nous donner 
des renseignements curieux sur ces populations primitives. 

Les Lapons, me disait-il , sont considérés comme les 
plus anciens habitants de la Scandinavie. Chassés par les 
Normands des pays cultivés, ils ont continué une vie no- 
made dans des contrées que personne ne leur dispute. Les 
uns sont pêcheurs et habitent les côtes septentrionales de la 
Norwège, ainsi que les lacs ; les autres sont bergers et 
chasseurs et parcourent en tous sens les montagnes dont 
les lichens nourrissent leurs rennes. Ces parages sont situés 
entre les 65° et 71° de latitude. Pendant les trois mois d'été, 
le Lapon conduit son troupeau sur les hauts plateaux des 
montagnes pour les soustraire aux chaleur*; l'hiver, ils se 
rapprochent des habitations, où ils se réunissent par fa- 
milles pour lutter contre leurs ennemis mortels , les loups 
et les ours. 

Hiver comme été , la toilette du Lapon est bientôt 
faite; son corps, couvert de graisse de phoque, n'est jamais 



— 253 — 

mouillé par l'eau ; il se couche tout habillé sur un lit de 
mousse, au milieu de débris de cuisine qui jonchent le sol 
de sa hutte ; il ne connaît point le linge, ses vêtements 
en peau de renne sont cousus avec des tendons de cet 
animal , le plus souvent au moyen d'une aiguille ou per- 
çoir en os. Du reste, la fortune du Lapon est son troupeau 
qui le nourrit, l'habille et lui procure, par échange, l'eau- 
de-vie et le tabac, seuls objets de sa convoitise. 

Leur nourriture habituelle est le fromage de renne, dont 
j'ai souvent mangé pendant mon voyage; ce fromage res- 
semble à celui des Pyrénées fabriqué avec du lait de chèvre, 
le Lapon mange aussi, en guise de pain, du poisson salé 
séché au soleil. 

Une famille Laponne, pour subvenir à ses besoins ordi- 
naires, doit posséder au moins un troupeau de 200 rennes; 
les riches en ont 500 et 1000. 

L'hiver, ils marchent sur la neige ou la glace à l'aide 
de longs patins composés d'étroites planches relevées aux 
extrémités, longues de deux mètres et solidement fixées 
aux pieds. Un bon patineur peut faire facilement, avec ces 
étranges chaussures, 4 30 kil. en douze heures. 

La vie indépendante et paisible de ce peuple n'est pas 
sans charmes. Il aime son pays glacé qu'il ne peut quitter : 
habitué depuis l'enfance aux privations les plus dures, aux 
fatigues de toutes sortes, le Lapon souffre peu, son corps 
se fortifie par des exercices continuels et acquiert une vi- 
gueur extraordinaire malgré sa petite taille. 

J'ai examiné attentivement divers objets qui avaient ap- 
partenu aux Lapons et j'ai été vivement surpris de la res- 
semblance qui existe avec ceux recueillis dans nos grottes 
de l'âge du renne. Ce sont des poinçons, des perçoirs en 
bois et en os de renne, des aiguilles, pour coudre les 
peaux. La plupart se servent encore de l'arc, de la lance, 
et la pointe de leurs flèches est en os de renne ou de silex 
et identiquement semblables à celles provenant de grottes 
des Pyrénées. 



- 254 - 

Les Esquimaux et les Groënlandais ont des bâtons de 
commandement grossièrement sculptés , des colliers de 
dents d'ours perforées, de coquilles marines, et de grains 
d'ambre recueillis sur les bords de la mer. 

Le fer est rare chez eux; il provient des débris de 
navires naufragés. 

Quelle analogie frappante n'existe-t-il pas entre l'homme 
du renne actuel et l'homme du renne préhistorique. 

Arrivée en Suède. 

Le h août, à h h. du soir, nous quittons Christiania 
pour nous trouver le 7 à l'ouverture du Congrès. 

Nous étions douze français dans le même wagon, parmi 
lesquels M. Molard, M. le D r Hamy, M. Chaplain-Duparc, 
M. et M 118 Vallier, de Grenoble, M. Leras, M. Rétif., etc. 

La vapeur nous transporte ensuite dans un pays nouveau, 
pittoresque, accidenté, aux forêts de sapins qui s'étendent 
à l'infini entrecoupées seulement par des torrents impé- 
tueux, aux lacs parsemés d'îles verdoyantes. 

Le train s'arrête à Kongsvinger , où nous dûmes passer 
la nuit pour repartir le lendemain matin à 6 h. A mesure 
qu'on s'avance vers la Suède, l'aspect du sol change , ainsi 
que la végétation. La route longe quelque temps le Glom- 
men, fleuve impétueux aux eaux rapides , tombant en cas- 
cades au milieu des rochers, quelquefois très-large, d'au- 
trefois resserré par des rochers escarpés. Nous longeons le 
lac Wenern, le plus grand de la Suède , nous voici à Carls- 
tad . , puis à Kristinehamn. A Halsberg, nous traversons 
un pont haut de 2,200 pieds; de ce point culminant, on 
aperçoit le grand lac Iïjelmarem , qui se réunit au lac 
Mélarn ; enfin, après avoir parcouru encore quelques sta- 
tions, nous arrivons à Stockholm. Nous sommes reçus à la 
gare par M. Landgberg , secrétaire du Congrès. Grâce à 
son aimable diligence, une demi-heure après, nous étions 
installés dans le Grand -Hôtel. 



- 255 - 

Muséum de Stockholm. 

Le Muséum, grand Musée National, est situé sur le quai, 
en face du Palais royal \ il est entouré d'eau de trois 
côtés. Commencé en 4850, il a été terminé en 1863. La 
façade principale, devant laquelle se trouve un portique 
de marbre verdâtre de Suède, se distingue par quelques 
ornements, des bas-reliefs et les statues de quelques grands 
hommes, tels que : Fogelberg', Linné , Teguer, Walin et 
Berzélius. 

Voici dans quel ordre on a disposé les trésors considéra- 
bles rassemblés dans ce monument : au rez-de-chaussée , 
le musée historique et les cabinets de numismatique; au 
1 er étage, les collections d'estampes et de gravures an- 
ciennes et récentes avec originaux ; les galeries de sculp- 
ture ancienne et moderne; au 2 e étage, les galeries de 
peinture, et une collection remarquable de costumes histo- 
riques. 

Les premières salles du rez-de-chaussée renferment les 
objets de V âge de la pierre, rangés dans des vitrines d'après 
les types et la région où ils ont été trouvés. Tous les objets 
trouvés pour la plupart en Scanie et en Vestrogothie, ont 
appartenu à des peuplades principalement agricoles. Les 
collections sont rangées de manière à ce que Ton puisse 
voir les rapports qui existent entre les différents types, 
et la manière dont ils ont été travaillés. 

Les salles consacrées à l'âge de pierre ne contiennent 
pas moins de 35,000 pièces , se rapportant toutes à la 
période de la pierre polie : on remarque principalement 
des percutteurs, des ciseaux polis avec lesquels les instru- 
ments de pierre ont été travaillés, des éclats retouchés, pas- 
sant par tous les divers degrés de perfectionnement, depuis 
la simple ébauche jusqu'à l'objet fini. 

Les vestibules sont encombrés de grands polissoirs sur 
lesquels s'aiguisaient les haches principalement. Les séries 
des pointes de lance et de flèche sont admirables. 



- 256 — 

Les salles suivantes ou Galeries du Nord, renferment 
des objets de bronze et de fer. Les objets de Y âge du 
bronze appartiennent à deux périodes différentes : la plus 
ancienne , celle où Ton enterrait les morts ; la seconde , 
celle où Ton recourait à la crémation. 

Les objets, parures ou armes de la première période, 
sont généralement somptueux , tandis que ceux de la se- 
conde, sont presque dénués de tout ornement. Les métaux 
ont dû être importés, on ne connaissait alors que le bronze 
et For dont on faisait les parures. 

Vâge du fer est partagé en trois époques distinctes. Je 
ne parlerai pas de la quantité d'armes de toute espèce, 
d'ornements et de bijoux, depuis les plus vulgaires jus- 
qu'aux objets ayant appartenu à des rois ou chefs; ceux-ci 
sont en or massif. 

La grande salle du moyen- âge, comme son titre l'in- 
dique , contient des collections de ce temps , tels que : 
vêtements liturgiques, armes, cachets, manuscrits; une 
série de parures des xn e et xv c siècles. Il y a aussi dans 
cette salle des reliefs en pierre de Gotland, qui datent du 
temps du paganisme. 

Je ne ferai pas une description du magnifique cabi- 
net de médailles , de la collection d'estampes qui compte 
70,000 dessins originaux ; des galeries de sculpture et de 
tableaux. 

Académie des Sciences et Musée d'Histoire Naturelle. 

Parmi les établissements scientifiques que possède la 
Scandinavie, il faut citer Y Académie des Sciences, fondée le 
2 juin 1799. Elle compte 175 membres, dont 100 Suédois- 
Norvégiens, et 75 étrangers, divisés en 9 classes. Elle 
publie des mémoires , et consacre des sommes considéra- 
oies soit à des voyages et à des recherches scientifiques, 
soit à des bourses et à des. prix. 

L'édifice , qui est un des plus grands de Stockholm , 



— 257 - 

contient ; la Salle des séances, Y Amphithéâtre , pouvant 
contenir 700 personnes environ ; un cabinet de physique 
très-complet; la Bibliothèque, renfermant environ 40,000 
volumes; enfin, V Institut météorologique de l'Etat, fondé 
en 1873. 

L'Académie des Sciences administre le Musée d'Histoire 
naturelle, qui appartient à l'Etat. Il possède de très-riches 
collections rapportées de sept expéditions aux régions arc- 
tiques, et exécutées de 1858 à 1873, soit aux frais de 
l'Etat, soit à l'aide de subventions offertes par les amis 
des sciences. 

Le Musée comprend quatre divisions : celles de Zoolo- 
gie, de Paléontologie, de Botanique et de Minéralogie. 
Dans les galeries de Zoologie, la faune du Nord est sur- 
tout admirablement bien représentée. Que de richesses ! 
notamment parmi les poissons , les crustacés, les mollus- 
ques et les zoophytes , péchés à de grandes profondeurs 
dans les mers du Groenland et du Spitzberg, et étudiés 
avec tant de soin par M. Lovén. 

Les collections de Botanique sont divisées en deux par- 
ties : la botanique économique appliquée aux arts et 
métiers, et les herbiers, qui renferment environ 60,000 
espèces classées. 

On conserve encore l'herbier de Linné fils, avec 
notes de Linné père. 

Le cabinet de Minéralogie, un des plus importants de 
l'Europe , est très-riche en minéraux rares de la Suède ; 
il contient une quantité de météorites, parmi lesquels nous 
citerons ceux tombés en 1869 dans la Hesse, et surtout un 
bloc de fer météorique pesant 21,000 kilogrammes- Ce 
météorite, le plus grand connu jusqu'à présent, fut décou- 
vert et rapporté par le savant professeur Nordenshiold, du 
Groenland. Cet illustre minéralogiste est allé cinq fois au 
Groenland et au Spitzberg, et a dépassé le 82 e degré de 
latitude. M. Nordenshiold nous a montré lui-même les 
collections si précieuses qu'il a rapportées de ses longs 



— 258 - 

voyages dans les régions polaires, des séries de fossiles 
des terrains anciens, des plantes miocènes qui rappellent 
une flore tropicale. 

Musée Ethnographique. 

Depuis quelques années, il s'est produit chez la plupart 
des peuples de l'Europe un progrès remarquable dans 
l'étude des sciences géographiques, rendue plus facile par 
l'emploi d'objets dus soit à l'art, soit à la nature, et qui, 
en frappant vivement les sens, fixent profondément dans 
l'esprit le souvenir des diverses contrées ; ce sont des cartes 
en relief, des collections de costumes, d'instruments, d'ar- 
mes, des modèles d'habitation, destinés à donner une idée 
des mœurs et de la civilisation de chaque peuple. Parmi 
tous les Musées ethnographiques de l'Europe, celui de 
Copenhague tient le premier rang; il pourrait recevoir le 
nom de Musée géographique tant il offre de variétés dans 
les objets destinés à faire connaître les quatre parties du 
monde. 

Le Musée ethnographique de Stockholm , de création 
récente, ne possède que des objets du Nord de la Scandi- 
navie et de la Laponie principalement. 

Toutes les variétés du type boréal sont représentées de 
grandeur naturelle, avec leurs vêtements de fourrures et 
de'cuirs grossièrement cousus, et leurs armes primitives. 

En entrant dans la salle de la Laponie, on se croirait 
transporté subitement sur ces rivages glacés et on assiste 
à une scène émouvante. Une famille laponne, dans sa hutte 
de peau de phoque, prépare les aliments d'un souper : 
le sol est couvert d'une épaisse couche de neige; un chien 
noir, semblable à un loup, veille près du campement ; à 
quelques pas un traîneau attelé avec des rennes, va trans- 
porter bien loin un chasseur muni de lances et de flèches ; 
doux Lapons , munis de longs patins plats et recourbés 
s'apprêtent à suivre la chasse. Enfin, contre la hutte, sont 



- 259 — 

suspendues les dépouilles de chasses : peaux d'ours, de 
renard blanc, de phoques ; un long canot en peau de pho- 
que, avec des engins de pêche est étendu près de la hutte. 

Dans les autres salles, le visiteur se trouve au milieu 
d'un monde étrange de figures de cire, de grandeur natu- 
relle, qui sont pour la plupart l'œuvre d'artistes distin- 
gués. — On nous introduit ainsi dans l'intérieur dune 
ferme de la Dalécarlie et nous assistons à la cérémonie 
des fiançailles : les futurs époux sont parés de leurs cos- 
tumes de noce et de parures éclatantes , dont l'argent et 
l'ambre forment la matière première et qui sont spéciales à 
cette province. Plusieurs autres salles représentent d'une 
manière saisissante différentes scènes de la vie privée. Enfin, 
viennent les collections d'ustensiles, de vêtements, de paru- 
res, d'armes, de fourrures et d'animaux de ces régions gla- 
cées, que le soleil n'éclaire que six mois de l'année, ou le 
thermomètre descend jusqu'à — 40° et où cependant 
l'homme vit et s'attache à cette terre ingrate et glacée qui 
lui refuse toute production. 

Il serait superflu de faire remarquer l'utilité et l'impor- 
tance de semblables établissements scientifiques. Non- 
seulement les élèves des collèges y trouvent de précieux 
enseignements et des commentaires lumineux de leur 
leçons de géographie, mais aussi les hommes instruits et 
les savants étrangers peuvent faire , des collections qui y 
sont renfermées, un sujet fécond d'observations. 

Instruction et Enseignement en Suède. 

Après avoir cherché à donner une faible idée de l'or- 
ganisation des Musées de Stockholm et des principaux 
établissements scientifiques, ajoutons quelques détails sur 
l'état de l'instruction en Suède. 

Parmi les Etats de l'Europe, la Suède occupe le premier 
rang au point de vue de l'instruction. Elle est, dans ce pays, 
obligatoire. Mais deux circonstances en rendent la propa- 



— 260 - 

gation très-difficile : la grande étendue du pays et la dis- 
sémination de la population. On a dû créer un grand nombre 
d'écoles, et on a fondé, en outre, des écoles ambulantes dont 
les professeurs se transportent dans les régions les plus 
éloignées (jusqu'en Laponie) pour tenir pendant la belle sai- 
son des sessions d'enseignement. Outre ces deux genres d'é- 
coles populaires, on a commencé, en 1 853, a créer des écoles 
primaires où l'on n'enseigne que les premiers éléments. 

En 1858, furent fondées les Ecoles populaires supérieures, 
dont le but est de procurer aux enfants des classes ouvriè- 
res, qui se sont fait remarquer par leur aptitude, l'occasion 
de développer les connaissances qu'ils ont acquises dans 
les écoles élémentaires. 

En 1871, il y avait en Suède 3,685 écoles populaires, 
dont 2,540 ayant un siège fixe et 1,145 ambulantes, 
3,833 petites écoles et 10 écoles supérieures. —Total, 
7,528 écoles. En mettant ce chiffre en rapport avec celui 
de la population de la même année qui s'élevait à 4,204,1 77, 
on aura une école par 550 habitants. Généralement les 
enfants commencent à fréquenter l'école à sept ans et la 
quittent à quatorze. La loi prescrit l'âge de neuf ans. 

La direction et la surveillance des écoles appartient à 
un conseil scolaire, composé du pasteur et de quatre mem- 
bres choisis dans chaque paroisse. Le premier de tous les 
devoirs de ce conseil est de veiller à ce que tous les enfants 
ayant l'âge de fréquenter l'école reçoivent l'instruction pres- 
crite par la loi. Le Gouvernement nomme 49 inspecteurs. 

Une commission est chargée du soin des pauvres et 
vient en aide aux parents dont les ressources ne suffisent 
pas à l'entretien des enfants. Si les parents se refusent 
obstinément à envoyer leurs enfants à l'école, ceux-ci sont 
placés dans un autre établissement d'instruction et les 
parents forcés de payer la pension. 

En 1871, d'après les derniers recensements, le nombre 
des enfants qui fréquentaient les écoles était de 576,610, 
c'est-à-dire 81 0/0. 



- 261 — 

Dans les écoles réaies et techniques il y avait 8,856 en- 
fants; dans les écoles privées, 26,175, et enfin 81,737 
enfants reçoivent l'instruction chez eux. 

Le total des enfants recevant l'instruction était donc de 
693,478, c'est-à-dire 97 pour cent. 

Voici comment est organisé le professorat des écoles : 

Les maîtres des écoles populaires supérieures doivent 
avoir fait leurs études dans une Université : ceux des éco- 
les primaires doivent avoir fait leurs cours de séminaire, 
et ceux des petites écoles doivent être munis d'un certificat 
d'aptitude délivré par le pasteur. 

Le nombre des Instituts où se forment les maîtres et les 
maîtresses des écoles populaires est de neuf, dont deux 
pour les filles. L'instruction est gratuite dans toutes les 
écoles de l'Etat, qui contribue, pour 45,000 rixdalers, 
à la subsistance des élèves pauvres. 

Après les écoles populaires, viennent ensuite les écoles 
élémentaires ou réaies. L'enseignement a un double carac- 
tère : il est classique pour ceux qui veulent apprendre les 
langues mortes ; spécial ou professionnel pour ceux qui 
ne voulant pas suivre les cours des Universités, préfèrent 
l'étude des langues modernes et des sciences physiques et 
naturelles. Le but de ces écoles est de donner une ins- 
truction plus complète que celle des écoles populaires et 
de mettre les élèves en mesure de poursuivre leurs études 
dans les universités ou dans les écoles techniques. La 
durée du cours scolaire est de 9 ans. Ces écoles élémen- 
taires, construites aux frais de l'Etat, sont admirablement 
aménagées, tout y respire le confort, et les lois de l'hy- 
gienne ont été partout observées avec le soin le plus scru- 
puleux. Chacune d'elles renferme une bibliothèque remar- 
quable par le choix et le nombre des ouvrages. Celle de 
l'école de Linkoping compte à elle seule 40,000 volumes, 
1,500 manuscrits et 500 lettres sur parchemin. 

Les écoles élémentaires dont j'ai parlé jusqu'à présent 
sont affectées à l'enseignement des garçons j pour les jeu- 



- 262 - 

nés filles, il n'y a que deux établissements supérieurs : 
l'Ecole normale et le Séminaire des institutrices. Dans ce 
dernier, l'instruction est gratuite, tandis qu'à l'Ecole nor- 
male il n'y a qu'un nombre limité d'élèves admises gra- 
tuitement. Pour que le niveau de l'enseignement des filles 
soit le même que celui des garçons, quatre nouvelles écoles 
ont été fondées récemment. 

Les Universités en Suède sont au nombre de deux : celle 
d'Upsal, fondée en 1477, et celle de Lund, en 1668. Cha- 
cune d'elles renferme quatre facultés : de théologie, de 
droit, de médecine et de philosophie. L'instruction est 
gratuite et libre, de manière que l'étudiant qui doit avoir 
subi l'examen de sortie de l'Ecole supérieure, fréquente 
les cours qu'il veut. Il y a trois sortes d'examens et de 
grades dans l'Université : ceux de candidat, de licencié et 
de docteur. Les femmes peuvent subir ces examens. Aux 
Universités sont attachés des professeurs spéciaux , des 
adjoints, et des professeurs agrégés. Ces derniers n'ont 
aucun appointement. 

En Norwège , l'instruction est obligatoire comme en 
Suède. 

Tel est, en résumé, l'organisation de l'instruction en 
Suède. 

Les études archéologiques dans les Etats Scandinaves. 

Il faut visiter les musées de Christiania, de Stockholm et 
de Copenhague, pour comprendre avec quelle activité, 
avec quel élan la nation Scandinave et Danoise s'est por- 
tée aux études archéologiques. 

Il suffit de citer les noms des sociétés archéologiques de 
la Suède pour voir que ce peuple intelligent entre en pre- 
mière ligne dans le courant des idées scientifiques moder- 
nes. 

La plus ancienne des sociétés d'archéologie suédoise 
est celle de Néricie, qui a son siège à Orebro et qui fut 



- 263 — 

fondée le 7 juin 1856, Pendant ses dix-huit ans d'exis- 
tence, la Société a formé des collections, écrit l'histoire 
de sa province en même temps que celle d'une quantité de 
monuments remarquables. 

L'exemple donné par la Société de Nérici fut bientôt 
suivi, et l'on vit des sociétés archéologiques se former 
successivement. 

Le Iodée. 1859, la Société archéologique de Helsin- 
gland qui s'est attachée spécialement à dresser des cartes 
archéologiques. 

Le 16 mai 1860 se constituait, à Strengnas, la Société 
archéologique de Sudermanie, qui avait pour but la sur- 
veillance incessante, la conservation et la restauration des 
monuments de la province. 

Le 9 mai 1862, la Société archéologique de Gestrihland, 
dont le siège est à Gelfe et subventionnée par l'Académie 
des Inscriptions et Belles-Lettres, pour la création de col- 
lections locales et publications d'ouvrages divers. 

En 1862, à Fahluns, la Société archéologique deDalé- 
carlie, affiliée et subventionnée par l'Académie pour faire 
des explorations dans les régions inconnues ; elle compte 
222 membres. 

Le 14 février 1863, la Société d'histoire naturelle et 
d'archéologie de Vermland, créée à Karlstad dans le but 
de consacrer ses recherches aux antiquités préhistoriques 
de sa province. 

En un mot, toutes les provinces suédoises ont leur société 
locale, dépendantes de Y Académie et de la Société ^archéo- 
logie suédoise établie dans la capitale et en communication 
constante avec les sociétés provinciales. Ces dernières 
reçoivent de l'Etat tous les documents nécessaires et des 
subventions pour se livrer à de nouvelles explorations. 
Cette Société centrale compte 700 membres et on y voit 
figurer des savants de tous les pays : habile et puissante 
organisation, qui a ouvert la voie la plus large dans le 



- 264 - 

chemin de la civilisation à un peuple peu connu et si digne 
de l'être. 

Si les recherches archéologiques sont pour les Scandina- 
ves l'objet d'études patientes, de labeurs incessants, ils ne 
négligent point les explorations géologiques. 

Elles furent, commencées par la Diète en 1855. A l'heure 
actuelle , sous l'habile direction du professeur Axel. Erd~ 
mann, plus de 400 milles carrés de Suède (830 milles 
géographiques) ont été explorés et cartographiés; en outre, 
une foule d'explorations géologiques générales ont été 
faites dans les autres parties du pays. Il a été publié jus- 
qu'à présent 53 cartes avec descriptions ; chaque carte 
comprend une superficie d'environ 6 milles carrés (12, 45 
milles géogr. carrés). 

Les explorations du lever géologique de la Suède se 
continuent sans interruption; plusieurs travaux remar- 
quables ont déjà paru, parmi lesquels il suffit de mention- 
ner : une Carte générale de l'extension de l'argile glaciaire 
dans la partie méridionale de la Suède, par Axel. Erdmann ; 
— l'Exposé des formations quaternaires de la Suède, id.-, 
Texte et Atlas de 14 cartes ; — Description de la formation 
carbonifère de la Scanie, Edouard Erdmann, avec cartes 
géologiques. 

Le Lever possèle à Stockholm un Musée géologique fort 
important avec collections géologiques etpaléontologiques ; 
en outre, une bibliothèque, plusieurs salles de travail et un 
laboratoire de chimie. 

D'après les dernières découvertes des savants Suédois, 
au point de vue des âges préhistoriques dans le nord de la 
Norwège, au-delà du 85 e degré, on ne découvre plus d'ins- 
truments de silex. L'âge de la pierre se montre sous deux 
aspects très-différents , d'après les études savantes de 
M. Lorange, directeur du musée d'archéologie de Bergen. 
La région sud-est est caractérisée par des objets de silex 
semblables à ceux qui ont été trouvés en Suède et en 
Danemark : c'est Y âge de la pierre Scandinave. 



- 265 - 

Dans la région septentrionale de la Suède, en Fin- 
lande, les objets sont de schiste dur, roche que l'on ren- 
contre dans la contrée, ce qui prouve que les indigènes 
utilisaient le plus possible les éléments qu'ils avaient sous 
la main. C'est ce que l'on a appelé Y âge de la fi erre arctique, 
Ces divers objets n'ont aucune ressemblance avec l'âge de 
pierre de la Scandinavie méridionale. 

Pour ce qui regarde les Musées de Suède et de Dane- 
marck , une sage prescription de la loi recommande aux 
paysans de conserver et de porter au musée de leur pro- 
vince les trouvailles qu'ils font en travaillant le sol. Leur 
valeur, qu'ils soient d'or , d'argent ou de bronze, est rem- 
boursée par le Directeur, et une gratification supplémen- 
taire est souvent accordée s'ils offrent quelque rareté. 
Les collections particulières étant peu multipliées, chacun 
est intéressé à se livrer à des recherches et à conserver 
pour les musées les objets qui peuvent offrir quelque inté- 
rêt au point de vue archéologique. 

Par ces moyens , les musées de Stockholm, et surtout 
celui de Copenhague , possèdent des collections d'une 
richesse et d'une rareté incomparables. 

CONGRÈS PRÉHISTORIQUE. 

Séances du Congrès. 

Après cet examen rapide sur les monuments consacrés 
dédiés aux sciences et aux arts et dont la Suède peut s'é- 
norgueillir à juste titre, il me reste à parler des séances 
du Congrès et des excursions. 

La salle où se tinrent les séances porte le nom de Riddarr- 
hus, c'est-à-dire palais des chevaliers. C'est là que se 
réunissait la chambre des seigneurs et nobles. Les murs 
de la grande salle sont décorés des armoiries de toutes 
les familles nobles de la Suède peintes sur des plaques de 
fer. 

18 



— 266 — 

Les membres du Congrès étaient au nombre de 500. Les 
Français et les Suédois formaient majorité, puis venaient les 
Allemands, les Belges, les Italiens et un petit nombre d'An- 
glais; mais toutes les nations du monde étaient représen- 
tées. Le Brésil, l'Espagne, le Portugal, les Etats-Unis, la 
Russie, la Finlande, l'Islande avaient envoyé leurs repré- 
sentants les plus autorisés. Les séances du Congrès se tin- 
rent en langue française. 

La première séance a été consacrée aux discours d'ou- 
verture et à la formation du bureau. En 1873, au Congrès 
préhistorique de Bruxelles, la présidence avait été offerte 
au prince Oscar, qui depuis a été appelé au trône de Suède 
par la mort de son frère. Au Congrès de Stockolm, en 1874, 
le roi, encore en deuil, a renoncé à la présidence et n'a 
voulu que le titre de protecteur de la session. On a nommé 
à sa place et par acclamation M. le comte Hamilton, descen- 
dant d'une des plus illustres familles de la Suède, membre 
de l'Académie des sciences, grand chancelier des universi- 
tés suédoises. Les autres membres du bureau ont été choi- 
sis parmi les archéologues et les anthropologistes les plus 
distingués de chaque nation. 

La France a eu sa large part : M. de Quatrefages a été élu 
un des vice-présidents ; MM. Cazalis de Fondouce et Chantre, 
secrétaires ; MM. Bertrand et Berthelot, membres du con- 
seil. 

M. Hans-Hildebrand, secrétaire-général, aunonce que 
la ville de Stockholm offre à tous les membres du Congrès 
une fête de nuit au jardin d'Hasselbacken. De la terrasse 
du pavillon mauresque, la vue s'étend sur le lac Mœlarn et 
la ville. Le panorama est splendide ! D'immenses forêts 
de sapins et des pics neigeux apparaissent à l'horizon , 
éclairés par le soleil couchant. A dix heures, il faisait en- 
core jour, car, à cette époque de l'année, le soleil disparaît 
fort tard à l'horizon. Un orchestre, caché dans des bos- 
quets, fusait entendre des airs suédois, doux et harmo • 
nieux. A onze heures, un somptueux banquet, composé de 



— 267 - 

mets du pays, était servi dans le pavillon mauresque du 
jardin. On fraternise le verre en main et les toasts se suc- 
cèdent à l'infini ; on boit au roi de Suède, à la France , à 
l'Union , à la Science , et chaque fois on doit vider son 
verre. Puis, le repas fini, le jardin, où nous sommes con- 
viés à nous rendre , nous offre le spectacle de la plus bril- 
lante illumination. 

De nombreux bateaux à vapeur nous ramènent , par le 
lac, à Stockholm. 

Le souvenir de l'accueil si cordial et si sympathique de 
nos hôtes restera toujours gravé dans le cœur de tous ceux 
qui ont eu la bonne fortune d'assister à cette fête de nuit. 

Les questions proposées aux discussions du Congrès 
étaient des plus intéressantes. Je ne signalerai que les 
plus importantes: 1° Quelle est la trace la plus ancienne 
de V existence de P homme dans les pays Scandinaves ? Les 
traces les plus anciennes de l'homme Scandinave sont en 
Scanie ; mais les deux âges de la pierre ne sont pas aussi 
distincts que dans les autres pays. Les premiers habitants 
paraissent être venus de l'Ouest, par le Jutland et la 
Zélande; mais comme la période glaciaire a duré plus long- 
temps en Scandinavie que dans le reste de l'Europe; il 
n'est point étonnant que l'on ne trouve dans cette région 
que de rares traces de l'homme primitif. On a trouvé par 
exemple, dans les dépôts glaciaires , une hutte avec osse- 
ments, qui pourrait faire croire à l'existence de lhomme 
avant cette période; mais les documents ne sont pas assez 
nombreux pour conclure. MM. Torell, Hildebrand et Desor 
ne peuvent encore croire à l'existence de l'homme glaciaire 
en Scandinavie. 

2° Comment se caractérise Vâge de la pierre polie en Suède ? 
Entre l'âge de la pierre taillée et celui de la pierre polie, 
il existe une transition dont on a pu retrouver des traces 
dans certains pays , notamment en Danemark, où cette 
période paraît avoir eu une durée plus longue que dans 
l'Europe occidentale. En Suède, d'après M. Montélius, c'est 



— 270 — 

Musées de Stockholm et de Copenhague, n'a occupé que 
peu de temps le Congrès, cette civilisation se rapprochant 
des temps historiques. 

Excursion a Upsal. 

Le 1 1 août, une excursion était réservée à Tan tique 
cité d'Upsal. A neuf heures, un train spécial nous condui- 
sait au tumulus de Frey qui venait d'être ouvert. Ce tumu- 
lus date du iv e siècle environ de notre ère , et quelque 
rapprochée que paraisse cette date, elle est préhistorique 
pour la Suède, dont l'histoire écrite ne date que du ix e ou 
x c siècle. Ce tumulus forme une colline de 25 mètres de 
haut, couvrant un tiers d'hectare environ. Une tranchée 
avait étc pratiquée et nous permettait d'étudier le mode 
de sépulture. Sur une couche d'argile dont a été revêtu le 
sol primitif, le corps devait être brûlé avec ses armes de 
guerre. On pouvait voir les restes incinérés du mort cou- 
vert de gros cailloux roulés, et les débris d'un piquet 
indiquant directement la place de la sépulture; puis l'ar- 
gile et le sable avaient été amoncelés tout autour du 
bûcher. Les trois grands tumuli qui environnent celui 
du Frey sont considérés comme des tombes royales. Les 
fouilles de ce dernier ont permis de recueillir des fragments 
de poterie, de camées, un morceau d'or gravé, des fils 
d'or fondus; tous ces objets ont été déposés au Musée de 
Stockholm. 

En quittant le tumulus, le train nous transporte dans 
l'ancienne résidence des rois de Suède, à Upsal, dont 
l'Université est la plus célèbre du Nord. 

Upsal. — Les étudiants, en casquette blanche, nous 
attendaient avec leurs bannières ; chaque province était 
représentée par sa section. Deshurras et des chants natio- 
naux se font entendre; les notables de la ville suivis de 
toute la population, quiétait venue nous recevoir à la gare, 
nous souhaitent la bienvenue. Nous nous rendons, au mi- 



— 271 - 

lieu de chants et d'acclamations indescriptibles, au Jardin 
Botanique. Là plusieurs tables couvertes des mets les plus 
recherchés du pays sont dressées tout autour du buste de 
Linné. Le parc, le vieux château sont décorés de drapeaux 
de la plupart des nations européennes ; les fleurs les plus 
variées s'épanouissent sur les tables ou se détachent en 
guirlandes dans les allées. On ne se croirait plus en 
Suède, mais bien à Versailles ou à Fontainebleau. 

Après ce banquet, nous nous empressons de visiter le 
Musée, qui renferme d'importantes collectons zoologiques 
et archéologiques. Nous admirons en passant la cathé- 
drale d'Upsal, qui date du XV e siècle , une des plus belles 
de la Suède , elle renferme le tombeau où repose Carolus 
Linné , Bolanicorum princeps. Près de la cathédrale, se 
trouve l'Université Carolina Rediviva , et la Bibliothèque 
de l'Académie, qui renferme environ 200,000 volumes et 
7,000 manuscrits anciens. Son plus précieux trésor est 
le Codex argenteus , traduction gothique des quatre Evan- 
giles par l'Evêque Ulfilas, né en 318 et mort en 378. Ce 
livre du iv e siècle est imprimé à la main , c'est un précieux 
échantillon non seulement de la langue mais aussi du mode 
de confection des manuscrits, pour imprimer à la main , 
en usage à cette époque. 

Nous traversons de nouveau la ville pour regagner notre 
train accompagnés par les étudiants et la population, qui 
formaient une haie sur notre passage. Le soir à 9 heures, 
nous étions de retour à Stockholm, en proie aux douces 
émotions que nous causait le souvenir de l'hospitalité si 
généreuse des habitants d'Upsal et des étudiants de son 
université. 

Excursion a Bjoerkoe. 

La seconde excursion était destinée à nous faire visiter 
l'île de Bjœrkœ et le château royal de Gripsholm. C'était 
en bateau à vapeur que l'excursion avait lieu. Nous nous 



- 272 - 

embarquons au Riddarholm sur trois vapeurs pavoises, 
car le souverain de cette nation laborieuse, intelligente, 
n'a point voulu régner seulement par droit de conquête et 
par droit de naissance; il a eu une plus noble ambition: il 
a uni aux fleurons de la couronne les lauriers de la science. 
Le roi , avec des notables de la ville et les membres du bureau; 
taisait partie de l'excursion. Il ne faut pas moins de 3 
heures de navigation pour arriver à l'île ; mais quel ravis- 
sant trajet ! rien de plus pittoresque que ces bords du lac 
Mœlarn, quelquefois taillés à pic ou bordés de forêts im- 
pénétrables ! Dans de petites anses s'élèvent des villages, 
des villas, des chalets gracieux, de riantes maisons de 
campagne perchées sur des rochers ou au milieu de verts 
pâturages où paissent de milliers de bestiaux. Tantôt le 
navire s'engage au milieu d'îles fertiles et verdoyantes 
couvertes de bouleau, ou bien à travers des îlots de forme 
conique aux rives inaccessibles et polies par le passage des 
anciens glaciers. Bientôt l'horizon s'élargit , et le lac, 
comme une vaste mer, s'étend à perte de vue. De temps 
en temps nous rencontrons de petits bateaux pêcheurs, ou 
les vapeurs qui font le service d'un village à l'autre. L'île 
de Bjœrkœ se montre à l'horizon ; des coups de canon 
saluent le bateau royal, et la population se presse pour 
nous recevoir. Nous abordons , et il faut passer sous une 
voûte de feuillage et d'arcs de triomphe, que les habitants 
de l'île ont élevés en l'honneur des membres du Congrès. 
Nous nous rendons sur l'emplacement d'une ville pré- 
historique où s'élevait, en 829, la puissante Birka. aujour- 
d'hui complètement disparue , et si grande , d'après la 
tradition, qu'elle pouvait fournir J5,0i!0 combattants. Il 
n'en reste plus que des débris, enfouis dans un vaste champ 
qui porte le nom de Terre-Noire. Des fouilles importantes 
ont été faites à l'intention du Congrès par M. Stolpe, aux 
frais de l'Etat. Les nombreuses découvertes d'ossements 
d'animaux de toute sorte lui ont permis de reconstituer la 
faune du pays, et à l'aide des débris d'objets divers, de 



- 273 - 

nous donner un aperçu sur les mœurs, l'industrie et le degré 
de civilisation des anciens habitants de l'île. C'est vers le 
xi e siècle que la ville fut entièrement détruite par des pira- 
tes de la Baltique. 

Un déjeuner champêtre nous attendait sur une colline 
près d'une grande croix de granité élevée à la mémoire 
d'Ausgarius, qui, le premier, prêcha le christianisme dans 
l'île. Le roi était au milieu de nous, se mêlant aux groupes, 
aux conversations. 

Après le déjeuner, nous quittons l'île de Bjœrkœ au 
milieu des hurras de la foule , et nos bateaux repren- 
nent leur marche sur le lac à travers les îles et les rochers. 
Quelques heures après , nous abordions à la petite ville 
de Mariefred, peuplée de 749 habitants , près de laquelle 
est le célèbre château de Gripsholm, construit au xiv e siè- 
cle. Cette vieille prison d'Etat est riche en souvenirs his- 
toriques et en légendes lugubres. On nous fit visiter le 
cachot du roi Eric XIV, de l'archevêque Angermanus, 
l'appartement de Gustave Wasa, qui avait fait de ce château 
sa résidence favorite. Cet édifice qui, par sa première des- 
tination, nous rappelait notre Bastille, a été heureusement 
transformé en un musée de tableaux historiques renfermant 
plus de 2,000 portraits. 

En Suède, on ne peut faire un pas sans boire ou man- 
ger. L'hospitalité suédoise nous avait habitués à trouver 
à toutes les haltes d'excellents repas auxquels nous étions 
conviés. Il fallut nous mettre à table sous les grands ar- 
bres d'un parc séculaire baigné par le lac. Au coucher du 
soleil nous remontions en bateau ; les maisons de campa- 
gne saluaient notre passage par des vivats, des coups de 
canon, des feux d'artifice. Les côtes étaient illuminées par 
mille flammes de bengale \ ces paisibles populations des 
campagnes voulaient aussi exprimer leur sympathie aux 
membres du Congrès. 



— 274 - 

Fin du Congrès et départ du Stockholm. 

Le 15 août, le Congrès terminait ses travaux. 

Le soir. S. M. Oscar II nous donnait une fête splendide 
au château royal de Drottmingholm bâti sur Lofon, l'une 
des 1300 îles du lacMœlarn. Toutes les notabilités suédoi- 
ses s'étaient donné rendez- vous dans les salons royaux. 
Les dames suédoises y figuraient en grand nombre et dans 
de ravissantes toilettes. A 8 heures, le roi, la reine, la 
reine-mère, les dames d'honneur et la suite de S. M. 
font leur entrée. Le roi parcourt les divers salons, trou- 
vant un mot aimable pour chacun de ses hôtes. A la 
fin de la soirée on servit un magnifique souper : des 
toast nombreux furent portés ; Sa Majesté y répondit par 
un discours fort remarqué et très-applaudi : « La Suède, 
dit-il, était fière de voir tant d'illustres étrangers choisir 
sa capitale pour lieu de réunion ; elle était en civilisation 
sœur cadette des grandes nations européennes, mais tous 
ses efforts tendent à mériter l'estime et l'amitié de # ses 
sœurs aînées. » 

Très- affable, parlant plusieurs langues avec une pureté 
remarquable, le petit-fils de Bernadotte est un prince let- 
tré, d'une profonde érudition. 

Notre retour à Stockholm a été un sujet d'ovations con- 
tinuelles. Un spectacle féerique impossible à décrire nous 
attendait : de Drottningholm à la ville, toutes les îles du 
Mœlarn, et les côtes, qui sont garnies de villas délicieuses, 
étaient splendidement illuminées ; chaque bateau à vapeur 
qui passait était accueilli par des salves d'artillerie , au 
milieu des feux de bengale, des gerbes de fusées, et de 
frénétiques hurras, auxquels nous répondions de notre 
mieux. 

Le lac était traversé en tous sens par une flotille de 
gondoles éclairées par des lanternes vénitiennes. 

Rien de plus fantastique que ces clartés éblouissantes 



- 275 - 

succédant sans relâche aux ténèbres de la nuit. Sur le pont 
des bateaux, se faisaient entendre les fanfares des régi- 
ments suédois Des rafraîchissements propres à ce pays 
circulaient partout en abondance. Bientôt la ville de Stock- 
holm apparut dans le fond du lac. 

Nous étions tous vivement émus de l'hospitalité pleine 
de cœur que nous avons trouvée auprès de cette noble 
nation suédoise. 

Ce ne sera point une des missions les moins utiles du 
Congrès que d'avoir appelé l'attention sur ce beau pays, 
où l'on se montre si sympathique à la France, et qui ne 
le cède à aucune autre contrée de l'Europe en lumières et 
en civilisation. 

Ce n'est pas sans éprouver un sentiment de regret que 
je quittai cette terre hospitalière, et je ne puis assez admi- 
rer ce peuple qui, au milieu des luttes les plus sanglantes, 
est néanmoins resté fidèle au culte des lettres, des sciences 
et des arts. 



Séance du 16 Juin. 

Présidence de M. Marquet (Suite). 

Sont admis en qualité; de membres correspondants M. Duhamel, 
villa Montfleury, près P<ui (Basses-Pyrénées), présenté par MM. 
Garrigou et Gazeaave de Laroche; M. le Docteur de Cours, rue 
Saint-Sulpice. 2 à Paris, présenté par MM. Deîisle et G. de 
Ma la fosse. 

Le président annonce une présentation 

M. Marquet donne lecture de la note suivante : 

Les forêts de la Massanne, (1) dans les montagnes des 
Albères, sont situées au Sud-Ouest de Collioure, à une 

(1; La commune d'Argelès- sur-Mer fait exploiter ces belles forêts par 
coupes réglées. Le défaut de communications ne permettant pas le trans- 
port des hêtres, on en fait du charbon sur place-, leshesliaux, livrés h 
eux-mêmes , broutent ensuite les jeunes pousses , de telle sorte qu'à une 
époque plus ou moins éloignée, toute la terre végétale sera entraîné'' 
vers la mer. 



— 276 - 

altitude d'environ 800 mètres \ elles renferment des riches- 
ses entomologiques tout-à-fait spéciales. M. de Saulcy les 
a explorées, croyons-nous, pour la première fois, il y a 
une dizaine d'années ; il y découvrit quelques espèces 
remarquables. 

En 1867, Messieurs Mayet et nous, avions tenté d'exé- 
cuter le projet d'une excursion dans cette contrée, mais un 
orage nous arrêta malheureusement à moitié route et nous 
força de rentrera Gollioure. 

Depuis cette époque, l'ascension de la Massanne a été 
faite plusieurs fois par les frères Mayet, par M. Doumet et 
par un entomologiste lyonnais ; chacune de ces excursions 
a produit de très-bons résultats et a fait découvrir plusieurs 
espèces hypogées ou aveugles. 

Au mois de mai dernier, nous avons, en compagnie de 
Messieurs Valéry et Benjamin Mayet, ainsi que de notre con- 
frère M. Doumet, exploré de nouveau cette intéressante 
contrée. Partis de Gollioure dans la. matinée du 17, accom- 
pagnés d'un muletier chargé de nos bagages de chasse, 
d'une tente de campement et de vivres pour trois jours, 
nous nous sommes dirigés vers le chemin de Consolation en 
longeant le ruisseau de ce nom ; après un trajet de 300 
mètres, nous traversons le ruisseau sur un petit pont rus- 
tique -, le chemin est très-escarpé en cet endroit ; nous y 
recueillons dans les crottins de chèvre quelques rares 
Aphodius parallelus Muls, et Trogophlœus memnonius Erichs. 
Arrivés au sommet, on redescend, par un chemin, en forme 
de lacets, vers le Mas Raimbaut, situé sur la rive gauche 
du ruisseau de Valbonne] c'est là, que d'habitude, les tou- 
ristes font halte pour se réconforter. 

Après un frugal déjeuner, nous explorons les fleurs des 
Cistes dont les coteaux voisins sont recouverts; ces plan- 
tes recèlent beaucoup d'espèces, nous citerons les sui- 
vantes : 



— 277 — 



Malthodes brewcollis, Payk. 

— marginatus, Latr. 

— chelifer, Kiesw. 
Attalus amictus, Erichs. 

— lobatus, Oliv. 
Helops pyrenœus, Muls. 
Mordellistena subtruncata, Muls. 
Anaspis ruficollis, Fabr. 

— subtestacea, Sleph. 

— maculata, Geoffr. 
Silaria latiuscula, Muls. 

— bicolor, Forst. 
Bruchus cisti, Fabr. 

— debilis, Gyll. 

— faveolatus, Gyll. 
Brachyderes pubescens, Bohm. 
Apion tubiferum, Gyll. 

— Wenckeri, Bris, (très-rare). 

— difficile, Herbst. 

— radiolus, Kirb. 



Apion cyanescens, Gyll. (fort rare). 

— arcuatum, Rey. N. S. (id.) 

— cruenlatum, Walt. 
Auletes cisticola, Fairrn. (très-rare). 
Anthonomus rubi, Herbst. 
Cryptocephalus imperialis, Fab. 

— bimaculatus, Fab. 

— 4 punctatus, Oliv. 

— flavilabris, Payk. 

— Rossii, Suff. 

— 6 maculatus, Oliv. 

— ito 6wn, Suf . (rare) 
Pachybrachys azur eus, Suff. 
Luperus flavipes, Lin. 
Calomicrus pyrenœus, Germ. 
Platynaspis villosa, Fourc. 
Scymnus Apelzii, Muls. 

— Ahrensi, Muls. 

— capitatus, Fabr. 



Nous revenons ensuite vers le A/as Raimbaut) notre 
porteur suit à droite un chemin accessible à sa mule et 
nous nous dirigeons à gauche en côtoyant le ruisseau de 
Valbonne jusques à l'ancienne abbaye de ce nom. 

Ici commence l'ascension de la Massane ; on chemine 
sous bois au bord d'un torrent \ après une heure de marche 
on pénétre dans la région des hêtres. Sous une pierre à 
demi submergée , nous trouvons des Pterostychus platyp ■ 
lerus Fairm et des Abax pyrenœa Déj ; un peu plus haut, 
nous remuons quelques gros blocs de schiste sous lesquels 
étaient abrités des Anillus convexus Saulcy et des Reicheia 
lucifuga Saulcy en petite abondance. Enfin après une mar- 
che très- pénible, sur un terrain pierreux, nous arrivons au 
point culminant. 

De cette cime la vue plane sur une vaste étendue. 
A gauche, les forêts de la Massanne, couronnées par la 
frontière espagnole. Du côté opposé, vers la mer, un 
panorama magnifique se déroule à nos yeux \ au bas l'on 
aperçoit, perdues dans un gigantesque massif d'arbres ? les 



- 278 - 



ruines de l'abbaye de Valbonne; plus loin, baignés par la 
mer, Collioure, Port-Vendres, Argelés et toute la plaine du 
Roussillon jusques au delà de Perpignan, tout près de 
nous, dans la même direction, la tour de la Massanne 
(ancienne Vulturaria) \ enfin, sur notre droite et à peu 
près à la même altitude, la tour de Madaloth et au dessous 
diverses criques jusqu'au cap Cerbère. 

Au bord du ravin de la Massanne sur une belle prairie 
abritée par de gros chênes et des érables de Montpellier, 
nous plantons notre tente et nous continuons nos chasses. 
Dans le creux de vieux troncs de hêtres nous trouvons les 
espèces suivantes: 



Thymalus limiatus, Fabr. 
Endophlœus spinosulus, Latr. 
Cerylon histeroides, Fabr. 
— impressum, Erich. 
Lœmophlœus monilis, Fabr. 

— pusillus, Sch. 

— iestaceus, Fabr. 
Myrmetes piceus, Payk. 
Platysoma frontale, Payk. 

— depressum, Fabr. 

— oblongum, Fabr. 

— lineare, Erichs. 
Paromalus parallelipipedus, Herbst. 
Plegaderus pusillus, Rossi. 
Mycetophagus 4 pustulatus, Lin. 

— pyceus, Fabr. 

— fulvicollis, Fabr. 

— atomarius, Fabr. 
Bothrideres contractus, Fabr. (Var. 

major. 

Triphyllus punctatus, Fabr. 

Litargus bifasciatus, Fabr. 

Diplocœlus fagi, Guer. 

Tiresias serra, Fabr. 

Trinodes hirtus, Fabr. 

Sinodendron cylindricum, Lin. (des 
débris) . 

Osrnoderma eremtta, Lin. (des dé- 
tail 



Chrysobothris a f finis, Fabr. 
Tharops melasoides, Lap. (dans une 

branche morte. 
Melasis buprestoides , Lin. (dans une 

branche morte). 
Cis boleti, Scop. 

— oblongus, Mell. 

— vestitus, Mell. 

Rosalia alpina, Lin. (des débris) 
et des myriades de Morimus 
lugubris, Fabr. 

Ennearthron affine, Gyll. 

Anobium plumbeum, Illig. 

Diaperis boleti, Lin. 

Tetratoma Desmaresti, Latr. 

Rhinosimus planirostris, Fabr. 

— ? tapirus, Abeille. 
Penlaphyllus testaceus, Helw. 
Uloma culinaris, Lin. 
Hypophlœus castaneus, Sch. 

— depressus, Fabr, 
Helops cœrulens. Lin. 

— Cerberus, Muls. 

— Ecoffeti, Kùsl. 
Cistelaatra t Fabr. 

— ceramboides, Lin. 
Mycetochares barbata, Latr. 
Melandria caraboides, Lin. 
Dircœa variegata, Fabr. 



- 279 — 



Pyrochroa coccinea, Lin. 
Mordella biguttata, Gyll . 
Platyrhinus iatirostris, Fabr. 
Rhyncholus cylindrirostris, 01 iv. 
Bostrichus monographus, Fabr. 
JEgosoma scabricorne, Fabr. (des 
débris). 



Strangalia aurulenta, Fabr. 
Leptura scutellata y Fabr. 
Triplax Russica, Lin. 
Ischyrus lepidus, Fald. 
.E/i<7îs humeralis, Fabr. 



Sur la vase des bords du ravin, courent ça et là des 
Elaphrus uliginosus, variété Pijrenœus , des Lyonychus 
albonotatus et divers Stenws parmi lesquels un cordatus 
et un carinula, Rey, N. S. 

Les branches desséchées de J'icer Monspeliensis renfer- 
ment quelques rares Callymus abdominalis, Acmœodera, 
pilosellœ^ des Callidium alni, Tillus unifasciatus, Opilus 
pallida. M. V. Mayet prend un Nothus bipunctatus et 
un Callidium ru/ipes sur une aubépine. Sous les pierres 
peu enfoncées, nous trouvons des Calosoma inquisitor et 
une belle femelle d'Athous filicornis. 

La nuit vient mettre un terme à nos recherches ; 

Lundi. — Comme la veille, le temps est magnifique ; 
nous sommes levés de très-bonne heure ; le terrain n'est 
pas assez humide pour trouver des insectes hypogés ; il 
nous faut descendre près du ravin et, à l'aide d'un fort 
levier, nous bouleversons de gros blocs enfoncés dans le 
sol; après une chasse très-pénible, nous recueillons les 
insectes dont les noms suivent : 



Sipalia linearis, Bris. 
\ Leptotyphlus sublœvis, Fauv. 
' Sipalia id. Rey. 

Mayetia sphœrifer, Rey. 
Octavius crenicollis, Fauv. 
Reicheia lucifuga, Saulcy. 
Scydmœnus Linderi, Saulcy. 
Leptomastaœ, Delarouzei. 



Bythinus Massanœ, Saulcy. 
Anillus convexus, Saulcy. 

— cœcus, Duv. 
Scotodypnus Schaumi, Saulcy. 
Hetœrius sesquicornis, Preysl. 
Atemeles emaryinata, Payk. 
Anommatus 1 2 striatus. 
Vesperus Xatarti, Muls (des larves) 



Les espèces suivantes se trouvent sous des pierres 
moyennes, peu enfoncées : 



- 480 — 



Perçus palruelis, Du four. 
Omias Company unis, Bohem. 
— oblongus, Bon. 



Athous riiombeus, Oliv. 

Açalles puncLatocollis, Luc. (cette 

espèce est commune dans la 

plaine (au bord des étangs). 

De grosses souches de chêne renferment les espèces 
désignées ci-après : 



Bitoma crenata, Fabr. 
Colydium elongatum, Fabr. (1 seul) 
llrontes planatus, Lin. (enquantilé). 
Colobicus emarginatus, Lalr. 
Anthaxiasalicis, Fabr. (des débris). 
Adelocera carbonaria, Oliv. 

— varia, Oliv. 
Elater aurilegus, Schauff. 
Dictyopterus sanguineus, Lin. (des 

débris). 
Cistela fusca , lllig. (vit dans les 

les branches sèches). 



Mycetochares barbata, Latr. 

Dryocœtes bicolor, Herbs. (vit dans 
les branches sèches). 

Xyleborus Saœeseni, Batz. (vit dans 
les branches sèches. 

Xyleborus dryographus , Er. (vit 
dans les branches sèches). 

Platypus cylindrus, Fabr. 

Prionus coriarius, Lin. (des débris). 

Rhagium mordax, Fabr. (des dé- 
bris). 



Mardi. — Le beau temps se maintient; chasse, comme 
la veille, dans une splendide forêt de hêtres située, à vingt 
minutes de la tour de la Massanne, au Sud-Est. Le terrain 
est malheureusement trop sec; Pun de nous trouve sous 
une pierre deux Troglorhynchus tcrricola, Lind desséchés 
et très-mutilés; sous un tronc pourri de hêtre, nous sai- 
sissons un Carabus rutilans. Près du ravin de la Massanne, 
je découvre en soulevant quelques pierres, peu enfoncées, 
une Raymondia qui constitue une nouvelle espèce et dont 
voici la description. 



Raymondia (aLàOCYBa) Benjaminis, Nob. 

Forme et couleur de R. Delarouzei ; en diffère par sa taille trois ou 
quatre fois plus forte -, par le funicule des antennes composé de cinq 
articles, tandis qu'il en existe six dans l'ancienne espèce; par sesélylres 
plus larges, dilatées postérieurement, aplaties et profondément ponc- 
tuées, sillonnées; par son prolhorax plus large , fortement arrondi sur 
les côtés et privé de la ligne longitudinale lisse du milieu. Longueur : 

0»" ( 002, — 0W,OOitt. 



- 281 - 

C'est avec un véritable plaisir que je dédie cette curieuse 
espèce à mon excellent ami M. Benjamin Mayet , l'un des 
meilleurs chasseurs d'insectes hypogés. 

M. Benjamin Mayet en trouve un troisième exemplaire 
quelques minutes après. Ces mêmes pierres enfouies là 
depuis des siècles, donnent asile à une coquille excessive- 
ment rare; c'est le Zua Boisstji. Celte espèce, décrite 
et figurée par M. l'abbé Dupuy, d'après l'unique indi- 
vidu possédé par M. le Marquis de Boissy, avait com- 
plètement disparu à la suite de la vente de sa collection. 
Nous en avons trouvé une douzaine d'exemplaires. 

Sous ces blocs vit également une fourmi aveugle appar- 
tenant, sans doute au genre Ponera. J'avais déjà pris 
celte espèce à Agde, sous de grosses pierres et, à Toulouse, 
dans les détritus des inondations. 

L'heure est assez avancée ; nous quittons avec regret ce 
magnifique pays ; nous suivons un chemin fréquenté par 
les charbonniers et les mulets, laissant à gauche, à 20 
minutes de distance, la vieille tour de la Massanne. Quel- 
ques coups de filets donnés à droite et à gauche, sur le 
Genêt odorant et sur le Ciste, nous enrichissent des espè- 
ces suivantes : 

Helops Cerberus, Muls. I Peritelus subdepressus, Muls. 

— Pyrenœus, Muls. I Clythra (Lachnœa) tristigma, Lac d . 

Enfin, après une courte halte au Mas Raimbaut, nous 
rentrons à Collioure juste au moment du départ du train 
qui doit nous ramener. 



Séance du 30 Juin. 

Présidence de M. Marquet. 
La société reçoit : 

Une lettre de M. Rousseau membre titulaire, accompagnant 
'envoi : 
1° D'un bel échantillon de marbre incarnat devonien; de 

49 



— 282 — 

Cannes (Aude), sur lequel ressort la coupe très-nette d'un énorme 
orthoceras. 

2° Du Bulletin météorologique de l'Aude (18^3-74 dont M. 
Rousseau est l'auteur. 

Est admis comme membre titulaire : 

M. Charles Garcin ingénieur civil à Narbonne (Aude), présenté 
par MM. Fouque et le docteur Folie-Desjardins. 

M. de Saint-Simon communique à la société un passage d'une 
lettre de M. l'abbé Dupuy relatif au Zua Boissyiet ajoute quelques 
remarques au sujet du classement et de l'habitat de cette espèce. 

Celte espèce décrite sur un individu faisant partie de la collection 
de M. de Boissy et dont l'habitai n'était connu que d'une manière 
vague, a été trouvé par notre savant collègue M. Marquet dans le 
voisinage de la tour de la Massanne (Pyrénées-Orientales). Ce 
mollusque diffère du Zua Lubrica par sa forme plus étroite et plus 
cylindrique, la hauteur plus grande de son dernier tour, son 
ouverture plus arrondie et sa callosité plus apparente comme le 
fait remarquer avec raison M. l'abbé Dupuy. 

M. Marquet a retrouvé cette espèce auprès de Banyuls et dans 
les mômes conditions, c'est-à-dire sous de gros blocs de pierres 
très-enfoncées. 

D'après M. Bourguignal [Aménités rnalacologiques, tome 2, p. 
4 87.) le Zua Boissyi Dupuy appartiendrait au genre Azeca. L'étude 
ultérieure de l'animal peut seule trancher la question soulevée par 
ce malacologiste. 



Séance du 44 juillet. 

Présidence de M. le D r Gourdon. 

La Société reçoit : 

Une lettre de M. l'Ingénieur-directeur des mines de Carmaux, 
qui transmet à la Société une Carte de la province de Pernacu- 
boneo (Brésil), envoyée par M. Fournier, directeur des travaux 
publics de celte province, et membre titulaire de la Société. 

Une lettre de M. Alfred Caillaux, ingénieur des mines, remer 
ciant la Société de l'avoir élu membre correspondant. 

Une lettre de M. le Président de l'Association française pour 



- 283 - 

l'avancement des sciences, invitant la Société à se faire représen- 
ter à la session qui doit se tenir à Nantes. 

M. Bonnal annonce qu'il a l'intention de se rendre au Congrès 
des Sciences géographiques de Paris ; il demande à la Société de 
lui accorder le titre de Délégué à celte savante réunion. 

La Société accorde ce titre à M. Bonnal. 

M. Régnault parle de lu situation actuelle de l'Observatoire 
du Pic du Midi de Bigorre ; il signale les progrès de l'œuvre entre- 
prise et poursuivie avec une si louable constance par M. le général 
de Nansouly : il propose d'adresser à notre collègue une lettre de 
félicitations. 

La proposition de M. Régnault est acceptée. 

M. Cartailhac décrit les effets produits par l'inondation du 
mois dernier dans la région de Verdun (Ariége) : 

M. E. Cartailhac après avoir parcouru les vallées ravagées 
par l'inondation donne quelques renseignements sur un des 
points les plus dignes d'intérêt. Quand on remonte l'Ariège on 
rencontre après Ussat, en face du village des Cabanes, le hameau 
de Verdun, pittoresquement assis à l'entrée d'une gorge; le ruis- 
seau qui le traverse prend naissance à une hauteur de mille 
mètres environ et se réunit à l'Ariège 500 mètres plus bas à côté 
de Verdun, après un cours de quatre kilomètres. Les sommets qui 
limitent son petit bassin avaient été récemment blanchis par une 
légère couche de neige. Il pleuvait fous les jours depuis le 14 juin-, 
à partir du Lundi 21 la pluie tombait avec force. Cependant le 
ruisseau n'avait pas grossi excessivement. Dans la journée du 22 
on put même constater une diminution sensible dans son débit. 
L'eau n'arrivait plus par moments au moulin qui domine le vil- 
lage, des barrages se produisaient en effet à chaque instant dans 
ce ravin où glissaient les prairies détrempées les rochers et les 
grands arbres déracinés. On peut voir aujourd'hui que la digue 
la plus considérable (400 mètres de long) s'était formée en amont 
loin de Verdun. Elle fut emportée dans la nuit et une masse énor- 
me fut encore arrêtée à deux cents mètres du hameau. Ce 
nouveau barrage céda vers 4 heures du matin avec un grand 
fracas, toutes les maisons qui se trouvèrent sur le passage de la 
trombe furent démolies par l'air qu'elle comprimait et instantané- 
ment rasées et enfouies. 72 habitants sur 400 étaient morts, 
l'énorme dépôt qui s'est formé &ur l'emplacement du village offre 



- 284 - 

une singulière analogie avec ceux que l'on appelle morainiques , et 
qui sonl l'œuvre soit des glaciers actuels soit des glaciers anciens 
bien autrement considérables. La ressemblance est d'autant plus 
exacte que les éléments de ce dépôt sont empruntés aux véritables 
moraines qui tapissent le baut de la petite vallée. Les caractères 
que M. Cb. Martins signale dans les fausses moraines y manquent, 
sauf celui qui résulte des galets striés. M. Cartailhac a pu prendre 
un certain nombre de vues photographiques qui reproduisent les 
détails les plus intéressants des résultats de la catastrophe. 

Cette observation permettrait peut-être de faire jouer un rôle 
plus considérable aux eaux torrentielles dans la formation des 
collines d'alluvions à grands blocs, de Foix, par exemple, que 
plusieurs géologues attribuent seulement à l'époque et à l'action 
immédiate des glaciers primitifs. 

Ce n'est pas du reste la première fois que Verdun éprouve uu 
sort pareil. On lit, en effet, dans l'église, en partie conservée, l'ins- 
cription suivante: 

NE PEREAMUS ITERUM 

AQUIS 

BONIFACIUS 

INSTAT 



Séance du 28 juillet. 

Présidence de M. MàRQUET. 

La Société reçoit : 

Une lettre de M. le Ministre de l'instruction publique et des 
cultes, annonçant qu'il a bien voulu accorder à la Société une 
subvention de 400 ir. 

Les fouilles de Solutrê ; Lettre à M. Chabas, par MM. Arcelin 
et Ducrost. 

Tableau général et description des mines métalliques et des com- 
bustibles minéraux de la France, par Alfred Caillaux. Envoi de 
l'auteur, membre correspondant. 



— 285 - 

Le président annonce une présentation. 
M. le D r Gourdon donne lecture de la communication sui- 
vante : 



Excursion dans la vallée de l'Ariège et dans le canton 
de Quérigut. 

Depuis longtemps, les diverses régions du massif pyré- 
néen, parcourues par une légion toujours renaissante 
d'explorateurs, ont livré à la science botanique la presque 
totalité de leurs richesses. La plupart des localités à 
espèces rares et intéressantes sont connues, et tout en 
continuant à servir de but à de fréquentes herborisations, 
ne donnent plus que rarement lieu à des découvertes dignes 
d'être signalées. 

Toutefois, il est dans la chaîne des Pyrénées, certaines 
parties qui ne figurent pas dans le programme habituel 
des excursions botaniques , bien qu'elles ne le cèdent en 
rien, par le nombre, la variété des espèces végétales qu'elles 
renferment, aux régions les plus en faveur parmi les explo- 
rateurs et les savants. 

Dans ce cas se trouve notamment la partie montagneuse 
située au sud-ouest du département de l'Ariège, et cons- 
tituant ce qu'on nommait autrefois le Donezan, aujour- 
d'hui le canton de Quérigut. Cette région, comprise entre 
les sources de l'Aude et celles de l'Ariège, forme un mas- 
sif granitique des plus remarquables, très-accidenté et 
aussi intéressant par son caractère pittoresque que par la 
variété des plantes qu'on y rencontre. Assez peu connue 
de la généralité des botanistes , cette région fut explorée 
attentivement, il y a un siècle, par l'abbé Pourret, dont 
M. Timbal-Lagrave vient de rappeler la vie et les travaux, 
dans un livre intéressant (1 ). Mais, depuis, elle n'a été l'objet 

(1) Reliquiœ Pourretianœ , br. de U8 pages, avec portrait, 1875, 
Toulouse, 



d'aucun travail nouveau, et semblait offrir en conséquence 
aux explorateurs modernes comme un champ à peu près 
neuf à parcourir. C'est dans ces conditions que tout récem- 
ment, en compagnie du savant auteur de la brochure que 
nous venons de citer, de son fils et de M. leD r Jeanbernat, 
nous conçûmes le projet d'une excursion dans cette con- 
trée, où nous espérions recueillir bon nombre d'intéressan- 
tes observations. Notre attente n'a pas été trompée, et 
bien que, pressé par le temps, nous ayons dû dans une 
traversée rapide, nous borner à un examen succinct des 
lieux et de la flore du pays, nous en avons vu assez pour 
nous faire une idée exacte de l'intérêt que pourrait offrir 
une étude plus attentive de cette région, et pour la recom- 
mander aux amateurs de belles herborisations. 



Nous pouvions nous rendre dans le canton de Quérigut, 
soit par l'est, en prenant la route de Quillan, Roquefort- 
de-Sault, Garcanières, vers les sources de l'Aude, ainsi que 
l'avait fait Pourret, soit par l'ouest, du côté de l'Ariége. 
Nous choisîmes cette dernière direction qui, de Toulouse, 
nous permettait d'arriver plus rapidement à notre destina- 
tion, et le 2 août 1875 nous nous mîmes en route en pre- 
nant, à 5 heures du matin, le chemin de fer de Foix. 
Déjeûner à Foix , puis départ immédiat pour Ax, trajet que 
nous fîmes en voiture. 

Ce mode de transport ne nous permettant pas l'étude de 
la flore, nous dûmes nous borner à observer au [passage 
l'aspect et la constitution géologique du pays. 

A notre sortie de Foix, qu'entourent de hautes monta- 
gnes principalement formées par des roches jurassiques et 
crétacées à pentes prononcées, nous remontons la vallée 
de l'Ariége, sur laquelle s'ouvrent, dans la direction du 
Sud, de fort belles perspectives. Toute cette vallée est 



— 287 - 

creusée dans un vaste massif granitique , qu'entrecoupent 
des calcaires secondaires et des schistes de transition. 

En suivant la route, se présente d'abord, à 4 kilomètres 
de la ville, le village de Montgaillard, à la gauche duquel 
s'élève le curieux pic du même nom, rapporté par les géo- 
logues, tantôt au jurassique, tantôt au crétacé inférieur; 
auquel, par son aspect, il semble plutôt appartenir, et qui 
s'élève comme un témoin isolé de cet étage au milieu des 
couches de crétacé moyen et supérieur qui forment le sol 
environnant. 

Au-delà de Montgaillard , le terrain crétacé supérieur 
continue à se montrer jusqu'à la vallée au fond de la- 
quelle coule le ruisseau de Saint-Paul-de-Jarrat, et où ce 
terrain commence à se rencontrer, en stratification discor- 
dante, avec les schistes de transition. 

La vallée franchie, apparaît le terrain granitique, diver- 
sement mêlé aux mêmes couches de transition, le tout 
formant un massif sur lequel sont construits les villages de 
Mercus et de Bonpas. De l'autre côté de la vallée ( rive 
gauche de PAriége), ce massif ancien est beaucoup plus 
étendu , car il commence à partir de Foix pour se conti- 
nuer jusqu'au village d'Arignac, en face de Bonpas. 

Nous n'avons pu, à notre passage, faire nos observa- 
tions sur la route elle-même, interceptée au-delà de la 
vallée de Saint-Paul par un énorme rocher détaché de la 
montagne à la suite des inondations de juin, ce qui avait 
obligé à reprendre provisoirement l'ancienne route, tracée 
à un plan plus inférieur vers la rivière et passant par les 
forges de Saint-Antoine. Nous n'avons pas eu d'ailleurs à 
regretter cette circonstance, qui n'enlevait rien au pitto- 
resque du voyage. 

De Bonpas à Tarascon , nous restons sur le même mas- 
sif, formé de granit passant au gneiss et au micaschiste et 
autres roches primitives diversement mélangées, altérées, 
mêlées à des calcaires marmoréens que l'on exploite, no- 
tamment à Mercus. 



Toute la vallée, depuis Foix jusqu'auprès de Tarascon, 
est recouverte par un immense dépôt à surface horizontale, 
formé de terres mêlées à des cailloux roulés et anguleux 
de toutes formes, de toutes dimensions, et ayant très-pro- 
bablement une origine glaciaire Cette moraine a dû primi- 
tivement former le lit de PAriége alors que celle-ci offrait 
la vaste étendue des rivières de Page quaternaire. L'Ariége 
actuelle, beaucoup plus réduite, coule au fond d'une tran- 
chée creusée dans l'épaisseur de la moraine. 

Nous arrivons enfin à Tarascon, petite ville d'un aspect 
agréable, à rues larges et bien tracées, construite dans un 
étroit bassin formé par des calcaires du terrain crétacé 
inférieur plus ou moins mêlé, avec des dérangements nom- 
breux, à des couches jurassique. Ces calcaires, limités dans 
un espace relativement étroit, et se continuant jusqu'à Ussat 
et un peu au-delà, forment comme une sorte d'ilôt au mi- 
lieu de la masse granitique et de transition qui constitue 
l'ensemble de cette région. 

De Tarascon jusqu'à Ax, la vallée, qui jusqu'alors s'était 
régulièrement dirigée du nord au sud, change de direction 
et oblique vers le sud-est en suivant une ligne à inclinai- 
son moyenne de 30 à 35°. 

En quittant la ville, nous trouvons Sabart et son église , 
le confluent de PAriége et du ruisseau de Vic-Dessos; puis 
nous arrivons à Ussat. Là dominent les calcaires basiques, 
formant des couches variées au milieu desquelles naissent 
les sources minérales si réputées de cette station. Ces 
sources fournissent des eaux sulfatées calciques, de 36° 
environ, et dont nous n'avons pas besoin de rappeler ici 
les bienfaisantes propriétés. 

Un peu après Ussat, on voit les calcaires secondaires 
passer insensiblement à des schistes calcaires ou argileux, 
qui bientôt se transforment en schistes alumineux et ar- 
doisiers, d'un aspect rappelant tout-à-fait les schistes silu- 
riens de la vallée du Lis, à Luchon. Ces schistes, disposés 



en couches qui coupent obliquement la vallée, sont inter- 
rompues de loin en loin par des calcaires appartenant à 
l'étage crétacé inférieur (aptien) et qui forment des crêtes 
plus ou moins élevées. 

Vers les Cabanes et au-dessus de Verdun, notamment, 
les crêtes entourent le bassin étroit et incliné au milieu 
duquel est construit ce malheureux village, si cruellement 
éprouvé lors de la grande inondation du mois de juin. Le 
ruisseau qui l'arrose descend du nord- est , au milieu 
d'un ravin formé de calcaires compactes gris, gréseux, 
alternant avec des calcaires compactes marmoréens, blancs, 
gris ou noirs, qui appartiennent probablement à l'étage ba- 
sique inférieur. 

A l'époque de l'inondation, les pluies avaient donné lieu 
à la formation, vers les parties supérieures de ce ruisseau 
de Verdun, à une trombe de boue et de graviers qui, rete- 
nus par leur abondance même, s'amoncelèrent vers le bas 
de la gorge s'ouvrant sur l'emplacement du village, en for- 
mant une sorte de barrage qui retint les eaux du ruisseau. 
Mais les pluies, continuant, amenèrent la rupture de ce 
barrage, dont les débris alors se précipitèrent en masse 
sur le village et l'anéantirent en quelques instants. Peu 
d'heures avant l'événement , l'interruption du cours 
d'eau, coïncidant avec l'abondance de la pluie, qui tombait 
sans interruption depuis trois jours, avait été interprétée par 
les anciens du pays comme un indice grave annonçant les 
malheurs survenus peu-après. 

A notre arrivée aux Cabanes, nous nous arrêtâmes pour 
aller visiter le lieu du désastre, situé sur la gauche à un 
kilomètre de distance environ. Du village de Verdun, quel- 
ques maisons seulement subsistaient encore, vers la partie 
sud. Tout le reste offrait l'aspect d'une surface ravinée, 
couverte de matières terreuses et de pierres énormes rou- 
lées de l'est à l'ouest par le torrent dévastateur. Vers le 
haut de la vallée , au débouché de la gorge, on voyait 
encore les restes du barrage boueux et pierreux formé au- 



— 290 - 

dessus du ruisseau, et, à sa partie moyenne, la vaste fente 
par laquelle s'étaient précipités les matériaux qui recou- 
vraient encore l'emplacement du village. 

Au moment de notre visite, 150 hommes appartenant 
au génie et à l'infanterie, étaient occupés à déblayer le ter- 
rain et à frayer un chemin au milieu de ces ruines; l'on 
n'avait pas encore retrouvé les corps de toutes les victimes 
ensevelies sous l'éboulement. La veille même de ce jour, 
avait été mis à découvert une mâchoire et le corps d'une 
femme, et des quantités de chaux répandues sur le sol ne 
dissimulaient qu'à peine l'odeur produite par la mise au 
jour de ces restes mortels. Nous nous demandions à ce mo- 
ment s'il n'eût pas été préférable de laisser les victimes 
non retrouvées dans le tombeau naturel où les a ensevelies 
la catastrophe, en abandonnant à la terre le soin d'achever 
son œuvre de purification (4). 

Après les Cabanes, la route continue à suivre un ter- 
rain formé par les schistes anciens, qui deviennent argi- 
leux aux approches d'Unac, où ils sont exploités comme 
ardoises, puis argilo-ferrugineux. Enfin, à 5 heures et 
demie du soir, nous arrivons à Ax. 

La ville d'Ax, une de nos principales stations thermales 
pyrénéennes, est située au milieu d'une vallée étroite et 
verdoyante, servant de point de réunion aux vallées d'As- 
cou, d'Orlu et de Mérens ; c'est cette dernière que suit 
l'Ariége Cette vallée d'Ax a pour base un terrain graniti- 
que plus ou moins altéré, semblable à celui observé à 
Mercus, avec des accidents géologiques analogues; sa sur 
face est recouverte de détritus et d'alluvions qui en forment 
le sol cultivable. 

La ville elle-même, élégamment construite, offre Pas- 

(\) C'est du reste ce que la force des choses a obligé à faire. Il a été 
constaté ainsi que sur 71 personnes tuées dans la nuit fatale du 23 
juin , il en est 13 qui n'ont pu êlre retrouvées, et dont le décès a été 
légalement constaté par jugement du tribunal de Foix , en date du 24 
novembre 1 875. 



- 291 — 

pect animé et vivant des grandes villes d'eaux. Elle est 
sans cesse fréquentée par une abondante population de 
baigneur?, qu'attirent de tous les côtés l'abondance et l'ex- 
cellence de ses sources chaudes sulfureuses. 

Nous ne faisons à Ax qu'un court séjour, car, dès le len- 
demain matin, à 5 heures, accompagné de guides et de 
mulets portant nos sacs et nos provisions, nous nous met- 
tons en route par la vallée d'Ascou qui doit nous conduire, 
en marchant vers l'est, au port de Pailhères que nous nous 
proposons de franchir. 

VALLÉE D'ASCOU ET PORT DE PAILHÈRES. 

Dans cette direction, nous arrivons dabord au village 
d'Ascou, que nous laissons à notre gauche ; et nous con- 
tinuons en suivant une route ascendante, recourbée en lar- 
ges lacets, bordée de pelouses et de champs cultivés incli- 
nés dans toutes les directions. Dans le sol lui-même, après 
le village d'Ascou, nous voyons reparaître les schistes plus 
ou moins micacés, observés avant l'arrivée à Ax, et qui ne 
cessent qu'à l'approche du port. 

Après quelques heures de marche dans ces plaines mon- 
tagneuses de plus en plus élevées, nous entrons dans une fort 
belle gorge, où les vents, s'engouffrant avec violence, doi- 
vent rendre ce passage redoutable dans la mauvaise sai- 
son, et d'autant plus que la route, à peine tracée, disparaît 
aisément en temps de neige. Pour atténuer ce danger, on 
a placé de distance en distance de grosses pierres rele- 
vées qui servent de poteaux indicateurs. 

Cette gorge doit offrir, par un temps clair, de fort beaux 
points de vue; malheureusement, le brouillard qui remplis- 
sait l'atmosphère nous empêcha de les apprécier. A l'ap- 
proche du col, la gorge est traversée par un ruisseau dans 
lequel roule une eau claire et glacée qui nous eût fort 
tonte si, après l'ascension que nous venions de faire, la 
prudence ne nous eût commandé de nous abstenir. 



- 292 - 

Bientôt après, nous touchons au port, large pelouse en- 
tourée de monticules, et que la neige, pendant l'hiver, 
doit recouvrir à une grande hauteur, si nous en j ugeons par 
l'élévation des sept poteaux en maçonnerie qui marquent 
la voie aux voyageurs. Ce lieu, d'une altitude de 1972 mè- 
tres, est le point culminant de notre route. Nous y arri- 
vons vers 40 heures et demie, après une marche de cinq 
heures et demie. 

Pendant toute la route, nous avions remarqué la végé- 
tation qui commençait à se montrer avec le caractère 
spécial propre aux terrains élevés. Au milieu de pâtura- 
ges de montagnes formant de vastes pelouses plus ou 
moins encaissées, entremêlées de cultures diverses, parmi 
lesquelles dominent celles de chanvre, se montrent notam- 
ment les espèces suivantes : 



Dianthus deltoïdes, 

— monspessulanus. 
Trifolium alpinurn. 
Sedum annuum. 
Astrantia major. 
Laserpitum siler. 
Pimpinella saxifraga. 
Heracleum pyrenaicum, Lmk. 
Gnaphalium supinum. 
Senecio adonidifolius, Lois. 
Taraxacum dens-leonis, Desf. 



Urospermum picroïdes, Desf. 
Campanula rotundifolia. 
Rhododendron fer ru gin eu m. 
Parnassia palustris. 
Gentiana lutea. 
Digitalis purpurea. 

— lutea. 
Scirpus csespistosus. 
Festuca varia, Hœnk. 
Phleum Bœhrneri, Wib. 



Dans le nombre dominent les Astrances, les Gentianes , 
les Digitales rouges et jaunes ; puis, dans la gorge qui 
domine le col, le Rhododendron ferrugineum, mêlé à un 
grand nombre d'autres espèces que nous retrouverons plus 
loin. 

Le col dePailhères, auquel nous sommes parvenus, nous 
montre un sol différent de celui que nous venons de tra- 
verser. Il est presque uniquement formé de calcaires feuil- 

(\) Forme à feuilles profondément laciniées de montagnes. 



- 293 -~ 

letés grisâtre , supérieurs aux schistes siluriens que nous 
venions de traverser, et appartenant, en conséquence, à 
l'étage divonien. 

Les espèces intéressantes se montrent déjà en plus 
grand nombre, et nous pouvons ainsi y recueillir, entre 
autres espèces, celles qui suivent : 



Ranunculus montanus. 
Arenaria ciliata. 
Trifolium aureum , Schrb. 
Potentilla alpestris, Hall. 
Àlchemilla alpina. 
Sedum acre. 

— annuum. 

— atratum. 

— dasyphillum. 

— glanduliferum, Guss. 

— sphœricum, Lap. 

— reflexum. 
Saxifraga aizoon, Jacq. 
Eryngium Bourgati, Gouan. 
Buplevrum ranunculoïdes. 
Galium saxatile. 

Aster alpinus. 
Erigeron acris. 
Antennaria dioïca, Gsertn. 



Hieracium pilosella (1). 

— auricula. 
Crépis lampsanoïdes, Frœl. 
Centaurea nigra. 
Jasione perennis. 
Phyteuma hemisphsericum. 
Campanula rotundifolia. 

— prsecatoria, Timb.-L. 
Soldanella alpina. 
Gentiana verna. 
Plantago média. 

— carinata, Schrad. 
Festura varia, Hœnk. 

— eskia, Ram. 
Poa distichophylla, Gaud. 
Aira flexuosa. 
Agrostis rupestris, Ail. 
Poly podium dryopteris. 



Du col de Pailhères, nous descendîmes, en nous diri- 
geant toujours vers Test, par la route qui conduit au vil- 
lage de Mijanès. Cette route , à la sortie du col, forme 
des lacets nombreux et irréguliers à travers des roches 
escarpées, entremêlés de bois, où réapparaissent les schis- 
tes et les calcaires, mêlés au terrain granitique. Nous con- 
tinuons nos récoltes, retrouvant de nouvelles formes des 
espèces déjà signalées, au milieu desquelles abondent les 
digitales jaunes, et divers Hieracium, se rapprochant plus 
ou moins des espèces déjà connues et décrites. 



(4) Forme à feuilles arrondies, spatulées. 



— 294 - 



BOLS ET PRAIRIES DE PAILIIERE3. 



Nous voici enfin au bas de la route, qui débouche sur 
une large vallée à l'extrémité de laquelle nous devons ren- 
contrer Mijanès. Mais il est onze heures et demie, et le 
moment est venu pour la halte du déjeuner. Nous nous 
arrêtons en ce lieu, à Feutrée même de la vallée, sur une 
pelouse au milieu ds laquelle passe la Sonne ou ruisseau 
de Pailhères, formé par l'eau limpide et glacée des 
sols granitiques. Malheureusement, le ciel est gris, l'air est 
fortement refroidi par un vent d'ouest qui ne nous pré- 
sage rien de bon pour la suite de notre excursion. Aussi 
le déjeuner achevé, nous hâtons-nous de commencer notre 
herborisation. 

Nous n'eûmes pour cela aucun chemin à faire. Sur le 
lieu même où nous nous trouvions, et qui formait la lisière 
inférieure d'un bois de montagne dont nous ne pouvions 
apprécier l'étendue, nous pûmes en peu de temps faire 
une des plus riches récoltes que nous ayons jamais faites 
sur un égal espace de terrain. Les plantes nouvelles et 
intéressantes, soit sur la prairie, soit dans le bois, se 
pressaient, se multipliaient les unes près des autres. Nous 
étions à la fois surpris et charmés de cette richesse en 
espèces végétales diverses, de cette flore abondante et im- 
prévue qui ne nous laissait que l'embarras du choix. Déjà 
nos boîtes ? nos cartons pleins à regorger, allaient nous 
forcer à nous limiter. Néanmoins , poussés par l'attrait 
de la recherche, nous étions disposés à continuer notre 
exploration du bois , lorsqu'une pluie , fine d'abord , et 
bientôt torrentielle, nous mit dans l'obligation de repren- 
dre notre route , que nous suivîmes jusqu'à Mijanès , 
où nous arrivâmes absolument trempés par cette malen- 
contreuse pluie , qui n'avait pas cessé un instant. 

Nous sécher, mettre en ordre nos plantes suffit à nous 
occuper le reste de la journée Nous pûmes alors essayer 



- 295 — 



une première récapitulation de nos richesses communes, 
et reconnaître que malgré le contre-temps qui nous avait 
interrompus, il y avait lieu pour nous d'être satisfaits de 
cette rapide et néanmoins fructueuse herborisation. On en 
aura la preuve dans la liste suivante des espèces rencon- 
trées et la plupart récoltées dans la prairie et le bois de 
Pailhères. 



Anémone alpina. 
Ranunculus pyrenœus. 

— aconitifolius. 

— platanifolius. 

— sylvaticus, Thuill. 
Trollius europœus. 

Caltha palustris. 
Helleborus viridis. 
Aconitum anthora. 

— lycoctonum. 
Gardamine pratensis. 

— latifolia, Vahl. 
Kerneria saxatilis, Rechb. 
Thlaspi perfoliatum. 
Viola biflora. 

— monticola, Jord. 
Cerastium trigynum, Vill. 
Dianthus carlhusianorum. 

— deltoïdes. 

— monspessulanus. 
Silène rupestris. 
Hypericum quadrangulum. 
Géranium sylvaticum. 

— pratense. 
Anthyllis alpestris, Guss. 
Trifolium montanum. 
Lotus uliginosus, Schrk. 
Hippocrepis comosa. 
Rosa pyrenaica, Gouan. 



Sorbus aucuparia. 
Coloneaster vulgaris, Lindl. 
Alchemilla vulgaris. 

— alpina. 
Sedum acre. 

— rupestre. 

— annuum. 

— atratum. 

— reflexum. 
Eryngium Bourgati, Gouan. 
Pimpinella saxifraga. 
Bupleurum ranunculoïdes. 

— angulosum. 
Angelica Razulei, Gouan. 
Heracleum pyrenaicum, Lmk. 
Meum athamanticum, Jacq. 
Conopodium denudatum , Kock. 
Myrrhis odorata, Scop. 
Sambucus racemosa. 
Galium vernum, Scop. 

— album, Lmk. 

— Nouletianum, Baill. el T. 
Asperula odorata. 

Knautia dipsacifolia , Host. 
Carduus defloratus. 
Cirsium rivulare, Link. 

— bulbosum, D G. 
Centaurea nigra (i). 
Erigeron alpinus. 



(1) Nous avons recueilli un certain nombre d'échantillons de cette 
espèce , présentant des formes distinctes pouvant se ramener à trois 
types principaux. 

1 er type. Capitules petits, à involucre presque noir, fleurs toutes 
tubuleuses et fertiles ; feuilles petites ; tige rameuse. 



Solidago virga-aurea. 
Cacalia albifrons. 
Homogyne alpina, Cass. 
Leucanthemum commulatum, Tim. 

et Mart. 
Achillea ptarmicâ; 
Arnica montana. 
Prenanthes purpurea. 
Leontodon hispidum. 
Scorzonera plantaginea, Schill. 
Mulgedium alpinum, Lmk. 
Crépis lampsanoïdes, Frœl. 
Hieracium pilosella (1). 

— auricula. 

— amplexicaule. 

— sericeum, Lapeyr. 

— murorum. 

— rubescens, Jord. 

— nemorense, Jord. 

— paucinœvum, Bor. 

— vernum , Sauzi et Mail. 

— ellipticiforme, Jord. 

— umbrosum, Jord. (2). 
Phyteuma spicatum. 

— orbiculare 
Gampanula rotundifolia. 

— prsecatoria, Timb. 
Vaccinium myrtillus. 
Parnassia palustris. 



Rhododendron ferrugineum. 
Pinguicula vulgaris. 
Gentiana campestris. 

— cruciata. 

— verna . 

— pumila, Vill. 
Echiurn vulgare. 
Myosotis alpestris, Schm. 

— inlermedia, Link. 

— strigulosa, Mert. et K. 
Digitalis lutea. 

Anthirrimum latifolium, D C. 
Linaria vulgaris, Mill. 

— striata, D G. 
Bartsia alpina. 
Rbinanthus minor, Erhr. 
Euphrasia montana, Jord. 
Pedicularis palustris. 

— pyrenaica, Gay. 
Thymus chamœdrys, Fries. 
Calamintha alpina, Lmk. 
Lamium maculatum. 
Betonica officinalis. 
Ajuga pyramidalis, Vill. 
Polygonum bistorta. 
Rumex alpinus. 
Thesium divaricatum, Jan. 
Salix pyrenaica, Gouan. 
Orchis conopsea. 



2 e type. Capitules moyens, à involucre brunâtre ; fleurs toutes tubu- 
leuses et fertiles ; feuilles moyennes, nombreuses ; tige non rameuse. 

3 e type. Capitules grands, à involucre brun roussâtre; fleurs de la 
circonférence rayonnantes et stériles ; feuilles très-grandes, très-nom- 
breuses ; tige non rameuse. 

(1) Forme à feuilles lancéolées aiguës. 

(2) L'indication de ces diverses espèces ne peut donner qu'une idée 
insuffisante des formes si variées d' Hieracium , se rattachant toutes 
plus ou moins au type murorum , de Linnée , qui abondent dans cette 
région. Ces variations si nombreuses dans un même lieu aident à com- 
prendre les incertitudes qui régnent encore quant à la déttrmination des 
espèces de ce genre, si étudié et pourtant encore si confus. 



- 29' 



Orchis sambucina. 

— iatifolia. 

— mascula. 

— maculata. 
Nigritella angustifolia, Rich. 
Lilium martagon. 

Scilla lilio-hyacinthus. 
Veratrum album. 
Narcissus poeticus. 
Juncus alpinus. 
Luzula nivea, D C. 

— pediformis, D G. 

— nigricans, D C. 
Scirpus eaespitosus. 
Eriophorum vaginatum. 

— anguslifolium, Roth. 



Carex atrata. 

Festuca nigrescens, Lin. 

— duriuscula. 

— glauca, Schrad. 

— spadicea. 
Poa pratensis. 

— dislichophylla, Gaud. 

— Painelli, Bab. 
Aiia flexuosa. 
Deschampsia alpina, Gaud. 
Phleum alpinum. 
Nardus stricta. 
Aspidium lonchitis, Swartz. 
Asplenium septentrionale. 
Gystopteris fragilis, Beinh. 



VALLEE DE LA BRUYANTE ET RABASSOLES. 



Le lendemain, 4 août, le temps s'annonçant d'une ma- 
nière moins défavorable , nous faisons dès le matin nos 
préparatifs pour nous rendre aux étangs de Rabassoles , 
situés au sud des montagnes de Pailhères. Nous nous met- 
tons en route vers les sept heures et nous pouvons, en che- 
min, jeter un coupd'œil sur les sites qui nous entourent, 
ce que la pluie ne nous avait guère permis de faire la 
veille. 

Nous nous trouvons sur un sol exclusivement graniti- 
que, dans un pays montagneux, formé de vallées d'une 
altitude moyenne de 1,200 mètres, que séparent des chaî- 
nes et des pics multipliés de 2,000 à 2,500 mètres environ, 
et couverts de neige sur les hauts sommets. De tous côtés 
s'offrent de nombreux points de vue qui flattent le regard 
en élevant la pensée, et font de ce lieu un séjour curieux 
et pittoresque, intéressant à parcourir, en dehors même de 
l'objet spécial qui nous y avait amenés. 

Les villages construits dans ce pays offrent le caractère 
rustique du paysage. Couverts d'ardoises, ils sont coupés 

20 



— 298 — 

pap des rues en pente, qu'accidentent les roches graniti- 
ques qui en forment uniquement le sol. Tel est entr'autres 
Mijanès, construit sur la Sonne, au débouché de la gorge 
de la Bruyante, et dont l'unique auberge nous avait donné 
asile. 

En partant du village, nous remontons la vallée de la 
Bruyante, s'ouvrant dans une masse granitique, et en sui- 
vant un chemin qui devient, vers la fin surtout, inégal, 
an fracl ueux, difficile à franchir, à cause des nombreux frag- 
ments de roches qui l'interceptent. Sur les hauteurs laté- 
rales, se voient d'autres fragments, dont la forme, la posi- 
tion insolite, semblent déceler autant de dépôts erratiques. 

Pendant la route, nous recueillons diverses espèces, parmi 
lesquelles dominent successivement : les Genista sagittalis, 
les Enphorbia hyberna, les Gentiana lutea, ces dernières 
multipliées à l'infini et couvrant de larges espaces*, sans 
compter les massifs et bois de Sapins qui se succèdent 
jusqu'au voisinage dos lacs. Voici d'ailleurs une liste des 
plantes que nous avons pu récolter au passage : 



Anemona alpina. 
Thlaspi arvense. 
Ceraslum vulgatum. 
Dianthus carlhusianoi um. 

— deltoïdes. 
Hypericum androsœniifolium. 
Genista tinctoria. 

— sagittalis. 
Trifoliuni ocluoleucum. 

— médium. 

— aureum, Schrb. 
Lotus uliginosus, Schrk. 
Hippocrepis comosa. 
Lathyrus pratensis. 
Rubus (1). 

Rosa (2). 



Amelanchier vulgaris. 

Saxifraga pentadactylis, Lapeyr. 

Astrantia major. 

Galium vernum, Scop. 

Scabiosa arvensis. 

Erigeron aeris. 

Senecio gallicus. 

Lactuca Plumieri, Gr. God. 

Thrincia hirta. 

Campanula glomerata. 

— rotundifolia. 
Gentiana lutea. 

— Burseri, Lapeyr. 

— campesiris. 
Cynoglossum officinale. 
Anlhirrinum latifolium, D C. 



ff) Forme nouvelle tenant du R. Menkii, Weib, variété" du R. hirtus. 
Ci) Trois espèces non encore déterminées. 



299 — 



Linaria striata, D C. 
Veronica beccabunga. 
Brunella vulgaris. 
Armeria plantaginea, Willd. 



Euphorbia hyberna. 
Salix lavandulœfolia, 
Carex JSderi, Erhr. 



Lapeyr. 



Vers les dix heures, nous approchons des lacs en traver- 
sant une vaste prairie dont le sol est trempé par les eaux 
qui s'en écoulent. Puis nous montons une dernière côte , 
sur une pelouse couverte par de nombreux individus du 
Nardus slricta, déracinés et blanchis sur le sol. Station pour 
le déjeuner, puis herborisation, durant laquelle nous pou- 
vons ramasser, parmi diverses plantes plus ou moins com- 
munes ou recueillies la veille, les espèces ci-après : 



Gardamine resedaefolia. 
Kerneria saxatilis, Rechb. 
Helianthemum grandiflorum, D C. 
— virescens, Gr. God. 

Anthyllis Dilleni, Sch. 
Sempervivum (i). 
Saxifraga geranioïdes. 

— aspera. 

— média, Gouan. 
Bupleurum pyrenaicum, Willd. 
Galium vernurn, Scop. 

— Nouleliauum, Baill. ï. 

— dumetorum, Jord. 
Homogyne alpina, Cass. 
Leucanthemum commutatum, 

Timb. et Mart. 



Senecio Tournefortii, Lapeyr. 
Carlina aeaulis. 
Lactuca Plumieri, Gr. God. 
Hieraciuin (2). 
Menyanthes trifoliala. 
Gentiana aeaulis. 

— verna. 

— campestris. 
Verbascum lychnitis. 
Ajuga alpina, Vill. 
Globularia nudicaulis. 
Poa pratensis. 
Nardus stricta. 
Equisetum hyemale. 



La pluie encore, durant cette journée, vint interrompre 
nos recherches et hâter notre retour à Mijanès, où nous ne 
rentrons néanmoins qu'après cinq heures du soir. 



(1) Forme nouvelle, voisine du S. montanum. 

(2) Autres formes non exactement déterminées des types déjà men- 
tionnés, et se rattachant notamment au murorum. 



300 - 



CARCANIERES ET LES BAINS. 



Le lendemain, pressé par le temps, je dus quitter mes 
compagnons de voyage, qui se proposaient d'explorer la 
montagne du Llaurenti, et je pris seul, en compagnie d'un 
guide conduisant un mulet, la route de Carcanières, vers 
l'est, en laissant IVIijanès et son auberge dont l'hospitalité 
nous eût laissé à tous un bon souvenir, n'étaient les lits, 
que l'on eût pu souhaiter meilleurs. 

Peu après la sortie de Mijanès, je pus voir de loin le 
château d'Husson, situé au-dessous du village de Rouze, 
sur la Sonne, près de son embouchure dans l'Aude. Ce 
château, remarquable par sa situation singulière au fond 
d'une gorge serrée, n'offre d'intact que ses écuries, qui 
ont été transformées en une maison d'habitation moderne. 

Nous traversons ensuite Artigues, Le Pla, et laissant 
QuériguL dessinant sa masse de murailles grises au milieu 
de ce massif montagneux, nous arrivons au village de Car- 
canières (1,200 mètres d'altitude), construit d'une façon 
remarquablement irrégulière, sur une roche entièrement 
granitique, sans le moindre souci de nivellement. De ce 
village, la route conduit vers le haut d'une immense tran- 
chée au fond de laquelle coule l'Aude. Le regard est saisi à 
l'aspect de ce défilé profond, qui s'ouvre tout-à-coup sous les 
pas du voyageur, semblable à un précipice, et dont les flancs 
pierreux et stériles s'élèvent des deux côtés en ligue pres- 
que verticale. Au fond de cette espèce de gouffre, on aper- 
çoit les toitures de quelques bâtiments, qui semblent comme 
perdus au fond de cette solitude ; ce sont les bains de 
Carcanières et d'Escouloubre. 

Chemin faisant, depuis Mijanès, j'avais ajouté à ma ré- 
colte quelques espèces nouvelles, parmi lesquelles je citerai 
surtout les Cistes nombreux qui couvraient presque exclu- 
sivement les larges espaces incultes que traversait la route. 



— 301 — 



Voici la liste de quelques espèces recueillies entre beau- 
coup d'autres plus ou moins communes : 



Cistus laurifolius. 
Dianthus carthusianorum. 
Arenaria serpyllifolia. 
Medicago Pourretii, Noul. 
Epilobium montanum. 
Sedurn album. 

— dasyphyllum. 
S»'abiosa columbaria. 
Knautia arvensis, Coult. 



Artemisia absinthium. 
Filago arvensis. 
Gnaphalium uliginosum. 
Crépis virens, 
Hieracium umbeîlatum. 

s— : boréale, Pries. 
Jasione montana. 
Verbascum nigrurn. 
Scirpus palustris. 



Arrivés vers le haut de la tranchée de l'Aude, nous des 
cendons jusqu'aux Bains par une large route en lacets, 
tracée sur un terrain infertile où seuls les mêmes cistes 
semblent prospérer. Cependant, arrivé au bas, sur les 
bords de l'Aude, je trouve encore quelques espèces dont 
la récolte, maigre d'ailleurs , termine mon herborisation 
dans cette région : 



Sedum. telephium. 
Rosa (esp. non determin.) 
Aster acris. 
Centaurea paniculata. 



Crépis virens. 
Campanula tracheliura. 
Poa nemoralis. 
Nardurus Lachenalii, God, 



Le temps qui me reste pour achever la journée est em- 
ployé à visiter les établissements de bains constituant les 
uniques habitations de ce lieu désert, mais non sans un 
certain charme pittoresque. 

Ces établissements, que sépare seulement la rivière, 
large en ce lieu de quelques mètres au plus, se trouvent 
par ce fait très-rapprochés les uns des autres. Ils sont an 
nombre de trois et sont tous alimentés par des sources 
fournissant une eau à peu près identique ; cette eau, d'une 
nature faiblement sulfureuse, ne dépasse pas, aux griffons 
mêmes, une température de 40 à 41°, ce qui semble in- 
diquer une origine commune des sources : supposition que 



— 302 - 

rend d'ailleurs très-vraisemblable le voisinage des points 
d'émergence. 

Ces eaux sont employées en boissons et en bains, et mon- 
trent une certaine efficacité dans le traitement de la plu- 
part des maladies pour lesquelles sont indiquées les eaux 
alcalino-sulfureuses : affections chroniques de la peau , 
douleurs rhumatismales, faiblesses de constitution , etc. 
Chaque année se rendent à ces eaux un certain nombre 
de baigneurs, dont plusieurs nous ont avoué être attirés 
non-seulement par les effets favorables qu'ils en ont obte- 
nus, mais encore par l'attrait particulier de la solitude 
qu'ils rencontrent dans ce site sauvage. 

Des trois établissements, le plus au sud, est situé sur la 
rive droite de l'Aude ; il appartient à la commune d'Es- 
couloubre (Aude) et en porte le nom ; il est au niveau de la 
route qui sert de quai. Sur la rive gauche, à deux cents 
mètres de distance au plus, en descendant la rivière, et à 
un niveau supérieur, s'élève le second établissement, ap- 
partenant à la commune de Carcanières (Ariége). Le troi- 
sième établissement, presque contigu à celui-ci, est un peu 
plus élevé : c'est le principal et le plus ancien des trois. 
Il fut, en effet, le premier construit en ce lieu au siècle 
dernier, et n'a cessé d'appartenir à la famille Roquelaure, 
dont les membres s'en partagent encore la direction. 

L'établissement en lui-même laisse encore un peu à 
désirer, si on le compare aux hôtels de bains de la géné- 
ralité des stations thermales. Mais si l'on tient compte de 
l'absence complète de ressources locales, de la difficulté 
des approvisionnements dans cette région solitaire, on 
s'explique sans peine ce manque partiel de confortable, 
amplement compensé, d'ailleurs, par une table excellente 
et abondamment servie, ainsi que par l'accueil cordiale- 
ment hospitalier que l'on est toujours sûr de trouver 
auprès des propriétaires de l'établissement. 



- 303 — 

RETOUR PAR QU1LLAN. 

Me proposant de rentrer à Toulouse par Quillan et Car- 
cassonne, je pris, le lendemain 6 août, la voiture qui, 
partant à 5 heures du matin, se rend chaque jour des Bains 
à Quillan. Dans quelques années, on fera ce trajet en sui- 
vant une route tracée au bord de l'Aude et déjà en partie 
exécutée. Mais au moment actuel, on n'a encore que l'an- 
cienne route par les montagnes, et qui, partant des Bains, 
commence par s'élever directement sur la rive droite de 
l'Aude, en remontant le versant opposé à celui que j'avais 
descendu la veille. Cette route forme une longue pente 
qui se continue jusqu'au village d'Escouloubre , sur un 
plateau montagneux par lequel se prolonge, à une altitude 
à peu près égale (1000 à 1200 mètres), et sur l'autre rive 
de l'Aude, le plateau de Carcanières. 

Je fis à pied, en compagnie d'un des frères Roquelaure, 
qui voulut bien me servir de guide, cette partie de la 
route, dont l'ascension n'exige pas moins d'une heure. En 
arrivant à Escouloubre, une personne nous montra une 
racine de Gentiane remarquable par son volume. Elle me- 
surait 50 centimètres du collet aux premières divisions, et 
56 centimèt. de pourtour à sa partie moyenne. On l'avait 
trouvée, quelques tBmps auparavant, dans un ravin, aux 
Eaux chaudes d'Escouloubre, en face du château d'Husson, 
où un éboulement l'avait mise à découvert. 

En quittant Escouloubre, je pris la route qui se dirige, 
en traversant le col de Garavel, point culminant de la 
route, vers le village du Bousquet. Là se termina mon 
excursion pédestre, ayant dû alors monter dans la voiture 
qui commençait à descendre et que je ne quittai plus jus- 
qu'au terme de mon voyage. 

Nous traversons ainsi Roquefort-de-Sault et Sainte- 
Colombe, où la route cessant d'aller de l'ouest à l'est des- 
cend vers le nord. Au-dessous, à quelques kilomètres de 



- 304 - 

distance, elle rejoint les bords de l'Aude, que nous conti- 
nuons à suivre jusqu'à Quillan, en traversant successive- 
ment les célèbres gorges de Saint-Georges, Axât, puis le 
défilé de la Pierre-Lisse, après lequel nous arrivons bien- 
tôt à Quillan, d'où je revins à Toulouse par Carcassonne. 

Dans toute la première partie de ce trajet, depuis les 
Bains jusqu'à Roquefort-de-Sault, on ne quitte pas le ter- 
rain granitique. A partir de ce dernier village seulement, 
commencent à apparaître quelques calcaires et schistes de 
transition qui, jusqu'à Sainte-Colombe, alternent avec les 
roches granitiques. Au-dessous de ce village, ces calcaires, 
plus ou moins relevés, bouleversés se montrent seuls, et 
se continuent, sans interruption apparente, jusqu'au cal- 
caire blanc, marmoréen, propre au crétacé inférieur, des 
gorges de Saint-Georges qui, en ce point, buttent par 
faille , ainsi que l'avait reconnu H. Magnan, sur la masse 
granitique. Au nord des gorges, on reste sur le terrain 
crétacé particulier à la région des Gorbières. 

A mon arrivée à Quillan , je profite des courts instants 
dont je puis disposer, pour ajouter à ma récolte, avant de 
nous remettre en route, quelques espèces que je trouvais au 
voisinage de la ville. 



Biscutella lœvigata. 
Dianthus carthusianorum. 
Sagina procumbens. 
Scabiosa calyplocarpa, St-Arn. 
Pallenis spinosa. 



Gr.aphalium luteo-album. 
Chondrilla juncea. 
Verbascum nigrum. 
Glyceria plicata, Fries. 



Mon excursion alors était terminée. 

Je ne veux cependant pas clore l'exposé rapide que je 
viens d'en faire sans noter un fait observé au passage et 
qui m'a frappé. Je veux parler de la différence très-sensi- 
ble de physionomie offerte par les deux régions contigues, 
séparés seulement par l'Aude et appartenant à deux dépar 
Moments différents, que je venais de traverser. Ainsi, bien 



— 305 — 

que formées uniformément l'une et l'autre par le terrain 
granitique , la région appartenant au département de 
l'Aude nous a paru dans de bien meilleures conditions 
de prospérité que celle correspondante au département de 
l'Ariége; les cultures y sont plus étendues, plus variées; 
les villages surtout sont mieux construits, mieux tenus que 
ceux de l'Ariége; on y trouve, ce que ceux-ci n'offrent 
point, des rues régulières et aplanies, permettant le pas- 
sage des voitures. 

Mais si le canton de Quérigut laisse à désirer au point 
de vue de la facilité des abords, des moyens de transport, 
du confortable de la vie, il n'en reste pas moins pour le 
naturaliste, le botaniste, l'amateur du pittoresque, un pays 
des plus intéressants à visiter, qu'enrichit surtout une 
flore des plus remarquables, dont l'étude elle seule vaut le 
voyage. 

M. Cartailhac communique à la Société le récit d'une excur- 
sion qu'il vient de faire, en compagnie de M. Chantre, dans la 
Provence, le Gard et l'Hérault : 

Guidés par M. Gazalis de Fondouce, ils ont visité d'abord le 
gisement à'Elephas meridionalis de Durfort, où les fouilles sont 
continuées avpc succès. M. H. Jeanjean a bien voulu les admettre 
à étudier sa magnifique collection paléontologique, enrichie der- 
nièrement par de nombreux objets de la grotte nouvelle de Labri 
(Gard), offrant une grande analogie avec ceux de la grotte de 
Duruthy (Landes). 

Mais ce qui a surtout attiré l'attention des explorateurs , ce 
sont les allées couvertes de la Provence , grandioses tombeaux 
creusés etconstruitsdansle sol, qui rappellent, à quelques égards, 
les monuments du nord de l'Europe ayant la même destination, 
mais dont le mobilier funéraire est semblable à celui des dolmens 
des Gévennes, sauf pour quelques objets exceptionnels qui ne 
peuvent provenir que de certaines îles méditerranéennes. 

M. Cartailhac ajoute que M. Cazalis de Fondouce a trouvé, 
entre Lodève et Montpellier, d'autres monuments d'un type plus 
étrange encore et identiques à quelques monuments de la Sardai- 



- 300 - 

.mie. Il lYit remarquer combien les faits de ce genre compliquent 
les éludes de ceux qui s'efforcent de suppléer au silence de l'his- 
toire en recherchant les traces des populations de notre pays à 
l'aurore de l'âge du bronze. 



Séance du 11 août. 

Présidence de M. Maquet. 

Sont admis comme membres titulaires : 

M. Philibert de Jallerangr, château de Jallerange (Doubs), 
présenté par MM. Hegnault et Maurice Gourdon. 

M. Léo d'Ounous, secrétaire de l'Orphelinat, àSaverdun (Ariége) 
présenté par MM. Marquet et le D r J. Gourdon. 

Le Président annonce la mort de M. Pujol, membre titulaire de 
la Société ; il ajoute que cette perte sera vivement sentie par tous 
ceux de nos collègues qui avaient l'honneur de connaître M. Pujol 
et pouvaient apprécier ses ominentes qualités. 

La Société a reçu deM. Duhamel, membre correspondant à Pau, 
plusieurs tiges d'un maïs remarquable par la finesse de ses grains. 
Des essais de culture de ce végétal seront faits par des membres 
de la Société, 

M. Félix Régnault met sous les yeux des membres de la société 
une collection d'ossements recueillis par lui dans les fouilles de 
Bjerkoë (Suède; et appartenant à des espèces disparues du pays. 
Ces ossements comme la plupart de ceux qui encombraient la 
Terre noire, où le gouvernement Suédois avait entrepris les 
fouilles dirigées par M. Stalpe, sont fendus longitudinalement 
s don un mode de fracturé particulier et constant. Le? savants suè- 
de it les regardent comme des débris de repas, la brisure ayant eu 
pour but d'en extraire la moelle. M. F. Régnault fait remarquer 
que ces ossements sont identiques, quant à la cassure, à ceux 
qu'il a recueillis dans les grottes des Pyrénées et qui appartenaient 
au gi uid ours, à l'hyène, au cerf, etc. Les objets trouvés sur 
l'emplacement de l'antique Birka feraient remonter l'âge de cette 



— 307 — 

station à la fin de l'âge du bronze ou au commencement de l'âge 
du fer. 

M. Régnault présente ensuite à la société une Géographie du 
département de la Haute-Garonne dont il est l'auteur. Il donne 
un aperçu du plan de cet ouvrage, divisé en géographie physique, 
politique et administrative, économique, historique, archéologique 
et géologique. Les cartes des arrondissements et divers dessins 
aecompagnent le texte. M, Régnault signale particulièrement à la 
société le résumé géologique sur le département où sont mention- 
nés les travaux de MM. Leymerie, Magnan, et Garrigou. Cette 
géographie, destinée spécialement aux école.s, pourra cependant 
fournir aux gens du monde d'utiles renseignements. 

M. le Président félicite M. Régnault d'avoir mené à bonne fin 
une œuvre dont l'utilité est incontestable. 11 insiste sur l'impor- 
tance de l'étude de la géographie départementale. 

M. A. Lacroix donne lecture de la note suivante: 



GERFAUT BLANC. — Hierofalco candicans, (Gmel). 
OIE DES NEIGES. — Anser hyperboaeus (Pall). 

La publication que je viens de terminer, de mon Catalogue des 
oiseaux observés dans les Pyrénées françaises et dans les régions 
limitrophes, m'a valu déjà la découverte de deux espèces très- 
rares, habitant toutes les deux les régions polaires. 

1. Le Gerfaut blanc. — Hierofalco candicans (Gmel). 

J'ai reçu en communication une femelle adulte achetée au mar- 
ché de Montréjeau (Haute-Garonne) le 19 novembre 1871. Elle 
faisait partie d'un vol de 8 ou 10 individus de la même espèce, 
d'après le chasseur qui avait fait cette capture. 

J'ai pris d'autres informations, il en résulte que ce n'est pas la 
première fois que le Faucon blanc a été pris et observé dans nos 
Pyrénées. M. Philippe de Bagnères-de-Bigorre a signalé un de ces 
oiseaux tué le 22 septembre 1832 et un autre le 25 octobre 1846. 
M. Vian de Paris m'a écrit qu'étant aux Eaux-Bonnes, il y a une 



— ;*08 — 

vingtaine d'années, M. Laeaze, chasseur et guide, lui assura avoir 
vu un vol d'une trentaine environ de Faucons blancs, ce chasseur 
n'en put abattre qu'un individu. Le Musée d'histoire naturelle de 
Bayonne possède un mâle adulte capturé dans les Basses- Pyrénées 
ainsi que les plumes d'un autre oiseau de cette espèce, c'est tout ce 
que M. Darracq put recueillir de ce Faucon, celui-ci ayant été 
mangé par le chasseur qui l'avait pris. 

Voilà, je crois, assez de faits qui nous permettent d'enregistrer 
celte rare espèce dans la faune orniihologique des Pyrénées. 

Description du sujet que je possède. 
Taille: O m ,51 centimètres. 

Ensemble du plumage d'un blanc pur et éclatant, des lignes 
longitudinales brunes au cenlre des plumes du dessus de la tête, 
des joues et de la partie postérieure du cou, gorge blanc pur. dos, 
petites couvertures des ailes et croupion ayant le centre des plumes 
lâché d'un brun marron très-foncé et en forme de fer de lance, des 
làchesen barre sur les pennes des moyennes et grandes couvertures 
des ailes; un espace noir à i'extrémité des rémiges, des taches 
petites et fines d'un ] brun marron foncé en forme de pinceau 
situées au centre de chaque plume en haut , côté de la poitrine et 
une partie de l'abdomen ; rectrices latérales blanches, teintées de 
grisâtre,, clair en dehors, bec jaune, pointe légèrement brune, 
cire, tour des yeux et pieds d'un jaune livide. 

2. Oie des neiges. -- Anser hyperboreus (Pall). 

Un de mes amis a bien voulu me donner une Oie hyperborée 
oie des neiges) capturée le 13 décembre 1870 aux environs de 
Muret (Haute-Garonne). Elle faisait partie d'une petite troupe de 
trois individus. M. Jules Berdoulat, ornithologiste, m'a signalé 
l'absence de cet oiseau dans mon catalogue; il m'a dit que, dans 
sa propriété de Miremont (Haute-Garonne), un de ses maîtres- 
valets vint le prévenir qu'un vol de 5 à 6 oies toutes blanches 
venait de se posetfdans une prairie près de l'habitation. 11 recon- 
nut très-bien les oies hyperborées, qui s'envolèrent avant qu'il pût 
en être assez rapproché pour les tirer. 

Voilà, je crois, une nouvelle découverte qui ne présente rien d'é- 



- 309 - 

tonnant, l'avais pu me procurer pendant les hivers rigoureux de 
1870 et 1871 les Cygnes de Bewick, sauvage et américain dont j'ai 
parlé dans mon catalogue et ne pouvais pas comprendre l'absence 
de l'Oie blanche qui habile le même climat et qui émigré aussi pen- 
dant les grands froids, vers les climats plus doux et plus hospita- 
liers. Cette lacune se trouve comblée désormais. 

Description de l'individu faisant partie de ma collection. 
Taille : m ,74 centimètres. 

D'un blanc pur, le front, le dessus, côtés de la tête, et le dessus 
de la gorge saupoudré fortement d'ocre pouilleux, le devant de la 
poitrine et la partie antérieure du ventre très-légèrement lavée de 
rouille clair, la moitié des rémiges noires, bec rouge en dessus, 
blanchâtre en-dessous ; onglet bleu, bord libre des paupières d'un 
rouge très-vif, pieds jaune ocre sale. 



TABLE DES MATIÈRES 



Pages. 

Etat des membres de la Société 5 

Liste des Académies et Sociétés correspondantes 10 

Séance de rentrée du 1 8 novembre 1 874 13 

Sur l'emploi de la photographie dans les études d'histoire natu- 
relle : E. Trutat, F. Regnault 14 

Séance du 25 novembre 15 

Sur l'introduction de l'histoire naturelle dans les programmes du 

baccalauréat ès-leltres : G. de Malafosse 15 

Séance du 2 décembre 1 G 

Sur le congrès international de géographie : E. Bonnal 16 

Lacroix : Catalogue des oiseaux de la Haute-Garonne et des dépar- 
tements limitrophes (fin.) 17 

Séance du 9 décembre 100 

Sur l'élevage des léporides: Monclar 100 

Séance du 1 6 décembre 100 

Modification des articles 29 et 33 du règlement 101 

P. Fagot: Mollusques de la région de Toulouse 101 

Séance du 30 décembre 135 

Etudes préhinloriqnes dans ia région de Dax : R. Pottikr 436 



- 311 - 

Pages. 

E Gobert : Catalogue raisonné des coléoptères des Landes (suite). 137 

Séance du 13 janvier 187 5 167 

Rapport sur l'état de la bibliothèque et des archives : colonel 

Belleville 167 

Election du bureau et des commissions 167 

Séance du 27 janvier 168 

Sur le congrès des sciences géographiques et la section de géogra- 
phie : E. Bonnai 109 

Sur des crânes humains trouvés dans les caveaux des Cordeliers: 

E. Cartailhac 170 

Séance du 1 1 février 1 70 

Elections complémentaires 171 

Sur la mortalité dans la Haute-Garonne : E. Cartàilhac 171 

Séance du 24 février 17 2 

Discussion au sujet du cheval de Solutré: E. Trutat, D r Gourdon. 173 

Sur les glaciers des environs de Luchon : E. Trutat 174 

Séance du 1 mars 174 

Séance du 24 mars ". . . 175 

Présentation des « Principes de botanique avec Atlas naturel » : 

D r Gourdon 175 

A. de Saint-Simon: Scalarité du Planorbe corné 17* 

Séance du 7 avril 17 7 

Projet de règlement pour la bibliothèque: colonel Belleville. 

Séance du 21 avril 177 

E Trutat : Dépôts glaciaires de la vallée inférieure du Tech .... 178 

Séance du 5 mai ". . . . 18 2 

Rapport sur le projet de règlement de la bibliothèque: D r Gourdon. 1 83 

Séance du 1 9 mai 1 83 

Séance du 2 juin 184 

A Avignon : Le val de la Dala 184 

Lacroix: héron cendré pourpré 192 

Séance du 1 juin 193 

C. Marquet: Notes sur les insectes hyménoptères du Languedoc. 193 
Ed. Bonnal : Rapport sur l'organisation d'une section de 

géographie 222 

Ed. Bonnal : Rapport sur le Congrès international de géographie. 245 



— 848 - 

Voyage n Norwège et en Suède. — Congrès d'Anthropologie à 

Stockholm : M. Régnaui.t 149 

Séance du 16 juin 27 B 

Excursion à la Massanne: M, Marquet 275 

Séance du 30 juin 28 1 

Séance du 14 juillet 281 

L'inondation du S 3 juin à Verdun : M. Cartailhac 282 

S ancedu 28 juillet ; 284 

Excursion dans la vallée de l'Ariége et dans le canton de Quérigut 

M. Gourdon 285 

Séance du -H août 306 

Note sur le Gerfaut blanc et sur l'Oie des neiges : M. Lacroix . . :'07 

Table d s matières. ■ ^10 



Typograpliic Donnai et Gibrac, rue Saint-Uomc 44. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 



AU MÉMOIRE DE M- MARQUET, INTITULÉ 



(( APERÇU DES INSECTES HYMENOPTERES m LANGUEDOC. )) 



L'impression trop précipitée de ce mémoire n'a pas permis de recti- 
iier les quelques erreurs que nous allons signaler. 
Page 4 95., après le g. Abia, placer la s. fam. des Hylotomides. 
— 195, — Schizocera, — Tenthredinides . 

— 4 97, — Tenlhredo, — Lydides. 

— 204, le g. Alyson doit entrer dans la s. fam. des Nyssonides. 

— 208, — Harpactus — — 

— 209, — Nysson — — 

Cette sous-famille des Nyssonides doit être placée à la suite des Lar - 
rides, après le g. Astata, page 204. 

Les genres Philanthus et Cerceris, page 204, forment la s. fam. des 
Philanthides. 
Page 24 4, placer la s. fam. des Obtusilingues avant le g. Colletés. 

— 245, — Acutilingues — Sphecodes. 

— 24 7, avant le g. Panurgus, placer la fam. des Apites et la s. fam. 
des Panurgides. 

Page 224, placer la s. fam. des Sociales avant le g. Psilhyrus. 
La grande section des Fouisseurs pourrait être arrangée de la manière 
suivante (méthode Dahlbom). 



FAM. DES SPIIKC1D.E. 

U. Rlimcsa, Shuck. 
Pser, Latr. 
Uïïseus, J urine. 
Ammophila, Kirby. 
Psammophila, Dahlb. 
Pelopœtis, Fab. 
Sphcx, Latr. 
Enodia, Dahlb. ou Parasphex. Smith. 

FAM. DES AMPULICID.fi. 

U. Ampulcx, Guérin (genre Africain). 

FAM. DES POMPILIDfi. 

<;. Dolichurus, Spinola. 
Ceropales, Latr. 
Salins, Latr. 
Planiceps, Latr. 
Aporus, Spinola. 
Pompllus, Latr. 
Pogonius, Dahlb. 
Agenia, Schiœdte. 
Priocnemis, Schiœdte. 
Hemipepsâs, Dahlb. 

FAM. DES LARRIDfi. 

G. Palarus, Latr. 
Miscophus, Latr. 
Dinetus, Jurine- 

Gasterosericus, Spinola (genre Égyptien). 
Tachytes, Panzer. 
Liris, Fab. (genre Égyptien). 
Larra, Latr. 
Astata, Latr. 

FAM. DES NYSSONIDfi. 

ii. Al y son, J mine. 
Harpactcs, Shuck. 



III 



Stizus, Latr. 
Lestipliorass, Lep. 
Hoplisus, Lep. 
Goryfes, Latr. 

Wyssoiî, Latr. 

Entomosei'icus, Dahlb. (genre Oriental). 

FAM. DES BEMBICIDjE. 
Cr. Bembex. Latr. 

FAM. DES PHÏLANTHIDiE. 

<*. PLilanthus. Latr. 

Kectanebus, Spinola (genre Égyptien). 
Cerneras, Latr. 

FAM. DES PEMPHREDONIDiE. 

G. Celia, Shuck. 
StigBMus, Jurine. 
Passalsecus, Shuck. 
Dloclositus, Curtis. 
Cemonus, Jurine. 
Ceratophorus, Shuck. 
Pemphredon, Latr. 

FAM. DES CRABRONIDiE. 

(gr. sphegiformes). 

Cr. Trypoxylon, Latr. 
Rhopalum, Kirby. 

(GR. POMPILIFORMES). 

G. Nitela, Latr. 

(gr. nyssoniformes). 

G. Oxyhehis, Latr. 

Notoglossa, Dahlb. (genre Africain). 



I\ 



Eiitoniognatlius, Dahlb. 

Lindenius, Lepell. 

(en. pnoi'iu.i:). 

U. Crossoccrus, Dahlb. 
Brackymerus, Dahlb. 
Blcpharipus. Wosm. 
Thyreopus, Lep. 
Anotliyreus, Dahlb. 
Ceratocolus, Dahlb.